Chine - Xinjiang

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Publié le : jeudi 29 octobre 2015
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EAN13 : 9782816155211
Nombre de pages : 180
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Sommaire
XĪNJING Centre du Xīnjiāng Ürümqi (Wūlǔmùqí) Tiān Chí Turpan Hāmì (Kumul) Kuqa Sud-Ouest du Xīnjiāng – Kachgarie Kachgar Route du Karakoram Route de la soie méridionale Yengisar Yarkand Karghilik Hotan Cherchen Charklik Nord du Xīnjiāng Bù’ěrjīn Réserve du lac Kanas Yīníng Lac Sayram Carnet pratique Transports La Chine en train Santé Langues Index Légende des cartes
Sur la route
Xīnjiāng
21,8 MILLIONS D’HABITANTS
Dans ce chapitre¨ Ürümqi Turpan Kuqa Kachgar Route du Karakoram Yarkand Hotan Cherchen
Les bazars inoubliables
¨Marché du dimanche, Hotan (Cliquez ici) ¨Marché aux bestiaux, Kachgar (Cliquez ici) ¨Bazar du dimanche, Kuqa (Cliquez ici) ¨Marché du dimanche, Yarkand (Cliquez ici)
Les sites hors des sentiers battus
¨Arche de Shipton (Cliquez ici) ¨Randonnée équestre à Hémù, dans la réserve naturelle du lac Kanas (Cliquez ici) ¨Randonnée autour du Muztagh Ata (Cliquez ici) ¨Grottes de Bezeklik (Cliquez ici)
Pourquoi y aller
La culture de l’Asie centrale est très présente dans la patrie des Ouïgours, située aux confins nord-ouest de la Chine. Elle reste perceptible aussi bien au travers des traditions culinaires que de l’attachement à l’islam de la population autochtone. Avant son islamisation, le Xīnjiāng fut, un millénaire durant, un bastion du bouddhisme, qui pénétra dans l’Empire du Milieu par la route de la Soie. De cette époque subsistent de remarquables peintures et sculptures rupestres, des cités antiques et des monastères. Ces vestiges du passé s’inscrivent dans des paysages éblouissants, du désert brûlant du Taklamakan aux sommets vertigineux du Tiān Shān (“montagnes du Paradis”), qui ajoutent encore à la magie de la région. Au Turkestan chinois, le voyageur aura le sentiment de marcher sur les traces de Marco Polo.
Quand partir
MarsLa fête du Nauryz (équinoxe de printemps) se tient dans les villages kazakhs et kirghiz. AoûtLa fête des Vendanges bat son plein à Turpan. Septembre Le lac Kanas et Hémù se parent de leurs couleurs d’automne.
Histoire
Dès la fin du II e siècle av. J.-C., les Han avaient repoussé leurs frontières à l’ouest, jusque dans l’actuel Xīnjiāng. Des garnisons protégeaient les nouvelles routes marchandes et la soie de l’Empire était échangée contre les solides chevaux du Ferghana. L’autorité impériale connut des hauts et des bas au fil des siècles, s’effondrant avec les Han puis se relevant au VIIe siècle sous les Tang, même si sa domination ne fut jamais totale. À partir du VIIIe siècle, un royaume ouïgour basé à Khocho se développa et on assista à la sédentarisation des nomades d’Asie centrale en fermiers, qui abandonnèrent également le manichéisme au profit du bouddhisme. L’islam s’implanta progressivement au Xīnjiāng sous le règne des Qarakhanides (X e-XIIe siècles). En 1219, Yīlí (Ili), Hotan et Kachgar tombèrent aux mains des Mongols. Leurs successeurs contrôlèrent toute l’Asie centrale jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, époque à laquelle l’armée mandchoue envahit Kachgar.
À ne pas manquer
1L’itinéraire de Marco Polo et laroute de la Soie méridionale(Cliquez ici) 2Une nuit sous une yourte avec pour cadre les paysages fabuleux de laroute du Karakoram(Cliquez ici) 3Les vestiges deJiāohé(Cliquez ici), près de l’oasis de Turpan 4Le marché aux bestiaux deKachgar(Cliquez ici) 5L’histoire du bouddhisme et de la soie d’Asie centrale àHotan(Cliquez ici) 6Une halte àKuqa (Cliquez ici), sur la route de la Soie septentrionale, pour son bazar authentique et ses vestiges bouddhiques
DÉSAGRÉMENTS ET DANGERS
À l’heure où nous écrivons, les troubles et les actes de terrorisme qu’a connus le Xīnjiāng en 2014 n’ont pas entraîné de répression massive comme celle dont le Tibet fut victime après les émeutes de 2008. Pour autant, vous devrez veiller à votre sécurité dans les gares, les espaces publics fréquentés et les administrations (surtout les postes de police). Comme à l’été 2014, il vous faudra présenter votre passeport pour acheter des billets de bus longue distance. Sachez aussi que briquets, bouteilles d’eau et yaourts ne peuvent être transportés à bord de certains bus citadins. Une pression s’exerce même pour interdire les
transports publics aux hommes portant la barbe, caractéristique de nombreux Ouïgours. Notez que les autorités chinoises ont réduit le parc des hôtels autorisés aux étrangers et souvent supprimé leur connexion Internet. À notre connaissance, aucune nouvelle région n’a été bouclée. En revanche, les marchés fréquentés de grandes villes comme Ürümqi resteront fermés au moins pendant toute la campagne antiterroriste, censée prendre fin à l’été 2015.
En 1865, un officier de Kokand appelé Yaqub Beg s’empara de la Kachgarie, la proclama brièvement Turkestan indépendant et noua des relations diplomatiques avec la Grande-Bretagne et la Russie. L’armée mandchoue finit par revenir et, deux décennies plus tard, la Kachgarie fut officiellement intégrée à la nouvelle province chinoise du Xīnjiāng (Nouvelle Frontière). Après la chute de la dynastie Qing en 1911, le Xīnjiāng fut dirigé par une succession de seigneurs de guerres musulmans et chinois, instables et violents, sur lesquels le Guomindang (Parti nationaliste) avait très peu d’emprise. Dans les années 1930 et 1940, une tentative pour créer un État indépendant du Turkestan oriental eut lieu à Kachgar et Ili, mais elle fut de courte durée. Depuis 1949, le gouvernement chinois s’est employé à réfréner les velléités séparatistes, à diluer la culture locale, et à favoriser l’installation de colons han dans la région. Sur le plan économique, les ressources pétrolifères du Grand Ouest ont dopé l’économie locale. Mais cela a mené à l’arrivée d’un nombre croissant de Han, ce qui a exacerbé les tensions ethniques. Les statistiques sont édifiantes : les Ouïgours, qui formaient jadis 90 % de la population du Xīnjiāng, en constituent aujourd’hui moins de 50 %. En 2008, la province a connu une vague de manifestations et d’attentats à la bombe, et en 2009, des violences intercommunautaires éclatèrent entre civils han et ouïgours à Ürümqi. En mars 2014, des hommes accusés d’être des séparatistes ouïgours ont tué à l’arme blanche 29 personnes et en ont blessé 143 autres dans une gare de Kūnmíng, au Yúnnán. Le mois suivant, deux agresseurs ont joué du couteau dans la gare d’Ürümqi avant d’actionner leur ceinture d’explosifs. Quelques semaines plus tard, un attentat-suicide à la voiture piégée et une attaque à la bombe sur un marché d’Ürümqi ont fait 31 morts et 90 blessés. Les autorités chinoises ont pris des mesures de répression drastiques dans le cadre d’une campagne antiterroriste qui devrait se poursuivre au moins jusqu’à l’été 2015. La sécurité des aéroports, du réseau ferré et du métro a été renforcée dans tout le pays. Les médias du monde entier ont relayé les procès publics de masse de l’été 2014, dont l’un s’est tenu dans un stade de Yīníng devant 7 000 spectateurs. Des centaines de Ouïgours ont été condamnés à de lourdes peines de prison et des dizaines d’autres exécutés. En juillet 2014, une nouvelle attaque s’est déroulée à Yarkand, au sud-est de Kachgar mais le gouvernement chinois a attendu une semaine avant d’annoncer la mort de 96 personnes lors d’une attaque au couteau dans un commissariat de police de la ville. D’après des groupes d’exilés ouïgours, les forces de l’ordre auraient commencé par s’en prendre à des manifestants qui protestaient contre les restrictions appliqués au ramadan. Il y aurait eu en réalité des milliers de victimes. Quoi qu’il en soit, tant que la marginalisation économique, les discriminations ethniques, la politique de “génocide culturel” et l’oppression pure et simple perdureront, le ressentiment des Ouïgours n’est pas prêt de s’éteindre.
QUELLE HEURE EST-IL ?
Pour fixer un rendez-vous au Xīnjiāng, il ne faut pas simplement indiquer une heure, mais préciser de laquelle on parle. Si l’heure de Běijīng (Běijīng shíjiān) s’applique officiellement à tout le pays, le Xīnjiāng, qui correspond à un autre fuseau horaire, adopte un système duel : alors que les Chinois emploient généralement l’heure officielle, les minorités ethniques utilisent celle du Xīnjiāng (Xīnjiāng shíjiān), qui retarde de 2 heures. Quand il est 9h à Běijīng, il est 7h au Xīnjiāng. La plupart des services gouvernementaux comme les banques, les bureaux de poste, les gares routières et les compagnies aériennes fonctionnent à l’heure de Běijīng. Ainsi ouvrent-ils généralement de 10h à 13h30 et de 16h à 20h pour compenser le décalage horaire. Sauf mention contraire, l’heure utilisée dans ce guide est celle de Běijīng.
Climat
Le Xīnjiāng connaît un climat extrême. Turpan est l’endroit le plus chaud du pays – jusqu’à 47°C en été (juin-août) – , les bassins du Tarim et du Jungar étant tout aussi torrides. Au printemps (avril-mai), de fréquentes tempêtes de sable compliquent les déplacements, et des nuages de poussière obscurcissent le paysage. En hiver (novembre-mars), les températures descendent sous zéro partout dans la province, mais les fêtes de mars sont propices au tourisme. Fin mai à juin et septembre-octobre sont les périodes les plus plaisantes.
Langues
Le ouïgour,lingua francaXīnjiāng, fait partie de la famille des langues turques et ressemble aux autres du idiomes d’Asie centrale, comme l’ouzbek, le kazakh et le kirghiz. Les Han installés au Xīnjiāng ne parlent pas le ouïgour, et de nombreux Ouïgours ne parlent pas, ou refusent de parler, le mandarin. L’enseignement du mandarin (la seule langue utilisée dans les universités) est maintenant obligatoire dans les écoles ouïgoures. En théorie, il s’agit d’offrir plus de possibilités aux Ouïgours. La résistance à la sinisation, et à ses conséquences sur la culture et les traditions ouïgoures, demeure constante. Il faut noter que la même politique est appliquée par le gouvernement central chinois au Tibet, avec les mêmes retombées.
8Depuis/vers le Xīnjiāng
Des vols relient le Xīnjiāng à la plupart des villes chinoises, à l’Asie centrale et à quelques capitales plus lointaines, dont Moscou et Téhéran. Des postes-frontières permettent de rejoindre par voie terrestre le Pakistan (col de Khunjerab), le Kirghizistan (cols d’Irkeshtam et de Torugart) et le Kazakhstan (Korgas, Ālāshānkǒu, Tǎchéng et Jímǔnǎi). Le col de Kulma vers le Tadjikistan pourrait être ouvert aux étrangers dans les prochaines années. À l’exception d’Ālāshānkǒu, seule liaison ferroviaire entre la Chine et l’Asie centrale, ces frontières se franchissent en bus. Pour retourner en Chine continentale, le trajet le plus évident consiste à prendre le train, en suivant la route de la Soie via le Gānsù. Des itinéraires plus accidentés, à travers les montagnes, mènent de Charklik au Qīnghǎi, et de Karghilik à Ali (Tibet).
8Comment circuler
La ligne ferroviaire en provenance du Gānsù bifurque près de Turpan. Une branche se dirige à l’ouest et traverse Ürümqi et Yīníng avant d’atteindre le Kazakhstan, et l’autre relie Kachgar et Hotan au sud-ouest. Une ligne à grande vitesse entre Lánzhōu (Gānsù) et Ürümqi, via d’autres villes, a été mise en service. Le Xīnjiāng est vaste et les distances sont longues ; beaucoup de bus sont pourvus de couchettes. Des films de kung-fu sont souvent projetés à bord, avec le son à plein volume. Les taxis collectifs circulent sur la plupart des itinéraires de bus ; les trajets prennent deux fois moins de temps et coûtent deux fois plus cher. Le véhicule part seulement quand il est plein. L’avion représente un gain de temps important pour se déplacer. Des promotions sur les billets sont parfois appliquées, atteignant parfois 60 % selon les périodes. Les vols sont parfois annulés par manque de passagers ou en raison des conditions météo.
CENTRE DU XĪNJIĀNG
Jadis, les caravaniers qui empruntaient la route de la Soie septentrionale pour se rendre à Kachgar traversaient le centre de l’actuel Xīnjiāng, délimité par des déserts et des massifs montagneux. Si Ürümqi constitue aujourd’hui la principale ville de la région, les cités anciennes autour de Turpan, les Tiān Shān et les grottes bouddhiques de Kuqa en sont les fleurons.
Ürümqi (Wūlǔmùqí)
%0991 / 3,1MILLION D’HABITANTS Ürümqi compte plus de 3 millions d’habitants en zone urbaine et son agglomération s’étire sur 20 km de plaine fertile, à l’ombre du massif montagneux des Tiān Shān. Les hauts immeubles résidentiels et les gratte-ciel dessinent une ligne d’horizon moderne, propre à estomper l’image de chameaux en liberté et de vénérables caravansérails que l’on s’en figure d’emblée. Ce carrefour commercial est devenu l’un des grands pôles cosmopolites d’Asie centrale, surtout depuis la création de la ligne ferroviaire à grande vitesse qui le relie rapidement avec Běijīng ou Bakou en Azer-baïdjan. Avec ses enseignes en cyrillique et ses effluves de viande grillée, la ville a des airs d’Asie centrale, mais sa population se compose à plus de 75 % de Chinois han. Si Ürümqi n’est pas une cité historique, elle n’en possède pas moins un excellent musée provincial et des quartiers ouïgours intéressants. Si vous êtes en attente d’un visa pour le Kazakhstan ou le Kirghizistan, prévoyez une excursion à Turpan ou Hami.
1À voir et à faire
oMusée de la Région autonome du Xīnjiāng
CULTURE OUÏGOURE Plan offlineGoogleMaps ( ; Xīnjiāng Zìzhìqū Bówùguǎn ; 132 Xibei Lu ;h10h-18h mar-dim).FCe vaste musée provincial est incontournable pour les passionnés de la route de la Soie. La pièce maîtresse est la célèbre “Beauté de Loulan”, une momie d’origine indo-européenne vieille de 3 800 ans. Découverte avec d’autres pièces dans le désert, elle est devenue le symbole de l’indépendance ouïgoure dans les années 1990. Le musée conserve aussi d’étonnantes soies et sculptures d’Astana (Kazakhstan). C’est une porte d’entrée intéressante sur la question des minorités de la région. Au rond-point de Hóngshān, prenez le bus n° 7 ou n° 912 et descendez au quatrième arrêt ; demandez le musée(bówùguǎn).
Marché Èrdàoqiáo
Plan offlineGoogleMaps
BAZAR
( ; Èrdàoqiáo Shìchǎng ; Jiefang Nanlu). Le marché Èrdàoqiáo et, à côté, le Bazar international (Guójì Dàbāzhá), ont été “rénovés” récemment. Désormais, ils s’adressent davantage à une clientèle de touristes chinois en circuit organisé qu’aux marchands ouïgours. Une copie du minaret Kalon (Boukhara, Ouzbékistan) se dresse dans le bazar (contrairement à l’original du XIIe siècle, il est équipé d’un ascenseur). Jalonnées d’étals ouïgours et de stands d’en-cas, les rues voisines méritent une balade.
Parc Hóngshān
Plan offlineGoogleMaps
ESPACE VERT
( ; Hóngshān Gōngyuán ; 10 ¥ ;haube-crépuscule). Ce parc, orienté sur les loisirs, offre de belles vues sur la ville, surtout depuis la pagode du XVIIIe siècle, au sommet de la colline. L’entrée principale, au sud, se situe au nord du rond-point de Xīdàqiáo.
Parc du Peuple
ESPACE VERT Plan offlineGoogleMaps ( ; Rénmín Gōngyuán ; 5 ¥ ;h7h30-crépuscule). Une oasis de végétation. Entrées au nord et au sud du parc.
4Où se loger
Màitián International Youth Hostel
AUBERGE DE JEUNESSE $ Plan offlineGoogleMaps ( ; Màitián Guójì Qīngnián Lǚshě ;%459 1488 ;www.xjmaitian.net726 Youhao Nanlu ; ;  ; dort 45-55 ¥, ch 160 ¥ ;iW). Forte d’un emplacement central, du côté est de la galerie marchande Parkson, cette auberge de jeunesse loue des chambres doubles et des dortoirs sobres, parfois avec sdb privative. Agréable espace salon/bar. Les sdb communes sont peu reluisantes, mais le ménage est fait régulièrement dans les chambres. En été, il faut réserver bien à l’avance. Les chambres privées bénéficient de réductions de novembre à mi-avril.
White Birch International Youth Hostel
Plan offlineGoogleMaps
AUBERGE DE JEUNESSE $
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