Costa Rica 6 - Vallée centrale et hauts plateaux

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Publié le : jeudi 22 janvier 2015
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EAN13 : 9782816151213
Nombre de pages : 94
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Pourquoi y aller

C’est sur les versants couverts de caféiers de la Vallée centrale – en réalité, un plateau – que vous découvrirez l’âme du Costa Rica. Centre géographique du pays, la région en est aussi le foyer culturel et spirituel. C’est ici que les Espagnols s’installèrent à leur arrivée. Et ce sont ces plantations de café qui, bien plus tard, firent du pays une nation prospère. Sur les hauts plateaux, des villages continuent d’organiser des fêtes séculaires et l’on peut s’y régaler d’une authentique cuisine rurale : fromages artisanaux, gâteaux de maïs ou truites fraîchement pêchées.

Les routes de montagne sinueuses obligent le voyageur à ralentir le rythme. Dans les bourgades agricoles au charme d’antan, vous prendrez plaisir à vous mêler aux habitants, au gré des marchés de producteurs ou d’une procession religieuse, à des années-lumière des complexes touristiques des côtes. Vous pourrez aussi descendre des rapides de classe V ou VI, tenter d’apercevoir des quetzals resplendissants dans des forêts nimbées de brume et découvrir des volcans en activité. Un environnement qui reflète la richesse naturelle dans laquelle le Costa Rica a forgé son caractère.

Quand partir

Du fait de leur altitude et de leur enclavement dans les terres, la Vallée centrale et les hauts plateaux ont un climat bien plus tempéré que celui des côtes.

Les températures avoisinent 25°C toute l’année, ce qui séduit nombre de Josefinos (habitants de San José) cherchant à fuir la chaleur le week-end.

Pendant la saison “verte”, de juin à décembre, des averses se produisent fréquemment dans l’après-midi, puis le soleil refait son apparition une heure plus tard. C’est également la haute saison pour le rafting, la meilleure période courant de juin à octobre.

Plan rapproché sur les pages suivantes


À ne pas manquer

La descente en rafting des rapides du Río Pacuare, près de Turrialba.

Les cratères impressionnants et les lacs des parcs nationaux du Volcán Irazú et du Volcán Poás.

Les pétroglyphes et le réseau d’aqueducs du Monumento Nacional Arqueológico Guayabo, le plus grand site archéologique du pays.

La nature sauvage et les plantations de café du Valle de Orosi.

Les routes de montagne qui serpentent jusqu’à Zarcero, centre de l’agriculture bio et site d’un chef-d’œuvre de l’art topiaire.

Le farniente dominical avec les familles ticas dans le parc d’Ujarrás, à l’ombre d’une église en ruine du XVIIe siècle.

Le plus grand char à bœufs du monde à Sarchí.

La randonnée et l’observation des oiseaux au bord d’une rivière à Bajos del Toro.

La détente sur la place d’Atenas en respirant l’air pur des montagnes.


Histoire

Il existe peu de documents historiques sur les ethnies qui peuplaient la Vallée centrale avant l’arrivée des Espagnols. On sait que les populations de la région – essentiellement les Huetar – pratiquaient une religion animiste, sculptaient la pierre, produisaient des poteries d’argile et parlaient un dialecte chibchan aujourd’hui éteint. Elles construisirent l’antique cité de Guayabo, le plus important site précolombien du pays.

La colonisation ne débuta qu’en 1563, quand Juan Vásquez de Coronado fonda la capitale coloniale de Cartago, la plus ancienne cité espagnole du pays. Au cours des deux siècles suivants surgirent les villes espagnoles de Heredia, San José et Orosi. Durant cette période, la région demeura une colonie isolée, peuplée de fermiers espagnols et d’Amérindiens qui conservaient leur autonomie et pratiquaient une agriculture itinérante.

Ce n’est qu’après l’indépendance, dans les années 1830, que la Vallée centrale commença à prospérer grâce à la culture du café. Le grano de oro (grain d’or) transforma le pays, lui procurant les revenus nécessaires aux infrastructures urbaines, comme l’électricité et le revêtement des rues, sans oublier les somptueuses demeures des planteurs. Le café a, depuis, été supplanté par l’ananas et la banane en qualité de premier produit d’exportation, mais son héritage subsiste dans la culture, l’architecture et les traditions de nombreuses villes des hauts plateaux.

ALAJUELA ET LE NORD DE LA VALLÉE

Volcans nimbés de brumes, plantations de café sur les vallons et les bourgs agricoles animés composent les alentours d’Alajuela, la capitale provinciale, située à 18 km au nord-ouest de San José et à 3 km de l’aéroport international Juan Santamaría. La proximité de l’aéroport fait de la région un point de transit très pratique à l’arrivée ou au départ du pays. De plus, si vous souhaitez éviter San José, vous disposerez ici d’un excellent choix de restaurants et de lieux d’hébergement typiques.

Alajuela

43 000 HABITANTS

La deuxième ville du pays est aussi le berceau d’un de ses héros les plus connus : Juan Santamaría, le jeune tambour tué lors de la bataille de Rivas en 1856, qui mit fin à la campagne de William Walker pour s’emparer du pays (voir l’encadré (Cliquez ici)). Aujourd’hui c’est un centre agricole animé, où les fermiers viennent vendre leurs produits.

Avec son architecture sans grand attrait, ses rues souvent encombrées et ses rares curiosités, Alajuela est loin d’être une destination touristique. Cela dit, cette cité typiquement costaricaine dévoile son charme lors de moments paisibles, comme lorsque les familles s’attablent pour déjeuner le dimanche ou quand les adolescents échangent en secret des baisers dans le parc. Elle constitue aussi une bonne base pour explorer la campagne au nord.

À voir et à faire

Parque CentralPARC

(Av. Central et Av. 1 entre C. Central et C. 2). Ce parc est idéal pour se détendre à l’ombre des manguiers ou observer le ballet des passants le soir.

Museo Juan SantamaríaMUSÉE

(2441-4775; Av. 1 entre C. Central et C. 2; 10h-17h mar-dim). Installé dans un édifice centenaire ayant servi de prison et d’arsenal, ce musée retrace l’histoire du Costa Rica du début de la colonisation espagnole jusqu’au XIXe siècle, mettant l’accent sur la vie de Juan Santamaría et les batailles cruciales de Santa Rosa, Sardinal et Rivas dans les années 1850. La collection comprend des vidéos, des cartes anciennes, des tableaux et des objets liés au conflit qui aboutit à l’indépendance du pays.

CathédraleÉGLISE

(C. Central entre Av. Central et Av. 1). À l’est du Parque Central, cette cathédrale du XIXe siècle a subi des dommages considérables lors du tremblement de terre de 1991. Sa coupole hémisphérique est composée de plaques de tôle ondulée rouge. Deux présidents reposent ici.

Parque Juan SantamaríaPLACE

(C. 2 entre Av. 2 et Av. 4). À deux pâtés de maisons au sud du Parque Central, cette place est ornée d’une statue du héros en action, flanquée de canons. En face, le Parque de los Niños est plus un vrai jardin, avec aire de jeu et bambins qui gazouillent.

Sources d’Ojo de AguaPARC AQUATIQUE

(2441-0655; www.incop.go.cr; San Antonio de Belén; 3 $US, gratuit - 6 ans; 7h30-16h30; ). À 6 km au sud d’Alajuela, ce parc aquatique est envahi par les familles du coin le week-end. La source, dont le débit atteint 20 000 litres par minute, alimente une petite cascade, ainsi que divers bassins (dont une piscine de taille olympique avec plongeoir) et un lac artificiel où on peut canoter. Des bus partent toutes les 30 minutes de la gare routière principale d’Alajuela, à l’extrémité sud-ouest de la ville. En voiture de San José, prenez la sortie San Antonio de Belén sur l’Interamericana (Panaméricaine).

Fêtes et festivals

Le 11 avril, l’anniversaire de la bataille de Rivas est célébré en grande pompe par diverses manifestations officielles, dont un défilé, et une profusion de pétards.

Où se loger

En raison de la proximité de l’aéroport international, la plupart des hôtels et des B&B assurent des transferts à faible coût, voire gratuits (quand c’est le cas nous l’indiquons). Si vous êtes motorisé, sachez que beaucoup d’établissements du centre ne disposent pas d’aires de stationnement, mais il existe de nombreux parkings surveillés en ville. Dans le centre-ville, vous échapperez difficilement au bruit de la rue.

Comme ailleurs, les chauffeurs de taxi tenteront de vous conduire là où ils touchent une commission. Ne croyez pas ce qu’ils vous racontent et si vous n’êtes pas sûr de l’hôtel que vous avez choisi, demandez à voir une chambre avant de vous décider.

Certains hôtels économiques proposent aussi des lits en dortoirs. Tous les établissements haut de gamme, comme la plupart de ceux de catégorie moyenne, acceptent les cartes bancaires.

Maleku HostelAUBERGE DE JEUNESSE$

(2430-4304; www.malekuhostel.com; dort petit-déj inclus 15 $US, s/d sans sdb 25/38 $US, petit-déj inclus; ). Dans une maison ancienne entre l’aéroport et le centre-ville (en face de l’Hospital San Rafael), ce sympathique repaire de routards tenu par une famille comprend 5 chambres reluisantes et une cuisine commune. Un espace permet de laisser gratuitement en dépôt ce dont vous n’aurez pas besoin au Costa Rica (manteaux d’hiver, caisses à vélos, etc.). Navette gratuite pour l’aéroport toutes les heures de 5h à 17h.


AU PARADIS DES LIVRES

Amateurs de lecture, réjouissez-vous ! L’une des meilleures librairies anglophones du pays, voire d’Amérique centrale, vous attend à Alajuela. Dirigée par Larry Coulter, expatrié de longue date, Goodlight Books (2430-4083; goodlight.costari.ca; Av. 3 entre C. 1 et C. 3; 9h-18h dim-ven, 9h-16h sam) propose un choix bien classé de plus de 12 000 ouvrages en anglais, neufs et d’occasion. On y trouve aussi un choix intéressant de livres rares sur le Costa Rica, un nombre croissant de titres en espagnol et un rayon important de publications dans d’autres langues européennes (dont le français).


Alajuela Backpackers Boutique HostelHÔTEL$

(2441-7149  ; www.alajuelabackpackers.com; angle Av. 4 et C. 4; dort/ch/ste 17/55/70 $US ; ). Un peu impersonnel de prime abord, cet établissement sur 4 niveaux aux chambres toutes semblables possède cependant des atouts fort appréciables : navettes gratuites depuis/vers l’aéroport, dortoirs et doubles climatisés avec sdb et excellent bar en terrasse au dernier étage, parfait pour prendre un verre en regardant les avions décoller au loin.

Hotel PacandéB&B$

(2443-8481; www.hotelpacande.com; Av. 5 entre C. 2 et C. 4; ch petit-déj inclus 50-60 $US, sans sdb 35 $US ; ). Géré et impeccablement entretenu par des Costaricains, le Pacandé comprend 10 grandes chambres avec meubles en bois, quelques objets d’art populaire et TV câblée; les moins chères partagent des sdb. Agréable coin petit-déjeuner ensoleillé.

Hotel TrotamundosHÔTEL$

(2430-5832; www.hosteltrotamundos.com; Av. 5 entre C. 2 et C. 4; dort petit-déj inclus 12 $US, d avec/sans sdb 35/30 $US ; ). Cette adresse basique au cœur de la ville allie propreté et service avenant. Un dortoir et 9 chambres avec TV câblée (dont 4 dotées d’une sdb individuelle) occupent une maison sur 2 niveaux autour d’une courette. Autres atouts : cuisine commune et navette gratuite pour l’aéroport.

Trapp Family LodgeAUBERGE$$

(2431-0776; www.trappfam.com; ch petit-déj inclus 99 $US, pers supp 20 $US, 3-11 ans 15 $US ; ). L’option la plus séduisante près de l’aéroport (2 km, transfert gratuit), avec un cadre de style hacienda. Les 8 chambres carrelées de terre cuite comportent des lits confortables et, pour les meilleures, un balcon donnant sur la piscine turquoise et le jardin verdoyant planté de figuiers et de bougainvillées.

Hotel Los VolcanesPENSION$$

(2441-0525; www.hotellosvolcanes.com; Av. 3 entre C. Central et C. 2; s/d petit-déj inclus sans sdb 35/46 $US, avec sdb 46/60 $US, avec clim 64/74 $US ; ). Un lieu tranquille, central et accueillant, dans une maison des années 1920 réaménagée. Le style des 15 chambres varie : rétro avec meubles d’époque et sdb commune, ou contemporain avec clim, TV à écran plat et coffre. Une fontaine gargouille dans la jolie cour à l’arrière. Les aimables propriétaires organisent le transfert gratuit à l’aéroport à la fin de votre séjour.

Vida Tropical B&BB&B$$

(2443-9576; www.vidatropical.com; C. 3; s/d petit-déj inclus 45/65 $US, sans sdb 35/50 $US ; ). Dans un quartier résidentiel calme à 5 minutes de marche au nord du centre, cette maison dirigée par des Américano-Colombiens dispose de 7 chambres douillettes ornées de fresques aux couleurs vives, dont deux se partagent une sdb. Le jardin soigné au fond est idéal pour profiter du soleil dans un hamac. Transfert depuis l’aéroport à toute heure (8 $US) et service de blanchisserie.

Tacacori EcolodgeBUNGALOWS$$$

(2430-5846; www.tacacori.com; d petit-déj inclus 110 $US, pers supp 15 $US). Des Français, Nadine et Patrick, dirigent ce paisible lodge sur les hauteurs d’Alajuela. Leurs deux chiens de berger gambadent entre les 4 grands bungalows ultramodernes et respectueux de l’environnement (eau chauffée à l’énergie solaire, éclairage LED, toilettes à double chasse), qui se tiennent dans la verdure à flanc de colline. Les formules “Hello-Goodbye” à prix attractif et le transfert depuis/vers l’aéroport (15 min; montée/descente 15/10 $US) incitent à commencer et à achever son voyage par un séjour ici.

Xandari Resort Hotel & SpaHÔTEL$$$

(2443-2020; www.xandari.com; d villa 299- 418 $US , qua villa 622 $US ; ). Dominant la Vallée centrale, ce lieu d’exception est l’œuvre d’un couple d’architectes-designers californiens. Ses villas spacieuses, égayées de teintes tropicales et de textiles artisanaux, ont toutes un coin salon et une douche avec vue sur le jardin. La propriété compte 4 km de sentiers, 5 cascades, 3 piscines, 2 Jacuzzi, un spa et un restaurant bio.

Hotel Buena VistaHÔTEL$$$

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