Chine - Shanxi

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Publié le : jeudi 29 octobre 2015
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EAN13 : 9782816155044
Nombre de pages : 134
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Sommaire



























SH ᾹNXĪ

Dàtóng
W ǔtái Shān
Tàiyuán
Píngyáo
Qìk ǒu
Jìnchéng
























Bù’ěrjīn













Carnet pratique
Transports
La Chine en train
Santé

Langues
Index

Légende des cartes
Sur la routeShānxī
35,7 MILLIONS D’HABITANTS
Dans ce chapitre ¨
Dàtóng
W ǔtái Shān
Tàiyuán
Píngyáo
Qìk ǒu
Jìnchéng
Les plus belles cités anciennes
¨Píngyáo (Cliquez ici)
¨Guōyù (Cliquez ici)
¨L ǐjiāshān (Cliquez ici)
¨Qìk ǒu (Cliquez ici)
Les temples inoubliables
¨Temple Xi ǎntōng (Cliquez ici)
¨Temple T ǎyuàn (Cliquez ici)
¨Temple Huáyán (Cliquez ici)
¨Monastère suspendu (Cliquez ici)
Pourquoi y aller
Profondément imprégné d’histoire, le Shānxī compte une foule de sites intéressants, même s’il faut, pour
les découvrir, faire avec la pollution et la poussière de charbon qui envahit une bonne partie de la province. La
plupart des voyageurs commencent par la ville fortifiée de Píngyáo, où il est possible de s’installer avant de
rayonner dans les environs à la découverte de temples patinés par les siècles ou de résidences Qing à
l’architecture traditionnelle, accueilli par une population très chaleureuse.
Toutefois, l’extraordinaire paysage de montagne et les pics sacrés du W ǔtái Shān révèlent que le Shānxī
s’est abreuvé à une autre source magique : le bouddhisme, qui a donné naissance à de magnifiques
monastères et aux fabuleuses sculptures des grottes de Yúngāng. Ajoutez à cela le village fortifié de Guōyù et
les maisons troglodytiques de L ǐjiāshān, toujours habitées, et il est sûr que vous passerez plus de temps que
prévu au Shānxī.
Quand partirMai
Le mois le plus agréable de l’année, juste avant la chaleur de l’été.

Fin mai-début septembre
Des excursions au W ǔtái Shān, dans la fraîcheur des montagnes.

Fin septembre
La température s’adoucit, annonçant le bel automne du Shānxī.À ne pas manquer
1Les charmes de l’intemporelle Píngyáo (Cliquez ici).
2La splendeur des statues bouddhiques des grottes de Yúngāng (Cliquez ici)
3Un pèlerinage dans l’enclave monastique du W ǔtái Shān (Cliquez ici)
4Le voyage jusqu’à Guōyù (Cliquez ici), village historique fortifié toujours habité, dans l’extrême sud-est du
Shānxī
5Une plongée dans la Chine d’autrefois, au village troglodytique, d’époque Ming, de L ǐjiāshān (Cliquez ici).
6Le surprenant ensemble de tunnels que constitue le château souterrain de Zhāngbì (Cliquez ici)
7La résidence de la famille Qiao (Cliquez ici), un superbe exemple bien préservé de l’architecture chinoise
organisée autour d’innombrables cours
Histoire
Siège du puissant État jin, qui se scinda en trois en 403 av. J.-C., le Shānxī ne prit réellement de l’importance
qu’à l’arrivée des Tuoba, un peuple issu des Xianbei de Mongolie et de Mandchourie. Les Tuoba firent de
Dàtóng leur capitale et fondèrent la dynastie des Wei du Nord (386-534). Ils furent par la suite assimilés, mais
comme la chute des Tang affaiblit le pays, des envahisseurs du Nord arrivèrent à nouveau, notamment les
Khitan (907-1125), qui établirent aussi leur capitale occidentale à Dàtóng.
Après que les Ming eurent repris le contrôle du nord du pays, le Shānxī fut transformé en avant-poste
défensif. Une grande muraille, intérieure et extérieure, fut construite le long de la frontière septentrionale. Les
marchands locaux profitèrent de cette stabilité pour développer le commerce et faire de la province le centre
financier du pays. Les premières banques de Chine virent ainsi le jour à Píngyáo.
Aujourd’hui, le Shānxī est surtout connu pour ses mines de charbon. La province renferme un tiers de tous
les gisements du pays, avec, pour conséquence, une grave pollution dans certaines zones.
Climat
Le climat est sec, et l’atmosphère poussiéreuse, avec une moyenne de 35 cm de pluie par an. Il ne pleut
réellement qu’en juillet. À Tàiyuán, le thermomètre descend parfois jusqu’à -10°C en janvier et grimpe à plus de
30°C en été. Évitez l’hiver, car le charbon, largement employé en chauffage domestique, ternit le ciel.Langues
Le jin est parlé par la plupart des habitants du Shānxī. La principale différence avec le mandarin est l’usage d’un
son final glottal, mais il présente aussi des variations de tons correspondant à une grammaire complexe. La
population parle également le mandarin.
8 Comment s’y rendre et circuler
Un réseau routier et ferroviaire moderne traverse le Shānxī du nord-est au sud-ouest, facilitant les
déplacements de Běijīng à Dàtóng, Tàiyuán, Píngyáo, et jusqu’à Xī’ān (Shaanxi). Ailleurs, les routes de
montagne et les convois de camions transportant du charbon ralentissent le trafic.
Dàtóng
%0352 / 3,3 MILLIONS D’HABITANTS
Les mines de charbon de la région et l’urbanisation moderne ont eu raison du charme de Dàtóng. La cité n’a
toutefois pas hésité à investir d’importantes sommes d’argent dans un programme de rénovation de la vieille
ville. Quoi qu’il en soit, Dàtóng est un poids lourd de l’industrie touristique : elle est la porte d’accès aux
impressionnantes grottes de Yúngāng, l’un des plus extraordinaires trésors bouddhiques de la Chine. Elle est
également proche du saisissant Monastère suspendu, de la plus ancienne pagode en bois du monde et de
sections de la Grande Muraille.
1À voir
La vieille ville ( ; l ǎochéngqū) a été en grande partie rasée pour faire place à une reconstruction de
l’ancien. Lors de la rédaction de ce guide, le chantier était en cours, la place du Drapeau rouge inaccessible,
mais le quartier de la tour du Tambour ( ; G ǔ Lóu) revivait déjà à l’époque des Qinq.
Parmi les bâtiments reconstruits, citons la mosquée ( Qīngzhēn Dà Sì), un temple taoïste et
quantité de maisons traditionnelles bâties autour de cours. Des portions des rues commerçantes de Huayan
Jie, Da Beijie et Da Nanjie sont devenues piétonnières. Les tarifs d’entrée aux principaux monuments ont plus
que doublé depuis les travaux.
Temple Huáyán
TEMPLE BOUDDHIQUE
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; Huáyán Sì ; Huayan Jie ; 80 ¥ ; h8h-18h30 ; g38). Ce temple comprend deux ensembles distincts :
un monastère en activité (le temple supérieur) et un musée (le temple inférieur). Construit par les Khitan durant
la dynastie Liao (907-1125), le temple fait face à l’est et non au sud, sans doute parce que les Khitan
vénéraient, entre autres déités, le Soleil.
INDICATEURS DE PRIX
Vous trouverez dans ce chapitre les indicateurs de prix suivants :

Hébergement
$ moins de 200 ¥
$$ 200-500 ¥
$$$ plus de 500 ¥

Restauration
$ moins de 50¥
$$ 50-100 ¥$$$ plus de 100 ¥
Dàtóng
1À voir
1 Musée de la Sculpture chinoise B3
2 Tour du tambour B4
3 Temple Huáyán B3
4 Mosquée B3
5 Mur des Neuf Dragons B3
6 Vieille ville B3
7 Temple Shànhuà B4
4Où se loger
8 Garden Hotel B4
9 Today Hotel B1
5Où se restaurer
10 Dōngfāng Xiāo Miàn A4
11 Tónghé Dàfàndiàn B1
8Renseignements
12 Agricultural Bank of China (ABC) B4
13 Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) B1L’imposante salle principale du temple supérieur ( ; Shàng Huáyán Sì) date de 1140 – c’est l’un
des plus grands pavillons bouddhiques de Chine. Elle renferme des peintures murales Ming et des statues
Qing. La salle arrière du temple inférieur ( ; Xià Huáyán Sì), plus vieil édifice de Dàtóng (1038),
accueille de remarquables sculptures en bois de la dynastie Liao. Les salles latérales contiennent des
antiquités remontant aux dynasties Wei, Liao et Jin. On peut s’y rendre par le bus n° 38.
Mur des Neuf Dragons
MUR AUX ESPRITS
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( ; Ji ǔlóng Bì ; Da Dongjie ; 10 ¥ ; h8h-18h30). Long de 45 m, haut de 8 m et épais de 2 m, ce
spectaculaire mur aux Esprits ou mur écran (destiné à faire obstacle aux esprits néfastes, mais également aux
regards indiscrets) fut érigé en 1392 pour le 13e fils du fondateur de la dynastie Ming. Extraordinairement beau,
il s’agit du plus grand mur de ce type en Chine. Le palais correspondant, en revanche, a été entièrement détruit
par un incendie.
Musée chinois de la Sculpture
ART CONTEMPORAIN
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( ; Zhōngguó Diāosù Bówùgu ǎn ; Da Beijie, ; h8h30-11h30 et 14h30-17h30 mar-dim).
FImmense, ce nouveau musée, construit près de la porte Nord à l’intérieur des remparts restaurés, est
parcouru de couloirs où s’alignent de belles sculptures contemporaines d’artistes chinois et étrangers. On peut
également y voir les portions mises au jour des remparts originaux.
Temple Shànhuà
TEMPLE BOUDDHIQUE
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( ; Shànhuà Sì ; Nansi Jie ; 50 ¥ ; h8h-18h). Bâti à l’origine en 713, le temple actuel fut reconstruit sous
les Jin. Dans la majestueuse salle charpentée du fond, cinq splendides bouddhas sont disposés au centre et
d’expressives statues de généraux célestes, dans les ailes. Un mur orné de cinq dragons se dresse à
l’extérieur.
4Où se loger
Fly By Knight Datong Highrise Hostel
AUBERGE DE JEUNESSE $
( ; Yèbēn Dàtóng Kèzhàn ; %130 4109 5935 ; datongfbk@gmail.com ; 22e niveau, Unit 14, 15
Yingbin Xijie ; ; dort 80-140 ¥, s et lits jum sdb commune 150-180 ¥, d avec
sdb 200 ¥ ; W). L’auberge de jeunesse (probablement) la plus chère de Chine occupe un appartement
moderne à 1,5 km à l’ouest de la vieille ville. Les pièces, meublées de tout-venant suédois, sont devenues des
dortoirs et des chambres. Les sdb sont propres. Le personnel, sympathique, parle l’anglais. L’établissement est
à 10 ¥ en taxi de la gare routière et de la vieille ville, et à 15 ¥ de la gare ferroviaire.
Today Hotel
HÔTEL $$
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( ; Jīnrì Shāngwù Ju ǐdiàn ; %537 9800 ; 1029 Weidu Dadao ; ; d et lits jum 219
¥ ; a W). Cet hôtel de chaîne, en face de la gare ferroviaire, loue de grandes chambres impeccables, au sol
recouvert de panneaux de bois (pas de moquette douteuse) et pourvues de sdb correctes. Une excellente
adresse pour se poser à la descente du train. Prenez une chambre au dernier étage pour échapper au bruit de
la rue.oGarden Hotel
HÔTEL $$$
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( ; Huāyuán Dàfàndiàn ; %586 5888 ; www.gardenhoteldatong.com ; 59 Da Nanjie, ; d
et lits jum avec petit-déj 1 080-1 380 ¥ ; n a i W). Les vastes chambres, bien tenues, comportent des
édredons en duvet d’oie, des lits en bois de rose sculpté, des reproductions de mobilier ancien et des sdb
superbes. Parmi ses atouts, citons un personnel attentionné, un atrium plaisant, ainsi que des restaurants de
spécialités chinoises et d’Amérique du Sud. Buffet copieux et bon expresso au petit-déjeuner. Des remises
importantes (même en haute saison) peuvent ramener les prix à 310 ¥, ce qui en fait un des meilleurs rapports
qualité/ prix de Chine.
5Où se restaurer
Le restaurant chinois du Garden Hotel sert une excellente cuisine (carte illustrée). Vous trouverez aussi
plusieurs restaurants et stands de rue aux alentours de cet hôtel.
Dōngfāng Xiāo Miàn
NOUILLES $
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(East Wheat, ou “blé de l’Est” ; ; Yingze Jie ; ; nouilles à partir de 7 ¥ ; h7h-22h). Passez
outre la décoration de boutique de chaîne et la longue file d’attente et vous serez bientôt rendu au paradis des
nouilles. L’humble spécialité de Shānxī, servie dans son bol fumant, tient ici la vedette ; on la commande avec
du porc, du bœuf ou de l’agneau et on l’assortit de nombreux accompagnements et d’une bière.
Si vous avez encore faim, vous pourrez acheter une brochette d’agneau cuite au charbon (3 ¥) au stand
installé juste à la sortie le soir.
Tónghé Dàfàndiàn
CHINOIS $
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( ; Zhanqian Jie ; plats 16-40 ¥ ; h11h-14h et 18h-21h). Ce restaurant très couru, voisin du Hongqi
Hotel, peut, tout lumineux qu’il soit, se révéler intimidant, avec ses grandes tables rondes plutôt adaptées aux
groupes. Les voyageurs solitaires peuvent aussi s’y attabler. La carte (avec photos) affiche un vaste choix de
mets savoureux, à tous les prix.
Choisissez parmi les nombreux raviolis, soupes et plats de légumes. Le poisson et la viande sont plus chers.
8Renseignements
Agricultural Bank of China (ABC ; ; Zhōngguó Nóngyè Yínháng ; Da Nanjie). DAB et change
de devises.
Bureau de la sécurité publique (BSP ; ; Gōng’ānjú Chūrùjìng Jiēdàichù ; %206 1833 ;
11e niveau, Hualin Xintiandi, Weidu Dadao, ; h9h-12h et 15h-17h30 lun-ven)
Poste ( ; Zhōngguó Yóuzhèng ; Xinjian Beilu ; h8h-18h30)
Industrial and Commercial Bank of China (ICBC ; ; Gōngshāng Yínháng ; Weidu Dadao)
88Depuis/vers Dàtóng
AVION
Le petit aéroport de Dàtóng est à 20 km à l’est de la ville. Vols pour Běijīng (450 ¥, 1 heure), Shàngh ǎi (1 450 ¥,
2 heures 30) et Gu ǎngzhōu (1 650 ¥, 4 heures 30). Achetez les billets sur www.ctrip.com ou www.elong.net.
Aucun transport public ne dessert l’aéroport. En taxi, comptez environ 50 ¥.
BUSDes minibus partant de devant la gare ferroviaire desservent aussi les destinations ci-après. Les bus démarrant
de la gare routière Sud ( ; xīnnán zhàn), à 9 km de la gare ferroviaire desservent :
Běijīng 128 ¥, 4 heures, ttes les heures (7h10-16h10)
Mùt ǎ 30 ¥, 1 heure 30, ttes les heures (7h30-19h)
Tàiyuán 120 ¥, 3 heures 30, ttes les 20 min (6h50-19h30)
W ǔtái Shān 75 ¥, 3 heures 30, 2/j (8h30/9h et 14h ; l’été uniquement)
Destinations et tarifs depuis la gare routière principale ( dàtóng qìchēzhàn ; %246 4464 ; Xinjian
Nanlu) :
Monastère suspendu 31¥, 2 heures, ttes les 30 min (6h30-11h)
Hohhot 65 ¥, 3 heures 30, ttes les heures (7h20-16h20)
Jíníng (pour Déshèngb ǎo) 15 ¥, 1 heure, 1/h (7h30-17h30)
TRAIN
Parmi les destinations desservies au départ de Dàtóng, citons notamment :
Běijīng assis dur/couché 54/108 ¥, 6 heures, 11/j
Hohhot assis dur 44 ¥, 4 heures, 16/j
Píngyáo assis dur/couché 68/129 ¥, 7-8 heures, 4/j
Tàiyuán assis dur/couché 46/101¥, 6 heures, 7/j
Xī’ān assis dur/couché 117/230 ¥, 16 heures 30, 1/j (16h40)
8Comment circuler
Les itinéraires des bus étant réaménagés en fonction des chantiers qui émaillent la ville, attendez-vous à des
changements. Les bus nos4 et 15 relient la gare ferroviaire à la gare routière principale. Le bus n° 30 relie en
30 minutes la gare ferroviaire à la nouvelle gare routière Sud. Les bus nos27 et 35 rallient la vieille ville depuis
Weidu Dadao.
Le prise en charge en taxi est de 7 ¥.
Environs de Dàtóng
Grottes de Yúngāng
Ces grottes sacrées (Yúngāng Shíkū ; %0352 302 6230 ; 150 ¥ ; h8h30-17h30 été) sont un des meilleurs
exemples d’art rupestre bouddhique chinois. D’une ampleur impressionnante, ornées de 51 000 statues, ces
grottes du Ve siècle, éclipsent pratiquement toutes leurs homologues situées hors du Shānxī. Sculptées par les
Tuoba (un peuple issu des Xianbei de Mongolie et de Mandchourie), elles dénotent un style influencé par l’Inde,
la Perse et même la Grèce, qui se propagea le long de la route de la Soie. Les travaux commencèrent en 460. Il
fallut soixante ans pour achever les 252 grottes, qui forment le plus ancien ensemble de sculptures
bouddhiques du pays.
Traversez le luxueux centre des visiteurs et le temple reconstitué avant de rejoindre les grottes. Au moment
de notre passage, les grottes 7 à 13 étaient fermées pour restauration. Il vous en reste néanmoins une
quarantaine à découvrir. En dépit des attaques du temps, beaucoup de statues de Yúngāng ont gardé leurs
splendides couleurs, ce qui n’est pas le cas pour celles, un peu plus récentes, de Lóngmén dans le Hénán.
Nombre de grottes étaient autrefois encadrées par des édifices en bois qui ont aujourd’hui disparu, bien qu’il
subsiste encore des temples dressés devant les grottes 5, 6, 7 et 8.
Certaines grottes contiennent des pagodes carrées aux sculptures élaborées ou reproduisent l’intérieur d’un
temple, sculpté et peint pour ressembler à du bois. Outre de gracieuses représentations d’animaux et d’anges,
aux couleurs parfois encore vives, presque toutes les grottes renferment le motif des “mille bouddhas”
(minuscules bouddhas placés dans des niches).
Huit grottes contiennent d’immenses bouddhas. Dans la grotte 5, le plus grand, haut de 17 m, représente
Sakyamuni assis, au visage doré. Les fresques murales sont éraflées mais admirez celles des voûtes du
plafond. La grotte 6 est tout aussi saisissante, emplie de légions de bodhisattvas, d’anges gardiens et d’autres
figures du bouddhisme. Au centre de la grotte, une pagode carrée à deux niveaux rejoint le plafond, encadrée
de bouddhas. La plupart des visiteurs ignorent les graffitis rouges sur la droite de l’encadrement de la porte
principale. On lit (Dàtóng Bāzhōng, collège n° 8 de Datong), souvenir probablement laissé par les
élèves durant la Révolution culturelle.Les grottes 16 à 20, sculptées sous la direction du moine Tanyao (Tan Yao), sont les plus anciennes de
l’ensemble. Les œuvres de la grotte 18 sont exceptionnelles, surtout dans la représentation de certains
visages. La grotte 19 recèle un grand Sakyamuni de 16,8 m de haut. Le Bouddha Maitreya (le bouddha du
Futur) est aussi un sujet fréquent chez les sculpteurs de Yúngāng comme l’attestent le grand bouddha assis de
la grotte 17 et celui de la grotte 13, ce dernier barbouillé de graffitis par les ouvriers de Hohhot, la capitale de
Mongolie-Intérieure, et autres mécréants.
La grotte 20 ressemble à la grotte du bouddha Losana de Lóngmén ; elle présentait à l’origine une trinité de
bouddhas (du Passé, du Présent et du Futur). Le gigantesque bouddha assis au milieu est le plus représentatif
de Yúngāng ; celui de gauche a quasiment disparu. Au-delà des dernières grottes se tient un nouveau musée
( h9h30-16h50), consacré au royaume de Wei.
De bonnes explications en anglais sont affichées dans la plupart des grottes, et des audioguides sont
disponibles (en anglais, 30 ¥ et caution de 100 ¥). Photographies autorisées seulement dans certaines grottes.
Pour rejoindre les grottes, prenez le bus à étage (2 ¥, 45 minutes) devant la gare ferroviaire de Dàtóng
jusqu’au terminus. Les bus circulent toutes les 10-15 minutes. Un aller simple en taxi depuis Dàtóng coûte 40 ¥.
Grande Muraille
La section de la Grande Muraille (Chángchéng) du Shānxī est bien moins spectaculaire que les tronçons
restaurés proches de Běijīng (Pékin). Les briques datant des Ming ont presque toutes été récupérées par des
fermiers du coin et il ne reste parfois que des remblais de terre, effondrés par endroits.
Déshèngb ǎo
VILLAGE
Nous vous suggérons, pour voir ces vestiges de pierre, d’aller à Déshèngb ǎo, un fort du XVI e siècle
qui abrite aujourd’hui un village agricole, peu visité, près de la frontière avec la Mongolie-Intérieure. S’y dressent
toujours les portes Nord et Sud, ainsi que des sections du mur. Traversez le village (beaucoup de ses maisons
sont construites avec les briques de la Grande Muraille) jusqu’à la porte Nord : au-delà, vous découvrirez des
tronçons de ce mur atteignant 10 m de haut.
Pour rejoindre le village, prenez un minibus pour Fēngzhèn ( ; 18 ¥, 1 heure) à côté du restaurant
Tónghé Dàfàndiàn en face de la gare ferroviaire de Dàtóng. Le bus vous déposera à l’embranchement de
Déshèngb ǎo ; il reste 1 km jusqu’à la porte Sud. Pour le retour, revenez à la grand-route et hélez un bus allant
à Dàtóng lorsqu’il en passera un.
Monastère suspendu
Construit en équilibre précaire à flanc de falaise, le Monastère suspendu (Xuánkōng Sì ; 130¥ ; h8h-19h en
été) est soutenu par de longs étais au-dessus des gorges de Jinlong. Les bâtiments, reliés entre eux par
d’étroits couloirs et de fragiles passerelles, épousent le contour de la paroi rocheuse. Il y a souvent foule ici en
été. C’est un spectacle merveilleux mais nous avons appris que l’accès pourrait en être finalement interdit en
raison de l’affluence (ce qui est compréhensible).
De la gare routière principale de Dàtóng, des bus (31 ¥, 2 heures) vont au monastère, la plupart assurant aux
passagers un transfert gratuit en taxi pour les cinq derniers kilomètres à partir de Húnyuán Dans le sens
inverse, impossible de ne pas s’acquitter de 20 ¥ par personne pour un taxi jusqu’à Húnyuán. Si vous voulez
poursuivre vers Mùt ǎ (“la pagode en bois”), des bus réguliers (14 ¥, 1 heure) partent de Húnyuán ; sinon, du
parking du monastère, on peut aussi partager un taxi (50 ¥ par personne quand le taxi est complet).
Mùt ǎ
Cette superbe pagode octogonale (60 ¥ ; h7h30-19h en été, 8h-17h30 en hiver), à 5 niveaux et 9 étages, fut
construite en 1056. C’est la plus ancienne et la plus haute (67 m) pagode en bois du monde. Les bouddhas en
argile qu’elle renferme, dont un Sakyamuni haut de 11 m, datent de la même époque. On ne peut plus grimper
dans la pagode, trop fragile. Des photos des niveaux supérieurs sont affichées sur un panneau latéral.Mùt ǎ se trouve dans la localité de Yìngxiàn ( ), par ailleurs peu attrayante. Des bus depuis la gare routière
Sud de Dàtóng (30 ¥, 2 heures) s’arrêtent à sa gare routière Ouest ( ; xīzhàn). Ensuite, il faut prendre le
bus public n° 1 (1 ¥) jusqu’à Mùt ǎ, à 2 km de là. Toutes les heures, jusqu’à 18h, un bus revient à Dàtóng,
d’autres vont à Tàiyuán (85 ¥, 3 heures 30, dernier bus à 14h30).
W ǔtái Shān
%0350
Inscrit au Patrimoine mondial, le W ǔtái Shān (mont aux Cinq Terrasses) est l’une des montagnes sacrées du
bouddhisme et la résidence terrestre de Manjushri ( ; Wénshū en chinois), le bodhisattva de la Sagesse.
Les étudiants qui se présentent au redoutable examen gāok ǎo (entrée à l’université) viennent ici demander
l’aide du bodhisattva, se joignant à la foule des moines en robe safran et des pèlerins octogénaires pour lui
offrir de l’encens.
Si un profond sentiment religieux règne sur le W ǔtái Shān, une partie de l’énergie spirituelle disparaît sous
les éclats des LED émanant de boutiques sans âme qui vendent toutes sortes d’articles de piété. Comme en
manière d’antidote, les monastères fortifiés sont encore sublimés par le paysage de montagne.Sur les pentes qui surplombent la ville, les bois cèdent la place à des prairies d’altitude parsemées d’autres
temples. En dehors de la visite des sanctuaires, vous pourrez faire ici de belles randonnées. Le W ǔtái Shān est
également célèbre pour ses mystérieux arcs-en-ciel pouvant apparaître sans qu’il pleuve. On dit d’eux qu’ils
sont les mirages de figures et de temples bouddhiques.
Le billet d’accès au site est onéreux : 218 ¥, dont 50 ¥ obligatoires pour le “bus touristique” ( ;
l ǚyóu guānguāng chēpiào) qui fait le tour (valable 3 jours). Certains des temples les plus visités ajoutent un
modeste droit d’entrée. À son arrivée, le bus s’arrête devant un grand centre des visiteurs où l’on achète ses
tickets avant de remonter à bord une fois ceux-ci contrôlés. Depuis la principale gare routière de W ǔtái Shān,
une navette gratuite empruntant la route principale dessert différent points. À leur arrivée, les bus déposent
parfois leurs passagers derrière la principale zone urbanisée, d’où il faut rejoindre à pied l’artère principale.
Évitez le W ǔtái Shān durant les périodes de vacances et les week-ends en haute saison. D’octobre à mars, la
température chute souvent en dessous de zéro et les routes peuvent être impraticables.
Histoire
Le W ǔtái Shān est un lieu de pèlerinage et d’enseignement religieux qui existe depuis l’apparition du
bouddhisme en Chine. La région aurait compté 200 temples au VIe siècle – tous détruits sauf deux lors de la
persécution officielle du bouddhisme au IXe siècle. Sous les Ming, le W ǔtái Shān commença à attirer de
nombreux bouddhistes tibétains, venant surtout de Mongolie, pour lesquels Manjushri (Jampa pour les
Tibétains) revêt une importance particulière.
Climat
Le W ǔtái Shān s’élève très haut et il n’est pas rare que de violentes tempêtes de neige surviennent encore fin
mai ou dès début septembre. Les hivers sont glacials et enneigés. Les mois d’été sont les plus agréables, mais
prévoyez une veste chaude car la température chute rapidement la nuit. De bonnes chaussures pour la pluie
(voire des bottes) sont également indispensables. Si vous escaladez les pics pour admirer le lever de soleil,
vous pourrez louer des manteaux.
11À voir
Nichée dans une vallée luxuriante au pied des cinq principaux sommets, Táihuái communément
appelée W ǔtái Shān, est une ville assez touristique qui s’étire en longueur. C’est ici que se trouvent la plus
grande concentration de temples, mais aussi des hôtels et des infrastructures touristiques. Les cinq pics
principaux du W ǔtái Shān, qui dominent la ville sont : la Terrasse du Nord ( ; běitái d ǐng), la Terrasse de
l’Est ( ; dōngtái d ǐng), la Terrasse du Sud ( ; nántái d ǐng), la Terrasse de l’Ouest ( ; xītái
d ǐng) et la Terrasse du Milieu ( ; zhōngtái d ǐng).
Groupe de temples de Táihuái
Plus de 50 temples émaillent la ville et la campagne environnante. La plupart des voyageurs se limitent à la
visite du groupe de temples de Táihuái ( ; Táihuái Sìmiàoqún), une vingtaine de sanctuaires
éparpillés autour de Táihuái même. Parmi ceux-ci, les temples T ǎyuàn et Xi ǎntōng sont considérés comme les
plus intéressants. Nombre des temples de Táihuái contiennent une statue de Manjusri, souvent représenté sur
un lion et tenant un glaive destiné à pourfendre l’ignorance et l’illusion.
Temple T ǎyuàn
TEMPLE BOUDDHIQUE
( ; T ǎyuàn Sì ; 10 ¥ ; h6h-18h). Au pied du pic de l’Esprit du vautour ( ; Língjiù Fēng), le stupa
blanc qui surplombe le temple T ǎyuàn est le point de repère le plus visible du W ǔtái Shān. Presque tous les
pèlerins viennent faire tourner les moulins à prières, situés à sa base, ou se prosterner, y compris dans la neige.
Même le Grand Timonier a effectué ce pélerinage et visité la cour de l’Abbé en 1948.
Dans la salle des Devaraja (salle des Rois célestes) se dresse la statue du bodhisattava le plus vénéré,
Avalokiteshvara, l’équivalent de Guanyin, illuminée par des bougies (il remplace ici l’habituel Milefo ou Maitreya,
le bouddha du Futur). Au delà, derrière la salle Dàcí Yánshòu, se dresse un autel où les fidèles offrent des
boissons en canette à Guanyin. Décoré de clochettes jaunes qui tintent au vent du W ǔtái Shān, le Grand Stupablanc ( ; Dàbái T ǎ) date de 1301. La grande salle des Écritures est éblouissante, renfermant une
haute bibliothèque à sutras pivotante du IXe siècle, qui contenait à l’origine des textes en chinois, en mongol et
en tibétain.
Temple Xi ǎntōng
TEMPLE BOUDDHIQUE
( ; Xi ǎntōng Sì ; h6h-18h). FCe temple bouddhique, le plus grand de la ville, avait été le premier de
la région à sa construction en l’an 68. Il comprend plus de cent couloirs et pièces. La salle Qiānbō Wénshū
contient un Wenshu (Manjushri) à plusieurs faces et aux mille bras, étendant chacun une paume où est posé un
bouddha miniature. La Salle sans poutres ( ; Wúliáng Diàn) donne à voir une pagode miniature de la
dynastie Yuan, de remarquables statues de moines en contemplation dans les alcôves et un immense Wenshu
assis.
Plus loin, quelques marches mènent à l’éblouissante salle d’Or, aux murs ornés d’une constellation de petits
bouddhas. Haut de 5 m et pesant 50 tonnes, cet édifice en métal fut coulé en 1606 avant d’être doré. Il abrite
une statue de Wenshu chevauchant un lion.
Autres temples
Vous pourrez continuer votre exploration par les sanctuaires au nord du Xi ǎntōng. Le temple Yuánzhào (
; Yuánzhào Sì) contient un stupa plus petit que celui du T ǎyuàn. À 10 minutes de marche en
descendant la route vers le sud, le temple Shūxiàng ( ; Shūxiàng Sì) est accessible par des marches
escarpées au-delà du mur aux Esprits longeant la route. Il héberge le plus grand Wenshu chevauchant un lion
du W ǔtái Shān. À l’ouest de Táihuái, faites une halte au temple Sānt ǎ ( ; Sānt ǎ Sì), ou temple des Trois
Pagodes.
Pour une belle vue sur la ville, vous pouvez monter à pied, en télésiège (aller/ aller-retour 50/85 ¥) ou à
cheval (50 ¥ aller) jusqu’au temple du pic Dàiluó ( ; Dàiluó D ǐng ; 8 ¥), sur la rive est de la Qīngshu ǐ (
; Qīngshu ǐ Hé). Pour une vue encore plus magnifique sur les collines environnantes, parcourez 2,5 km
vers le sud jusqu’au temple Nánshān ( ; Nánshān Sì ; 4 ¥), un sanctuaire isolé aux allures de forteresse
et aux superbes sculptures en pierre, bien moins visité que les autres par les groupes.

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