Inde du Nord 5 - Sikkim

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Publié le : jeudi 27 février 2014
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EAN13 : 9782816144215
Nombre de pages : 167
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Sommaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Taj Mahal en 3D

Fatehpur Sikri en 3D

Temples de khajuraho en 3D

Architecture religieuse

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Sur la route

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Ouest du Sikkim

Geyzing et Tikjuk

Pelling

Circuit des monastères

Le top des hébergements

Le top des monastères bouddhiques

Pourquoi y aller

D’après la légende, le grand maître bouddhiste Padmasambhava considérait le Sikkim comme l’un des derniers endroits idylliques sur terre. Figurant parmi les plus belles destinations d’Inde, cet ancien royaume himalayen enchante aujourd’hui encore ses visiteurs. Des vallées profondes couvertes de forêts du nord aux rizières en terrasses ponctuées de rhododendrons en fleur à l’ouest, le petit État du Sikkim offre mille et un panoramas spectaculaires. Et, où que vous vous trouviez, vous apercevrez très probablement la silhouette du majestueux Khangchendzonga (8 598 m), troisième plus haut sommet du monde.

Bastion du bouddhisme mahayana, le Sikkim s’enorgueillit de splendides édifices publics ornés des teintes traditionnelles, rouges, dorées, bleues et vertes. Pour couronner le tout, ses habitants, souriants et bienveillants, accueillent les voyageurs avec un grand sens de l’hospitalité.

Quand partir

Gangtok

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Octobre à mi-novembre Le climat idéal pour les vues, mais avec la foule et les prix de la haute saison.

Avril-mai Les fleurs et la tiédeur printanières compensent le ciel nuageux.

Mi-juin à septembre Période propice dans le nord du Sikkim ; ailleurs, la mousson joue les trouble-fête.

Saveurs

La cuisine du Sikkim combine les délicieuses saveurs tibétaines aux recettes locales, le tout saupoudré de touches népalaise et bengalie. Ne manquez pas de goûter la tongba, une bière de millet alcoolisée, bue dans tout l’Himalaya oriental. Également appelée chhang, elle est aspirée à l’aide d’une paille en bambou ; de l’eau bouillante est périodiquement ajoutée dans le récipient en bois (tongba) pour renforcer le taux d’alcool. Parmi les plats traditionnels figurent le sisnoo/sochhya (soupe d’orties), le ningro (pousses de fougère sautées), le churpi (fromage de yak séché) tibétain et le gundruk ko jhol (soupe de feuilles de moutarde fermentées) népalais.

INCONTOURNABLE

Pendant les danses masquées chaam des monastères, les montagnes du Sikkim s’animent de rites impressionnants. Tenant à la fois de la farce morale, de la foire campagnarde et de l’exorcisme, elles incarnent des paraboles bouddhiques, des épisodes de la vie de Guru Padmasambhava et la victoire du Bien sur le Mal. Les moines masqués, déguisés en lions des neiges, en démons ou en personnages grotesques, évoluent devant une population subjuguée, vêtue pour l’occasion de ses atours les plus festifs.

Le top des fêtes et festivals

  • Losarh(fév/mars ; Pemayangtse, Rumtek, Enchey). Le chaam le plus important a lieu juste avant le Nouvel An tibétain.
  • Bumchuh(fév/mars ; gompa de Tashiding, Cliquez ici). Les lamas ouvrent un récipient (bum) rempli d’eau sacrée (chu) pour prédire les événements de l’année à venir.
  • Saga Dawah(mai/juin ; toutes les villes monastiques). Des cérémonies et des processions religieuses commémorent la naissance, l’Éveil et la mort du Bouddha.
  • Pang Lhabsolh(août ; Ravangla, Cliquez ici). Des prières et des danses religieuses rendent hommage au Khangchendzonga, l’esprit protecteur du Sikkim.
  • Losoongh(déc/jan ; gompa d’Old Rumtek, Cliquez ici). Le Nouvel An sikkimais, précédé de danses chaam dans de nombreux endroits, dont Lingdum, Phodong, Phensang et Ralang.

PRINCIPAUX POINTS D’ACCÈS

Rangpo, sur la NH31A (qui relie Siliguri à Gangtok), est le principal accès. Vous pourrez obtenir un permis au poste-frontière de Rangpo. En passant par Jorethang, vous devrez l’obtenir avant votre arrivée.

En bref

  • Population :
    607 700 habitants
  • Superficie : 7 096 km2
  • Capitale : Gangtok
  • Langue principale :
    népalais
  • Hébergement :

    $ moins de 1 000
    $$ 1 000-3 000
    $$$ plus de 3 000

Notre conseil

Les jeeps collectives sont le meilleur moyen de transport en montagne. Pour les liaisons entre les petites villes, les départs n’ont lieu parfois que tôt le matin. Réservez une place à l’avant, pour plus de confort et éviter un trajet sans visibilité.

Sur la Toile

  • Cultural Affairs & Heritage Department
    ( www.sikkim-culture.gov.in ). Informations culturelles.
  • Sikkim Tourism ( www.sikkimtourism.travel ). ). Répertorie les sites, les logements chez l’habitant et indique les formalités d’entrée.
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À ne pas manquer

1Un circuit alternant hautes montagnes et gorges abyssales dans la vallée de la Yumthang (Cliquez ici)

2La fête colorée d’une danse masquée chaam au gompa de Rumtek (Cliquez ici)

3La magie du lever du soleil sur le Khangchendzonga à Pelling (Cliquez ici), puis la visite du gompa de Pemayangtse

4Une promenade parmi les drapeaux de prières, les haies de fleurs et les anciens chorten (stupas) du gompa de Tashiding (Cliquez ici)

5La proximité des sommets himalayens lors du trek du Goecha La (Cliquez ici)

6Une tasse de thé du domaine, sirotée en admirant le paysage montagneux, à Temi (Cliquez ici)

7Une nuit sur la rive du paisible lac Khecheopalri (Cliquez ici) avant de grimper jusqu’à une grotte de méditation

Histoire

Selon la croyance populaire, le Sikkim n’aurait jamais été habité avant l’arrivée des Lepcha, au XIIIe siècle, en provenance de l’Assam ou du Myanmar (Birmanie). Ils furent suivis au XVe siècle par les Bhutias, d’origine tibétaine. Le courant nyingmapa du bouddhisme tibétain vajrayana fut introduit au Sikkim par trois lamas tibétains réfugiés, qui se rencontrèrent sur le site de l’actuel Yuksom. À cet endroit, ils couronnèrent Phuntsog Namgyal, le premier chogyal (roi) du Sikkim, en 1641. La capitale fut ensuite transférée à Rabdentse, près de Pelling, puis à Tumlong (Phodong), avant d’être établie à Gangtok après une invasion népalaise.

À son apogée, le royaume des chogyal englobait l’est du Népal, Darjeeling et les montagnes du Bengale. La majeure partie de ce territoire fut perdue pendant les guerres contre le Bhoutan et le Népal ; au cours du XIXe siècle, de nombreux migrants népalais hindous affluèrent et finirent par former la majorité de la population sikkimaise.

En 1835, les Britanniques soudoyèrent le chogyal pour qu’il cède Darjeeling à la Compagnie britannique des Indes orientales. Le Tibet, qui considérait le Sikkim comme un État vassal, s’y opposa farouchement. En 1849, dans un climat de tension exacerbé, les Britanniques annexèrent toute la région entre l’actuelle frontière du Sikkim et les plaines du Gange, puis repoussèrent une offensive du Tibet en 1886. En 1903-1904, Francis Younghusband traversa deux fois à pied la frontière entre le Sikkim et le Tibet. Avec un petit contingent de soldats, il provoqua délibérément une échauffourée pouvant “justifier” une invasion du Tibet.

Le dernier chogyal régna de 1963 à 1975, date à laquelle le royaume intégra la République indienne et devint l’État du Sikkim.

2Activités

Le trekking constitue l’un des grands attraits du Sikkim, qui offre d’innombrables possibilités. Des randonnées sur la journée entre les villages suivent des sentiers séculaires. Des treks de plusieurs jours franchissent quant à eux des cols de haute montagne. Les randonnées courtes les plus prisés relient Yuksom à Tashiding et Yuksom au lac de Khecheopalri. Pour des treks plus longs adaptés aux randonneurs aguerris, citons l’itinéraire conduisant au Goecha La, au pied du Khangchendzonga, et celui de la Singalila Ridge qui relie Yuksom à l’ouest du Sikkim. De nouveaux treks devraient être ouverts vers des secteurs isolés, comme le glacier Zemu et le lac Vert. Toutefois, les permis restent très chers et leur obtention peut prendre du temps.

Outre le trekking, des activités de plein air comme le VTT et le parapente jouissent d’un succès croissant. Le Festival du parapente au Sikkim ( http://www.paraglidingassociationofindia.org ), organisé à Gangtok tous les hivers, est une manifestation récente qui enthousiasme aussi bien les visiteurs et que les parapentistes.

8Permis

PERMIS STANDARD

Contrairement aux Indiens, les étrangers ont besoin d’un Inner-Line Permit pour entrer au Sikkim. Gratuit, il s’obtient sans problème ; vous devrez fournir des photos et des photocopies de votre passeport. Le plus facile est de s’adresser au poste de contrôle de la police à Melli (à la frontière du Bengale-Occidental) ou au poste-frontière de Rangpo à l’arrivée, mais vous pouvez aussi vous les procurer, en même temps que votre visa, dans les ambassades indiennes à l’étranger et aux endroits suivants :

Foreigners’ Regional Registration Offices (FRRO :%011-26711384, 033-22837084 ; www.immigrationindia.nic.in  ;h10h-17h lun-ven). Bureaux de Delhi ou de Kolkata (Calcutta).

Sikkim House (%011-26883026, 033-22817905 ; www.sikkim.nic.in/sikkimhouse ; h10h30-16h lun-ven, 14h sam). Bureaux de Delhi et de Kolkata.

Office du tourisme du Sikkim ( www.sikkimtourism.travel  ;h10h-17h lun-sam). Bureaux à Darjeeling, Siliguri et Rangpo. Pour un permis délivré sur-le-champ, apportez une photocopie de votre passeport et du visa indien, ainsi qu’une photo.

PROROGATION

Les permis sont généralement valables 30 jours (parfois 15 jours dans les ambassades à l’étranger). Ils peuvent être prorogés de 30 jours, pour un maximum de 60 jours, auprès des bureaux du gouvernement à Gangtok ou Tikjuk (5 km après Pelling). Une fois parti du Sikkim, vous devez attendre 3 mois pour demander un nouveau permis.

VALIDITÉ DES PERMIS

Un permis standard permet de visiter :

Gangtok, Rumtek et Lingdum

le sud du Sikkim

tout endroit sur la route Gangtok-Singhik

la majeure partie de l’ouest du Sikkim desservie par des routes asphaltées.

PERMIS SPÉCIAUX

Les treks en altitude, dont ceux du Goecha La et de la Singalila Ridge, nécessitent des permis de trekking valables 15 jours, obtenus par les agences.

Pour circuler au-delà de Singhik dans les vallées de Lachung et de Lachen, les étrangers ont besoin d’un permis pour zone à accès restreint, émis par le département du tourisme et la police. Même avec ce document, ils ne peuvent aller au-delà de la vallée de Tsopta ou de Yume Samdong (Zero Point). Les ressortissants indiens doivent avoir un permis de police pour continuer au nord de Singhik, mais ils peuvent remonter la vallée de Thangu jusqu’au lac Gurudongmar.

Les étrangers ont également besoin d’un permis pour zone à accès restreint pour visiter le lac Tsomgo (Changu). Seuls les Indiens sont autorisés à continuer au-delà du lac jusqu’à la frontière tibétaine au Nathu La.

Les permis de trekking, tout comme les permis pour zone à accès restreint, sont délivrés localement par des tour-opérateurs agréés. Vous devrez participer à un circuit organisé pour en obtenir un. Ces permis s’obtiennent en 24 heures et sont délivrés localement à des tour-opérateurs agréés. Vous devez rejoindre un circuit organisé (2 participants au minimum), fournir une photo d’identité et des photocopies de votre permis actuel, de votre visa et de votre passeport.

EST DU SIKKIM

Grâce à la nationale qui le relie au reste du pays, l’est de l’État est davantage visité et constitue le secteur le plus densément peuplé du Sikkim. La région s’articule autour du pôle urbain de Gangtok. Quelle que soit votre destination, vous y passerez sans doute quelques jours, ne serait-ce qu’en transit.

Gangtok

%03592 / 29 300 HABITANTS / ALTITUDE 1 750 M Décontractée, la capitale du Sikkim est une localité étendue, où les immeubles en béton alternent avec des secteurs boisés. Fidèle à son nom (qui signifie “sommet de la colline”), elle s’étage le long d’une crête escarpée et offre une vue splendide sur le Khangchendzonga. Hormis quelques sites religieux, la ville compte peu de curiosités. Les visiteurs apprécient son ambiance plaisante et s’y attardent souvent quelques jours pour organiser un trek ou un circuit dans l’État, tout en s’imprégnant de la culture locale.

La ville s’étire le long de la tortueuse nationale NH31A, qui relie Rangpo et Mangan. L’office du tourisme, les banques et de nombreuses boutiques bordent l’artère centrale Mahatma Gandhi (MG) Marg, qui délimite un charmant quartier fréquenté par les couples et les habitants amateurs de shopping.

1À voir

oNamgyal Institute of Tibetology

MUSÉE

( www.tibetology.net ; Deorali ; 10 ;h10h-16h). Aménagé dans un bâtiment de style tibétain classique, cet institut unique fut fondé en 1958 pour promouvoir les recherches sur le bouddhisme vajrayana et la culture tibétaine. Le musée présente au rez-de-chaussée des manuscrits, des statuettes, des tanka (peintures tibétaines sur tissu) et des objets rituels tantriques, dont un thöpa (crâne humain transformé en bol) et un kangling (trompette taillée dans un fémur humain).

Au 1er étage, la bibliothèque recèle de rares ouvrages bouddhiques, dont certains remontent à plusieurs centaines d’années. Au sein de l’édifice, le comptoir de vente des publications, aux horaires aléatoires, propose une série de documentaires sur les rites et la culture du Sikkim.

Plus loin dans la même rue se dresse le chorten Do-Drul, une grande pagode tibétaine blanche entourée de dortoirs pour les moines novices et de galeries vitrées abritant d’innombrables lampes à beurre.

L’institut se situe dans un parc près de la station inférieure du Damodar Ropeway, un téléphérique qui va jusqu’à Secretariat Ridge et offre une vue fantastique sur la ville.

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