Chine - Qinghai

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Publié le : jeudi 29 octobre 2015
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EAN13 : 9782816155259
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Sommaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bù’ěrjīn

 

 

 

 

 

 

 

QĪNGHĂI

Xīníng

Qīnghǎi

5,7 MILLIONS D’HABITANTS

Les plus beaux monastères et temples

Trésors naturels

Pourquoi y aller

Avec ses paysages immenses et dénudés, et sa culture plus tibétaine que chinoise, le Qīnghǎi Illustration occupe, dans la partie nord-est du plateau tibétain, une superficie plus grande que la France. Pour les habitants du Toit du monde, il fait partie de l’Amdo, l’une des trois provinces traditionnelles de l’ancien Tibet. En témoignent ses innombrables monastères, ses troupeaux de yaks et ses camps de nomades disséminés dans les prairies.

Encore sauvage, ce territoire donne au voyageur le sentiment d’explorer les confins ignorés de la Chine, au gré d’un séjour aventureux et parfois éprouvant (longs trajets en bus, froid et maux de tête liés à l’altitude). Pourtant, force est de constater que les projets de développement chinois commencent à toucher cette province reculée. En dépit de cette modernisation bienvenue pour les habitants, le Qīnghǎi réserve encore de merveilleux moments de solitude dans un environnement unique au monde.

Quand partir

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Janvier-février Le Nouvel An tibétain (Losar) attire des foules de pèlerins vers les monastères.

 

Juillet-août Les prairies sont très vertes, avec des tentes de nomades éparpillées dans le paysage.

 

Septembre La période la plus propice pour une randonnée autour du mont Amnye Machen.

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À ne pas manquer

1L’observation des oiseaux sur les rives du lac Qīnghǎi (Kokonor, Cliquez ici), le plus vaste de Chine

2Tóngrén (Cliquez ici), haut lieu de l’artisanat et de l’art tibétain

3Un trek sur l’ Amnye Machen (Cliquez ici), montagne sacrée du Tibet oriental

4Le plus grand moulin à prières du monde, près de la ville fortifiée de Guìdé (Cliquez ici)

5Une randonnée dans les collines environnées de drapeaux de prières autour du temple de la princesse Wencheng (Cliquez ici)

6Une marche au milieu des montagnes du parc national de Kanbula (Cliquez ici)

7Une expédition aux confins du plateau jusqu’à la source du fleuve Jaune (Cliquez ici)

8Le train Qīnghǎi-Tibet (Cliquez ici), la ligne ferroviaire la plus haute du monde, reliant Xīníng ou Golmud à Lhassa

Histoire

La route de la Soie septentrionale traversait ce qui est devenu le Qīnghǎi. En 121 av. J.-C., les Han établirent une base militaire près de l’actuelle Xīníng pour contrer les raids tibétains sur les caravanes.

Sous la dynastie Yarlung, qui marqua l’expansion de la puissance et de l’influence du Tibet sur l’Asie, le Qīnghǎi fut placé sous le contrôle direct de Lhassa. Après l’effondrement de la dynastie en 842, certains chefs locaux assumèrent théoriquement le rôle de vassaux de la dynastie Song.

Au XIIIe siècle, sous Gengis Khan, le Qīnghǎi fut tout entier incorporé à l’empire des Yuan. C’est à cette époque que les Tǔ commencèrent à s’installer dans la région de Hùzhù. Un siècle plus tard, les Salar musulmans s’établirent à Xúnhuà.

Après la chute des Yuan, une lutte pour le pouvoir opposa les chefs mongols locaux aux dalaï-lamas de Lhassa. Les empereurs Qing reprirent le contrôle de la région, dont ils firent une préfecture suivant plus ou moins les mêmes frontières qu’aujourd’hui. Mais, comme par le passé, ils laissèrent le contrôle administratif aux mains de l’élite locale.

C’est en 1928, sous la république de Chine, que le Qīnghǎi devint une province chinoise – bien qu’à cette époque, elle fût sous la férule du clan musulman des Ma. Après la proclamation de la République populaire de Chine en 1949, il conserva ses frontières et sa capitale, Xīníng.

À la fin des années 1950, le centre du programme de recherche sur les armes nucléaires chinois fut implanté près du lac Qīnghǎi (Kokonor ou Qīnghǎi Hú). Au cours des quarante ans qui suivirent, au moins 30 essais eurent lieu dans une base secrète connue sous le nom de Mine du Qīnghǎi.

En avril 2010, un séisme de magnitude 7,1 a dévasté Yùshù, une ville tibétaine du sud-ouest du Qīnghǎi, tuant des milliers de personnes, voire des dizaines de milliers. La reconstruction a cependant été rapide et le centre-ville a rouvert au tourisme début 2014.

Langues

La majorité de la population parle un dialecte du nord-ouest de la Chine, semblable à celui du Gānsù. La plupart des Tibétains sont des locuteurs du dialecte amdo. Vous pourrez cependant vous faire comprendre en mandarin. Peu de gens maîtrisent l’anglais en dehors de Xīníng.

8Comment s’y rendre et circuler

La plupart des visiteurs arrivent au Qīnghǎi par le train, généralement à Xīníng. Au-delà, les bus longue distance s’imposent car les lignes ferroviaires sont limitées. Dans les régions les plus isolées, vous devrez louer un véhicule et un chauffeur. Parmi les itinéraires hors des sentiers battus figurent, au sud, les routes vers le Sìchuān, par Aba ou Shíqú, et, au nord, les routes vers le Gānsù ou le Xīnjiāng depuis Golmud. Sachez toutefois que les étrangers ont souvent besoin d’un permis spécial pour les emprunter. Les routes allant vers le sud-ouest et le Tibet, plus reculées encore, sont fréquemment interdites aux étrangers. De même, certaines zones au nord du lac Qīnghǎi sont fermées aux touristes depuis des années.

En Chine, une situation donnée change parfois rapidement ; mieux vaut s’informer sur la réglementation en vigueur avant de partir.

Xīníng

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%0971 / 2,2 MILLIONS D’HABITANTS

Perchée sur le rebord oriental du plateau tibétain, Xīníng est une capitale provinciale animée, peuplée de trois ethnies musulmanes (Hui, Salar et Ouïgour), de Tibétains et de Han. C’est une base idéale pour explorer les environs et poursuivre vers les régions reculées du Qīnghǎi, voire au-delà. Si beaucoup de voyageurs n’y voient qu’un point de départ ou d’arrivée sur la ligne de chemin de fer Qīnghǎi-Tibet, la ville donne l’occasion d’apprécier l’aspect multiculturel de la province, notamment sur le plan culinaire.

1À voir

oMusée de la Culture tibétaine

HISTOIRE

(Illustration ; Zàng Wénhuà Bówùguǎn ; %531 7881 ; www.tibetanculturemuseum.org ; 36 Jing’er Rd ; Illustration ; 60 ¥ ; h9h-18h ; g1). Outre la médecine traditionnelle tibétaine, ce lieu intéressant aborde aussi l’astronomie et d’autres sciences, ainsi que le mode de vie traditionnel (maisons, costumes…). Un tanka (peinture ou tenture peinte du bouddhisme tibétain) de 618 m illustrant une grande partie de l’histoire tibétaine, présenté dans une salle labyrinthique, constitue toutefois la curiosité majeure. Achevé en 1997, il a nécessité le travail de 400 artistes pendant quatre ans. À défaut d’être ancien, c’est le plus long au monde.

Le musée est à l’extrémité nord-ouest de Xīníng, près de l’université du Qīnghǎi. Le bus n° 1 (1 ¥) s’y rend en 30 minutes depuis Dong Dajie. En taxi, comptez quelque 15 ¥ au départ du centre.

Grande Mosquée de Dongguan

ÉDIFICE RELIGIEUX

Plan offlineGoogleMaps

(Illustration, Qīngzhēn Dàsì ; 25 Dongguan Dajie ; Illustration ; 25 ¥ ; h7h-20h). Xīníng, où près d’un tiers de la population est musulmane, compte plus de 80 mosquées. Celle-ci fut bâtie à la fin du XIVe siècle et restaurée depuis. La prière du vendredi midi y attire quelque 50 000 fidèles qui déambulent ensuite dans les rues avoisinantes. Durant le ramadan, parfois 300 000 fidèles viennent-prier dans ce lieu saint. Les non-musulmans n’ont pas accès à la grande salle de prière, mais ils peuvent se promener dans les jardins. Ne manquez pas la promenade en début de soirée pour voir les illuminations clinquantes au néon.

Musée provincial du Qīnghǎi

CULTURE LOCALE

(Illustration ; Qīnghǎi Shěng Bówùguǎn ; %611 1164 ; place Xinning, 58 Xiguan Dajie, IllustrationIllustration ; h9h-16h30 lun-sam ; g22, 41). FÀ l’extrémité est de la place Xīníng, ce musée ressemble de loin à un sinistre bâtiment administratif, mais ses trois galeries présentent l’histoire locale d’une manière sophistiquée. Les collections incluent, entre autres, des céramiques vieilles de 5 000 ans découvertes lors de fouilles, des peintures et des tapis tibétains. Pour entrer, vous devrez montrer votre passeport et vous enregistrer.

À l’intérieur, ignorez l’étalage de marchandises hors de prix et montez directement aux deux galeries à l’étage. À droite, vous pourrez admirer une foule de pièces archéologiques, dont les fameuses poteries. À gauche sont exposées des pièces ethnographiques telles que costumes et objets usuels du Qīnghǎi. Les tapis occupent la salle au rez-de-chaussée.

Des bus desservent le musée depuis l’artère principale, Dong Dajie. Descendez à Xīnníng Guǎngchǎng Nán Illustration

Remparts de la ville

VESTIGES

Plan offlineGoogleMaps

(Illustration ; Chéngqiáng ; Kunlun Zhonglu ; Illustration). FParmi les rares vestiges des anciens remparts de Xīníng, le plus accessible est un court tronçon dans un parc de Kunlun Zhonglu. Bâtie en 1385, la muraille fut réparée, modifiée ou laissée en ruine par endroits au cours des siècles suivants. Ce qu’il en reste, un remblai envahi par la végétation, n’a rien de bien impressionnant. Par beau temps, les sentiers sur plusieurs niveaux qui serpentent à travers le parc invitent cependant à une agréable promenade.

INDICATEURS DE PRIX

Vous trouverez dans ce chapitre les indicateurs de prix suivants :

Hébergement

$ moins de 150 ¥

$$ 150-300 ¥

$$$ plus de 300 ¥

Restauration

$ moins de 30 ¥

$$ 30-50 ¥

$$$ plus de 50 ¥

Běichán Sì

TEMPLE BOUDDHIQUE

(Illustration ; h8h-16h). Le principal temple au pied de cette colline dénudée n’a que peu d’intérêt mais, à mi-chemin de la rude ascension vers le sommet, vous passerez devant des temples et des sanctuaires à flanc de falaise, vieux de 1 700 ans, pense-t-on. Une pagode et une vue superbe sur la ville vous attendent au sommet. Pour accéder au site, le mieux est de prendre un taxi (6 ¥).

Nánchán Sì

TEMPLE BOUDDHIQUE

Plan offline

(Illustration ; 93 Nanshan Lu, Illustration). Perché au sommet de la montagne du Phœnix, ce sanctuaire est le pendant sud du Běichán Sì. Il s’agit du plus vieux temple chan (équivalent chinois du zen) du Qīnghǎi, construit sous la dynastie des Song du Nord (960-1127). La vue incroyable sur la ville justifie l’ascension.

4Où se loger

oMandala International Youth Hostel

AUBERGE DE JEUNESSE $

Plan offline

(%522 9053 ; www.mandalaxining.com ; 41 Nanxiaojie, Ningzhiyuan, Qingyafu 2E, IllustrationIllustration ; dort 35-60 ¥, d 50-75 ¥ ; iW). De loin, le meilleur hébergement de Xīníng, dans un coin tranquille derrière la Grande Mosquée. Dortoirs et chambres claires et impeccables ont des murs peints de motifs colorés. Les sdb sont propres et modernes (certaines avec baignoire). Une ambiance sympathique règne dans le bar/salon TV du rez-de-chaussée et le Wi-Fi assure une connexion rapide. Le gérant tibétain, Westin, parle très bien anglais et dispense de judicieux conseils sur la région. Il vous aidera à louer une voiture pour une excursion et vous indiquera les lieux de culture tibétaine en ville. Les prix augmentent d’environ 20 ¥ en été. Paiement en espèces.

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