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Dix ans de Camino Tome I

De
92 pages

Marcher sur le Camino, c'est s'offrir une parenthèse, ouvrir une porte qui donne sur une nouvelle perception de notre monde extérieur et intérieur. Le Camino est un fleuve où circulent des millions de gouttes d'eau venant de tous les coins de la planète et se rendant au même endroit : Santiago et Fisterra, le bout des terres.
Une énergie magnifiquement positive remplit ce chemin des étoiles, que l’auteur nous invite à parcourir, à la rencontre des autres, de soi, de la Terre et du ciel.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-66058-9

 

© Edilivre, 2014

Prélude

Beaucoup de livres sur le Camino ont déjà été écrits ou sont en train d’être écrits et seront certainement encore écrits.

Je prends donc humblement le risque d’en rajouter un, en espérant que ceux qui ont marché sur ces Chemins puissent prendre du plaisir à s’y retrouver, et que les autres n’aient qu’une envie, celle de partir.

Le Camino, c’est quoi ? Tout simplement le Chemin de Compostelle en Espagne.

Tout comme en France, il y a plusieurs Chemins : le Camino Frances (le plus connu et parcouru) qui part de St Jean Pied de Port jusqu’à Santiago, Le Camino del Norte, de Bayonne à Santiago, et qui peut dériver sur le Camino Primitivo à partir d’Oviedo (en traversant la Cordillère des Asturies), le Camino de La Plata, de Séville en passant par Salamanque et qui peut se poursuivre par le Camino Senebrese, le Camino De Levante, de Valencia à Santiago, qui traverse la Mancha, et qui rejoint La Plata à Zamora… Sans compter le Caminho Portuguese, de Lisbonne à Santiago… Avec des variantes pour chaque Chemin.

J’ai posé mes premiers pas le 12 octobre 2002 à St Jean Pied de Port, et depuis j’ai parcouru tous ces Caminos y compris le Chemin d’Arles. Habitant St Gilles (du Gard), c’était la moindre des choses que de marcher sur « mon Chemin », St Gilles étant la première étape.

A raison de trois à quatre semaines chaque été, j’ai pu, et nous avons pu (car j’ai vite été rejoint par ma Nouvelle Bien Aimée, Michèle) marcher d’une seule traite sur le Camino Frances et celui du Portugal, les autres ayant été fractionnés en deux, sauf pour le Chemin d’Arles, découpé en 6 étapes… Ce qui, bien sûr, n’a pas la même saveur, mais conserve toujours la même ardeur : marcher vers Santiago !

Ville Magique, Cathédrale Magique… Mille ans d’histoires et de légendes, mille ans de pèlerinage, mille ans de vraies et de fausses croyances… Combien d’hommes et de femmes sont passés sur ces chemins ? Combien de pas ?

Marcher sur ces Chemins n’est pas « anodin », on n’y va pas comme pour faire le GR20 en Corse ou autre randonnée, si sportive et si belle soit-elle. Certains « marcheurs », que j’ai rencontrés, étaient partis comme on part sur un GR, je n’en ai rencontré aucuns qui ne soient pas revenus « Pèlerins ».

Pourquoi suis-je parti sur ces Chemins ?

La vie n’est pas toujours une trajectoire en ligne droite, elle prend parfois des « chemins de traverse » que l’on traverse comme l’on peut.

Cette année 2002 fût marquée par deux évènements : le divorce et la remontée à la surface de vieilles blessures de l’enfance.

Je me sentais descendre au fond d’un puits… Sans fond.

La rencontre inattendue avec une psychothérapeute a changé complètement cette trajectoire.

A l’issue de notre premier rendez-vous, elle m’a demandé de lui donner trois choses que je voulais faire. Les deux premières étaient évidentes : il fallait que je parle avec mes parents et mes enfants. La troisième, est « sortie » de ma bouche sans aucun contrôle « cérébral » : « Je vais aller à Compostelle ! »

Je me suis moi-même étonné de m’entendre prononcer cette phrase, comme si ce n’était pas moi qui parlait. Mais les mots étaient dits, les paroles prononcées… Elle me répondit « je note ! ».

A partir de là, les jeux étaient faits, les dés étaient lancés, les cartes abattues, j’allais faire ce que j’avais dit, en sentant très bien qu’une révolution intérieure était en marche.

Cette idée d’aller à Compostelle me taraudait depuis quelques années, mais quand j’avais déplié une carte routière et compté approximativement les kilomètres, j’avais remis ce projet pour ma retraite.

Je visualisais le premier jour, mettre mon sac sur le dos au petit matin et filer vers l’Ouest. Un sentiment de liberté et de je ne sais quoi m’envahissait alors. C’est ce « je ne sais quoi » qui m’intriguait.

Ce que je connaissais des Chemins de Compostelle, c’était tout simplement des petits flashs aux informations télévisées (que je regardais à cette époque) : PPDA, une fois par an, aux alentours de Pâques, nous parlait de ces pèlerins, avec images à l’appui. Ces gens avaient tous dans leur regard quelque chose qui m’intriguait, comme une Lumière. Ce qui me dérangeait, c’était l’image que j’en avais, quelque chose de « catho » dans le mauvais sens du terme, car je connais des cathos superbes, mais disons quelque chose d’un peu « coincé », quelque chose dans lequel je ne me reconnaissais pas, bien qu’étant issu d’une famille catholique pratiquante.

Mais comme beaucoup, je m’étais éloigné de l’Eglise, de la messe et de tous les rites propres aux religions, dont les prières.

Je me plongeai donc dans toutes les revues et livres que je trouvais parlant des Chemins de Compostelle. Je découvris l’Histoire ou la Légende de St Jacques, cet apôtre parti en Espagne pour convertir au Christianisme les populations ibériques, son peu de succès, son retour en Galilée, sa décapitation, son retour (ou du moins celui de son corps) en barque avec ses quelques disciples qui souhaitaient l’enterrer en Galice, leur arrivée vers Padron, la conversion de la reine Lupa après quelques évènements miraculeux, jusqu’au jour où, presque mille ans après, la sépulture fût découverte par un ermite, Pelayo, guidé par une étoile brillante.

Je découvris aussi les différents miracles attribués à St Jacques, dont la Légende du « pendu dépendu », que l’on retrouve d’ailleurs dans d’autres endroits en Europe, et bien sûr le « Santiago Matamores » avec son cheval blanc et son épée, descendu du ciel pour pourfendre les Maures. Cette image là ne me plaît pas beaucoup, voire pas du tout, car j’ai rencontré des pèlerins qui faisaient le Chemin pour demander à Santiago de « débarrasser » la France comme il l’a fait en Espagne.

Comme quoi sur ce Chemin là on rencontre également la haine, le racisme et l’obscurantisme.

Je préfère donc garder en tête l’image d’un Apôtre peut-être pas comme les autres, qui nous fait marcher depuis plus de mille ans sans que l’on ne sache vraiment pourquoi.

Que l’on soit croyant ou non croyant, on marche et ça marche !

Toutes ces lectures me donnaient encore plus envie de partir.

Chapitre I
Un chemin initiatique

J’avais dix jours devant moi pour les vacances de la Toussaint. J’avais bien compris la « règle » : si tu n’as que dix jours devant toi, pars de chez toi, tu t’arrêteras là où tu t’arrêteras, et tu reviendras plus tard. Cela ne me convenait pas, il fallait absolument que j’aille à Santiago et Fisterra, quitte à déroger à la règle.

Je pris la décision de partir de St Jean Pied de Port et de marcher jusqu’à Pampelune : le passage à Roncevaux me paraissait important. Ensuite je prendrais le car pour reprendre ma marche avant l’Ocebreiro jusqu’à Santiago, et si je n’avais pas le temps de marcher jusqu’à Fisterra, je reprendrais le bus… Tel était mon plan.

Je ressortis du grenier mon vieux sac à dos de mes 18 ans… (J’en avais 44…)

Mes parents voulurent m’accompagner en voiture d’Aigues-Mortes jusqu’à St Jean Pied de Port.

Leur attention me touchait beaucoup et j’acceptais cette offre.

Arrivés à St Jean Pied de Port, je me rendis aussitôt à l’Association des Amis de St Jacques pour le premier tampon sur ma Crédencial…

Je leur expliquai le chemin que je souhaitais faire.

Les réactions furent immédiates : « Tu ne dois pas faire ça ! Marche le temps que tu as, et tu reviendras… »

J’acquiesçais gentiment pour ne pas les vexer, car pour ces personnes, j’avais le sentiment de commettre un sacrilège. Ma décision était irrévocable, sans comprendre vraiment pourquoi, il était impératif que j’aille à Santiago et Fisterra, d’une manière ou d’une autre. J’aurais pu y aller directement en train, en avion ou en car, mais je souhaitais marcher quand même un peu.

Roncevaux, le sacrifice du bélier et mon Bâton.

C’est donc au petit matin du Dimanche 13 octobre 2002 que mes parents m’accompagnèrent en voiture jusqu’à Hunto, fin du goudron et début du Chemin.

Superbe spectacle : point de vue magnifique au lever du jour, les brumes se dissipent.

L’Emotion de l’Au-Revoir. Nous nous quittons les yeux humides. Je mets mon sac sur le dos : une bonne montée bien raide m’attend. De nombreux pèlerins sont déjà sur le Chemin.

Ce n’est que quelques années plus tard, en relisant ces mots que j’avais griffonnés, que je ressenti ce moment comme une deuxième naissance, une deuxième « mise au Monde ». Mes parents m’avaient accompagné ici, comme des parents qui donnent la main à leur enfant lors de ses premiers pas, puis le lâchent doucement pour qu’il puisse s’envoler seul au Monde.

J’entame directement une bonne grimpette surplombant la vallée qui se réveille, pour arriver à la Table d’Orientation. Premier arrêt : Olivier était là ! Comme s’il m’attendait.

Nous avons fumé une cigarette ensemble. Je ne savais pas que nous allions partager ce Chemin durant quelques jours.

Ses premières paroles furent « Je t’ai vu avec tes parents, c’était émouvant… »

Ses mots eurent une résonnance particulière, comme si cet individu pouvait lire en moi.

Après avoir fumé sa cigarette, il me proposa de marcher ensemble.

J’étais parti avec l’idée de marcher seul, mais me souvînt de quelques conseils « Sur le Chemin, reste ouvert à toutes les opportunités, laisse-toi guider… »

Je ne pu m’empêcher de penser également au Petrus de Paulo Coelho, et décidais intérieurement de l’appeler ainsi.

Je répondis donc : « ok ! », sentant que pour la première fois depuis fort longtemps, je lâchais quelque chose, je mettais ma confiance dans un individu que je ne connaissais pas, qui m’intriguait, qui allait m’ouvrir des portes et m’initier à un Nouveau Chemin.

C’était parti…

C’était la 4ème fois qu’il faisait ce Chemin : Il fût mon Guide, et bien au-delà du chemin terrestre…

Nous partons donc ensemble pour Roncevaux : des paysages splendides, des moutons (noirs, comme en Irlande), des chevaux… Tous en liberté dans la montagne. Le temps est magnifique, soleil, ciel bleu… le sac est lourd !!!

Petrus a un rythme de « Pro », mais j’arrive presque à le suivre. Dans les côtes, il m’attend en haut. Nous nous arrêtons à un col (statue de la Vierge, vue magnifique), passons par la Fontaine de Roncevaux : c’est la frontière espagnole. Nous rencontrons d’autres pèlerins français, allemands, américains, puis plus tard, deux Québécois qui font le Chemin ensemble, puis un troisième…).

Dans la dernière descente vers Roncevaux, nous apercevons un bélier allongé. Nous avons juste le temps de nous accroupir auprès de lui, pour qu’il nous offre son dernier souffle de vie en nous regardant avec ses grands yeux. Un frisson me parcourt, la montagne est silencieuse, ce bélier gît maintenant à nos pieds. Nous restons quelques instants auprès de lui, sans dire un mot.

Je cherche un symbole, un présage, cela m’inquiète un peu, ou du moins me fait penser que ce Chemin démarre d’une façon bien étrange. Je chercherai à mon retour la symbolique.

Image 1Les branches du graphisme du Bélier représentent une arche repliée. La vie n’existe pas, ne s’exprime pas encore. Tout est à l’origine, en état de sommeil, d’attente. Bientôt l’extrémité inférieure s’enflera pour former le cercle du Taureau. Du graphisme du Bélier à celui du Taureau, les formes s’inversent entre le haut et le bas. Le graphisme du signe est aussi un A renversé : Alpha grec, première lettre de l’alphabet, comme Aleph en hébreu.

En analogie avec l’élément Feu que les alchimistes représentaient par un triangle renversé, pointe tournée vers le bas, symbole de l’esprit fécondant la matière.

Ce hiéroglyphe représente encore les cornes du bélier enroulées en spirale : la spirale est d’abord le symbole del’évolution et ensuite de toute initiation.

Le Bélier est le premier signe du zodiaque, il ouvre un nouveau cycle. C’est cet animal que les Hébreux sacrifient à la Pâque et que les Chrétiens reprennent comme symbole christique : le Christ devient ainsi l’Agneau de Dieu qui s’offre à la mort pour le salut despêcheurs…

J’ai beau essayer de rester « cartésien », je peux comprendre aujourd’hui le frisson qui me parcourut à cet instant : la symbolique était forte. J’entamais un Chemin pas comme les autres sans en avoir la « pleine conscience », mais sentais au fond de moi que j’entrais dans un « Autre Monde », ou, une autre « perception » de Notre Monde. La Solennité du Moment, je l’ai bien ressenti, sans me l’expliquer.

Arrivés à Roncevaux nous prenons notre lit dans le dortoir, une douche, une bière, rencontre à nouveau d’un français (60/70 ans) avec un bandage au genou. Il fait la première étape pour son fils, qui doit faire les suivantes… Nous partageons une bière ensemble.

Sur les conseils de Petrus j’achète un bâton.

19H : la Messe et bénédiction des Pèlerins.

Petrus me propose, si je le souhaite, de faire bénir mon bâton.

A la fin de la Messe, les pèlerins se rassemblent devant l’autel, et les 5 prêtres nous bénissent, en espagnol et en français.

A la fin de la cérémonie, Petrus me fait signe de le suivre et nous rentrons dans une pièce à côté. Un prêtre qui parle français béni mon bâton : je ne peux retenir mes larmes… Cette bénédiction me touche profondément, là encore, je me sens « embarqué » dans une « drôle » d’histoire dans laquelle je ne contrôle plus rien. Je ne sais plus vraiment où je vais… Heu, enfin si ! A Santiago et Finisterre… Mais je sens bien que ce ne sont que des symboles, et que derrière ces mots et ces lieux, il y a autre chose que je dois découvrir.

Repas à l’auberge entre pèlerins (que l’on a réservé avant la messe) : truite, frites et vin à volonté. Je me sens plongé dans un autre univers, entouré d’une vingtaine ou trentaine d’autres pèlerins de toutes nationalités.

Le lendemain matin, je pars donc tout naturellement avec mon Guide. Il fait nuit, mais chaud, nous marchons avec la lampe de poche, le ciel est étoilé.

Le premier village où nous pensions prendre un café (nous sommes partis le ventre vide) était fermé… Ce sera le suivant (5km de plus)… Toujours fermé. Je sors donc le petit butagaz et nous nous faisons un café. Entre temps l’épicerie ouvre, Petrus va acheter deux croissants : une heure de halte…

Au lever du jour d’autres pèlerins nous doublent, nous les rattraperons plus tard.

Le chemin est moins rude que la veille, mais il y a quand même quelques collines à franchir, des sous-bois, des cols, des prés… des tas de cailloux amoncelés avec une croix dessus, et parfois des bâtons de pèlerins, qui nous rappellent que le Chemin n’est pas toujours une simple promenade.

Lors d’une de nos pauses, une rencontre exceptionnelle avec Pascal, un bordelais, qui revient à pied. Il écrit un livre « A la Recherche de Toi », qu’il pense faire publier en rentrant, et il nous raconte… 1 H de pause, en partageant bière et cigarettes… il pense revenir pour faire Hospitalier…

Le Chemin continue parsemé de confidences… sur le Chemin : Petrus est retraité de l’armée (43 ans) Il a fait la guerre du Golf dans le cadre des Casques Bleus.

Des « nouvelles » du Camino sont échangées ; on raconte l’Histoire d’une Femme suisse qui possédait une ferme et qui vient de perdre son mari : elle a tout vendu, sauf son âne, et est partie seule sur le Chemin avec son âne… l’Histoire d’un autre, qui marche avec… un chameau… oui, oui, un chameau !!

Sur le Mont Alto de Herrero, entre pins, hêtres et chênes, nous passons sur des dalles connues sous le nom de « Pasos del Roldin » (Traces de Roland)… Roland de Roncevaux serait passé par là, il y a quelques temps.

Nous doublons les pèlerins du matin et arrivons à Larasuana (27 km). Nous faisons tamponner nos crédenciales par le maire du village.

Petrus et moi, reprenons la route pour Arre, alors que les autres s’arrêtent là !

17 km de plus. Il paraît que le gîte d’Arre est l’un des plus beaux.

Toujours des collines, sous bois… Arre est la banlieue de Pampelune, le paysage devient moins beau, des carrières immenses… Ces 17 km sont de plus en plus longs…

J’ai les pieds en feu, les jambes tétanisées, le sac me scie les épaules, la douleur m’arrache des larmes, mais je continue en pensant à mes enfants, Gaël et Marion… Je dois continuer à avancer, à suivre cet espèce d’individu que je ne connais pas… Pourquoi ? Je n’en sais rien ! Mais je dois le faire !

On s’arrête une dernière fois sur une aire où deux espagnols font griller des piments. Une dernière côte… chacun de mes pas est une victoire… Puis c’est l’Arrivée !

Entrée du village, vieux pont du Moyen Age, et face au pont, le gîte des Amis de Compostelle tenu par des Frères… La délivrance !

Quelques courses dans le village.

On retrouve Hubert et une Québecoise : nous sommes seulement 4 dans le gîte : super repas partagé avec vin, discussions à bâtons rompus… et gros dodo.

Petrus met son réveil à 5H30. Je ne mets pas le mien… erreur !

Nous n’avons pas entendu sonner le réveil… Petrus voulait entamer un marathon, et moi, prendre...