Chine - Tibet

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Publié le : jeudi 29 octobre 2015
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EAN13 : 9782816155266
Nombre de pages : 168
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Sommaire
Bù’ěrjīn TIBET Lhassa Environs de Lhassa Monastère de Ganden Nam-tso Monastère de Samye Route de l’Amitié Yamdrok-tso Gyantse Shigatse Sakya Monastère de Rongphu et camp de base de l’Everest De Tingri à Zhāngmù Zhāngmù Tibet occidental De Lhatse au mont Kailash Mont Kailash Mapham Yum-tso (lac Manasarovar) Carnet pratique Transports La Chine en train Santé Langues Index Légende des cartes
Sur la route
Tibet
3 MILLIONS D’HABITANTS
Dans ce chapitre¨ Lhassa Monastère de Ganden Monastère de Samye Yamdrok-tso Gyantse Shigatse Sakya Monastère de Rongphu et l’Everest Zhāngmù Mont Kailash Mapham Yum-tso (lac Manasarovar)
Les plus beaux monastères
¨Drepung (Cliquez ici) ¨Ganden (Cliquez ici) ¨Samye (Cliquez ici) ¨Sakya (Cliquez ici)
Panoramas impressionnants
¨Le Nam-tso depuis Tashi Dor (Cliquez ici) ¨Le Yamdrok-tso depuis le Kamba-la (Cliquez ici) ¨Samye depuis le Hepo Ri (Cliquez ici)
Pourquoi y aller
Depuis des siècles, le Tibet a nourri l’imaginaire des Occidentaux, et plus particulièrement les voyag eurs en quête de spiritualité ou d’aventures. Aujourd’hui, le Toit du monde continue de fasciner par ses extraordinaires paysages d’alt itude, ses monastères, ses routes transhimalayennes et sa culture bouddhique q ui résiste à l’oppression depuis un demi-siècle. Ma is vous découvrirez sans doute que l’attrait du pays tient autant à la bonne humeur et à la ferveur religieuse de son peuple qu ’à son patrimoine naturel et culturel. C’est ce qui fait du voyage une expérience si réjouissante. Le Tibet évolue encore plus rapidement que le reste de la Chine. Ces dernières années, les tensions po litiques ont entraîné des restrictions à la circulation des étrangers dans to ute la région autonome, limitant le voyage à des itinéraires établis à l’avance. Malgré tout, la magie du Tibet est encore bien présente – l’atteindre demande simplement un peu plus d’effort.
Quand partir
MarsMois sensible sur le plan politique, ce qui entraîne fermetures et problèmes de permis. À éviter. Mai-septembreHaute saison : temps chaud, avec risque de pluie en juillet-août. Idéal pour la randonnée. Avril et de mi-octobre à novembreMois parfaits : temps chaud dans la journée et moins de touristes.
À ne pas manquer
1La ferveur religieuse des pèlerins àLhassa(Cliquez ici), centre spirituel du Tibet 2Les magnifiques fresques dukumbum de Gyantse(Cliquez ici), un chorten monumental, doté de 73 chapelles 3Les de 3 jours de randonnée, empreints de spiritualité, autour dumont Kailash(Cliquez ici) 4Le lever du soleil depuis lecamp de base de l’Everest(Cliquez ici), après une nuit sous la tente 5Un voyage jusqu’à Lhassa à bord dutrain Qīnghǎi-Tibet (Cliquez ici) pour saisir pourquoi on a surnommé le Tibet le To it du monde 6Les chapelles et les stupas dumonastère de Samye(Cliquez ici), le plus ancien de la région autonome 7Le trajet en 4×4 de Lhassa à Katmandou par laroute de l’Amitié(Cliquez ici), un fabuleux périple de 7 jours
Histoire
Les premières sources historiques relatives au Tibe t remontent au VII e siècle, quand les armées tibéta ines entamèrent la conquête d’un vaste empire. Sous le roi Songtsen Gampo (VIIe siècle), les Tibétains occupèrent le Népal et exig èrent un tribut de certaines régions de l’actuel Yúnnán. Peu après, les armées t ibétaines se dirigèrent vers le nord et prirent le contrôle de la route de la Soie et de la cité de Kachgar, allant jusqu’à mettre à sac la ville impériale de Cháng’ān (actuelle Xī’ān). En 842, l’assassinat du roi anti-bouddhiste Langdarma mit un coup d’arrêt à l’expansion tibétaine et fut suivi de l’éclatement du pays en principautés indépendantes. Avec l’influence cro issante du bouddhisme, les armées tibétaines ne dev aient plus jamais quitter leur haut plateau. Dès le VII e siècle, le bouddhisme s’était répandu d ans le Tibet, sous une forme unique résultant de l’adoption de nombreux rites de la religion animiste ancestrale, le Bön. Ces rites, conjugués aux pratiques ésotériques du bouddhisme tantrique, donnèrent naissance au bouddhisme tibétain. La tradition des drapeaux d e prière, des pèlerinages et des paysages sacrés, o mniprésents au Tibet, puise ses racines dans le Bön. En 1641, l’école Gelugpa (Bonnets jaunes) mit à pro fit son alliance avec les troupes mongoles pour écraser les partisans Sakyapa, groupe rival. C’est pendant ces luttes partisanes q ue le grand prêtre des Bonnets jaunes adopta le tit re de dalaï-lama (“océan de sagesse”), nom donné par les Mongols. Dès lors, religion et politique furent intimement liées au Tibet. À la chute de la dynastie Qing, en 1911, le Tibet c onnut une période d’indépendancede factodura jusqu’en 1950, quand la qui Chine communiste envahit la province. Se posant en “libérateur”, la République populaire dirigée par M ao prétendait arracher au servage plus d’un million de Tibétains pour les ram ener au sein de la mère patrie. En 1959, la mise en place d’une réforme agraire imp osée par les Chinois aboutit à un soulèvement génér al qui fut violemment écrasé par l’Armée populaire de libération (APL). L e dalaï-lama, alerté par les rumeurs d’enlèvement, se réfugia à Dharamsala (Inde) avec son gouvernement, suivi par plus de 80 000 Tibétains. Depuis, le dalaï-lama, qui a qualifié la politique de migration chinoise de “génocide culturel”, s’est résigné à réclamer l’autonomie plutôt que l’indépendance, concession qui n’a guère porté ses fruits. Les Chinois de leur côté, prépar ent la succession du dalaï-lama en prenant des mesures pour contrôler celui qu’ils présenteront comme sa réincarnation.
SÉISME
En avril 2015, un important séisme a détruit une bo nne partie de Katmandou, au Népal, et meurtri la ré gion environnante, ainsi que les contrées tibétaines proches de la frontière népalaise (route de l’Amitié, camp de base de l’Ev erest, districts de Nyalam et de Kyirong). Contrairement au Népal où la situation a été immédiatement connue via les médias internat ionaux, les autorités chinoises ont peu communiqué sur les destructions a u Tibet et la situation des populations dans ces ré gions. Renseignez-vous sur place.
En 1989, le dalaï-lama s’est vu décerner le prix No bel de la paix qui visait à récompenser sa volonté de trouver une solution non violente à la question tibétaine. Mais si l’Occiden t continue de témoigner sa sympathie envers la caus e tibétaine, rares sont les nations désireuses de soulever la question du Tibet et de remettre ainsi en cause des accords commerciaux avec la superpuissance économique qu’est devenue la Chine Les Chinois, eux, ne comprennent pas ce qu’ils perç oivent comme de l’ingratitude de la part des Tibéta ins. Ils prétendent que le Tibet d’avant 1950 était caractérisée par la misère et l’exploitation. La Chine, selon eux, y a constr uit routes, écoles, hôpitaux, aéroports, usines, et a élevé le niveau de vie. De nombreux Tibétains ne peuvent pardonner la destr uction, dans les années 1950 et 1960, de centaines de monastères et de sanctuaires, les restrictions imposées à la pratiqu e religieuse, l’omniprésence de l’armée, l’exploita tion économique et le statut de citoyens de seconde zone dans lequel ils sont confi nés sur leur propre territoire. Ce mécontentement a éclaté au grand jour au printemps 2008, lorsque Lhassa a été le théâtre d’é meutes généralisées et que la vague de protestation a gagné d’autres régions tibétaines des provinces du Gānsù, du Sìchuān et du Qīnghǎi. Comme on pouvait s’y attendre, la Chine a réagi par des arrestations, des emprisonnements et une présence policière accru e dans nombre de monastères. En protestation, de no mbreux moines se sont immolés. Lors de notre passage, des forces de polic e anti-émeute armées d’extincteurs patrouillaient d ans une grande partie de la vieille ville de Lhassa. Plus que jamais, les Chinois misent sur des politiq ues d’immigration et de modernisation pour contrer les aspirations religieuses et politiques des Tibétains. Si cette politique d’assimilation a globalement réussi dans les autres provinces éloignées du pouvoir central, rien ne dit que les Tibétains l’accepteront.
Climat
Le Tibet est majoritairement constitué d’un plateau dépassant les 4 000 m d’altitude, entouré de chaîn es de montagnes. L’été (juin-septembre), les journées sont chaudes, ensoleillées et généralement sèches. La température baisse rapidement dès la tombée de la nuit. Au-dessus de 4 000 m, il fait toujours frais et souvent froid la nuit. Les montagnes de l’Himalaya font barrière aux précipitations et la neige est rare. Le soleil frappe fort à ces altitudes ; crème solaire et baume pour les lèvres sont indispensables.
RESTRICTIONS DE CIRCULATION AU TIBET
La région autonome du Tibet (RAT) fait officielleme nt partie de la Chine, mais elle s’en distingue sur bien des points. Les restrictions de circulation y sont beaucoup plus im portantes que dans le reste du pays : les touristes ne sont actuellement autorisés à visiter la RAT que dans le cadre d’un circuit organisé. Présentées par les autorités chinoises comme des me sures pour la protection des touristes, ces restric tions ont surtout pour objet les intérêts économiques et tentent de réfrén er la tendance des étrangers à sympathiser avec la cause tibétaine et d’éviter qu’ils ne soient témoins des tensions politiques. S i vous voulez explorer des terres tibétaines en circulant de façon indépendante, à pied ou par les transports en commun, mieux vaut actuellement vous rendre dans les régions tibétaine s du Sìchuān ou du Qīnghǎi. Les réglementations changent en permanence au Tibet et les infrastructures touristiques évoluent très rapidement. Vérifiez les conditions en cours auprès d’agences de voyages et sur le site deLonely Planet (www.lonelyplanet.fr). La fermeture du Tibet aux étrangers peut survenir à tout moment, comme ce fut le cas pendant plusieurs mois en 2012. Le Tibe t occidental est resté fermé la majeure partie de l’année 2014. Voici les réglementations actuelles :
¨u Bureau du tourisme du Tibet (BTT) pour entrer au Tibet et un permis deLes voyageurs étrangers doivent obtenir un permis d circuler pour les étrangers, ainsi que d’autres aut orisations, pour circuler en dehors de Lhassa (il e st interdit aux étrangers d’emprunter les transports en commun en dehors de la capitale régionale). ¨ès d’une agence, avant même de pénétrer au Tibet, u n itinéraire, un guidePour obtenir ces permis, il faut avoir réservé aupr pour toute la durée du séjour et les moyens de transport en dehors de Lhassa. ¨Pour monter dans un avion ou un train pour Lhassa, il faut montrer son permis du BTT. Pour l’avion, il vous faut l’original (que l’agence vous enverra par courrier à une adresse en Chine, telle qu’une auberge de jeunesse). Pour le train, une photocopie du permis suffit. ¨urant votre séjour à Lhassa, mais vous devrez être accompagné d’un guideVous n’êtes pas obligé de réserver vos transports d pour visiter les principaux monastères. ¨ule (normalement un 4x4).Pour circuler en dehors de Lhassa, il faut obligato irement organiser à l’avance la location d’un véhic Vous ne pourrez pas circuler librement en dehors de Lhassa ni emprunter les transports publics. ¨La plupart des agences demandent quelque 200 ¥ pour un permis, 250 ¥ par jour pour un guide et 100-150 $US par jour (et non par personne) pour la location d’un 4X4. Nombre d’agences vous laissent libre de réserver votre hébergement. ¨ours avant le départ, ce qui crée une précipitation de dernière minute.Les agences ne peuvent demander les permis que 15 j Nous vous conseillons de prendre une assurance voya ge et, si possible, un billet d’avion ou de train r emboursable en cas d’annulation de dernière minute. ¨Se rendre au Tibet depuis le Népal implique des com plications spécifiques : les étrangers ne peuvent v oyager qu’avec un visa de groupe (sur une feuille séparée), dont la validi té est limitée à 2 ou 3 semaines et qu’il est quasi impossible de proroger. Si vous avez déjà un visa chinois dans votre passeport, celui-ci sera annulé. Les visas de groupe à Katmandou coûtent 58 $US et demandent 10 jours, ou 118 $US en service express.
Les agences ci-après organisent des circuits au Tibet et s’occupent des permis ; elles ont l’habitude des voyageurs individuels.
Lhassa
Explore Tibet (%0891-632 9441, portable 158 8909 0408 ;www.tibetexploretour.com ; 4-5 House, Namsel no 3, Doudi Rd). Contactez Jamphel. Namchen Tours(%634 5009 ;www.tibetnamchen.com). À la Barkhor Namchen Guest House. Contactez Dhoko. Road to Tibet(%133 0898 1522 ;www.roadtotibet.com). Contactez Woeser Phel. Shigatse Travels (carteCliquez ici ;%633 0489 ;www.shigatsetravels.comYak Hotel, 100 Beijing Donglu). Circuits haut de ; gamme proposés par une grande agence employant des gestionnaires de voyage européens. Spinn Café(carteCliquez ici;%136 5952 3997 ;www.cafespinn.com; 135 Beijing Donglu). Contactez Kong ou Pazu. Tibet Highland Tours(carteCliquez ici;%139 0898 5060, 634 8144 ;www.tibethighlandtours.com; Zangyiyuan Lu). Contactez Tenzin ou Dechen. Tibetan Guide(%635 1657, portable 136 2898 0074 ;www.tibetanguide.com). Contactez Mima Dhondup.
Autres villes en Chine
Leo Hostel (%10-8660 8923 ;www.leohostel.com ; jeunesse réputée52 Dazhalan Xijie, Qiánmēn, Běijīng). Auberge de réservant des circuits auprès d’une agence au Tibet. Mix Hostel (%028-8322 2271 ;www.mixhostel.com23 Renjiawan, Xinghui Xilu, Chéngdū). Populaire auberge de jeunesse ; pour voyageurs sac au dos. Snow Lion Tours (%971-816 3350, 134 3932 9243 ;www.snowliontours.combureau 1212, Chenglin Mansion, 7 Dongdajie ; Lu, Xīníng). Contactez Wangden Tsering. Tibetan Connections (Carte ;%135 1973 7734 ;www.tibetanconnections.com ; 16e niveau, bât n° 5, International Village Apartments, 2-32 Jiancai Xiang, Xīníng). Cette symp athique agence de voyages se concentre sur les coin s les plus reculés de l’Amdo et du Kham, mais organise aussi des circuits au Tibet. Les prix sont un peu plus élevés que dans les agences de voyages locales, mais le personnel, avenant, parle anglais. Travel Wild Tibet(%0971-6313 188, portable 139 9712 4471 ;www.travelwildtibet.com; Qinghai International Business Centre, 12e niveau, 37 Kunlun Zhonglu, Xīníng). Demandez Tashi Phuntsok.
Langues
En milieu urbain, la plupart des Tibétains parlent le mandarin, en plus de leur langue maternelle. Dan s les campagnes et villages, quelques rudiments de mandarin permettent de se fai re comprendre dans la plupart des restaurants et de s hôtels, généralement tenus par des Chinois han ou hui. Ceci dit, les Tib étains sont ravis quand des étrangers peuvent expri mer quelques mots dans leur langue, ne serait-ce que pour les saluer (voirCliquez ici).
8Depuis/vers le Tibet
ROUTE DU NÉPAL
Long de 865 km, l’itinéraire qui relie Lhassa à Kat mandou est surnommé la route de l’Amitié. À la réda ction de ce guide, seuls les véhicules de location permettaient aux étrangers de la parcourir. La région himalayenne proche de Katmandou et de l’E verest, la ville-frontière de Kodari, ainsi que les contrées tibétaines limitrophes de la frontière népalaise (camp de base de l’Everest, districts de Nyalam et de Kyirong), ont été très détruites par un séisme en avril 2015. Mieux vaut vérifier avant votre départ les informations données ici (elles ont été recueillies avant le tremblement de terre). En venant du Népal, les étrangers doivent organiser le transport et les permis avec des agences de voy ages de Katmandou. La majorité des remarques que nous recevons sur des problèmes lors d’un voyage au Tibet concerne l’organisation avec les agences de Katmandou. Si vous ne souhaitez pas organiser vous-même votre périple, la formule la plus courante con siste en un circuit de 7 jours par voie terrestre jusqu’à Lhassa, avec retour en avion à Katmandou (420-620 $US, 3/semaine). En venant du Népal, ne sous-estimez pas les risques liés au changement rapide d’altitude : le mal des montagnes est fréquent. Il est en particulier déconseillé de se rendre au camp de base de l’Everest quelques jours seulement aprè s avoir quitté Katmandou. En direction du Népal, vous pourrez organiser le trajet en 4x4 dans le cadre de votre circuit au Tibet. Voici quelques adresses à Katmandou : Adventure Greenhill(%01-4700803 ;www.advgreenhill.com; Thamel). Circuits par voie terrestre vers le Tibet. Eco Trek(%01-4423207 ;www.ecotrek.com.np; Thamel). Circuits de 7 jours par voie terrestre. Formules au mont Kailash, avec des groupes de pèlerins indiens. Royal Mount Trekking(%01-4241452 ;www.royaltibet.com; Durbar Marg) Tashi Delek Nepal Treks & Expeditions(%01-4410746 ;www.tibettour.travel; Thamel)
ROUTE DU QĪNGHǍI
Depuis que Lhassa et le Qīnghǎud. Ili sont reliés par le train, rien ne justifie le long et éprouvant trajet en bus-couchettes depuis Golm est beaucoup plus difficile d’obtenir un billet de trainpourque Lhassa depuisil peut être donc intéressant de se rendre à Lhassa, Lhassa en avion et d’en repartir en train.
AUTRES ROUTES
Les routes entre Lhassa et les provinces du Sìchuān , du Yúnnán et du Xīnjiāng figurent parmi les plus sauvages, les plus élevées en altitude et les plus dangereuses du monde. Hélas, d epuis ces dernières années, il est impossible d’obtenir un permis pour suivre les routes qui traversent l’est du Tibet entre le Sìchu ān et Yúnnán. Si les autorités autorisent à nouveau l’accès des étrangers, ces derniers devront passer par un circuit organisé pour obtenir les permis.
8Comment circuler
Pour les étrangers, la location de 4x4 reste le moyen de transport le plus courant. En dehors de Lhassa, les bus publics et la vente de billets sont interdits aux étrangers. Quant au vélo, rien ne l’interdit, mais l’option es t onéreuse car il vous faut obligatoirement un guid e plus un autre moyen de transport (même si vous ne l’utilisez pas !). Pour les cyclistes expérimentés, le parcours Lhassa-Katm andou vaut le voyage.
LHASSA
%st le centre politique et spirituel du monde tibéta 089 / 400 000 HABITANTS / ALTITUDE 3 650 M Lhassa e in. Malgré la modernisation à outrance menée par les Chinois, le patrimoine sacré tibétain est bien visible : palais du Potala (ancien siège des dalaï-lamas), temple du Jokhang (le plus ancien et le plus sacré du Tibet), grandes cités monastiques de Sera, de Drepung et de Ganden et innombrables sanctuaires, ermitages, grottes ou sentiers de pèlerinage…
LE MAL DES MONTAGNES
Le mal des montagnes peut mettre la vie en danger et ne doit pas être pris à la légère quand on voyage au Tibet. Il n’est pas rare d’apprendre que des voyageurs ont dû faire demi-tou r. Même si certains médicaments peuvent vous aider à calmer les symptômes mineurs, mieux vaut ne pas perturber votre métabolisme et monter progressivement en altitude. La plupart des personnes qui arrivent à Lhassa (3 6 00 m) par les airs ne souffrent que de troubles min eurs (maux de tête, difficultés respiratoires) – pour autant qu’ils profitent tranquillement de leur séjour à cette altitude durant les deux ou trois premiers jours suivant leur arrivée. L’idéal est de monter p rogressivement, de moins de 400 m par jour. Il est conseillé de passer une semaine à Lhassa et dans ses environs avant de grim per vers des altitudes plus élevées telles que le N am-tso ou le Tibet occidental. Pas question de monter directement de K atmandou (1 300 m) vers le camp de base de l’Everes t (5 150 m) : il faut s’arrêter au moins deux ou trois nuits en route, à Nyalam (3 750 m) et Tingri (4 250 m) par exemple.
Lhassa 1Les incontournables 1Sculptures rupestres du Chagpo Ri 2Palais du Potala 1À voir 3Norbulingka 4Billetterie du Norbulingka 5Musée du Tibet 8Renseignements 6Consulat général du Népal 7Wind Horse Adventure 8Transports 8Billetterie ferroviaire 9Gare routière de l’Ouest
B2 C2
A2 A2 A2
A2 C1
B2 A2
Les bons hôtels pour voyageurs à petit budget et de catégorie moyenne ne manquent pas, tout comme les excellents restaurants à bas prix. Lhassa est aussi actuellement le seul end roit du Tibet que l’on puisse explorer assez librem ent, sans guide et sans avoir à réserver un moyen de transport. Lhassa compte en réalité deux secteurs bien distinc ts. À l’ouest : la ville chinoise qui se développe. À l’est : la vieille ville tibétaine, beaucoup plus petite, mais bien plus intéressante, centrée autour du Barkhor. La présence des patrouil les militaires, des brigades anti-émeutes et des policiers en civil dans le quartier du Barkhor donnent à la vieille ville une ambiance d’occupation.
1À voir et à faire
Outre les principaux sites et activités indiqués ci-après, n’hésitez pas à explorer les ruelles de la vieille ville qui cachent de nombreux sanctuaires, des boutiques d’artisanat et un intéressant quartier musulman.
oBarkhor
Plan offlineGoogleMaps
CHEMIN DE PÈLERINAGE
( ; ; Bākuò ; carteCliquez icie vague de spiritualité qui se forme sur le). Difficile de rester insensible à l’extraordinair Barkhor, lekora(chemin de pèlerinage) qui fait le tour du temple du Jokhang et que les pèlerins parcourent dans le sens des aiguilles d’une montre. Il suffit de s’approcher de cette fou le de fidèles en circumambulation pour se sentir co mme attiré par une force de gravité mystique. C’est l’endroit idéal pour débuter l’exploration de Lhassa, et le dernier endroit que vous verrez en quittant la ville.
oTemple du Jokhang
Plan offlineGoogleMaps
TEMPLE BOUDDHIQUE
( ; Dàzhāo Sì ; carteCliquez ici; 85 ¥ ;h8h30-18h, la plupart des chapelles ferment après 12 h). Reconnaissable à son toit doré, ce temple est le centre spirituel du Tib et. Construit il y a treize siècles, il attire les pèlerins qui se prosternent devant le bâtiment, témoignant de son attrait intemporel. Le bouddha doré qui en est le centre est le plus révéré du Tibet. À l’origine, le Jokhang fut édifié pour abriter une image du Bouddha rapportée au Tibet par l’épouse n épalaise du roi Songtsen Gampo. Mais la seconde épouse du roi, la princesse chinoise Wencheng, lui substitua une statue du Boud dha Sakyamuni (Jowa Sakyamuni). C’est à cette dernière que le Jokhang d oit son nom et sa puissance spirituelle : de fait, Jokhang signifie “chapelle du Jowo”.
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