Inde du Nord 5 - Jammu-et-cachemire (et Ladakh)

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Publié le : jeudi 27 février 2014
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EAN13 : 9782816144147
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Sommaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SECTIONS SPÉCIALES

Fort rouge en 3D.

Taj Mahal en 3D

Fatehpur Sikri en 3D

Temples de khajuraho en 3D

Architecture religieuse

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Sur la route

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Jammu-et-Cachemire (et Ladakh)

Dans ce chapitre

Ladakh

Leh

Vallée de la Nubra

Pangong Tso

Boucle du Tso Moriri

Kargil

Vallée de la Suru

Zanskar

Vallée du Cachemire

Sonamarg

Srinagar

Jammu

Le top des monastères

Le top des panoramas

Pourquoi y aller

La plupart des étrangers sont attirés par le Ladakh et le Zanskar, sublimes contrées himalayennes peuplées de bouddhistes tibétains très chaleureux et émaillées de monastères intemporels, de gorges arides et d’imposantes montagnes enneigées. Mais aucune de ces régions n’est aisée d’accès, surtout en dehors de l’été.

Les Indiens viennent nombreux en pèlerinage dans les temples hindous du Jammu et apprécient le Cachemire musulman pour son agréable fraîcheur en été et pour ses montagnes. Les séjours romantiques en house-boat, à Srinagar, sont un autre atout de l’État. Toutefois, l’instabilité politique reste un sujet d’inquiétude. Les disputes territoriales au sujet du Cachemire ont suscité trois guerres au XXe siècle, et les conflits intercommunautaires éclatent encore de temps à autre. Renseignez-vous toujours sur la sécurité avant de partir pour Jammu ou Srinagar. Cela dit, si la situation semble tendue, le Ladakh, lui, reste paisible.

Quand partir

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Leh

Juin et septembre Mois idéals (Srinagar et Sonamarg) ;

les routes du Ladakh peuvent être fermées.

Juillet-août

Parfaits pour aller au Ladakh. Les pèlerins affluent à Pahalgam et la pluie inonde le Jammu.

Hiver Ski à Gulmarg. Accessible que par avion, le Ladakh compte des festivals, mais nul touriste.

Saveurs

Un wazwan (festin) cachemiri peut compter des dizaines de plats, principalement à base de mouton, tels le goshtaba (boulettes de mouton pilées dans un curry au yaourt et au safran), le tabak maaz (côtes d’agneau grillées) et le rogan josh (riche curry de mouton, de couleur rouge vif). Les cuisiniers cachemiris mijotent aussi de savoureux curries à base de fromage et, en saison, des nadir (tiges de lotus) servis dans un yakhni (sauce au yaourt et au fenouil). Le kahwa cachemiri est un délicieux thé doré parfumé au safran, à la cannelle et à la poudre d’amande.

Parmi les spécialités tibétaines du Ladakh, citons le thé salé, les momo (raviolis frits ou à la vapeur à la pâte très fine) et le thukpa (soupe de nouilles), ainsi qu’un plat plus typiquement ladakhi, le skyu, ragoût de légumes agrémenté de pâtes d’orge semblables à des gnocchis plats. Le chhang, bière d’orge locale, peut se déguster chez l’habitant, mais n’est pas en vente.

INCONTOURNABLE

Fascinant par l’accueil de ses habitants et ses superbes paysages, le Ladakh (Cliquez ici) bouddhiste est un désert de haute altitude, sauvage, parsemé de temples tibétains, de rizières irriguées et de lacs de montagne. Visitez cette région en été, quand les autres régions de l’Inde étouffent sous la chaleur et sont inondées par la mousson. Prévoyez du temps pour vous acclimater et faire face aux imprévus, tels que vols annulés et routes bloquées pour cause de glissement de terrain.

Le top des fêtes et festivals

Les fêtes hindoues sont célébrées au Jammu, les festivités musulmanes dans la vallée du Cachemire, et les festivals bouddhiques abondent dans les temples du Ladakh et du Zanskar.

  • Dosmocheh(fév-début mars ; Leh, Cliquez ici, Diskit, Cliquez ici, Likir, Cliquez ici). Le Nouvel An bouddhique est célébré avec des danses masquées ; des effigies représentant les mauvais esprits de l’année écoulée sont brûlées ou jetées dans le désert.
  • Matho Nagrangh(fév-mars ; Matho, Cliquez ici). Les oracles du monastère accomplissent des numéros d’acrobatie les yeux bandés et s’infligent des mutilations rituelles.
  • Amarnath Yatrah( juil à mi-août ; Amarnath, Cliquez ici). Les pèlerins hindous réalisent un trek dans la montagne jusqu’à Amarnath.
  • Fête du Ladakh (h1er-15 sept ; www.reachladakh.com/festival_dates.htm ; Leh, Cliquez ici). Les festivités comprennent une parade d’ouverture carnavalesque, des danses bouddhiques, du polo, de la musique et du tir à l’arc.
  • Losarh(déc ; Ladakh et Zanskar). Le Nouvel An tibétain est célébré deux mois plus tôt dans le Ladakh.

PRINCIPAUX POINTS D’ACCÈS

Srinagar, Jammu et Leh disposent d’aéroports et Jammu, de la seule tête de ligne ferroviaire de l’État. Par la route, tortueuse, le Ladakh n’est accessible qu’en été via Srinagar ou Manali.

En bref

  • Population : 10,1 millions d’habitants
  • Superficie : 222 236 km2
  • Capitales : Srinagar (été), Jammu (hiver), Leh (Ladakh)
  • Langues principales : cachemiri, ourdou, ladakhi et balti
  • Hébergement :

    $ moins de 1 000
    $$ 1 000-5 000
    $$$ plus de 5 000

Notre conseil

Renseignez-vous toujours sur la sécurité avant de vous rendre au Cachemire. Le Ladakh, lui, reste calme, même lorsque Srinagar est agitée de troubles.

Sur la Toile

  • Presse www.greaterkashmir.com, www.dailyexcelsior.com
  • Forum www.indiamike.com/india/jammu-and-kashmir-f30.
  • Tourisme www.jktourism.org
  • Conflits au Cachemire http://blankonthemap.free.fr/2_histoire/22_conflit_du_cachemire/conflit_du_cachemire3.htm

À ne pas manquer

1Les peintures murales et l’ambiance propice à la méditation des gompa (monastères bouddhiques tibétains) de la vallée de l’Indus, comme au gompa de Thiksey (Cliquez ici)

2La fraîcheur estivale de Leh (Cliquez ici), avec ses petites rues médiévales, son palais évoquant le Potala et son profond respect de l’environnement

3Un trek inoubliable en haute altitude dans l’austère magnificence du Ladakh (Cliquez ici) ou du Zanskar (Cliquez ici)

4Une immersion dans l’époque du Raj à la faveur d’un séjour à bord d’un luxueux house-boat sur le lac Dal à Srinagar(Cliquez ici)

5Les sublimes paysages de montagne derrière l’eau bleue du Pangong Tso(Cliquez ici) ou la splendide vallée de la Nubra (Cliquez ici)

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LADAKH

Des montagnes arides aux contours déchiquetés encerclent cet ancien et fabuleux royaume bouddhique. De splendides gompa sont perchés sur des affleurements rocheux parmi des stupas (monuments religieux bouddhiques) chaulés et des mani (murs de pierre tibétains portant des inscriptions sacrées) couverts de galets ornés de mantras. La brise des montagnes emporte les messages des drapeaux de prière colorés. Les moulins à prières tournent dans le sens des aiguilles d’une montre afin de répandre le mérite des mantras. Des peintures murales aux couleurs vives et de nombreuses statues de bodhisattvas ornent l’intérieur des gompa.

La société traditionnelle ladakhie a beaucoup à apprendre à l’Occident en termes de respect de l’environnement et d’entraide sociale. Bien que la plupart des Ladakhis soient pauvres, les maisons traditionnelles en briques crues sont vastes et confortables, et chaque foyer produit son carburant et sa nourriture, notamment des produits laitiers, des légumes bio, et l’orge qui sert à la fabrication de la tsampa (plat tibétain de farine d’orge grillé) et du chhang. Une telle autosuffisance relève d’un véritable exploit, compte tenu de la brièveté de la saison propice à l’agriculture et de la superficie très limitée des terres arables dans ce désert d’altitude, où l’eau (denrée précieuse) doit être laborieusement acheminée depuis les torrents alimentés par la fonte des glaciers.

TREKKING AU LADAKH ET AU ZANSKAR

Des treks bon marché et pittoresques peuvent conduire les marcheurs dans des villages magiques, accessibles par des gorges escarpées et des cols de montagne désolés.

 

Saisons

Les treks se déroulent principalement en juillet et août, mais les itinéraires des secteurs de Markha et de Sham sont réalisables de mai à début octobre. Pour certains circuits comprenant des traversées de rivières, la fin du mois d’août est préférable car le niveau de l’eau est plus bas. En février, vous pouvez tenter le difficile trek sur glace de Chadar (Cliquez ici).

 

Préparation

La plupart des itinéraires commençant à 3 500 m (et grimpant souvent au-dessus de 5 000 m), une bonne acclimatation est indispensable pour éviter le mal des montagnes. Vous pouvez vous acclimater en faisant de petits treks ou en ajoutant quelques jours supplémentaires (moins intéressants) au trek principal, en partant par exemple de Lamayuru, Spituk ou Martselang plutôt que de Hinju/Photoksar, Zingchen ou Shang Sumdo. Réservez un jeep à votre point d’arrivée ou optez pour un lieu desservi par les transports publics (tel Stok).

 

Treks avec cheval

À ces altitudes, transporter des sacs lourds est plus épuisant qu’on ne l’imagine. Mieux vaut donc louer des chevaux de bât (les propriétaires pouvant faire office de guides) ou entreprendre un “trek chez l’habitant”. Les agences proposent des forfaits incluant les chevaux, les guides, la nourriture et le matériel (souvent vieux) de camping à partir de 3 500 par personne et par jour. Si vous êtes autonome (tente, nourriture) et patient, il est possible de trouver un propriétaire de chevaux qui demandera 400 minimum par cheval et par jour, mais généralement vous devrez louer au moins trois chevaux et payer les journées supplémentaires pour ramener les animaux à leur base (souvent Spituk) ou à leur prochain point de départ. Les prix augmentent considérablement pendant la saison des récoltes (août).

 

Treks chez l’habitant

Des hébergements chez l’habitant en zone rurale ( www.himalayan-homestays.com) et/ou des cafés sous tente existent désormais le long de nombreux itinéraires de trekking (mais pas tous), ce qui diminue (voire réduit totalement) le besoin de porter de lourdes provisions et l’équipement de camping. Pour 500 par personne et par jour, vous bénéficierez de repas simples, généralement pris avec la famille dans la cuisine traditionnelle, où marmites et casseroles sont fièrement suspendues au-dessus du poêle. En guise de literie, les chambres en briques crues sont généralement équipées de tapis et de couvertures, et certaines disposent de lampes électriques à batteries solaires. En l’absence de téléphone, les réservations ne sont habituellement pas possibles, et les petits hameaux affichent parfois complets, mais les villages plus importants comme Rumbak et Sham peuvent accueillir tous les arrivants. Engager un guide local expérimenté (1 200/jour) est utile pour des questions de sécurité et d’orientation, et pour faciliter les échanges avec les habitants. Adressez-vous quelques jours à l’avance au Hemis National Park Guide Service (carte Cliquez ici ; %9622999424 ; hemis_npark@yahoo.co.in ; 1er ét, bureau 11, Hemis Complex, Leh ;h10h-19h).

 

Quel trek ?

Itinéraires appréciés :

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Si vous ne souhaitez pas un itinéraire trop difficile, celui de Zingchen-Rumbak-Yurutse-Zingchen est un excellent trek de 1 ou 2 jours, partant de Leh ; sur les itinéraires de la vallée de la Markha avant Nimaling, il n’y a pas de col à passer ; et les “treks” de Sham ne sont guère plus que des randonnées sur route reliant de charmants villages anciens.

Pour pimenter le trek de la vallée de la Markha, il est possible (avec des guides et des chevaux) de prolonger la randonnée de Hankar jusqu’au secteur des nomades de Kharnak, autour de Dat. Le retour jusqu’à Leh se fait en jeep, par la route de Manali.

 

Pour plus d’informations

  • Trekking in the Indian Himalaya (30 treks), de Garry Weare, Lonely Planet (2009)
  • Ladakh & Zanskar, carte de trekking d’Abram Pointet, éditions Olizane (2013)
  • http://ladak.free.fr/commun/html/adresses.htm

Histoire

Descendant d’une dynastie fondée en 975 et comptant 39 générations, la famille royale du Ladakh a aujourd’hui cessé de régner. Elle prit le nom de Namgyal (“Victorieux”) en 1470 quand Lhachen Bhagan, qui gouvernait depuis Basgo, conquit un royaume ladakhi rival installé à Leh-Shey. Bien que le Ladakh ait été culturellement “tibétanisé” au IXe siècle, le bouddhisme y parvint sous sa forme indienne, comme en témoignent les temples d’Alchi. Au fil du temps, différentes écoles bouddhiques tentèrent de s’imposer, puis l’ordre tibétain gelugpa réussit à prédominer ; sa philosophie fut introduite au XIVe siècle par le pèlerin tibétain Tsongkhapa, qui a laissé une relique à Spituk.

Senge Namgyal (règne 1616-1642), le plus grand roi du Ladakh, enrichit le pays en pillant les réserves d’or du Tibet occidental et rétablit la capitale à Leh. Le Ladakh resta un royaume indépendant jusqu’aux années 1840, lorsque les Namgyal perdirent le pouvoir. La région fut alors annexée au royaume des maharajas de Jammu.

Depuis l’Indépendance, le Ladakh a été gouverné comme un sous-district (aujourd’hui semi-autonome) du Jammu-et-Cachemire. Une situation étrange sur le plan culturel pour ce “petit Tibet”, l’une des dernières sociétés bouddhiques tantriques de la planète. Depuis que le tourisme a été autorisé pour la première fois en 1974, la mondialisation de l’économie et les changements climatiques ont certes causé de nombreux problèmes, dont de dangereux déplacements de population, mais, jusqu’ici, cette société traditionnelle s’est révélée étonnamment résistante. Dans le même temps, l’adoption de technologies localement utiles et pertinentes, comme l’énergie solaire et les murs Trombe, commence à améliorer les conditions de vie des populations rurales.

Climat

La courte saison touristique au Ladakh (de juillet à début septembre) se caractérise par des températures agréables dans la journée et des nuits parfois fraîches. Sur les itinéraires de treks les plus hauts, le thermomètre peut descendre en dessous de -5°C la nuit, même en plein été. Dès septembre, la neige commence à tomber en altitude, mais les principaux cols restent habituellement ouverts jusqu’en octobre. En hiver, les températures tombent en dessous de -20°C. Les routes et la plupart des infrastructures touristiques ferment. Des orages peuvent cependant éclater à tout moment et, même en août, vous aurez besoin d’un pull quand les nuages cachent le soleil. Le Ladakh est réputé pour son ciel d’un bleu limpide et son ensoleillement (en moyenne 300 jours par an). Toutefois, de fortes pluies, bien que rares, peuvent provoquer des coulées de boue dévastatrices – ainsi, en août 2010, quelque 200 personnes ont trouvé la mort.

Langue

Si l’écriture bodyik du Ladakh utilise des caractères tibétains, le ladakhi et le tibétain sont deux langues distinctes. Mot passe-partout, jule (prononcez djou-lé) signifie bonjour, au revoir, s’il vous plaît et merci. Au salut khamzang, il suffit de répondre khamzang. Si vous ne mangez pas de viande, précisez sha za-amet. “C’est délicieux” se traduit par Zhimpo-rak.

SE RENDRE AU LADAKH

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