Chine - Sìchuan

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Ce chapitre Sichuan est issu du guide consacré à la destination Chine.
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Publié le : jeudi 29 octobre 2015
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EAN13 : 9782816155181
Nombre de pages : 223
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Sommaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lieux de culture et d’histoire emblématiques

Pourquoi y aller

Comme semblent l’illustrer les spectacles de biànliǎn, ou “changement de visage”, originaires de la province, le Sìchuān Illustration a de multiples facettes. Si Chéngdū, la capitale, affiche le côté ostentatoire de la Chine moderne, il ne faut guère s’en éloigner pour découvrir une campagne parsemée de villages intemporels et de monastères posés sur des montagnes enveloppées de brume. Le centre du Sìchuān est l’habitat du panda géant, l’animal emblématique du pays. Au nord, s’étend une région de vallées alpines et de collines boisées, ponctuées de lacs bleu-vert et sillonnées de chemins de randonnée. Les paysages se font de plus en plus spectaculaires à mesure qu’on avance dans l’ouest du Sìchuān. Vous voici ainsi dans le Kham, l’une des trois provinces traditionnelles de l’ancien Tibet – une contrée de hauts plateaux et de montagnes glaciaires où perdure la culture tibétaine. Et le voyage ne fait que commencer !

Quand partir

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Mars-mai La période la plus propice pour visiter Chéngdū, avant les pluies estivales et à la floraison des pêchers.

 

Juillet-août Dans l’Ouest, les prairies, baignées de chaleur, éclatent en mille couleurs.

 

Août-octobre Partez pour les lacs turquoise du Nord, avec la jolie forêt automnale et un temps clément pour le camping.

Histoire

Berceau de plusieurs royaumes dissidents, en perpétuel conflit avec l’autorité centrale, le Sìchuān connut des débuts turbulents. Il fut finalement mis au pas, et l’empire Qin y établit sa capitale au IIIe siècle av. J.-C. La province devint le royaume de Shu (nom toujours usité), un État indépendant, durant la période des Trois Royaumes (220-280).

À l’époque des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), le gouverneur et ingénieur de renom Li Bing réussit à contrôler les crues de la Mín (Illustration ; Mín Jiāng), dans la plaine du Chuānxī, grâce à un système de barrage révolutionnaire ; 2 200 ans après sa construction, le projet d’irrigation de Dūjiāngyàn continue de réguler les inondations et d’alimenter en eau Chéngdū et quarante-neuf autres villes de la province. C’est à cela que la région doit sa fertilité.

Plus récemment, les efforts de Zhao Ziyang, secrétaire du Parti communiste pour le Sìchuān en 1975, ont également participé de la prospérité de la province. Après le Grand Bond en avant, quand un dixième de la population locale mourut de faim, Ziyang fit appliquer les réformes économiques et agraires qui permirent le redécollage de la production agricole. Son “système de responsabilité”, par lequel des parcelles de terre étaient octroyées à des familles de paysans contre l’engagement de vendre une partie des récoltes à l’État, connut un tel succès qu’elle devint le modèle national. Le Sìchuān reste à ce jour l’une des grandes régions productrices de céréales, de soja et de viande de porc.

Le 12 mai 2008, le séisme Wènchuān, de magnitude 7,9 sur l’échelle de Richter, a dévasté le centre du Sìchuān, faisant plus de 88 000 morts, dont quelque 10 000 écoliers, et des millions de blessés et de sans-abri.

Le programme d’aide et de reconstruction, d’un montant de mille milliards de yuans, se poursuit dans les zones montagneuses reculées. Il a fallu quatre ans pour rouvrir la route reliant Chéngdū à la région de Jiǔzhàigōu, et les voyageurs découvrent maintenant sur cet axe des villages fraîchement reconstruits.

Langues

Le sichuanais est un dialecte mandarin, mais sa syntaxe particulière, l’utilisation de cinq tons au lieu de quatre et la prononciation rapide des locuteurs peut le rendre difficilement compréhensible, même pour qui maîtrise le chinois standard. On entend souvent les mots yàodé (“oui”, “d’accord”) et méidé (“non”).

INDICATEURS DE PRIX

Vous trouverez dans ce chapitre les indicateurs de prix suivants :

Hébergement

$ moins de 200 ¥

$$ 200-600 ¥

$$$ plus de 600 ¥

Restauration

$ moins de 30 ¥

$$ 30-50 ¥

$$$ plus de 50 ¥

Les autres langues majeures du Sìchuān appartiennent à la famille tibéto-birmane ; elles sont parlées par les Tibétains et les minorités Yi. Les guides de conversation ne vous seront pas d’un grand secours, et dans l’ouest du Sìchuān, chaque ville a son propre dialecte d’origine tibétaine.

8Comment s’y rendre et circuler

Chéngdū est le carrefour des transports de la province. D’ici, de bonnes routes relient la plupart des destinations situées au sud et à l’est, mais il en va différemment dans le nord et l’ouest, où nombre de voies sont en mauvais état, en réfection, voire en construction. Les conditions météorologiques changent d’un moment à l’autre en altitude, et toutes sortes de péripéties – du glissement de terrain au semi-remorque couché sur la route – peuvent retarder la progression.

Les grandes métropoles, y compris Lhassa, sont desservies par le train au départ de Chéngdū.

Des trains à grande vitesse relient désormais la ville à Qīngchéng Shān et Dūjiāngyàn – et prochainement à Lè Shān et l’Éméi Shān.

L’aéroport international Shuāngliú de Chéngdū est le plus grand du sud-ouest de la Chine. Des vols desservent, en une heure, plusieurs petits aéroports de la province : Jiǔzhàigōu, au nord, Kāngdìng, à l’ouest, et Dàochéng-Yàdīng, au sud-ouest.

CENTRE DU SÌCHUĀN

La plupart des voyageurs démarrent l’exploration du Sìchuān par Chéngdū, la capitale provinciale. Cette ville moderne constitue une excellente base d’où découvrir les principales curiosités de la région. Les alentours de cette métropole en devenir restent émaillés de villages pittoresques et de vénérables fermes. Non loin de là se dressent les montagnes boisées de l’Éméi Shān, les falaises de Lè Shān et leur bouddha gigantesque, ainsi que des forêts de bambous où se cachent des pandas – quasi impossibles à apercevoir à l’état sauvage, mais aisés à observer dans les réserves des environs.

À ne pas manquer

1Un pèlerinage autour d’une impressionnante montagne sacrée du bouddhisme tibétain au cœur de la réserve naturelle de Yàdīng (Cliquez ici)

2Une conversation avec les moines et les nonnes dans l’important centre de formation bouddhique de Sèdá (Cliquez ici)

3Une nuit dans un monastère sur les beaux versants boisés de l’Éméi Shān (Cliquez ici)

4La découverte du plus charmant emblème de la Chine au Centre de recherche et d’élevage du panda géant, à Chéngdū (Cliquez ici)

5Le camping dans les vallées alpines du parc national de Jiǔzhàigōu (Cliquez ici), dans le cadre d’un programme d’écotourisme

6Un séjour chez les nomades tibétains dans les pâturages des hauts plateaux aux abords de Tǎgōng (Cliquez ici)

7L’un des plus grands bouddhas au monde, à Lè Shān (Cliquez ici)

8La découverte d’anciennes mines de sel et des fossiles de dinosaures à Zìgòng (Cliquez ici)

9Une randonnée à cheval dans les bois et les montagnes qui entourent le paisible village de Sōngpān (Cliquez ici)

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Chéngdū

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 %028 / 14.2 MILLIONS D’HABITANTS

Ville plate, grise et pluvieuse la majeure partie de l’année et affligée d’une circulation dantesque, Chéngdū parvient néanmoins à séduire les visiteurs. Sans doute le doit-elle à ses merveilleuses maisons de thé ou à ses nombreux parcs et temples, à sa succulente cuisine, à sa vie nocturne assez animée, ou encore à ses pandas. Cette cité en expansion est en effet singulièrement décontractée.

Histoire

Fondée en 316 av. J.-C., Chéngdū, la “Cité parfaite”, vit l’essor et la chute d’une dizaine de dynasties et de royaumes indépendants ; son potentiel agricole et sa situation stratégique furent les clés de sa puissance politique. Tout au long de son histoire, la ville a été réputée pour sa culture ; Du Fu, le poète de la dynastie Tang, ne s’y établit pas par hasard.

Durant la dynastie Qin (221-206 av. J.-C.), deux murs furent édifiés pour créer deux quartiers contigus au nord de la rivière de Brocart (Illustration ; Jǐn Jiāng). Malheureusement, il n’en reste rien après qu’ils eurent été rasés en 1644 par Zhang Xianzhong, un rebelle qui occupa la cité, massacra la plupart de ses habitants, puis fonda son propre royaume.

Il ne reste pas plus de vestiges du vaste palais impérial construit, sous la dynastie Ming (1368-1644), à l’endroit où se trouvent aujourd’hui la place Tianfu et la statue de Mao. Il couvrait 380 000 m2, soit plus de la moitié de la Cité interdite de Běijīng et un cinquième de la superficie totale de Chéngdū à cette époque. Il a été détruit pendant la Révolution culturelle et la dernière de ses portes splendides a disparu en 1979.

Aujourd’hui, la ville est divisée par la rivière de Brocart (Jǐn Jiāng), dont le nom évoque l’industrie locale du brocart de soie, florissante durant la dynastie des Han orientaux (25-220). De Chéngdū, les caravanes partaient vers l’ouest le long de la route de la Soie méridionale. À l’époque de la dynastie Tang (618-907), la cité était devenue une pierre angulaire de la société chinoise. Trois siècles plus tard, pendant la dynastie Song, la première monnaie de papier du monde fut émise ici.

1À voir

oCentre de recherche et d’élevage du panda géant

RÉSERVE ANIMALIÈRE

(Illustration ; Dàxióngmāo Fányù Jīdì ; %028 8351 0033 ; www.panda.org.cn ; 1375 Xiongmao Dadao ; tarif plein/étudiant 58/29 ¥ ; h8h-17h30). L’une des curiosités les plus populaires de Chéngdū, cette réserve, à 18 km au nord du centre-ville, constitue le moyen le plus commode d’apercevoir les vedettes du Sìchuān sans avoir à aller dans un zoo.

Abritant près de 120 pandas géants et 76 pandas rouges vivant dans de vastes enclos bien entretenus, le centre s’évertue à encourager la reproduction de ces animaux ; la saison des amours s’étend de mars à mai. Si vous venez en automne/hiver, vous verrez peut-être des nouveau-nés à la “nurserie”.

Venez de préférence le matin, quand les pandas sont le plus actifs. Le nourrissage a lieu vers 9h30, ainsi qu’en fin d’après-midi. En milieu de journée, ils passent la majeure partie du temps à dormir, surtout l’été, quand ils se réfugient dans leurs abris (climatisés).

Montez dans le bus n° 49 (2 ¥, 40 minutes), descendez à l’arrêt Zhāojué Hénglù Illustration et prenez la correspondance avec le n° 87 ou le n° 198 (2 ¥, 20 minutes) jusqu’au Centre de recherche (Illustration Xióngmāo Jīdì). Vous pourrez aussi prendre, à la gare ferroviaire Nord, le bus n° 9 (2 ¥, 60 minutes), descendre au zoo (Illustration Dòngwùyuán) et monter dans le n° 198 (2 ¥, 20 minutes). Les auberges de jeunesse proposent aussi des excursions. Le centre sera prochainement desservi par la future ligne 3 du métro.

Temple Wénshū

TEMPLE BOUDDHIQUE

Plan offlineGoogleMaps

(Illustration ; Wénshū Yuàn ; Renmin Zhonglu ; h8h-22h50 ; m1). FCe monastère de la dynastie Tang, dédié à Wenshu (Manjushri), le bodhisattva de la Sagesse, est le temple bouddhique le plus grand et le mieux préservé de Chéngdū. Les effluves d’encens et le murmure des psalmodies participent d’une sérénité si ancrée aux lieux que même l’afflux des fidèles ne saurait la troubler.

Le restaurant végétarien (IllustrationIllustration ; Wénshūyuàn Sùyàn Tīng ; temple Wénshū, Renmin Zhonglu ; plats 12-48 ¥ ; h10h30-20h30) et la maison de thé étaient fermés pour rénovation lors de notre passage. Les rues reconstruites “à l’ancienne” du quartier comptent d’innombrables maisons de thé, étals de cuisine de rue et échoppes – touristique, mais pas désagréable.

Musée du site de Jīnshā

ARCHÉOLOGIE

(Illustration ; Jīnshā Yízhǐ Bówùguǎn ; www.jinshasitemuseum.com ; 227 Qingyang Dadao ; 80 ¥ ; h8h-17h30). En 2001, des archéologues ont fait une découverte historique dans les faubourgs ouest de Chéngdū : ils ont mis au jour un site majeur de vestiges du royaume de Shu, vieux de 3 000 ans. Ce vaste et passionnant complexe comprend le site même des fouilles, ainsi qu’un lieu où sont présentés, avec art, un grand nombre des objets découverts, lesquels datent de la période de 1200 à 600 av. J.C.

Comme les trouvailles à Sānxīngduī (Cliquez ici), les quelque 6 000 pièces comprennent des objets décoratifs et fonctionnels (poteries, outils, objets en jade, pierres sculptées, masques en or travaillés, etc.). De nombreuses défenses d’éléphants ont également été exhumées à cet endroit.

Prenez le bus n° 901 à la gare routière de Xīnnánmén, ou la ligne 2 du métro, station Yinpintianxia Illustration

Tombeau de Wáng Jiàn

SÉPULTURE

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