Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 3,49 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB

sans DRM

Equateur et Galapagos 4 - Côte et plaines septentrionales

De
115 pages

Ce chapitre Côte et plaines septentrionales est issu du guide consacré à la destination Equateur et îles Galapagos.
Tous les chapitres sont disponibles et vendus séparément. Vous pouvez également acheter le guide complet.



Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

Illustration

Sommaire

PRÉPARER SON VOYAGE

 

 

 

 

 

 

 

SUR LA ROUTE

 

 

 

 

  • ¨Reserva Ecológica de Manglares Cayapas Mataje (Cliquez ici)
  • ¨Playa de Oro Reserva de Tigrillos (Cliquez ici)
  • ¨Reserva Ecológica Cotacachi-Cayapas (Cliquez ici)
  • ¨Mompiche (Cliquez ici) pour ses circuits d’observation des baleines

Le top des hébergements

Pourquoi partir

La diversité de l’Équateur est telle que sa côte septentrionale est souvent négligée par les voyageurs. Or, celle-ci a tout pour plaire, tant aux surfeurs qu’aux amoureux de la nature.

Ses plages désertes, caressées de belles vagues, ses mangroves ignorées, ses villages amérindiens et ses bourgades afro-équatoriennes ne sont que quelques-unes des raisons de s’y aventurer. La pauvreté, plus marquée que dans les autres régions du pays, est compensée par une chaleur humaine et une mixité fascinantes. Une visite de la ville reculée de San Lorenzo, à l’extrémité nord, tient ainsi d’une immersion dans la culture des petites communautés d’ascendance africaine. Là, vous pourrez faire des expéditions de plusieurs jours dans la forêt, où vous apercevrez de grands félins et découvrirez des villages amérindiens isolés.

Plus au sud, les stations balnéaires ensoleillées de Same, Mompiche et Canoa ont les faveurs des globe-trotters, attirés par les vagues, l’ambiance détendue et les fêtes endiablées.

Quand partir

Illustration

Déc-mars C’est la saison des pluies (averses et insectes) mais le soleil et les vagues restent au rendez-vous.

 

Juil-août Avec les vacances scolaires, les Équatoriens affluent sur les plages et la côte ne manque pas d’animation.

 

Sept-nov Profitez de la côte à sa période la plus calme et d’un climat encore très agréable.

Illustration

À ne pas manquer

1Une longue balade sur les plages désertes et sauvages proches de Mompiche (Cliquez ici)

2Une randonnée sous la canopée de la luxuriante Playa de Oro Reserva de Tigrillos (Cliquez ici)

3L’ambiance décontractée de Canoa (Cliquez ici), haut lieu du surf et repaire favori des routards

4Le charme de Bahía de Caráquez (Cliquez ici) et la visite du site archéologique de Chirije (Cliquez ici) voisin

5Les vagues de Same (Cliquez ici), au cadre enchanteur

6La végétation et la riche faune de la bio-réserve Bilsa (Cliquez ici)

7La frontière septentrionale et ses rythmes afro-équatoriens, dans la chaleur humide de San Lorenzo (Cliquez ici)

PLAINES OCCIDENTALES

La plupart des voyageurs, filant droit sur la côte, traversent les plaines occidentales à fond de train. Or, ces riches terres agraires, ondoyées de collines, ont leur charme propre. On y trouve des agglomérations, certes mornes, mais très authentiques ; de vastes plantations de cacao, de palmiers à huile et de bananiers ; et çà et là, de rares bosquets de forêt tropicale.

De Quito à Santo Domingo de los Colorados

La nature contribue pour beaucoup à l’attrait de ce territoire à l’ouest de Quito, avec ses terrains escarpés et ses collines verdoyantes noyées de brume. Mieux vaut couvrir le trajet le matin, lorsque le temps est le plus susceptible d’être dégagé.

À la sortie de Quito, la route grimpe dans le páramo (prairies andines d’altitude) et l’on aperçoit l’Atacazo (4 463 m) et le Corazón (4 788 m), deux volcans éteints, respectivement au nord et au sud. Une descente tortueuse mène dans la vallée du Río Toachi, où l’air devient plus épais et les plantes tropicales commencent à apparaître.

4Où se loger

Tinalandia

LODGE $$$

(%02-244-9028 ; www.tinalandia.com ; Vía Aloag Km 85 ; s/d 86/118 $). À 16 km de Santo Domingo, Tinalandia, quoique dévolu au golf, remporte un bien plus grand succès pour ses excellentes possibilités d’observation des oiseaux. Cet établissement rustique, sis à 600 m d’altitude dans une forêt humide, loue des bungalows vieillissants, avec sdb et eau chaude. Les visites guidées ornithologiques coûtent entre 75 et 220 $.

On peut venir à Tinalandia observer la faune aviaire moyennant 10 $ la journée – les mois les plus secs (mai et juin) sont les plus favorables. On y sert de délicieux repas (non inclus dans le prix des chambres) composés avec les légumes frais de la ferme hydroponique (culture hors-sol) attenante. Il peut s’avérer utile de réserver (par soi-même, ou via les grands tour-opérateurs du pays). Sur demande, le personnel peut organiser le transport depuis Quito.

Santo Domingo de los Colorados

305 000 HABITANTS / 500 M D’ALTITUDE

Étouffante et sans grand intérêt, cette ville est un important carrefour en termes de commerce et de transports – les voyageurs ne font généralement qu’y passer. La principale raison de s’y arrêter est d’organiser une visite de la fascinante communauté des Tsáchila. Attention : Santo Domingo est malfamée par endroits ; restez sur vos gardes et évitez le quartier du marché et la Calle 3 de Julio à la nuit tombée.

1À voir et à faire

Tsáchila et Chihuilpe

COMMUNAUTÉS INDIENNES

(5). SLes Tsáchila sont environ 3 000 et se répartissent en 8 communautés dans une réserve de 10 500 ha située dans les environs de Santo Domingo. La visite de la communauté comprend des explications sur les plantes médicinales, les coutumes et traditions, ainsi que des danses. Les Tsáchila fabriquent des bijoux et de beaux articles en laine de couleurs vives.

Contactez José Aguabil (%09-770 8703), le chef de la communauté d’El Poste, pour organiser votre sortie. Vous pourrez également visiter Chihuilpe, à 17 km de Santo Domingo par la route de Quevedo. Prenez alors contact avec Tsapini Calasacón (%09-750-3320), le chef de la communauté. Les visiteurs paient 5 $ environ. Il est également possible de s’adresser aux agences de Santo Domingo pour réserver un circuit.

4Où se loger et se restaurer

Hotel Del Pacífico

HÔTEL $$

(%02-275-2806 ; Av 29 de Mayo 510 ; s/d 20/35 $ ; aW). S’il n’y a guère de raison de passer la nuit à Santo Domingo, cet hôtel, très central, peut se révéler commode en cas de force majeure. Les chambres, propres et spacieuses, ont des fenêtres à double vitrage et des sols carrelés. Dans le centre-ville, entre la place principale et le marché.

Restaurante Timoneiro

ÉQUATORIEN $$

(Av Quito 115 ; plats 3-7 $ ; h7h-21h). Autour de la place principale on trouve quelques restaurants, dont cet établissement accueillant à l’éclairage tamisé qui sert une cuisine équatorienne traditionnelle.

BUS AU DÉPART DE SANTO DOMINGO
DESTINATIONTARIFDURÉE
Ambato4 $4 heures
Atacames4 $4 heures
Bahía de Caráquez5 $5 heures
Baños5 $5 heures
Coca13 $14 heures
Esmeraldas4 $3 heures 30
Guayaquil5 $5 heures
Loja11 $12 heures
Manta6 $6 heures
Mindo2,50 $2 heures
Muisne6 $5 heures
Quito3 $3 heures

8Depuis/vers Santo Domingo

Santo Domingo est un important carrefour de transports, avec des correspondances pour tout le pays. Des bus partent fréquemment de la gare routière, à 2 km environ au nord du centre-ville, vers nombre de grandes villes. Vous trouverez aussi sur place un accès à Internet, un DAB et une consigne. Il y a des bus toutes les heures pour les grandes destinations du pays.

CÔTE SEPTENTRIONALE

La côte nord est un paradis verdoyant de forêts équatoriales, de mangroves, de plages accueillantes, de villages perdus et de villes à l’ambiance détendue, prisées des surfeurs. C’est ici que vit la plus importante communauté afro-équatorienne du pays, qui égaie la région de ses marimbas et fêtes animées, et concocte de délicieux plats à base de poisson et de fruits de mer.

Le bon sens et le goût de l’aventure sont de mise pour explorer cette contrée. Sachez toutefois que certains voyageurs se laissent rebuter par la pauvreté plus évidente qu’ailleurs, le taux de criminalité plus élevé, et l’absence relative de confort.

San Lorenzo

25 000 HABITANTS

Entourée de jungle, au bord d’une rivière fraîche et immobile, San Lorenzo est une ville décrépite, bordée de façades délabrées, où règne une chaleur suffocante. Essentiellement afro-équatorienne, elle résonne de rythmes tropicaux – marimba et salsa. Outre qu’elle accueille un ou deux festivals musicaux mémorables, elle fait une excellente base pour visiter la Reserva Ecológica de Manglares Cayapas Mataje.

La route qui dessert la région n’a été achevée qu’au milieu des années 1990 et celle-ci conserve une ambiance d’avant-poste oublié. La pauvreté y est extrême, le tourisme, à peine développé, et il n’est guère facile d’y circuler.

TCircuits organisés

Andres Carvache (%06-278-0161 ; andrescarvache@yahoo.es) propose des excursions vers les plages environnantes à 7h30 et 14h (3 $) et peut organiser d’autres circuits ; vous le trouverez à droite de l’embarcadère, dans une boutique sur pilotis.

Aucun transport public ne circule dans les mangroves. Pour organiser un circuit, contactez la Cooperativa San Lorenzo del Pailón (%06-278-0039), une agence agréée proposant des circuits privés en bateau revenant à 20-30 $/heure. Vous pourrez également passer par Andres Carvache moyennant 60-80 $ pour un circuit de 2-3 heures.

zFêtes et festivals

Festival de marimba de San Lorenzo

MUSICAL

Impossible de ne pas succomber à l’envie de danser pendant ce festival de 3 jours qui se tient en principe la dernière semaine de mai.

Fiestas de San Lorenzo

MUSICAL

Aux alentours du 10 août, ces fêtes débridées font la part belle aux concerts de salsa, à la danse et à bien d’autres réjouissances.

4Où se loger et se restaurer

Le choix est limité. Moustiquaires et ventilateurs sont indispensables, surtout pendant la saison des pluies. Tous les établissements ci-après disposent de moustiquaires.

Gran Hotel San Carlos

HÔTEL $

(%06-278-1189 ; angle Imbabura et José Garcés ; s/d sans sdb 10/15, s/d avec clim 17/22 $ ; pa). Le Gran Hotel San Carlos N° 1 a des chambres propres et claires dotées de grandes fenêtres, et des parties communes au décor kitsch et bariolé.

Gran Hotel San Carlos 2

HÔTEL $

(%06-278-1189 ; Av 16 de Agosto près de José Garcés ; s/d sans sdb 10/15 $, s/d avec clim 17/22 $ ; a). Le San Carlos N° 2, récent, est plus confortable (clim dernier cri, TV câblée, sols immaculés).

Hotel Pampa de Oro

HÔTEL $

(%06-278-0214 ; Tácito Ortíz ; s/d 9/18 $). Cet établissement délavé est le moins cher de la ville. Chambres rafraîchies au ventilateur et fleurs en plastique omniprésentes.

Doña Luca

ÉQUATORIEN $

(Eloy Alfaro ; plats 2,50-5 $ ; h7h30-20h). Ce petit restaurant est probablement la meilleure adresse de la ville. On y sert des petits-déjeuners et un grand choix de plats (délicieux fruits de mer locaux, viande, poisson). Dans le centre, entre la rue principale et le Parque Central.

El Chocó

ÉQUATORIEN $

(Imbabura près de Tácito Ortíz ; plats 2-6 $ ; h6h-22h lun-sam). Dans la rue principale, cette adresse propre et appréciée sert tous les classiques à base de poisson et de fruits de mer, notamment des ceviches et des encocados de camarones (ragoûts de crevettes et de noix de coco).

8Renseignements

Le poste de police (%06-278-0672) fait face au Parque Central et la capitanía (capitainerie du port) se tient sur l’embarcadère principal. Si vous voyagez depuis/vers la Colombie (ce qui n’est toutefois pas conseillé, du fait de l’instabilité de la région), vous pourrez accomplir les formalités pour votre passeport à l’une de ces administrations.

L’hôpital catholique de San Lorenzo, proche du centre (en taxi), est le meilleur de la région au nord d’Esmeraldas.

LES TSÁCHILA

Surnommés Colorados par les colons, les Tsáchila sont réputés pour leurs curanderos (guérisseurs) et pour les splendides étoffes de couleurs vives que tissent les femmes. On reconnaît les Tsáchila aux bandes noires peintes sur leur visage et aux cheveux coupés au bol et teints en rouge des hommes.

Aujourd’hui, la plupart des Tsáchila se sont occidentalisés. Alors que les chauffeurs de bus se plaignent des taches laissées sur les sièges par la teinture de leurs cheveux, et que les boutiques de souvenirs vendent des cartes postales à leur image aux citadins qui les appellent ouvertement “tigres peints”, comment s’étonner que les Tsáchila s’isolent ? Toutefois, ils ont remporté quelques belles victoires ces dernières années, notamment la création de leur province en 2007, assurant à la communauté un rôle considérablement accru dans le système politique du pays.

Le Kasama, le Nouvel An tsáchila (qui coïncide avec le Samedi saint), est l’occasion, pour la communauté, de réaffirmer ses racines. Tous les villageois s’unissent pour se souhaiter la prospérité pour l’année à venir. On boit de la chicha au sucre de canne (boisson fermentée à base de maïs ou de manioc consommée par beaucoup de peuples indiens en Équateur) et musique, danses et théâtre ponctuent les réjouissances. Cette fête, la plus importante de la communauté, n’avait pas été célébrée depuis 30 ans, avant de ressusciter en 1998. Son rétablissement laisse espérer que d’autres éléments importants du paysage, tels le guatusa (l’agouti, une espèce de rongeur) et le tatou, réapparaîtront également.

Si la plupart des communautés se montrent réticentes envers les visiteurs (et refusent les photos), vous serez bien accueilli à Chihuilpe et El Poste, au sud de Santo Domingo sur la route de Quevedo. À Chihuilpe, vous pourrez aller au centre touristique et consulter l’un des curanderos qui vendent des herbes médicinales et prodiguent des traitements. À El Poste, vous pourrez assister aux festivités du Kasama.

HORS DES SENTIERS BATTUS

LA BIO-RÉSERVE BILSA