Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 3,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB

sans DRM

Dans les mers du Sud (édition enrichie)

De
64 pages
Dernière étape d'une vie placée sous le signe de l'exploration de l'âme humaine, Robert Louis Stevenson s'installe à Samoa, dans le Pacifique, pour y vivre ses dernières années. Les Polynésiens, alors sous le joug des grandes puissances occidentales, obtiennent d'emblée sa sympathie. Il entreprend dès lors la description précise de leur mode de vie et des bouleversements qu'entraîne la colonisation. Sous la docilité apparente, les croyances ancestrales sont toujours vivantes et l'âme maorie se révèle au grand écrivain venu à sa rencontre.



Ce livre numérique comporte :



- Une préface

- Dans les mers du Sud de Robert Louis Stevenson

- Un dossier de lecture rédigé par Claude Le Manchec



La rédaction du dossier de lecture, claire et accessible, a été confiée à un spécialiste universitaire. En effet, Claude Le Manchec est docteur en sciences du langage de l'EHESS. Il a publié plusieurs essais sur l'enseignement des sciences humaines pour différents éditeurs, avant d'être responsable des collections « Savoirs » et « Grands voyageurs » au sein des éditions de l'Ebook malin.
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

Extrait
Préface


Lorsqu’il s’embarque en 1888 sur le Casco, pour un premier long voyage vers les îles des mers du Sud, Stevenson, l’auteur à succès de L’Île au trésor et de L’Étrange cas du Dr Jekyll et de M. Hyde, prend plusieurs risques : de santé fragile, il s’éloigne ce faisant du confort dont il aurait besoin pour se soigner correctement ; en outre, la navigation dans le Pacifique n’est pas sûre : les cartes fiables manquent ; le temps est changeant ; les peuples vers lesquels il se dirige ne sont pas tous amicaux et le cannibalisme survit çà et là. Et cependant Stevenson ne renonce pas, bien au contraire ! Ce voyage - tout comme les suivants - est pour lui une planche de salut, la condition sine qua non sinon d’une guérison, du moins d’une rémission de son emphysème pulmonaire. Mais le voyage est aussi le moyen le plus sûr d’acquérir du recul et de la distance vis-à-vis de l’Europe. Après l’étape américaine, nécessaire pour mener une vie affranchie de contraintes sociales pesantes, l’Océanie couronnerait cette trajectoire de liberté qui est la sienne : « Traverser la Manche, c'est, pour un garçon de douze ans, changer de cieux ; traverser l'Atlantique, pour un homme de vingt-quatre, c'est à peine modifier son régime. Mais je venais de m'échapper hors de l'ombre de l'Empire romain, dont les monuments dominent nos berceaux, dont les lois et les lettres mettent partout autour de nous contraintes et prohibitions. » Le voyage permet d'éprouver la sensation physique du monde et, pour cela, il permet d’aller au devant d'horizons largement ouverts, de mondes qui ont évolué à l’écart de l’Histoire du monde occidental et qui, malgré la colonisation, ont gardé encore un peu de « sauvagerie ». Revendiquant, auprès de sa mère qui s'en inquiète, une forme de nomadisme qui constitue le fondement de sa personnalité intime, Stevenson est à la recherche de ce qu'il nomme « la fraîcheur de la route » (L'Appel de la route) par laquelle peut se réaliser la possibilité de la rencontre avec l'Autre absolu, celui qui n’a encore été qu’effleuré par la civilisation. Le voyage, c’est à la fois la possibilité de certains états d'âme vivifiants, une forme d’ivresse roborative, un éblouissement de l'esprit et un oubli de soi.  

Mais le voyage n’existe pas vraiment pour Stevenson sans la possibilité de le raconter, de la transposer dans un ou plusieurs récits, plus ou moins éloignés du réel et où ses talents de story-teller peuvent briller. Le récit de voyage est aussi lui-même l'occasion d'une expérience intérieure, une voie spirituelle dont il faut rendre compte.
Le présent livre fusionne ainsi trois voyages effectués réciproquement sur le Casco du 28 juin 1888 au 24 janvier 1889, sur l'Equator, du 24 juin au 7 décembre 1889, sur la Janet Nicholl, du 11 avril au 26 juillet 1890, et précédant l’installation définitive à Samoa, le 6 novembre 1890. Il s’agit d’un grand ouvrage mêlant, comme l’écrit Stevenson lui-même, « histoires rudes, coutumes singulières, beauté, horreur, sauvagerie et civilisation ».

NB : dans l’établissement du texte, l’orthographe des noms propres a été conservée.
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin