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Helsinki

phone09 / 1,09 MILLION D’HABITANTS (AGGLOMERATION COMPRISE)

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Pourquoi y aller

Helsinki, ville portuaire et capitale d’un pays où l’eau est très présente, se mêle avec grâce à la mer Baltique. Les sinuosités de son littoral dentelé dissimulent de nombreuses baies, criques et petites îles.

Même si, du fait de son histoire assez courte, Helsinki pourrait être considérée comme la plus jeune des capitales nordiques, elle n’en a pas moins une solide culture artistique. Marquée d’avant-garde, sa tradition en matière de design se manifeste tant dans les showrooms de marques que dans ses petites rues jeunes et branchées. La scène gastronomique locale est également florissante, comme en témoigne l’ouverture en nombre de restaurants gourmets soucieux de recourir à des denrées de provenance locale.

Mais l’architecture Art nouveau, les cafés centenaires, spacieux et raffinés, les musées patrimoniaux ou encore les restaurants à la carte et à la décoration immuables depuis les années 1930 contribuent également au cachet atypique d’Helsinki.

Quand partir

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Juin Chaque café exhibe sa terrasse, les nuits ont un parfum d’infini.

Août La ville se ranime après l’accalmie de juillet, mais l’été et ses joies sont toujours là.

Décembre C’est le moment de faire du patin à glace et de préparer Noël, avant la chute du thermomètre.


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À ne pas manquer

b1 L’intense fin de semaine dans les mille et un pubs et bars

b2 L’île-forteresse de Suomenlinna, poste de défense du port d’Helsinki

b3 Le quartier du design, à Punavuori

b4 Les nombreux musées et galeries d’art

b5 La fraîcheur des produits sur les marchés couverts

b6 Une séance de sudation au sauna Kotiharjun

b7 Une escapade pour aller admirer la vieille ville de Tallinn

b8 Les maisons traditionnelles en bois de Seurasaari

b9 Un dîner pour se régaler de menus avant-gardistes ou de spécialités traditionnelles

ba L’église Temppeliaukio, à l’intérieur évocateur


Histoire

Le roi de Suède Gustave Vasa fonda Helsinki en 1550 pour rivaliser avec Tallinn, ville commerciale de la Ligue hanséatique. Le commerce à Ekenäs, l’une des plus anciennes villes de Finlande que le roi de Suède avait voulu transformer en port actif étant moribond, ses marchands, ainsi que ceux de plusieurs autres cités, furent sommés de déplacer leurs activités dans la toute nouvelle Helsingfors (nom suédois d’Helsinki).

Sur sa péninsule rocheuse ouverte à tous les vents, Helsinki resta une bourgade sans importance pendant deux siècles. Réduite à un tas de cendres en 1713 pour éviter son occupation par les Russes, elle perdit la majorité de ses habitants jusqu’à la paix de Nystad en 1721. Pour protéger la partie orientale de leur empire en cas d’invasion russe, les Suédois projetèrent en 1748 autour du groupe d’îles proches d’Helsinki un vaste programme de fortifications afin de contrôler l’accès du port. Ainsi la forteresse de Sveaborg (aujourd’hui Suomenlinna) devait-elle être l’équivalent suédois de la puissante Kronstadt russe. Réputée invulnérable, elle fut toutefois prise par les Russes en 1808 ; un an plus tard, la Finlande devint un grand-duché autonome. La présence russe favorisa la ville, plus proche de Saint-Pétersbourg que ne l’était la capitale finlandaise de l’époque, Turku. En raison de sa position centrale, pratique pour surveiller les affaires intérieures finlandaises, et de la protection assurée par la forteresse de Suomenlinna, Helsinki devint capitale en 1812.


infobox HELSINKI CARD

L’Helsinki Card (www.helsinkiexpert.com ; adulte 24/48/72h 36/46/56 €, enfant 15/18/21 €) permet de circuler en transports en commun sans limitation et donne accès à plus de 50 sites à Helsinki et dans les environs ; elle permet également des réductions sur des excursions d’une journée à Porvoo et à Tallinn. Elle coûte 3 € de moins si vous l’achetez en ligne ; autrement, vous pourrez en faire emplette à l’office du tourisme, dans les hôtels, les kiosques R et les stations de métro. Cette carte ne vaut la peine que si vous visitez beaucoup de sites en peu de temps.


Au cours des XIXe et XXe siècles, Helsinki s’étendit rapidement. Appelé à mettre en valeur le centre-ville, l’architecte allemand Carl Ludvig Engel (1778-1840) dessina la place néoclassique du Sénat (Senaatintori). Durement meurtrie par les bombardements russes de la Seconde Guerre mondiale, Helsinki se reconstruisit rapidement après-guerre et accueillit en 1952 les Jeux olympiques d’été. Les années 1970 et 1980 furent celles d’une urbanisation intense de l’agglomération. Le fameux “esprit d’Helsinki”, initié par la Finlande face à son impérieux voisin soviétique, fut à l’origine des fameux accords d’Helsinki, signés dans la capitale le 1er août 1975, et qui, en pleine guerre froide, marquèrent une détente dans les relations Est-Ouest.

De nos jours, la capitale occupe un tel rôle central dans le pays qu’elle a totalement fait oublier son obscur passé de ville marchande.

blackeye4 À voir

Helsinki compte une cinquantaine de musées et de galeries. Une brochure de l’office du tourisme en plusieurs langues les répertorie (www.visithelsinki.fi).

Très prisé, Porvoo mérite le détour pour une escapade d’une journée.

blueeye4 Suomenlinna

À un quart d’heure de ferry de la kauppatori (la place du Marché), Suomenlinna (Sveaborg ; www.suomenlinna.fi), la “forteresse de la Finlande”, est inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco. Édifiée par les Suédois au milieu du XVIIIe siècle et nommée initialement Sveaborg, elle couvre un archipel de quatre îles très rapprochées que relient des ponts.

Sur le quai principal, la caserne toute rose de Rantakasarmi compte au nombre des mieux préservées de l’époque russe. Elle abrite un petit espace d’exposition et un office du tourisme (phone0295-338 410 ; h10h-18h mai-sept, 10h-16h oct-avr) au personnel polyglotte compétent, où sont proposés des contenus pour smartphones. Près de là se trouvent une auberge de jeunesse (Cliquez ici), un supermarché et la seule église (h12h-16h mer-dim + mar juin-août) au monde à servir également de phare. Construite par les Russes en 1854, cette dernière a servi au culte orthodoxe jusqu’aux années 1920, moment où elle est devenue luthérienne.

Un sentier balisé en bleu passe par les principaux sites de la citadelle. Près du pont qui relie Iso Mustasaari, la plus grande île de l’archipel à l’île Susisaari-Kustaanmiekka, le musée Suomenlinna (Suomenlinna-museo ; adulte/enfant 6,50 €/gratuit ; h10h30-16h30 oct-avr, 10h-18h mai-sept) retrace sur deux niveaux l’histoire de la forteresse. L’exposition est assez dense, mais la première partie permet déjà d’avoir un bon aperçu, en complément d’un film vidéo. Des visites guidées en anglais (adulte/enfant 10/4 €) partent de là trois fois par jour de juin à août et à 13h30 les samedi et dimanche le reste de l’année.


SUOMENLINNA, LA CITADELLE MUETTE

Au milieu du XVIIIe siècle, pour se prémunir d’une possible invasion russe, la Suède décida d’ériger une forteresse modèle proche du littoral, aux confins orientaux de son empire sur le déclin. À l’époque, Helsinki n’était pas une grande ville. Le bastion même, appelé Sveaborg, vit s’installer l’une des communautés les plus importantes et actives de Finlande.

Malgré ses plans aboutis et son impressionnant arsenal, la citadelle de Sveaborg n’a jamais joué un rôle militaire bien glorieux. Lorsque les Russes attaquèrent finalement en 1808 et assiégèrent l’archipel, le commandant préféra se rendre plutôt que de courir le risque de voir les Russes mettre leurs menaces à exécution, à savoir pilonner la population civile et donc les familles des soldats.

Une garnison russe occupa durant un siècle la forteresse, d’autant plus stratégique une fois Helsinki devenue capitale de la Finlande (1812), mais l’entretien de la citadelle laissa à désirer. La guerre de Crimée (1853-1856) joua le rôle d’un rappel à l’ordre et l’on apporta quelques améliorations à l’ouvrage défensif, du moins l’annonça-t-on. Dans les faits, des navires britanniques pilonnèrent l’archipel à 21 000 reprises en l’espace de deux jours de bombardement, tandis que le piètre état des canons de Suomenlinna ne lui permit même pas d’atteindre les navires ennemis.

La forteresse resta cependant dans le giron russe jusqu’à l’indépendance de la Finlande, puis servit de geôle pour les prisonniers communistes durant la guerre civile. Aujourd’hui, une prison est toujours en activité sur l’île.


La partie la plus pittoresque de Suomenlinna se trouve sur Kustaanmiekka, tout au bout du sentier bleu. En explorant les vieilles casemates et les murailles en ruine ponctuées de canons, vous prendrez toute la mesure de la forteresse. De nombreux carrés d’herbe permettent de pique-niquer. De la monumentale porte royale érigée en 1753-1754, des bateaux JT-Line ramènent les visiteurs à Helsinki l’été, ce qui évite de remonter le quai principal.

Plusieurs autres musées émaillent la citadelle. Le plus intéressant, le musée Ehrensvärd (Ehrensvärdmuseo ; adulte/enfant 3/1 € ; h11h-16h mai et sept, 11h-18h juin-août), ancienne coquette demeure (XVIIIsiècle) d’Augustin Ehrensvärd, concepteur et gestionnaire de la forteresse, foisonne de portraits, d’estampes et de maquettes illustrant la vie quotidienne sur l’île. La belle tombe martiale d’Ehrensvärd fait face au Viaporin Telakka, un petit chantier naval où l’on construit des bateaux depuis les années 1750. La cale sèche peut accueillir jusqu’à 25 bateaux et sert aujourd’hui à l’entretien des embarcations en bois.

Un peu plus loin sur la côte, le seul sous-marin de la Seconde Guerre mondiale visible aujourd’hui en Finlande, le Vesikko (adulte/enfant 5 €/gratuit ; h11h-18h mai-sept), en service lors de la guerre russo-finlandaise, attire de nombreux visiteurs.

Sur Iso Mustasaari, le musée de la Guerre Maneesi (Sotamuseo Maneesi ; adulte/enfant 5 €/gratuit ; h11h-18h début mai-sept) donne quant à lui un aperçu complet de l’équipement militaire finlandais, des canons en bronze à l’artillerie de la Seconde Guerre mondiale. Dans un tout autre genre, le musée du Jouet (Lelumuseo ; www.lelumuseo.fi ; adulte/enfant 6/3 € ; h10h/11h-17h/18h mi-mai à mi-sept), voisin, recèle une charmante collection de centaines de poupées et d’ours en peluche. Son café propose de délicieux gâteaux maison sous une rangée de samovars.

Les autres adresses de restauration s’avèrent pour la plupart médiocres. Le mieux pour boire un verre ou grignoter reste Suomenlinnan Panimo (phone09-228-5030 ; www.panimoravintola.fi ; plats 19-30 € ; h12h-22h lun-sam, 12h-18h dim mai-août, horaires réduits l’hiver), sur le quai. On y déguste d’excellentes bières brassées sur place, dont une puissante bière brune, et de bons accompagnements. Le pique-nique est idéal tant pour profiter des pelouses de Suomenlinna que de la vue et jouir, vers 17h15, du ballet des énormes ferries Baltic traversant l’étroit bras de mer entre les îles.

Les bateaux assurent la liaison entre la place du Marché (kauppatori) d’Helsinki et le quai principal de Suomenlinna entre 6h20 et 2h20. Les billets (aller/aller-retour 2,50/5 €, 15 minutes, 3/heure, fréquence moindre l’hiver) s’achètent à l’embarcadère. Par ailleurs, une navette fluviale JT-Line (carte (Cliquez ici) ; www.jt-line.fi) part au moins une fois par heure de la place du Marché et marque trois arrêts à Suomenlinna (aller/aller-retour 4,50/7 €, 20 minutes, 8h-19h mai à mi-sept).

blueeye4 Centre-ville

La place du Marché (kauppatori ; carte (Cliquez ici)) donnant sur le port forme le cœur de ville. C’est de là que partent les bateaux de croisière ou ceux desservant les îles. Elle est devenue très touristique, les stands de souvenirs ayant supplanté les étals du marché où l’on trouve ceci dit encore des baies et des fleurs ou de quoi manger sur le pouce pas cher.


hors

L’ÎLE DES ARTS

L’île chic de Kuusisaari compte deux galeries d’art privées intéressantes, Didrichsen Taidemuseo (www.didrichsenmuseum.fi ; Kuusilahdenkuja 1, Kuusisaari ; à partir de 5 € ; h11h-17h mar-dim) et Villa Gyllenberg (www.gyllenbergs.fi ; Kuusisaarenpolku 11, Kuusisaari ; adulte/enfant 10 €/gratuit ; h16h-20h mer, 12h-16h dim août à fin juin), toutes deux aménagées dans des villas cossues et centrées sur les collections de leur ancien propriétaire. Elles présentent une belle collection permanente de l’âge d’or artistique finlandais et d’œuvres locales et internationales du XXe siècle que complètent des expositions temporaires. Les bus n°194 et 195 desservent l’île. Les galeries d’art sont à 5 minutes à pied l’une de l’autre. Elles se situent aussi à proximité à pied de Seurasaari, de quoi faire l’objet d’une escapade d’une journée.


blueheartCathédraleÉDIFICE RELIGIEUX

(Tuomiokirkko ; carte ; www.helsinginseurakunnat.fi ; Unioninkatu 29 ; h9h-18h, 9h-0h juin-août). F Dominant de sa masse blanche la place du Sénat, la cathédrale luthérienne néoclassique de C. L. Engel est l’un de ses chefs-d’œuvre. L’architecte, mort en 1840, n’a jamais vu son ouvrage achevé (en 1852). L’imposante volée de marches menant au sanctuaire est le rendez-vous des amoureux et un haut lieu de festivités au Nouvel An. Un tableau représentant l’ensevelissement du Christ orne l’autel et, dans cet intérieur austère couronné par la haute coupole, trônent les statues de trois grandes figures de la Réforme : Martin Luther (1483-1546), Philipp Melanchthon (1497-1560) et Mikael Agricola (1510-1557).

Cathédrale OuspenskiÉDIFICE RELIGIEUX

(Uspenskin Katedraali ; carte ; hos.fi/uspenskin-katedraali ; Kanavakatu 1 ; h9h30-16h mar-ven, 10h-15h sam, 12h-15h dim). F À la blancheur de la cathédrale luthérienne répond, sur l’île de Katajanokka voisine, la brique rouge de la cathédrale Ouspenski. Telles deux reines sur un échiquier, elles dominent la ville, entre terre et eau. Construit en 1868, le sanctuaire orthodoxe russe coiffé des traditionnels bulbes dorés appartient aujourd’hui à l’Église orthodoxe finlandaise. De plan carré, il abrite une merveilleuse iconostase, dont la Cène et l’Ascension encadrées par les icônes des quatre Évangélistes. Offices orthodoxes à 18h le samedi et à 20h le dimanche, avec de très beaux chants, que l’on écoute à la lueur des cierges.

blueheartAteneumMUSÉE D’ART

(carte (Cliquez ici) ; www.ateneum.fi ; Kaivokatu 2 ; adulte/enfant 12 €/gratuit ; h10h-18h mar et ven, 9h-20h mer-jeu, 10h-17h sam-dim). Le dernier étage du musée des Beaux-Arts Ateneum est une introduction idéale à l’art finlandais. De “l’âge d’or” finlandais – la fin du XIXe siècle – aux années 1950, vous découvrirez peintures et sculptures finlandaises, œuvres d’Albert Edelfelt (1854-1905), Hugo Simberg (1873-1917), Helene Schjerfbeck (1862-1946), des frères Von Wright et de Pekka Halonen (1865-1933). Ne manquez pas le beau triptyque du Kalevala d’Akseli Gallen-Kallela (1865-1931), qui représente Väinämöinen poursuivant la jeune Aino. Collection plus modeste, mais intéressante, d’art étranger du XIXe et du début du XXe siècle. Au rez-de-chaussée, café, bonne librairie et salle de lecture. L’édifice date de 1887.

blueheartKiasmaMUSÉE D’ART

(carte (Cliquez ici) ; www.kiasma.fi ; Mannerheiminaukio 2 ; adulte/enfant 10 €/gratuit ; h10h-17h dim et mar, 10h-20h30 mer-ven, 10h-18h sam). Icône de l’Helsinki moderne, l’étrange structure métallique courbée du Kiasma, achevé en 1998 sur les plans de l’architecte américain Steven Holl, fait désormais partie d’un ensemble architectural contemporain. L’éclectique collection d’art contemporain finlandais et international des années 1960 à nos jours ne cesse de se renouveler, agrémentée d’expositions temporaires et d’installations d’envergure. Symbole de rencontre à la croisée des arts dont il s’emploie à briser les limites, le Kiasma a été dessiné sur le plan de la lettre grecque khi, un X dans sa forme majuscule, telle une intersection. La collection permanente se situe au 3e niveau de ce bâtiment à l’intérieur tout en courbes et singulières perspectives.

Le Kiasma est très populaire auprès des habitants d’Helsinki, qui apprécient autant son café aux magnifiques parois de verre que sa terrasse et ses pelouses. Les skateurs viennent faire leurs acrobaties devant la statue équestre deMannerheim.

Musée national de FinlandeMUSÉE