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Daglan, village d'artistes

De
128 pages
Avec huit artistes et artisans qui ont choisi de s'installer dans ou à proximité du charmant village de Daglan, cet ouvrage invite les lecteurs à découvrir les richesses humaines derrière les murs de ces maisons qui ont bravé le temps et gardé tout leur caractère. C'est l'occasion aussi de suivre les coups de cœur proposés afin de partir à la rencontre du Périgord Noir. Ce pays se déguste. Pour en tirer toute la saveur, il importe de prendre le temps de s'arrêter, de regarder, de bavarder, d'écouter, se sentir… D'avoir tous les sens en éveil.
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Annemarie Trekkeret JeanPierre Vander Straeten
Daglan,village d’artistes
Au cœur du Périgord Noir
©L’Harmattan, 20175-7, rue de l’École Polytechnique –75 005 Paris http://www.editions-harmattan.fr Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit, réservés pour tous pays sans l’autorisation de l’éditeur ou de ses ayants droit. ISBN : 978-2-336-30855-5 EAN : 9782336308555
L’Harmattan, 201 7, rue de l’École Polytechnique –
Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque é que ce soit, réservés pour tous pays sans l’autorisation de l’éditeur ou
Daglan, village d’artistes
Au cœur du PérigordNoir
Encres de vie
Collection dirigée par Annemarie Trekker
Cette collection a pour objectif de publier des textes littéraires à caractère autobiographique sous forme de récit (de vie), d’autofiction ou de roman personnel, ainsi que des témoignages et des écrits restituant et/ou mettant en scène la mémoire collective.
Dans la même collection : Agathe Gosse,À la source de mes mots, le fleuve Congo,2014. Marie Fizaine,Le goût de la terre,2014. Anne Lauwers,Les couleurs de la musique, 2014. Jean-Paul Procureur,Alesia, Lettre ouverte à ma mère, 2014. Nelly Laurent,La rue des Songes ou les rêves d’une métamorphose, 2014. Christian Leray,Amor do MarAmour de la Mer, 2015. Michèle-Baj Strobel,D’Orient et d’ailleurs. Ateliers des voyages, 2015. Laurence Leguay,Lettre à l’absent, 2015. Bernadette Feroumont,Accompagner la vie jusque-là. Récits de volontaires en soins palliatifs, 2015. Jean-Pierre Outers,Un Voyage à l’envers, 2015. Rachel Santerne,Les jours qui précédaient sa disparition, 2016. Annemarie Trekker,Les maisons de pierre, 2016. Marie Fizaine,Exode 1940. De la Gaume à la Bourgogne, 2016. Bernarde Rousseaux,La mesure du neutre, 2016. Jean-Pierre Vander Straeten,Chronique d’un étudiant à Louvain au temps du Walen buiten, 2016 Henri Ostrowiecki,Mon Conservatoire, côté cour, 2016 Agathe Gosse,Présence,2016. Odette Philippart,En ce farfelu royaume, 2016. Claudine Bonnet et Liz,Aime trop la vie !, 2016. Louis Goffin,Ciels d’enfance, 2016. Isabelle Schmidt,Ku muana. Genèse d’une folie, 2016. Nicolas Gaspard,Ondes Positives. La radio racontée à Charlotte, 2017. Manuela Varrasso,Le voyage d’Andrea, 2017. Nathalie Goosse,Courir, les sentiers intérieurs, 2017.
Annemarie TrekkerJean-Pierre Vander StraetenDaglan, village d’artistes
Au cœur du PérigordNoir
Collection : Encres de vie
Pourintroduire…L’idée de ce livre est née d’un événement de vie, celui qui nous a menés, Jean-Pierre et moi, à la découverte de notre maison à Daglan. Le projets’est ensuite développé à partir des rencontres au sein du village avec d’autres habitants. Des échanges se sont précisés avec des artistes ou des artisans-créateurs qui ont choisi de vivre ici à un moment de leur parcours de vie. Nous avons voulu saisir à travers ces histoires singulières ce qui avait motivé leur choix de ce lieu en particulier. À moins que le lieu ne les ait choisis…Si je reviens à mon histoire personnelle, la décision s’est imposée de manière impérative et immédiate à la suite d’un événement familial, la mort subite de mon père. Nous vivions à cette époque entre deux lieux, un appartement à Bruxelles et une vieille ferme rénovée en Ardenne. Après une longue marche à travers champs, forêt et bords de laLesse, j’avais décidé qu’il nous fallait quitter Bruxelles et les souvenirs qui y étaient liés, pour vivre en Ardenne et nous chercher une seconde maison dans le Périgord Noir. Pourquoi là et pas ailleurs? Parce que l’image s’en était imposée avec le nom du village de Beynac quim’était revenu comme une évidence. J’y avais séjourné chez un ami très cher, dans les années 1970, il m’avait fait découvrir le pays encore peu touristique qui se relevait lentement de l’exode rural. Sa grande maison restaurée se situait sur les hauts d’une colline. Cet homme qui avait suivi mes débuts en écriture m’avait encouragée, à
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ce moment et dans ce lieu, à poursuivre dans cette voie. J’ai redécouvert en sa compagnie le goût des grands paysages mais aussi celui des villages perdus et de la beauté des vieilles demeuresà l’abandon. Je me suis souvenue de mes lectures passionnéesà l’adolescence de Giono avec sa trilogie de Pan (Colline, Un de Baumugneset Regain). Ce que Giono avait décrit autour de la Provence, je le retrouvais dans le Périgord. Ce n’est pas un hasard si ce désir de faire renaître ce qui avait été abandonné reprenait force au moment de la disparition de mon père. Ce n’est pas un hasard si l’image du Périgord Noir s’imposait avec la présence tutélaire de cet ami décédé depuis de nombreuses années. C’était bien ici, dans le Périgord Noir, que je voulais m’installer pour redonner un élan à ma vie dans ce moment de passage, y cherchant un lieud’ancrage et d’audace pourouvrir de nouveaux horizons. Restait à y trouver « notre maison » ! Après avoir fait le tour des annonces proposées par les agences immobilières de la région, j’ai découvert une proposition qui me plaisait sur le dessus de Beynac. De son côté Jean-Pierre a pris des contacts téléphoniques avec plusieurs agences. Nous étionsd’accord sur la vente de notre appartement de Bruxelles. Entre l’Ardenne et le Périgord, nousallions poursuivre nos activités en matière d’écriture et d’édition via internet.Un contact fut pris avec une des agences immobilières de Cénac-et-Saint-Julien ainsi qu’un rendez-vous pour une journée de visites de maisons. Nous disposions d’une courte semaine de temps libre pour nous y rendre, avec neuf cent cinquante kilomètres à parcourir
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à l’aller et au retour, ce qui laissait trois jours sur place. Nous avons logé à « La Belle Etoile » à La Roque-Gageac. C’est Frédéric qui nous a reçus à l’agence et nous a guidés dans notre recherche. Si la maison que j’avais sélectionnée sur internet se révéla décevante, la deuxième visite qu’il nous proposa et qui figurait parmi les «coups de cœur» de l’agence nous séduisitd’emblée.La maison se trouvait à Daglan, village que je ne connaissais pas mais dont la qualité architecturale et le charme ne tardèrent pas à nous éblouir. L’affaire fut conclue sur-le-champ, le compromis signé le lendemain. Nous ne pourrions emménager que neuf mois plus tard, au printemps suivant. Nous allions désormais vivre ici deux mois au printemps et deux mois à la fin de l’été.Peu après notre installation, j’ai revuet Frédéric discuté avec lui de son métier. Il évoqua l’étonnante beauté de nombreuses maisons, demeures et manoirs qui conservaient des éléments d’architecture hérités de plusieurs siècles, réalisés par des artisans de qualité. L’envie m’est dès lors venue de lui proposer de participer à un projet de livre autour de Daglan et de quelques autres artistes et amoureux de ce lieu. Il s’agissait simplement de me raconter son histoire en reliant le choix de son métier, celui d’agent immobilier, avec sa passionpour ce pays et le choix de s’y installer. Il a accepté, le livre était ainsi lancé. Du temps a passé entre ce premier recueil de récit et les suivants. Deux amis sont venus loger chez nous. Je les avais connus à Paris dans le cadre de nos pratiques en Histoire de vie, puis à Toulouse où ils vivaient. Ils avaient aimé séjourner dans notre maison de Daglan
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