Cuba 7 - Province de Santiago de Cuba

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Publié le : jeudi 30 janvier 2014
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EAN13 : 9782816143638
Nombre de pages : 99
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Province de Santiago de Cuba

22 / 1 053 837 HABITANTS

Le top des bars

Casa de las Tradiciones

Casa de la Música

Club Náutico

Bar Sindo Garay

Le top des hébergements

Hostal San Basilio

Hotel Horizontes el Saltón

Casa Colonial “Maruchi”

Brisas Sierra Mar

Hostal Las Terrazas

Pourquoi y aller

Au cœur de la région montagneuse de l’Oriente, la province de Santiago de Cuba a longtemps été un foyer de rébellion et de sédition. Ces influences culturelles proviennent en grande partie de l’est, via Haïti, la Jamaïque, la Barbade et l’Afrique. Elle est ainsi souvent considérée comme l’enclave la plus “caribéenne“ du pays, avec son carnaval et ses groupes de danse folklorique qui doivent autant à la culture française qu’espagnole.

Au centre de la colonisation espagnole au XVIe et au début du XVIIe siècle, Santiago de Cuba fut brièvement la capitale de l’île, avant de se trouver supplantée par La Havane en 1607. Son rythme de développement moins effréné lui confère néanmoins quelques avantages. Il suffit en effet de parcourir une vingtaine de kilomètre le long de la côte dans l’une ou l’autre direction pour découvrir un monde entièrement différent, émaillé de criques sauvages balayées par les vagues, de plantations de café historiques et de collines au riche passé.

Quand partir

Juillet est la période phare pour les manifestations culturelles à Santiago de Cuba, où chaleur rime alors avec ambiance trépidante. Le mois débute par le Festival del Caribe et s’achève par le célèbre carnaval, dont la réputation n’a rien d’usurpé.

La fête se poursuit en mars avec le Festival Internacional de Trova, au cours duquel la ville redécouvre ses racines musicales.

Entre mars et juin, la limpidité des eaux marines garantit d’excellentes conditions de plongée au large de la côte sud.

Plan rapproché sur les pages suivantes


À ne pas manquer

Une promenade à la rencontre des célébrités du Cementerio Santa Ifigenia, à Santiago de Cuba

Le Cuartel Moncada à Santiago de Cuba, où Castro mena en 1953 sa première insurrection

Une escapade verte à El Saltón, petit paradis dans les hauteurs tropicales

Les danses afro-cubaines lors d’un spectacle folklórico à Santiago de Cuba

La culture du café au Cafetal la Isabelica de Gran Piedra

Le sanctuaire de la Virgen de la Caridad, sainte patronne de Cuba, à El Cobre

Le sommet du Pico Turquino, point culminant de Cuba, pour admirer le panorama à côté du buste de José Martí

Une plongée sur l’épave du Cristóbal Colón, au large de la côte sauvage, près de Chivirico


Histoire

La ville de Santiago de Cuba a été fondée en 1514 par le conquistador Diego Velázquez de Cuéllar (qui y mourut environ 10 ans plus tard), à quelques kilomètres de son emplacement actuel. Hernán Cortés en a été le premier maire, avant de partir conquérir le Mexique. En 1522, Santiago de Cuba fut transférée sur le site, en forme de fer à cheval, qu’elle occupe aujourd’hui. C’est l’un des rares ports naturels de l’île, avec Cienfuegos et Guantánamo. De 1515 à 1607, elle a été la capitale du pays malgré le départ de la capitainerie générale espagnole pour La Havane, en 1556.

Santiago de Cuba connut un déclin précoce car les réserves d’or de la région s’étaient vite épuisées, les esclaves amérindiens étaient morts par centaines, et la population avait migré peu à peu vers La Havane. La ville, qui avait été pillée par le corsaire français Jacques de Sores en 1554, fut saccagée par le pirate Henry Morgan en 1662 et frappée par un tremblement de terre en 1675 (d’autres allaient suivre en 1852 et 1932).

Promue en 1607 capitale du Departamento Oriental, qui couvrait alors les provinces actuelles de Santiago de Cuba, Granma, Guantánamo, Holguín et Las Tunas, la ville vit fleurir une succession de forts défensifs. Les esclaves africains assuraient l’exploitation des mines de cuivre et l’élevage du bétail. En 1791, la révolte des esclaves d’Haïti (l’ancienne Hispaniola) provoqua l’afflux de réfugiés français en Oriente, l’est de l’île. Ils y développèrent les cultures du café, du coton et de la canne à sucre. Ce regain d’activité suscita des besoins croissants en esclaves, si bien qu’aujourd’hui, l’Oriente est la région où vit la plus importante communauté noire.

Construit en 1722, le Real Seminario Conciliar de San Basilio el Magno enseignait déjà la philosophie et la théologie, avant la création de l’université de La Havane, en 1728. L’évêque de Santiago a dominé la vie religieuse de Cuba jusqu’en 1788, date à laquelle La Havane devint aussi un évêché. La prépondérance ecclésiastique de la ville fut rétablie en 1804, lorsque son évêque fut nommé archevêque.

Loin de La Havane, l’Oriente a développé une culture qui lui est propre. La région fut le principal théâtre des deux guerres d’indépendance et c’est à Santiago de Cuba que naquit en 1845 le général Antonio Maceo. En 1898, lors de la seconde guerre d’indépendance, alors que la longue lutte de Cuba était sur le point d’aboutir, l’intervention des États-Unis priva les Cubains d’une victoire chèrement acquise. À Santiago de Cuba, les Espagnols sacrifièrent leur flotte pour sauver la face, et le futur président américain Theodore Roosevelt se couvrit de gloire en menant la charge jusqu’au sommet de San Juan, où les troupes espagnoles furent défaites. Les Américains acceptèrent la reddition des Espagnols. Le 12 décembre 1898, un traité de paix fut signé à Paris, mettant fin à cette guerre hispano-américaine – les Cubains ne furent même pas conviés à la signature du traité.

L’île fut donc placée sous occupation militaire américaine (l’amendement Platt de 1901 autorisait les États-Unis à intervenir militairement à Cuba si la paix et la sécurité étaient menacées), et la République indépendante fut proclamée le 20 mai 1902. De nombreux troubles surgirent au moment de la grande dépression des années 1930, ce qui n’empêcha pas la vie culturelle de s’épanouir. En 1933, l’armée s’empara du pouvoir à la faveur d’un coup d’État et Batista, à la tête d’une coalition sociale-démocrate, fut élu président en 1940. Deux présidents inefficaces prirent sa succession à la tête du pays, mais en 1952, il reprend le pouvoir grâce à un coup d’État et devient président par intérim. Nombreux sont les Cubains qui contestent cette prise de pouvoir et notamment à Santiago de Cuba où, le 26 juillet 1953, Fidel Castro et ses compagnons se lancèrent à l’assaut de la caserne Moncada (Cuartel Moncada). Cet événement fut le point de départ d’un mouvement qui changea le cours de l’histoire cubaine. Au procès, Castro prononça un fameux discours (“L’Histoire m’acquittera”) qui allait devenir l’un des fondements de la révolution.

Le 30 novembre 1956, les habitants de Santiago de Cuba se rebellèrent contre les troupes de Batista, détournant ainsi leur attention de l’arrivée du Granma sur la côte ouest de l’Oriente, où débarquèrent Castro et ses guérilleros. Un mouvement clandestin, mené par Frank et Josué País, continua à soutenir les combattants de la Sierra Maestra. La mort des frères País et de nombreux résistants n’arrêta pas la lutte et ce fut toujours à Santiago de Cuba, que le soir du 1er janvier 1959, Fidel Castro apparut pour la première fois en public et proclama le succès de la révolution. Ces événements valurent à Santiago le titre de “ville héroïque de la république de Cuba”.

Santiago a depuis connu une croissance soutenue, et un rapide essor urbanistique l’a dotée, dans les années 1990, d’un nouveau théâtre, d’une gare et d’un hôtel Meliá cinq étoiles. En octobre 2012, l’ouragan Sandy a causé d’importants dégâts sur le littoral de toute la province.

Santiago de Cuba

464 179 HABITANTS

Il existe deux façons de voir Santiago de Cuba : comme une ville torride et assez exaspérante, remplie de jineteros et de tracasseries diverses, qui donne envie de prendre le premier bus pour La Havane, ou bien comme une capitale culturelle resplendissante qui a joué un rôle déterminant dans l’évolution de la littérature, la musique, l’architecture, la politique et la société cubaines. Oui, l’endroit suscite des opinions divergentes chez les habitants comme chez les étrangers. On l’aime ou on l’abhorre, mais elle ne laisse pas indifférent.

Deuxième ville du pays, Santiago de Cuba est une solide rivale de La Havane dans les domaines de la littérature, de la musique et de la politique. Au XIXe siècle, les colons français contribuèrent à enrichir le cosmopolitisme de cette ville, géographiquement plus proche d’Haïti et de la République dominicaine que de La Havane. De nombreux festivals célèbrent d’ailleurs cet héritage.

À Cuba, il n’y a qu’ici que vous ressentirez un métissage aussi puissant et fécond et un sens aussi intime de l’Histoire. Diego Velázquez de Cuéllar en fit sa deuxième capitale, Fidel Castro y lança ses premières opérations révolutionnaires, Don Facundo Bacardí fonda ici sa toute première distillerie, et à peu près toutes les musiques cubaines, de la salsa au son (musique populaire), ont d’abord retenti dans l’une de ses rues poussiéreuses et moites.

Santiago jouit d’un cadre naturel à faire pâlir bien des métropoles de la planète : lové entre les farouches sommets de la Sierra Maestra et l’azur de la mer des Caraïbes, son casco histórico (centre historique) conserve un charme suranné et décati.

Dans la capitale de l’Oriente, sous des températures qui peuvent dépasser les 30°C, les jineteros/as – entendez : les rabatteur(se)s et les prostitué(e)s – sont ici plus insistants et plus envahissants qu’ailleurs à Cuba. Quant à la pollution, elle est très pesante dans le centre-ville, où les deux-roues vrombissent dans des rues davantage pensées pour les chevaux et les piétons. Un minimum de vigilance s’impose : sans être particulièrement dangereuse, Santiago semble en toutes choses un peu plus folle, un peu plus frénétique, voire un peu plus désespérée – à vous de suivre la cadence.


NOMS DES RUES DE SANTIAGO DE CUBA

Bienvenue dans une ville où un nom de rue peut en cacher un autre :


À voir

Casco Histórico

Parque Céspedes      PARC

(Carte (Cliquez ici)). S’il existe un archétype du romantisme de la vie à la cubaine, c’est bien le Parque Céspedes. Une foule bigarrée déambule, discute, racole, flirte ou joue de la guitare sur cette place débordante de vie : de jour comme de nuit, un spectacle fascinant se déroule autour du buste en bronze de Carlos Manuel de Céspedes, qui fut en 1868 l’initiateur du processus d’indépendance de Cuba.

Des dames âgées discutent sur les bancs ombragés, un homme portant un panama transporte sa vieille contrebasse vers la Casa de la Trova, tandis que de jolies femmes opulentes moulées dans leurs vêtements ondulent des hanches devant les touristes sur la terrasse de l’Hotel Casa Granda. Hormis une banque moderne à l’ouest, le Parque Céspedes est aussi un fleuron de l’architecture coloniale.

Jusqu’à la révolution, la Casa de la Cultura Miguel Matamoros (carte (Cliquez ici); General Lacret n°651) était un établissement réservé à de riches clients. Juste à côté, Graham Greene vint un jour chercher l’inspiration sur la terrasse du bar de l’Hotel Casa Granda (1914). L’Ayuntamiento (hôtel de ville; carte (Cliquez ici); angle General Lacret et Aguilera), de style néoclassique, au nord de la place, a été construit dans les années 1950 d’après des plans datant de 1783. C’est du balcon de ce bâtiment que Fidel Castro apparut le 1er janvier 1959 pour annoncer le succès de la révolution.

Casa de Diego Velázquez      MUSÉE

(Carte (Cliquez ici); Felix Peña n°602). À l’angle nord-ouest du Parque Céspedes, vous découvrirez cette saisissante demeure, la plus ancienne de Cuba (1522). De style mudéjar (arabo-andalou), comme en témoigne la magnifique loggia protégée par des moucharabiehs finement ouvragés, le bâtiment a été restauré à la fin des années 1960. Le Museo de Ambiente Histórico Cubano (carte (Cliquez ici); 2 CUC; 9h-13h, 14h-16h45 lun-jeu, 14h-16h45 ven, 9h-21h sam-dim) s’y est installé en 1970.

Le rez-de-chaussée était un lieu de négoce et abritait une fonderie d’or, tandis que Diego Velázquez vivait à l’étage. Aujourd’hui, les salles présentent l’évolution du mobilier cubain du XVIe au XIXe siècle. La visite s’étend à la demeure adjacente, une construction néoclassique du XIXe siècle.

Catedral de Nuestra Señora de la Asunción      ÉGLISE

(Carte (Cliquez ici); messes 18h30 lun et mer-ven, 17h sam, 9h et 18h30 dim). Imposante à maints égards, cette église est la plus importante de Santiago. Une première cathédrale fut construite en ces lieux vers 1520, mais elle fut à plusieurs reprises pillée par les pirates, détruite par des tremblements de terre puis reconstruite. La cathédrale actuelle, avec ses deux clochers néoclassiques, fut achevée en 1922. Diego Velázquez, le premier gouverneur colonial, serait enterré dessous.

L’intérieur, méticuleusement restauré, comporte un magnifique plafond orné de fresques élaborées et un chœur aux stalles en bois sculpté abritant un autel à l’effigie de la Virgen de la Caridad. Adjacent, le Museo Arquidiocesano (carte (Cliquez ici); 9h-17h lun-ven, 9h-14h sam, 9h-12h dim) est en comparaison assez décevant, avec sa maigre collection de meubles, d’objets liturgiques et de peintures, dont Ecce homo, considérée comme la plus ancienne du pays. Derrière la cathédrale, et deux pâtés de maisons en contrebas du parc, le Balcón de Velázquez (carte (Cliquez ici); angle Bartolomé Masó et Mariano Corona), site en plein air d’une ancienne forteresse espagnole, offre un beau panorama sur les toits rouges du quartier de Tivolí, près du port.

Calle Heredia      RUE

La musique ne s’arrête jamais dans la Calle Heredia, la rue la plus charmante de Santiago, et l’une des plus anciennes. Des mélodies s’échappent de la Casa del Estudiante, où de vieux adeptes de danzón (danse de salon) côtoient des artistes de rap. À côté, la Casa de la Trova, une magnifique maison dotée d’un balcon qui rappelle le quartier français de La Nouvelle-Orléans, est consacrée au premier trovador cubain, José “Pepe” Sánchez (1856-1928). Elle a ouvert ses portes pour la première fois à titre de maison trova (chanson poétique traditionnelle) en mars 1968.

Museo Municipal Emilio Bacardí Moreau      MUSÉE

(Musée Bacardí; carte ; 2 CUC; 13h-17h lun, 9h-17h mar-ven, 9h-13h sam). Pío Rosado, une ruelle reliant la Calle Heredia à la Calle Aguilera, mène au musée Bacardí, à la superbe façade néoclassique. Fondé en 1899 par Emilio Bacardí Moreau, magnat du rhum, héros de guerre et maire de la ville, c’est l’un des plus anciens musées de Cuba et l’un des plus éclectiques. Il abrite des objets que Bacardí a rapportés de ses voyages, notamment une importante collection d’armes, des peintures de l’école espagnole du costumbrismo (mouvement artistique du XIXe siècle antérieur au romantisme) et la seule momie égyptienne de l’île.

Casa Natal de José María Heredia      MUSÉE

(Carte (Cliquez ici); Heredia n°260; 1 CUC; 9h-18h mar-sam, 9h-21h dim). Ce petit musée retrace la vie de l’un des plus grands poètes romantiques cubains, José María Heredia (1803-1839), qui a donné son nom à la rue. La plus grande œuvre de Heredia, Niágara, est inscrite sur le mur à l’extérieur et fait un parallèle entre la beauté des chutes du Niagara canadiennes et son douloureux exil. Comme de nombreux défenseurs de l’indépendance cubaine, Heredia fut contraint de quitter son pays et il mourut au Mexique en 1839.

Museo del Carnaval      MUSÉE

(Carte (Cliquez ici); Heredia n°303; 1 CUC; 9h-17h mar-sam, 14h-22h dim). Ce lieu haut en couleur est dédié à l’histoire du carnaval de Santiago, le plus ancien et le plus important de l’île, à mi-chemin entre celui de Río et le Mardi gras. Un groupe de danseurs folkloriques se produit régulièrement dans le patio.

Maqueta de la Ciudad      MUSÉE

(Carte (Cliquez ici); Mariano Corona n°704; 1 CUC). Comme La Havane, Santiago possède désormais une maquette incroyablement détaillée la représentant, dont les visiteurs peuvent avoir une vue d’ensemble du haut d’une galerie en mezzanine. Des panneaux illustrés fournissent des explications historiques et architecturales. Pour un autre panorama sur la (vraie) ville, rendez-vous au café-terrasse à l’arrière.

Museo del Ron      MUSÉE

(Carte (Cliquez ici); Bartolomé Masó n°358; 2 CUC; 9h-17h lun-sam). Moins impressionnant que son homologue havanais, ce musée du rhum a néanmoins l’avantage de ne pas servir de publicité détournée à Havana Club. On y découvre dans ses grands traits l’histoire du rhum à Cuba (machines anciennes, panorama des bouteilles utilisées depuis un siècle), la visite s’accompagnant d’une dégustation d’añejo (rhum vieux).

Niché dans une jolie maison de ville, il renferme aussi, en bas, un bar si bien caché qu’on pourrait le croire clandestin.

Plaza de Dolores      PLACE

(Carte (Cliquez ici); angle Aguilera et Porfirio Valiente). Agréable et ombragée, la Plaza de Dolores s’étend à l’est du Parque Céspedes. Cette ancienne place de marché est aujourd’hui dominée par la silhouette de l’Iglesia de Nuestra Señora de los Dolores (carte (Cliquez ici); angle Aguilera et Porfirio Valiente), bâtie au XVIIIe siècle. Après l’incendie qui la ravagea dans les années 1970, elle fut reconstruite en tant que salle de concerts (Sala de Conciertos Dolores). De nombreux restaurants et cafés bordent la place, qui est aussi le principal lieu de rencontre gay de la ville.

Plaza de Marte      PLACE

(Carte (Cliquez ici)). Gardant l’entrée du casco histórico et grouillant de vélomoteurs, la Plaza de Marte est une ancienne place de parade espagnole du XIXe siècle, où les prisonniers coupables d’activités révolutionnaires étaient fusillés en public.

Aujourd’hui, c’est la véritable esquina caliente (“le coin chaud”) de Santiago de Cuba, où les fans de base-ball débattent de la prochaine défaite de la fameuse équipe des Industriales de La Havane. La haute colonne surmontée d’une coiffe rouge symbolise la liberté.

Memorial de Vilma Espín Guillois      MUSÉE

(Carte (Cliquez ici); Sánchez Hechavarría n°473; 1 CUC). La maison de Vilma Espín, l’épouse de Raúl Castro, qui joua un rôle majeur dans le succès de la révolution cubaine, a ouvert en 2010, trois ans après sa mort. Cette demeure, où elle résida de 1939 à 1959, renferme des objets qui en disent long sur sa vie.

Fille d’un avocat du clan Bacardí, Vilma épousa la cause révolutionnaire en 1956 après avoir rencontré Frank País à Santiago, et rejoignit les rebelles dans la montagne. En 1960, elle fonda l’influente Fédération des femmes cubaines.

Iglesia de Nuestra Señora del Carmen      ÉGLISE

(Carte (Cliquez ici); Felix Peña n°505). Pour mieux connaître l’histoire ecclésiastique de Santiago de Cuba, direction cette église du XVIIIe siècle. Vous y découvrirez le tombeau du compositeur de musique sacrée Esteban Salas (1725-1803), qui fut un temps maestro de capilla (maître de chapelle) de la cathédrale de Santiago de Cuba.

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