Crète 2 - Rethymnon

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Publié le : jeudi 14 juin 2012
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EAN13 : 9782816126877
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Rethymnon Ρέθυμνο

Pourquoi y aller

Le nome de Rethymnon surprend autant par la variété de ses paysages – à deux pas de la capitale sur la côte nord – que par la juxtaposition de stations balnéaires bouillonnantes de vie et de villages d’un autre temps. En cette terre de contrastes, il suffit de quelques minutes pour quitter l’agitation et embrasser une nature paisible où se cultivent toujours des traditions séculaires, et passer de la ville de bord de mer aux hameaux entourés d’oliveraies. Le plus haut sommet de Crète, le mont Psiloritis, domine de toute sa stature des grottes obscures, propres à l’exploration. La côte méridionale, bien différente, est une beauté sauvage de gorges abruptes et de plages isolées superbes. Que vous optiez pour la bronzette sur les plages de sable, les balades sur les routes de campagne ou les cocktails dans les bars du bord de mer, chaque détour de cette région enchanteresse est une merveille.

Quand partir

Février et mars invitent à fêter le carnaval de Rethymnon, la plus grande fête grecque avant le carême. Danses, jeux, bals masqués, défilés et autres chahuts sont autant d’occasions de se défouler pour les Crétois.

En avril, les jours rallongent. Anémones, orchidées, lupins et tulipes émergent soudain du sol détrempé par les pluies, répandant leurs couleurs sur le flanc des collines, les oliveraies, les chants pierreux et les bas-côtés.

Septembre et octobre se prêtent parfaitement au farniente sur les plages du Sud : la foule est partie, la mer est tiède et les vents sont tombés.


À NE PAS MANQUER

Les truites fraîches, tirées des sources vives d’Argyroupoli, le plus beau village de montagne du nome, et grillées au feu de bois, sont un vrai délice.


Comment circuler

Les routes de Rethymnon sont généralement bonnes. L’E75 relie Rethymnon à Héraklion et La Canée, tandis que les localités du littoral sont desservies par la vieille route nationale, parallèle. Sur la côte méridionale, en revanche, en dehors de l’axe Rethymnon-Agia Galini, il faut affronter un labyrinthe de petites routes. Le paysage est beau mais on ne roule pas vite, tout comme dans les secteurs ruraux telle la vallée d’Amari au pied du mont Psiloritis. D’avril à octobre environ, des bus relient régulièrement Rethymnon aux villes principales et aux sites touristiques.


TROIS JOURNÉES COUP DE CŒUR

1er jour

Consacrez la matinée à la forteresse vénitienne de Rethymnon et à sa vieille ville labyrinthique. Après un déjeuner au restaurant Avli, faites halte et provision de santé à l’herboristerie Marianna’s de Maroulas avant de gagner le Moni Arkadiou si cher au cœur des Crétois. Les ruines de la cité antique d’Eleftherna vous dévoileront ensuite des siècles et des siècles d’occupation. Poussez jusqu’au village de potiers de Margaritès où il fait bon prendre un verre en terrasse dans la soirée. Pour un authentique festin crétois, réservez une table à la ferme Agreco.

2e jour

Arrivez de bonne heure à Plakias et devancez la foule à la plage de Preveli. Dès qu’elle arrive, grimpez sur la colline pour mieux comprendre l’histoire crétoise au Moni Preveli. Tournez le dos à la civilisation pour vous perdre sur les petites routes littorales qui desservent les merveilleuses plages isolées de Ligres, Triopetra et Agios Pavlos. Après toutes ces baignades, offrez-vous à Kanevos un vrai dîner crétois chez Maria, au restaurant Iliomanolis.

3e jour

Depuis Panormos ou Bali, rejoignez la grotte de Melidoni, site d’un terrible massacre sous la domination turque. Comparez-la à la beauté plus classique de la grotte de Sfendoni, à Zoniana. Après un déjeuner crétois bio à l’Enagron d’Axos, poussez jusqu’à Anogia pour découvrir ses textiles et ses musées originaux. En montant sur le plateau de Nida, vous vous rapprocherez du majestueux mont Psiloritis qui vous toise depuis le matin. Faites la courte balade jusqu’à la grotte de l’Ida avant de redescendre au niveau de la mer.


Où se loger

Reportez-vous au chapitre Hébergement pour connaître les bonnes adresses de la région.


À ne pas manquer

Le labyrinthe vénéto-turc de la vieille ville(Cliquez ici) de Rethymnon. Magique !

Le message spirituel du Moni Arkadiou(Cliquez ici).

Une parenthèse hors civilisation sur les plages méridionales de Triopetra(Cliquez ici) et d’Agios Pavlos(Cliquez ici).

Un déjeuner de truite rafraîchissant près des sources d’Argyroupoli(Cliquez ici).

Un dîner gastronomique bio à la ferme Agreco(Cliquez ici), près d’Adele.

Les villages beaux comme des tableaux de la vallée d’Amari(Cliquez ici).

Le pèlerinage aux palmiers de la plage de Preveli(Cliquez ici).

Le plein d’eau de source et les sentiers aux alentours de Spili(Cliquez ici).

Une immersion dans l’ambiance festive du front de mer à Rethymnon

L’ascension jusqu’au plateau de Nida(Cliquez ici), au plus près du ciel.


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RETHYMNON (RETHYMNO) Ρέθυμνο
28 850 HABITANTS

Entre scintillantes eaux d’azur et puissante forteresse (XVe siècle), Rethymnon semble lézarder au soleil. Troisième ville de l’île, c’est l’une des plus pittoresques. Son quartier turco-vénitien est un véritable dédale de ruelles bordées d’auvents fleuris, de maisons aux gracieux balcons de bois et de monuments au décor vénitien, plusieurs minarets ajoutant une touche orientale. Malgré certaines ressemblances architecturales avec La Canée, Rethymnon possède un caractère bien à elle, en raison notamment de son importante population estudiantine. Outre une intense vie nocturne et quelques très bons restaurants, Rethymnon dispose d’une plage dans la ville même. Avec leur lot de complexes hôteliers tout au long de la côte jusqu’à Panormos, à quelque 22 km, les plages extérieures sont les plus bondées.

Histoire

Les recherches archéologiques datent du minoen récent la première occupation du site. Vers le IVe siècle av. J.-C., l’ancienne Rithymna devint un État autonome suffisamment puissant pour battre sa propre monnaie. Il perdit de l’importance à l’époque romaine et byzantine puis renoua avec la prospérité sous la domination vénitienne (1210-1645), en devenant un important centre commercial, culturel et artistique.

Les Vénitiens construisirent le port et commencèrent à fortifier la cité au XVIe siècle pour la protéger des Turcs. Néanmoins la puissante forteresse sur la colline ne put résister à l’attaque turque de 1646. Tombée sous la domination ottomane, Rethymnon dut accueillir un gouvernement turc mais devint également le centre de la résistance à la domination étrangère. Une combativité que les représailles infligées à la ville ne désarmèrent pas.

Les forces turques maintinrent leur domination jusqu’en 1897, puis la ville passa aux mains des Russes lors de l’occupation de la Crète par les grandes puissances. La ville retrouva sa réputation de centre artistique et intellectuel à partir de 1923, avec l’arrivée des réfugiés de Constantinople dans le cadre de l’échange de population entre la Grèce et la Turquie.

Aujourd’hui, la ville abrite un campus de l’université de Crète, dont les étudiants garantissent une animation constante même en dehors de la saison touristique.

À voir

Rethymnon est peu étendue, et les sites principaux, les hôtels et les restaurants se concentrent à proximité du vieux quartier du port vénitien, devenu en grande partie piétonnier. La plage s’étend à l’est, non loin du port vénitien. À un pâté de maisons derrière le front de mer s’étire Arkadiou, la grande rue commerçante.

Forteresse vénitienne FORTERESSE

(adulte/senior/famille 4/3/10 € ; 8h-20h juin-oct, 10h-17h nov-mai). Construite entre 1573 et 1580 pour protéger la ville des pirates et des visées ottomanes, la forteresse de Rethymnon découpe son imposante silhouette sur un promontoire rocheux au-dessus du quartier historique. Malgré des bastions et des remparts massifs, elle ne suffit pas à arrêter l’invasion turque de 1646 et tomba après vingt-deux jours de siège.

À l’intérieur des remparts, le bâtiment le plus intéressant est la mosquée à plan carré, soigneusement restaurée. La coupole de cette ancienne cathédrale vénitienne, transformée par les Turcs, repose sur huit arcs. Ne manquez pas le mihrab (niche indiquant la direction de La Mecque), joliment décoré. Plus récente (1899), la toute petite église proche de l’entrée est commémore l’éviction des Turcs. L’enceinte abrite aussi un amphithéâtre moderne au milieu des pins, le théâtre Erofili où se déroule en bonne partie le festival Renaissance.

On accède à la forteresse par la porte orientale.

Musée archéologique MUSÉE

(28310 54668 ; tarif plein/réduit 3/2 € ; 8h30-15h mar-dim). Situé dans l’ancienne prison turque près de l’entrée de la forteresse, ce petit musée présente les trouvailles archéologiques faites dans la région (cartels en anglais). Les collections vont du néolithique à la période romaine : outils en bronze, céramiques minoennes, figurines mycéniennes, lampes à huile romaines et une Aphrodite du Ier siècle. Objets en verre soufflé et monnaies témoignent de la richesse de la région.

Port vénitienSITE HISTORIQUE

Restaurants de poissons et cafés touristiques envahissent les quais du petit port historique de Rethymnon. La promenade le long des remparts du port jusqu’au phare construit au XVIe siècle par les Turcs offre une perspective plus pittoresque.

Mosquée NerantzesMOSQUÉE

(Vernardou). Cette ancienne église franciscaine, remarquable à ses trois coupoles, fut transformée en mosquée par les Turcs en 1657. Aujourd’hui désacralisée, elle accueille un conservatoire et une salle de concerts. Le minaret, construit autour de l’ancien clocher en 1890, était en cours de restauration lors de la rédaction de ce guide.

Fontaine de RimondiFONTAINE

(angle Paleologou et Plateia Petihaki). Un des plus beaux vestiges de la domination vénitienne reste cette fontaine que fit ériger en 1626 Alvise Rimondi, le recteur de la ville. L’eau que crachent les têtes de lions tombe dans trois bassins flanqués de colonnes corinthiennes. On distingue les armoiries des Rimondi au-dessus du bassin central.

LoggiaBÂTIMENT HISTORIQUE

(angle Paleologou et Souliou ; 7h30-14h45 lun-ven). Ce bâtiment bien conservé du XVIe siècle où se réunissait la noblesse vénitienne pour discuter argent et politique a été reconverti en mosquée et augmenté d’un minaret durant la domination turque. C’est aujourd’hui une boutique de souvenirs où l’on vend des reproductions de sculptures classiques.

Musée d’Art contemporainMUSÉE

(28310 52530 ; www.cca.gr ; Himaras 5 ; tarif plein/réduit 3/1,50 €, gratuit jeu ; 9h-13h et 19h-22h mar-ven avr-oct, 9h-14h mar-ven, nocturnes 18h-21h mer et ven nov-mars, 10h-15h sam-dim tte l’année). Proche de la forteresse, ce musée organise des expositions temporaires consacrées à des artistes locaux et internationaux. Les collections permanentes mettent à l’honneur les huiles, dessins et aquarelles de Lefteris Kanakakis, artiste local, ainsi que des artistes grecs contemporains (depuis 1950).

Porta GuoraSITE HISTORIQUE

(Grande Porte ; angle Ethnikis Antistaseos et Dimakopoulou). En lisière méridionale du quartier ancien, cette porte de pierre est le seul vestige de l’enceinte du XVIe siècle. Le lion de saint Marc, symbole de Venise, qui la surmontait, est conservé au Musée archéologique.

Musée d’Histoire et d’Art populaireMUSÉE

(28310 23398 ; Vernardou 26-28 ; adulte/étudiant 4/2 € ; 9h30-14h30 lun-sam). Logées dans une belle demeure du XVIIe siècle, ces cinq salles d’exposition plongent dans des siècles de vie rurale à travers une collection allant des vêtements aux paniers, en passant par le tissage et les outils agricoles. Cartels explicatifs en grec et en anglais.

Musée paléontologiqueMUSÉE

(28310 23083 ; www.gnhm.gr ; temple de Mastaba ; adulte/étudiant/enfant 4/2 €/gratuit ; 9h-15h mar, jeu et sam). Si les éléphants et hippopotames nains de Crète ne vous passionnent guère, le cadre de cette annexe du Muséum d’histoire naturelle Goulandris d’Athènes, au sud du parc municipal, mérite amplement un détour. Le temple de Mastaba (alias la mosquée de Veli Pasha), édifice du XVIIe siècle fraîchement restauré, se repère aisément à ses neuf coupoles que surplombe le plus vieux minaret de la ville. Un jardin est en cours d’aménagement aux abords de la mosquée.

Parc municipalPARC

(Igoumenou Gavriil). Entre Iliakaki et Dimitrakaki, voici un délicieux refuge contre la chaleur et la foule. De vieux messieurs somnolent et bavardent dans les kafeneia (cafés) ombragés, tandis que les enfants s’ébattent sur les aires de jeux.

Activités

Centre de plongée ParadisePLONGÉE

(28310 26317 ; www.diving-center.gr ; plongées à partir de 37 €, brevet PADI Open Water 350 €). Activités et cours PADI pour tous niveaux. La base du centre se trouve à Petres, soit à un quart d’heure de voiture à l’ouest de Rethymnon.

Happy WalkerRANDONNÉE

(28310 52920 ; www.happywalker.com ; Tombazi 56 ; randonnée à partir de 30 € ; 17h-20h30 tlj, fermé sam-dim juil-août). Circuits dans les gorges, sur les anciens chemins pastoraux et jusqu’aux villages traditionnels dans l’arrière-pays luxuriant.

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