Inde du Nord 5 - Comprendre l'Inde du Nord et Inde du Nord pratique

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Publié le : jeudi 27 février 2014
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EAN13 : 9782816144109
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Sommaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fort rouge en 3D.

Taj Mahal en 3D

Fatehpur Sikri en 3D

Temples de khajuraho en 3D

Architecture religieuse

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Comprendre l’Inde du Nord

L’INDE AUJOURD’HUI

Des éléments et des chiffres pour se faire une idée de l’Inde contemporaine.

 

HISTOIRE

Les faits qui composent la mosaïque haute en couleur de l’histoire indienne.

 

LA SOCIÉTÉ INDIENNE

Une fenêtre sur ce qui fait de l’Inde ce qu’elle est, du système des castes au cricket.

 

L’INDE SPIRITUELLE

Découvrez la remarquable diversité religieuse du pays et ses modes d’expression.

SAVEURS INDIENNES

Régalez-vous de cuisines aussi délicieuses que variées.

 

ARTISANAT DE L’INDE

Marionnettes en papier mâché, pierres précieuses scintillantes et bien d’autres choses encore.

 

ARTS DE L’INDE

Des anciennes danses des temples à la scène dynamique des arts du spectacle, l’Inde a de quoi vous surprendre.

 

ARCHITECTURE RELIGIEUSE

Une architecture sacrée ancienne et contemporaine qui nourrit l’imagination et éveille l’esprit.

 

FAUNE, FLORE ET PARCS DE L’INDE

Partez à la découverte des félins, des éléphants et autres animaux sauvages.

 

ENVIRONNEMENT

Des paysages multiples et spectaculaires.

L’Inde aujourd’hui

Mosaïque culturelle de plus d’un milliard d’habitants, l’Inde connaît une ébullition permanente. Certes, les systèmes politique, économique et social de la plus grande démocratie du monde sont complexes, et ne fonctionnent pas toujours. Le conflit avec le Pakistan voisin constitue également un obstacle au progrès, de même que la violence intérieure entre groupes religieux et à l’encontre des femmes. Pourtant, les Indiens aspirent au changement et s’en rapprochent à grands pas.

À voir

Fire (1996), Earth (1998) et Water (2005), de Deepa Mehta.

Une trilogie à succès à l’étranger, mais controversé en Inde.

Pyaasa (1957) et Kaagaz Ke Phool (1959). De et avec le légendaire Guru Dutt.

Gandhi (1982). Succès populaire.

 

À lire

Shalimar le clown, de Salman Rushdie (Pocket, 2007).

Le Tigre Blanc (coll. 10/18, 2010). Le premier roman d’Aravind Adiga sur la lutte des classes dans l’Inde de la mondialisation a obtenu le Booker Prize en 2008.

L’Inde en héritage (éd. Héloïse d’Ormesson, 2009), d’Abha Dawesar. Fidèle à la tradition du nouveau roman indien, l’auteur dresse un portrait grinçant de l’Inde : critique et efficace.

Un an autour de l’océan Indien (Pocket, 2014). Plus encore que les paysages, ce sont les rencontres qui intéressent l’auteur, Antoine Calvino, lorsqu’il découvre l’Inde du Nord.

Kal, un abécédaire de l’Inde moderne, de Jean-Joseph et Flora Boillot (Buchet Chastel, 2011).

Inde (Philippe Rey, 2008) rectifie l’image d’une nation immuable en la montrant telle qu’elle est, au XXIe siècle. Textes de Shashi Tharoor et photographies de Ferrante Ferranti.

La question du Cachemire

En janvier 2013, les autorités indiennes publièrent, dans les journaux du Cachemire, une note d’information sur les comportements à tenir en cas de conflit nucléaire, émaillée de conseils relatifs à la construction d’abris, au stockage de vivres et à l’attitude à adopter en cas d’explosion. Elles soutinrent qu’il ne s’agissait là que d’une simple annonce d’utilité publique et non d’une réponse aux récentes échauffourées frontalières, les plus violentes depuis dix ans, au cours desquelles avaient péri trois Pakistanais et deux soldat indiens, dont un décapité.

Or ce n’était hélas que le dernier d’une longue série d’événements tragiques survenus dans la région. Majoritairement musulmane, la vallée du Cachemire est revendiquée par l’Inde et le Pakistan (et dans une moindre mesure par les Cachemiris eux-mêmes), empoisonnant les relations entre les deux pays depuis la Partition en 1947.

Malgré des milliers de victimes, dont nombre civiles, les trois guerres indo-pakistanaises, en 1947, 1965 et 1971, ne résolurent pas davantage cette discorde que l’insurrection armée soutenue par le Pakistan depuis 1989. L’Inde maintient sur sa portion du territoire des effectifs militaires importants. Les relations entre les frères ennemis se détériorèrent encore davantage en 1998, quand leurs gouvernements respectifs se livrèrent à une démonstration de force au moyen d’essais nucléaires.

Les pourparlers, qui auraient pu aboutir à la création d’une région autonome, avortèrent en 2008 lorsque, en trois jours à peine, dix attentats causèrent la mort d’au moins 163 personnes à Mumbai (Bombay). Le seul sniper arrêté par la suite, un Pakistanais, avait des liens avec Lashkar-e-Taiba, un groupe militant créé dans les années 1990 pour venir en aide à l’armée pakistanaise au Cachemire. Le Pakistan nia avoir été mêlé à ces agissements.

En 2012, tandis que le calme semblait revenir et les négociations avancer, l’Inde exécuta secrètement le terroriste pakistanais, puis, début 2013, un Cachemiri accusé d’implication dans l’attaque du Parlement en 2001. Une fois de plus, les tensions reprirent.

Tensions communautaires

Si c’est au Cachemire que se déroule le conflit le plus pérenne, au sud, les confrontations d’origine religieuse sont peut-être plus insidieuses. En 1992, des fanatiques hindous détruisirent la mosquée Babri Masjid, à Ayodhya (Uttar Pradesh), tenu dans l’hindouisme pour le lieu de naissance de Rama. Le BJP, parti du renouveau hindou, alors principal parti d’opposition, ne chercha guère à mettre un terme à ces actions, et les émeutes dans le Nord firent des milliers de morts.

La popularité du BJP augmenta, et le parti remporta les élections de 1998 puis de 1999. L’apparente modération du Premier ministre Atal Bihari Vajpayee fut sans cesse contredite par les prises de position plus radicales des autres membres du gouvernement et des militants du BJP. En 2002, 58 activistes hindous revenant d’Ayodhya périrent dans un incendie de train près de Godhra (Gujarat). Le BJP du Gujarat attribua la responsabilité de l’incendie aux musulmans, provoquant des émeutes à travers l’État. On dénombra au moins 2 000 morts et 12 000 sans abri, essentiellement musulmans. Selon l’ONG Human Rights Watch, des membres du BJP auraient été directement impliqués dans cet attentat.

L’année 2008 vit encore reculer tout espoir de paix : des bombes explosèrent à Jaipur, Ahmedabad et Delhi, faisant des dizaines de morts dans chaque ville. Les enquêtes menèrent à des groupes extrémistes musulmans. En 2010, la décision de partager le site d’Ayodhya entre hindous et musulmans ne suscita pas de réactions violentes, mais celle-ci fut suspendue en 2011 par la Cour suprême à l’appel des deux communautés. Toujours en 2011, le pays fut frappé par des explosions meurtrières à Mumbai et Delhi.

Politique et économie actuelles

Lorsque le parti du Congrès revint au pouvoir en 2004, il était dirigé par Sonia Gandhi, épouse de feu Rajiv Gandhi, qui officia comme Premier ministre de 1984 à 1989. Planifiée par le BJP avec pour amorce ses origines étrangères, la campagne d’agitation menée à son endroit tourna court quand elle laissa le poste de Premier ministre à Manmohan Singh. Réputé pour son intelligence et sa transparence, Singh est plutôt apprécié par la population. Mais beaucoup pensent que Sonia Gandhi conserve une forte influence en coulisses.

Sous la houlette de Singh, l’Inde entreprit de libéraliser son économie, tout en instaurant des mesures en faveur de l’éducation et de la santé et d’autres réformes sociales. L’économie du pays fut secouée en 1991 par la décision de Singh, alors ministre des Finances, de laisser partiellement flotter la roupie par rapport à un panier de monnaies “fortes”. Les subventions de l’État furent peu à peu supprimées, et l’économie s’ouvrit aux investissements étrangers, le nombre des professionnels de haut niveau et la modestie des salaires attirant les multinationales. L’Inde y gagna le second plus fort taux de croissance au monde après celui de la Chine. Mais ces dernières années se sont traduites par une diminution de la croissance, un effondrement de la roupie et une montée en flèche de l’inflation. Certains économistes voient cependant un avantage au ralentissement de la croissance, qui pourrait réduire l’inflation et les disparités. Des pans entiers de la population n’ont guère bénéficié de cet essor et le fossé qui sépare les riches des pauvres reste abyssal.

POPULATION : 1,21 MILLIARD

 

PIB : 1850 MILLIARDS DE $US (2011)

 

TAUX DE CHÔMAGE : 9,8%

 

65% DES FEMMES SONT ALPHABÉTISÉES, CONTRE 82% DES HOMMES

 

SEX-RATIO : 940 FEMMES POUR 1000 HOMMES

Pas d’impairs !

Tenue décente Évitez les vêtements moulants et gardez épaules et genoux couverts, en particulier dans les lieux religieux.

Comportement approprié S’embrasser, se câliner ou se tenir la main en public est mal vu.

Chaussures Enlevez vos chaussures avant d’entrer chez les gens ou dans les sites sacrés.

Photos Demandez avant de prendre en photo quelqu’un ou un site sacré.

Mauvais kharma Évitez de tourner les semelles de vos chaussures vers les personnes et divinités ou de toucher quiconque avec votre pied.

Dodelinement Attention, le balancement de tête peut signifier “oui”, “peut-être” ou “je ne sais pas”.

 

Amabilités

Salutations Dire namaste en joignant les mains en un geste de prière est la manière traditionnelle et respectueuse avec laquelle les hindous se saluent. Elle est universelle et donc pratique, car tout le monde n’accepte pas de serrer la main d’une personne du sexe opposé.

Accolade Elle ne se pratique pas entre étrangers.

FormulesPlease et Thank you sont peu courants, mais cela ne fait jamais de mal de les employer.

Main de préférence Utilisez la main droite pour manger et serrer la main ; l’autre est réservée aux actes impurs.

En 2006, Singh a fait la une de la presse internationale en concluant avec les États-Unis un accord sur le nucléaire civil assurant à l’Inde un accès au combustible et à la technologie nucléaires en échange du respect des règles de l’Agence internationale à l’énergie atomique. Mais son supposé manque de poigne, notamment s’agissant des soupçons de corruption touchant son gouvernement, lui a valu plus récemment des critiques.

En janvier 2013, Rahul Gandhi a pris le poste de vice-président du parti du Congrès. Cela n’a surpris personne tant ce dernier demeure indissociable de la famille Nehru-Gandhi. Le fils de Sonia n’est cependant pas considéré comme une figure charismatique ni stratégique, d’où la lutte qui s’annonce pour asseoir à nouveau un Gandhi sur le siège de Premier ministre à la faveur des législatives de 2014.

Violences contre les femmes

En décembre 2012, une étudiante de 23 ans est morte de ses blessures après avoir été violée sauvagement à New Delhi par six hommes. Elle était tombée, avec son compagnon, dans un guet-apens, en montant dans un bus aux vitres teintées qu’elle avait pris pour un transport urbain. La mort de cette jeune fille, rebaptisée Nirbhaya (“l’Intrépide”), suscita une vague de protestation et de réflexion massive à travers tout le pays. En l’espace de quelques semaines, les autorités indiennes mirent en place un ensemble de lois controversées afin de prévenir les violences faites aux femmes : les violeurs encourent désormais une peine d’emprisonnement de 7 ans minimum et la peine capitale en cas de décès.

Dans les mois qui suivirent, d’autres crimes similaires eurent lieu, dont des viols brutaux de fillettes. Si certains politiciens condamnent ces actes odieux, d’autres les minimisent et en rejettent la faute sur les victimes. Aujourd’hui, beaucoup de gens en Inde réfléchissent sur les autres mauvais traitements infligés aux femmes (des milliers meurent chaque année pour des questions de dot), le laxisme de la police et de la justice en la matière (sur les 600 cas de viol rapportés à Delhi en 2012, un seul a débouché sur une condamnation) et sur le problème plus large de l’inégalité entre les sexes. La condition féminine reste très mauvaise, mais l’ouverture du débat laisse espérer une évolution positive.

Histoire

Durant des millénaires, les civilisations du sous-continent ont connu des invasions, vu naître des religions et souffert d’innombrables cataclysmes. Envers et contre tout, le pays est demeuré, pour citer son premier Premier ministre, Jawaharlal Nehru, “un amalgame de contradictions liées par des fils solides et invisibles”. L’Inde s’apparente à un incessant processus de réinvention et d’accumulation à jamais inachevé, qui toujours demeure inaccessible à celui qui prétend en cerner l’essence. De ce tumulte permanent est pourtant née une nation moderne, palpitante et plurielle, aussi pérenne que dynamique.

La civilisation de la vallée de l’Indus

La vallée de l’Indus, qui enjambe l’actuelle frontière indo-pakistanaise, est le berceau de la civilisation du sous-continent indien. Ses premiers habitants furent des tribus nomades qui pratiquaient la culture et l’élevage. Il fallut des milliers d’années pour qu’émerge une culture urbaine. Le processus s’accéléra autour de 3500 av. J.-C. et, en 2500 av. J.-C., quelques centres de la culture harappéenne, laquelle prospéra pendant près de mille ans, étaient déjà bien établis.

À l’apogée de la période harappéenne, les grandes villes étaient Mohenjo-Daro et Harappa, au Pakistan, et Lothal, près d’Ahmedabad. Le tracé en damier des rues de Lothal évoque la splendeur de cette civilisation. Les cités harappéennes possédaient souvent une acropole séparée, dont l’implantation laisse deviner une fonction religieuse ; l’immense réservoir de Mohenjo-Daro pourrait également avoir été utilisé pour des bains rituels. Les grandes villes harappéennes étaient remarquables par leur taille. Selon des estimations, la population de Mohenjo-Daro aurait atteint au moins 50 000 individus.

Au milieu du troisième millénaire av. J.-C., la culture de la vallée de l’Indus était sans nul doute l’égale des autres grandes civilisations émergentes de l’époque. Les Harappéens, inventeurs d’un système de poids et mesures, commerçaient avec les Mésopotamiens. Leurs figurines en terre cuite ou en bronze dénotent une grande sensibilité artistique. Divers vestiges ont été mis au jour – dont des chars à bœufs miniatures et des bijoux – qui sont les plus anciens témoignages de l’existence d’une culture indienne originale. Bien des éléments de la culture harappéenne furent par la suite assimilés par l’hindouisme : des figurines d’argile suggèrent l’existence d’un culte de la déesse mère (personnifiée ensuite par Kali) et d’un dieu masculin à trois visages assis dans la pose d’un yogi (dans lequel on peut voir le Shiva historique) entouré de quatre animaux. Des piliers de pierre noire (associés au culte phallique de Shiva) et des statuettes d’animaux (notamment le taureau à bosse, qui devint Nandi, la monture de Shiva) ont aussi été découverts.

Les premières invasions et l’essor des religions

La civilisation harappéenne commença à décliner au IIe millénaire av. J.-C. Certains chercheurs attribuent la chute de l’Empire à une période de sécheresse ou à des inondations qui auraient été fatales à cette culture basée sur le travail de la terre.

Une autre théorie, contestée mais persistante, voit dans la fin des Harappéens la conséquence d’une invasion aryenne – et ce, malgré la rareté des preuves archéologiques et des écrits historiques permettant de l’étayer. En réaction, d’autres historiens, de sensibilité nationaliste, affirment que les Aryens (du terme sanskrit signifiant “noble”) furent en fait les premiers habitants de l’Inde et que la théorie de l’invasion est l’invention de conquérants étrangers désireux de justifier leur présence. Pour d’autres encore, l’arrivée des Aryens ne fut non pas la résultante d’une conquête, mais plutôt l’aboutissement d’une migration lente qui submergea pacifiquement la culture harappéenne.

Selon les tenants de la théorie de l’invasion, des tribus aryennes originaires d’Afghanistan et d’Asie centrale commencèrent leur progression dans le nord-ouest de l’Inde vers 1500 av. J.-C. Malgré leur supériorité militaire, elles n’avancèrent que lentement, combattant diverses tribus au fur et à mesure de leur pénétration dans la plaine du Gange. Elles finirent néanmoins par prendre le contrôle du nord de l’Inde jusqu’aux monts Vindhya, repoussant les populations dravidiennes vers le sud.

Les textes sacrés de l’hindouisme, les Veda, et le système des castes datent de cette période de transition (1500-1200 av. J.-C.).

Au cours de leur progression dans la plaine gangétique, vers la fin du VIIe siècle av. J.-C., les tribus aryennes se fondirent dans les seize grands royaumes, qui se groupèrent pour former quatre États. Issue de l’un d’eux, la dynastie Nanda, qui prit le pouvoir en 364 av. J.-C., étendit sa domination sur d’immenses territoires du nord de l’Inde.

Pendant cette période, le centre du pays échappa de peu à deux autres invasions venues de l’ouest qui auraient pu modifier le cours de l’histoire indienne. La première fut conduite par le roi perse Darius Ier (521-486 av. J.-C.), qui annexa le Punjab et le Sind (régions aujourd’hui coupées par la frontière indo-pakistanaise). Plus tard, en 326 av. J.-C., les troupes d’Alexandre le Grand avancèrent jusqu’au sous-continent, mais firent demi-tour, après avoir remporté plusieurs batailles, sans établir de domination pérenne.

Vers 500 av. J.-C., deux grandes religions indiennes virent le jour : le bouddhisme et le jaïnisme. Toutes deux remirent en cause les Veda et condamnèrent le système des castes.

L’empire Maurya et l’empereur Ashoka

Si la culture harappéenne fut le berceau de la civilisation indienne, la fondation du premier grand empire indien revient à Chandragupta Maurya. Vainqueur des Nanda, celui-ci s’empara du pouvoir en 321 av. J.-C. et ne tarda pas à étendre son empire jusqu’à la vallée de l’Indus.

Depuis sa capitale Pataliputra (actuelle Patna), l’empire Maurya incorpora presque tout le nord de l’Inde et descendit au sud jusqu’au Karnataka. L’Empire connut son apogée sous Ashoka qui, fort d’un pouvoir immense, parvint à préserver l’intégrité de son territoire. Après sa mort, en 232 av. J.-C., personne ne fut capable de maintenir l’unité d’un ensemble aussi disparate. L’Empire maurya se désintégra rapidement et finit par s’effondrer en 184 av. J.-C.

UN EMPEREUR ÉCLAIRÉ

Hormis les Moghols, puis les Britanniques plusieurs siècles plus tard, aucun pouvoir n’a jamais assis sa domination sur un territoire indien plus vaste que celui des Maurya. Il n’est donc guère étonnant que l’empire Maurya ait donné à l’Inde l’une de ses plus importantes figures historiques.

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