Chine - Jílín

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Publié le : jeudi 29 octobre 2015
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EAN13 : 9782816155020
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Sommaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JÍLÍN

 

Chángbái Shān

Yánjí

Jí’ān

Station de ski de Běidàhú

Chángchūn

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bù’ěrjīn

 

 

 

Jílín

27,47 MILLIONS D’HABITANTS

Les plus beaux paysages

Les sites historiques les plus impressionnants

Pourquoi y aller

Jonglant avec l’ancien et le moderne, villes industrielles et espaces naturels, le Jílín Illustration est une province fort séduisante. Le voyageur y découvrira une architecture d’influence japonaise sur les traces de l’empereur fantoche Puyi, mais aussi les ruines d’un ancien royaume coréen. La préfecture coréenne autonome, peu connue et peuplée de plus d’un million de Coréens, occupe la majeure partie de cette région aux confins orientaux du pays. Kimchi et nouilles froides figurent sur toutes les cartes, et les étrangers sont bien accueillis.

Oubliez les villes industrielles qui ponctuent la province, pour leur préférer ses stations de ski et, surtout, la plus grande réserve naturelle de Chine. Là, le splendide et bien nommé lac Céleste, dont les eaux d’un bleu profond occupent un cratère volcanique, compte parmi les merveilles naturelles du pays. Si le Jílín peut être rude par endroits, les joyaux qu’il recèle vous récompenseront au centuple.

Quand partir

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Juin-septembre

Meilleure saison pour explorer la réserve naturelle de Chángbái Shān.

 

Juillet-août

Les paysages de la région coréenne autonome sont alors les plus beaux.

 

Novembre-mars

C’est la saison du ski dans la station de Běidàhú.

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À ne pas manquer

1La plus grande réserve naturelle de Chine, Chángbái Shān (Cliquez ici), et son lac Céleste (Cliquez ici), fort bien nommé

2La station de ski de Běidàhú (Cliquez ici), l’un des premiers domaines skiables du pays

3Les vestiges de l’ancien royaume de Koguryo, à Jí’ān (Cliquez ici), au bord du Yālù

4La vie du dernier empereur de Chine, dans le palais de l’État mandchou, à Chángchūn (Cliquez ici)

5La riche culture sino-coréenne à Yánjí (Cliquez ici)

Histoire

Des rois coréens régnèrent jadis sur certaines parties du Jílín. La découverte d’importants vestiges de l’ancien royaume de Koguryo (37 av. J.-C.-668) dans la ville de Jí’ān et alentour, au sud-est, vaut à cette dernière de figurer au patrimoine mondial de l’Unesco.

L’occupation japonaise de la Mandchourie au début des années 1930 plaça le Jílín sur le devant de la scène. Chángchūn devint la capitale d’un nouvel État, le Mandchoukouo, avec Puyi, le dernier empereur de la dynastie Qing, comme dirigeant fantoche. En 1944, les Russes chassèrent les Japonais du Jílín puis, après avoir démantelé ses industries, le rendirent à la Chine. Pendant les années suivantes, la province se retrouva sur la ligne de front de la guerre civile entre le Guomindang et le Parti communiste chinois (PCC) et le paya au prix fort.

La proximité de la Corée du Nord a dominé l’histoire récente de la région. En 2012, on estimait à 200 000 le nombre de réfugiés nord-coréens en Chine. Le gouvernement chinois ne regarde pas ces immigrants d’un œil favorable : il leur refuse le statut de réfugiés et ceux qui ont été découverts par les autorités ont été explusés.

Climat

Le Jílín connaît un hiver long et froid, avec des neiges abondantes, des vents glacials et des températures pouvant descendre jusqu’à -20°C. En revanche, l’été est agréablement chaud, surtout le long de la côte est, mais court. Les précipitations sont modérées.

8Comment s’y rendre et circuler

Trains et bus circulent entre toutes les principales villes, mais peu de trains quotidiens desservent l’Est. Le nouvel aéroport relie Chángbái Shān à Chángchūn et à d’autres grandes métropoles chinoises.

Chángbái Shān

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La plus grande réserve naturelle de Chine, Chángbái Shān (monts des Neiges éternelles), couvre un territoire densément boisé de 2 100 km² à la lisière orientale du Jílín. Principal attrait de la province, cet immense espace naturel contraste agréablement avec les villes industrielles de la région.

Joyau du Chángbái Shān, l’envoûtant lac Céleste, dont la surface gelée laisse place en été à des eaux bleu azur, remplit un immense cratère volcanique, à cheval sur la frontière sino-coréenne. Auréolé d’une réputation mystique – il abriterait un mystérieux monstre aquatique (guàiwu) – , il attire des visiteurs de toute la Chine et de Corée du Sud. Les Coréens appellent ces montagnes Paekdusan (mont Paekdu) et, selon la propagande nord-coréenne, Kim Jong-il y serait né (en réalité, il aurait vu le jour à Khabarovsk, en Russie).

INDICATEURS DE PRIX

Vous trouverez dans ce chapitre les indicateurs de prix suivants :

Hébergement

$ moins de 200 ¥

$$ 200-400 ¥

$$$ plus de 400 ¥

Restauration

$ moins de 30 ¥

$$ 30-80 ¥

$$$ plus de 80 ¥

À basse altitude, les forêts se composent de bouleaux, de pins coréens et de centaines de variétés de plantes, dont le ginseng de Chángbái Shān, très prisé (et onéreux). Au-dessus de 2 000 m, les forêts laissent la place à des prairies subalpines et à des herbes courtes. Des plaques de neige couvrent en partie les sommets escarpés, même en juin, et des torrents dévalent les pentes rocheuses et dénudées. Le lac se situe à près de 2 200 m, aussi attendez-vous à des températures fraîches. Il peut faire beau à l’entrée de la réserve, mais, à plus haute altitude, vent fort, pluie ou neige sont souvent de la partie.

Le Chángbái Shān comprend deux principaux secteurs de loisirs : le versant Nord (Běi Pō) et le versant Ouest (Xī Pō), dont les entrées sont séparées par 100 km de route. Dans chaque secteur, la visite se limite à quelques sites et courtes promenades. Elle vise malheureusement les groupes chinois organisés plutôt que les voyageurs indépendants. De gros investissements ont transformé la région Ouest en zone touristique de luxe – une sorte de Megève avec hôtels thermaux, pistes de ski et terrains de golf, mais très peu de sentiers de randonnée ou de terrains de camping.

Le Wanda International Ski Resort, à environ 15 km de l’aéroport local, compte vingt pistes réparties sur deux montagnes, et des sentiers de randonnée corrects en été. On y skie dans des conditions exceptionnelles en hiver. Pour plus de renseignements sur le ski dans la région, reportez-vous .

Bien que le Chángbái Shān se visite toute l’année, la meilleure période pour voir le cratère (sans risque de routes fermées) s’étend de mi-juin à début septembre. Les hébergements sont extrêmement nombreux et la plupart des voyageurs logent à Báihé et à Sōngjiānghé, les localités d’accès un peu délabrées.

Versant nord

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Le versant Nord (Běi Pō ; 125 ¥, transport 85 ¥ ; h7h-18h) permet d’admirer les plus belles vues sur le lac Céleste. La localité d’accès à ce secteur et celle où les voyageurs doivent séjourner est Èrdào BáihéIllustration généralement appelée Báihé. D’importants travaux ont actuellement lieu dans la ville, qu’il s’agisse d’améliorer les routes ou de construire des bâtiments neufs, afin d’accueillir de plus en plus de touristes.

Une journée suffit pour visiter les sites décrits ici. Les transports vous déposent devant la clinquante entrée principale, où l’on achète ses billets avant de faire la queue pour prendre la navette touristique conduisant au parking qui est le principal lieu de prise en charge. De là, on peut prendre un véhicule ou effectuer à pied le trek final de 16 km jusqu’au lac Céleste ; on peut aussi prendre une navette pour les chutes de Chángbái et les autres sites. Le transport illimité en bus dans le parc est compris dans le forfait transport obligatoire ; un véhicule pour le lac Céleste coûte 80 ¥ de plus aller-retour.

1À voir et à faire

Lac Céleste

SITE NATUREL

(Illustration ; Tiān Chí). Ce lac volcanique de 13 km de circonférence occupant un volcan éteint s’est formé vers l’an 969. Situé à 2 194 m d’altitude, il est entouré par des promontoires rocheux et par seize pics. On peut suivre un itinéraire fixe, longeant une partie du bord du cratère et offrant une vue panoramique du lac en contrebas. Selon la légende, le lac abriterait un monstre aquatique, imposant mais timide, qui aurait le pouvoir magique de rendre floue toute photo que l’on prendrait de lui.

Chutes de Chángbái

SITE NATUREL

(Illustration ; Chángbái Pùbù). Depuis l’arrêt de bus, grimpez jusqu’à une petite source chaude où l’on peut tremper ses pieds ou acheter de délicieux oeufs durs (cuits dans la source chaude). Ensuite, un sentier de 1 km conduit au point de vue sur les magnifiques chutes de Chángbái (68 m). Auparavant, on pouvait emprunter le spectaculaire sentier grillagé qui part des chutes pour rejoindre le lac Céleste, mais ce chemin est maintenant officiellement interdit. N’essayez pas de passer outre : le personnel du parc vous rappellerait immédiatement à l’ordre.

Si le chemin de planches de 3,5 km est ouvert, n’hésitez pas à l’emprunter. Il part des chutes et traverse les forêts de bouleaux pour rejoindre le secteur du profond bassin Vert.

Petit lac Céleste

SITE NATUREL

(Illustration ; Xiǎo Tiān Chí). Aux chutes, prenez un bus pour le petit lac Céleste. S’il n’a ni l’étendue ni la majesté de son supérieur, c’est un lac (ou plutôt un grand étang) dont les abords méritent un détour. On peut faire une courte randonnée dans les forêts qui l’entourent – sans se perdre, surtout, et sans pénétrer en Corée du Nord ! Un chemin de planches longe un ruisseau coulant dans une crevasse qui rejoint le profond bassin Vert.

Profond bassin Vert

SITE NATUREL

(Illustration ; Lǜ Yuān Tán). Ce grand bassin qui porte bien son nom est alimenté par les chutes de Chángbái et se trouve 450 m avant le petit lac Céleste. Traversez le parking du bus et grimpez l’escalier pour y accéder. Des bus circulent entre les chutes, l’embranchement principal et la Forêt souterraine.

Forêt souterraine

SITE NATUREL

(Illustration ; Dìxià Sēnlín). Entre l’entrée du parc et l’embranchement d’où partent les transports, cette étendue boisée et verdoyante, également appelée forêt du Vallon boisé (Illustration ; Gǔdǐ Sēnlín), offre 3 km de chemin de planches descendant jusqu’en bas de la forêt. Prévoyez au moins 1 heure 30 pour cette marche. Des bus relient cet endroit à l’embranchement et à l’entrée Nord.

4Où se loger et se restaurer

La plupart des visiteurs logent à Èrdào Báihé, à 20 km au nord de la réserve. La ville est divisée en plusieurs quartiers : celui de la gare ferroviaire, le quartier moderne d’Èrdào, qui abrite des bâtiments administratifs et des hôtels neufs, le quartier commerçant de Báihé et celui de Chángqū, où sont installés le Woodland Youth Hostel et des pensions bon marché.

L’artère principale (Baishan Jie), poussiéreuse, se trouve à quelques kilomètres de la gare ferroviaire, et l’agréable bord de la rivière (Baihe Dajie) se transforme peu à peu en un village moderne et luxueux. Ces trois quartiers comportent des hébergements et des petits restaurants. Des restaurants aux prix exagérés sont installés dans le parc.

De la gare ferroviaire au centre-ville, comptez 10 ¥ en taxi. Une course en taxi dans un même quartier coûte 5 ¥.

4Èrdào Báihé

À la gare ferroviaire ou routière, des rabatteurs vous proposeront certainement des pensions bon marché ; la plupart se trouvent dans de petites allées en ville. Les chambres individuelles sans sdb coûtent 30-80 ¥. Les plus chères sont parfois équipées d’un ordinateur.

LE VERSANT OUEST DU CHÁNGBÁI SHᾹN

Le versant Ouest (Illustration Xī Pō ; 125 ¥, transport 85 ¥ ; h7h-18h) du Chángbái Shān ne diffère guère du versant Nord. Si les infrastructures sont légèrement plus sophistiquées, le visiteur n’aura pas plus de chances de pouvoir échapper à la foule. Ici aussi, le principal attrait est le point de vue depuis le cratère, bien que le défilé (canyon) de Chángbái (Illustration ; Chángbái Shān Dàxiágǔ), large de 200 m et profond de 100 m, mérite le détour pour ses formations rocheuses spectaculaires.

Le Woodland Youth Hostel (p. XXX), à Báihé, assure une navette aller-retour jusqu’au versant Ouest (80 ¥). Des taxis circulent aussi sur cette route (200 ¥ l’aller simple).

À 40 km au nord-ouest, Sōngjiānghé, poussiéreuse, est la ville d’accès au versant ouest. De là, des bus et des trains rallient Tōnghuà et Shěnyáng. L’aéroport de Chángbáishan, à mi-chemin entre le parc et Sōngjiānghé, dessert Shànghǎi (1 350 ¥, 2 heures 30), Chángchún (1 000 ¥, 45 minutes) et Běijīng (1 330 ¥, 2 heures).

Sōngjiānghé compte des hébergements de catégorie moyenne similaires à ceux de Báihé. Plus près du parc ont surgi ces dernières années des complexes hôteliers, dont le Days Hotel Landscape Resort (Illustration ; Lánjǐngdàisī Dùjià Jiǔdiàn ; %0433 633 7999 ; ch à partir de 850 ¥ ; aiW), un élégant lodge avec salon et cheminée, restaurants et bars raffinés, le tout dans un décor de bois, de verre et de pierre.

Woodland Youth Hostel

AUBERGE DE JEUNESSE $

(Illustration Wàngsōng Guójì Qīngnián Lǚshè ; %571 0800 ; cbs800@126.com ; Wenhua Lu ; dort/lits jum 50/220 ¥ ; aiW). Aménagée dans un ancien hôtel, cette auberge sympathique dispose de dortoirs non mixtes, de chambres propres avec lits jumeaux et des équipements habituels, notamment un restaurant (plats 18-88 ¥), une laverie et le Wi-Fi. L’auberge, qui fournit des informations sur les voyages, a sa propre navette jusqu’aux versants Nord et Ouest (respectivement 30 et 80 ¥) et propose parfois des excursions camping (350-1 800 ¥) avec nuit dans le parc. Prenez un taxi (10 ¥) des gares ferroviaire ou routière, ou demandez qu’on vienne vous chercher.

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