Faut-il vraiment découper l'histoire en tranches ?

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Ni thèse, ni synthèse, cet essai peut être lu comme l'aboutissement d'une longue recherche. Et d'une réflexion sur l'histoire, sur les périodes de l'histoire occidentale, au centre de laquelle le Moyen Âge est mon compagnon depuis 1950. Il s'agit donc d'un ouvrage que je porte en moi depuis longtemps, des idées qui me tiennent à cœur.


Écrit en 2013, à l'heure où les effets quotidiens de la mondialisation sont de plus en plus tangibles, ce livre-parcours pose des questions sur les diverses manières de concevoir les périodisations dans l'histoire : les continuités, les ruptures, les manières de repenser la mémoire de l'histoire.


Traitant du problème général du passage d'une période à l'autre, j'examine un cas particulier : la prétendue nouveauté de la " Renaissance " et son rapport au Moyen Âge auquel j'ai consacré avec passion ma vie de chercheur.


Reste le problème de savoir si l'histoire est une et continue ou sectionnée en compartiments ? ou encore : s'il faut vraiment découper l'histoire en tranches ?



Jacques Le Goff


Publié le : jeudi 9 janvier 2014
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EAN13 : 9782021123289
Nombre de pages : 224
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e LA LIBRAIRIE DU XXI SIÈCLE Collection dirigée par Maurice Olender
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Jacques Le Goff
Fautil vraiment découper l’istoire en trances ?
Éditions du Seuil
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 97837
© Éditions du Seuil, janvier 
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AVANT-PROPOS
Ni tèse ni syntèse, cet essai est l’aboutis sement d’une longue recerce : une réflexion sur l’istoire, sur les périodes de l’istoire occi dentale, au sein de laquelle le Moyen Âge est mon compagnon depuis 9. Nous étions alors aux lendemains de mon agrégation dont le jury était présidé par Fernand Braudel et où l’istoire médiévale était représentée par Maurice Lombard. Il s’agit donc d’un ouvrage que je porte en moi depuis longtemps, nourri d’idées qui me tiennent à cœur et que j’ai pu formuler, ici ou là, de diverses manières .
. Voir notamment un recueil d’entretiens et d’articles divers publiés d’abord dans la revueL’Histoire, entre 98 et , repris sous le titreUn long Moyen Âge, Paris, Tallandier,, rééd., Hacette, « Pluriel », .
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L’istoire, comme le temps qui est sa matière, apparaît d’abord comme continue. Mais elle est faite aussi de cangements. Et, depuis long temps, les spécialistes ont cercé à repérer et à définir ces cangements en découpant, dans cette continuité, des sections que l’on a appelées d’abord les « âges » puis les « périodes » de l’istoire. Écrit en 3, à l’eure où les effets quoti diens de la « mondialisation » sont de plus en plus tangibles, ce livreparcours revient ainsi sur les diverses manières de concevoir les périodi sations : les continuités, les ruptures, les façons de penser la mémoire de l’istoire. Or l’étude de ces différents types de pério disation permet de dégager, me sembletil, ce que l’on peut appeler un « long Moyen Âge ». Et cela notamment si l’on reconsidère à lafois les significations que l’on a voulu attribuer, e depuis le  siècle, à la « Renaissance » et la centralité de cette « Renaissance ». Autrement dit, traitant du problème général
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du passage d’une période à l’autre, j’examine un cas particulier : la prétendue nouveauté dela « Renaissance » et son rapport au Moyen Âge. Ce livre met ainsi en évidence les caractéristiques majeures d’un long Moyen Âge occidental qui e pourrait aller de l’Antiquité tardive (du  au e e  siècle) jusqu’au milieu du  siècle. Cette proposition n’esquive pas la conscience que nous avons désormais de la mondialisation des istoires. Le présent et l’avenir engagent caque secteur de l’istoriograpie à une remise à jour des systèmes de périodisation. C’est à cette tâce nécessaire que ce volume explora toire aimerait aussi contribuer .
Si la « centralité » de la « Renaissance » se trouve au cœur de cet essai, incitant à renouveler notre vision istorique, souvent trop étriquée, de ce Moyen Âge auquel j’ai consacré avec passion ma vie de cerceur, les questions soulevées
. La bibliograpie, en fin de volume, incite à poursuivre, par d’autres lectures, l’étude de questions souvent à peine abordées ici.
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concernent principalement la conception même de l’istoire en « périodes ». Car reste à savoir si l’istoire est une et continue ou sectionnée en compartiments. Ou encore : fautil vraiment découper l’istoire en trances ? Éclairant ces problèmes de l’istoriograpie, ce livre se veut une contribution, aussi modeste soitelle, à la réflexion nouvelle liée aux istoiresmondialisées.
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