Inde du Sud 5 - Goa

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Publié le : jeudi 13 février 2014
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EAN13 : 9782816144024
Nombre de pages : 205
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Goa

Dans ce chapitre

Panaji (Panjim)

Old Goa

Ponda et ses environs

Mapusa

Candolim, Sinquerim et fort Aguada

Calangute et Baga

Anjuna

Vagator et Chapora

Mandrem

Arambol (Harmal)

Chandor

Agonda

Palolem

Le top des restaurants

Les plus belles plages

Pourquoi y aller

Goa ne ressemble à aucun autre État indien. Un patrimoine colonial portugais, des plages qui s’étendent à perte de vue, de superbes églises blanchies à la chaux et la culture de la susegad (terme dérivé du portugais pouvant se traduire par “nonchalance”), palpable dans tous les aspects de la vie quotidienne et chérie par les Goanais, lui donnent cette identité propre.

Goa ne se contente pas de son ancienne réputation de paradis pour hippies ou de son statut de nouvel eldorado balnéaire pour les touristes en voyage organisé. Cet État est aussi beau et riche culturellement que petit et tranquille : prenez le temps d’aller observer les oiseaux dans une forêt remplie de papillons, de contempler des cathédrales plusieurs fois centenaires, de vous aventurer jusqu’à de vertigineuses cascades ou de vous promener dans les charmantes ruelles de la capitale. Ajoutez à cela une cuisine et une architecture à l’influence portugaise, des traditions religieuses diverses et des soirées festives, et vous obtenez un cocktail délicieux et puissant qui fait de Goa une destination si facile à apprécier et si difficile à quitter.

Quand partir

Goa (Panaji)

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Début nov Après la mousson, les paillotes et les huttes s’installent sur les plages, encore relativement calmes.

Début déc Un temps idéal, une pléthore de fêtes et une ambiance de Noël, avant la flambée des prix et la foule.

Mars Carnaval et célébrations de Pâques en fin de saison.

ACCÈS PRINCIPAUX

L’aéroport de Dabolim accueille tous les vols. La gare ferroviaire de Margao (Madgaon) est la plus grande de l’État et la mieux desservie. Les bus longue distance transitent par les gares routières de Mapusa, de Panaji et de Margao.

En bref

  • Population : 1,46 million d’habitants
  • Région : 3 702 km2
  • Capitale : Panaji (Panjim)
  • Indicatif téléphonique :%0832
  • Principales langues : konkani, marathi, anglais et hindi
  • Prix des hébergements :

    $ moins de 1200,
    $$ 1200-4 000,
    $$$ plus de 4 000

Nos conseils

  • Ne vous baignez pas après avoir bu de l’alcool et soyez vigiant près de Goa. Les courants marins peuvent être très puissants.
  • La fête bat son plein autour de Noël et du Jour de l’an. Les prix sont élevés. Réservez très à l’avance.

Sites Internet

  • Goa Tourism ( www.goatourism.com ). Infos et offres de circuits.
  • Goacom ( www.goacom.com ). Actualités et infos.
  • Quotidiens locaux ( www.navhindtimes.in, www.oheraldo.in ) en anglais.

Saveurs

La cuisine goanaise allie avec succès saveurs portugaises et d’Inde du Sud. Si les Goanais apprécient autant la viande que le poisson, les produits de la mer sont la grande spécialité, tel le classique “riz au curry et au poisson” servi au déjeuner – du maquereau frit nappé d’une sauce à la noix de coco, au tamarin et au piment rouge. Parmi les grands classiques figurent le vindaloo (un plat de viande très épicé mariné au vinaigre et à l’ail) ou le xacuti (poulet ou autre viande cuit dans une sauce à la noix de coco fortement épicée), sans oublier, en dessert, le bebinca, un gâteau typique.

La boisson traditionnelle goanaise, le feni, est une liqueur forte à base de noix de cajou ou de lait de coco, distillée deux fois.

LES INCONTOURNABLES

Impossible de manquer la plage à Goa : la majeure partie de son littoral, qui s’étend sur 100 km et ourle la mer d’Oman, se compose de superbes étendues de sable. Déguster un repas de fruits de mer frais dans l’une des nombreuses paillotes de plage de la côte est une expérience incontournable. Goa possède aussi un patrimoine colonial remarquable que l’on peut découvrir en explorant les charmantes villes de Panaji (Panjim), d’Old Goa, de Quepem et de Chandor.

Le top des fêtes et des festivals

  • Fête des Trois Roish(6 jan, Chandor, Cliquez ici, et Reis Magos). Des jeunes gens interprètent l’histoire des Rois mages venus apporter leurs présents à Jésus.
  • Shigmotsav (Shigmo) de Holih(fév/mars, tout Goa). Version goanaise de la fête hindoue de Holi, avec jet de poudre colorée sur les passants et défilés dans la plupart des villes.
  • Sabado Gordoh(fév/mars, Panaji, Cliquez ici). Cortège de chars et fêtes de rue, le samedi précédant le carême.
  • Carnavalh(mars, tout Goa). Cette fête de 4 jours précédant l’entrée en carême est particulièrement animée dans les rues de Panaji (Cliquez ici).
  • Fama de Menino Jesus (h2e lun oct, Colva, Cliquez ici). La statue de Menino Jesus est promenée dans toutes les rues de Colva.
  • Fête de Saint-François-Xavierh(3 déc, Old Goa, Cliquez ici). La fête du saint patron de Goa dure 10 jours.
  • Fête de Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conceptionh(8 déc, Margao, Panaji, Cliquez ici). Journée de fêtes et de concerts autour de la célèbre église de Panaji.
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À ne pas manquer

1Les quartiers portugais de Panaji (Panjim ; Cliquez ici) et ses restaurants traditionnels goanais pour un déjeuner paisible

2Le luxe de se prélasser pieds nus sur le sable blanc des longues plages tranquilles du sud de Goa, comme à Agonda (Cliquez ici)

3La pratique du yoga (Cliquez ici) au doux rythme des vagues et du vent dans les palmiers, à Mandrem (Cliquez ici) et à Arambol (Cliquez ici)

4Le charme des demeures coloniales de Quepem (Cliquez ici) et de Chandor (Cliquez ici)

5Les grandioses cathédrales et la vue sur la campagne depuis une chapelle sur les hauteurs d’Old Goa (Cliquez ici)

6Une séance de marchandage au marché aux puces d’Anjuna (Cliquez ici) avant d’admirer le soleil couchant dans un bar de plage

7Un coucher de soleil loin de la cohue du nord sur la superbe plage de Mandrem (Cliquez ici)

8Une sortie en kayak pour voir les dauphins jouer en fin de journée à la plage de Palolem (Cliquez ici)

9Une journée à la découverte des épices ayant fait la réputation de Goa dans une plantation (Cliquez ici) près de Ponda

Histoire

Entre l’empereur maurya Ashoka, au IIIe siècle av. J.-C., et la longue dynastie des Kadamba qui, en 1054, transféra sa capitale de l’actuelle Chandor vers Govepuri, l’actuel petit village de Goa Velha, Goa connut une floppée de souverains. Les siècles suivants furent marqués par de nombreux conflits, le sultanat musulman de Delhi, puis le sultanat des Bahmani combattant l’empire hindou de Vijayanagar pour sa domination. Ces époques de violences firent moult victimes et les temples hindous furent détruits (seul survécut le petit temple de Tambdi Surla, construit sous les Kadamba). Les souverains du sultanat de Bijapur, qui faisait autrefois partie du sultanat des Bahmani, fondèrent au XVe siècle la capitale que nous connaissons aujourd’hui sous le nom d’Old Goa.

Les Portugais arrivèrent en 1510, bien décidés à contrôler la route des épices grâce aux ports et aux voies maritimes naturelles de Goa. Après leur victoire sur les rois de Bijapur, les Portugais firent d’Old Goa leur capitale et étendirent progressivement leur pouvoir aux provinces avoisinantes (le Goa State Museum de Panaji présente quantité d’intéressants objets de cette période). Ils imposèrent bientôt leur loi et leur religion dans tout l’État, au besoin par la force, et sous l’Inquisition, Goa connut une brutale répression au nom du christianisme. Si l’Inde s’affranchit de la Grande-Bretagne en 1947, il fallut cependant attendre 1961 pour que les troupes indiennes entrent dans Goa et mettent fin à près de cinq siècles d’occupation portugaise.

Aujourd’hui, Goa possède l’un des plus hauts revenus par habitant du pays et des taux d’alphabétisation et d’accès aux soins relativement élevés. Le tourisme, les mines de fer (bien que ces dernières soient visées par une polémique politique et des accusations de corruption), l’agriculture et la pêche forment la base de son économie. L’héritage portugais est encore omniprésent à Goa : l’architecture, la cuisine, les églises et même la langue sont teintées de lusitanisme.

UNE URGENCE : LE%108

En cas d’urgence à Goa, composez le %108. Vous serez alors mis en relation avec la police, les pompiers ou les urgences médicales.

Climat

Les plages de Goa étaient traditionnellement balayées par la mousson entre juin et fin septembre. Mais, ces dernières années, la mousson s’est parfois prolongée jusqu’à fin novembre. En général, la saison touristique s’étend de mi-octobre à début avril, les mois de décembre à février étant les plus agréables (et les plus fréquentés) avec un ciel bleu dégagé, des journées chaudes et des nuits plus fraîches rendant inutile la climatisation. Les températures et l’humidité augmentent après février. Hors saison, de fin avril à septembre, la plupart des complexes balnéaires sont désertés, mais les villes comme Panaji, Mapusa et Margao restent animées, tandis que Calangute et Baga attirent les touristes indiens.

2Activités

En saison, Goa propose une multitude d’activités, du yoga aux soins alternatifs, en passant par les sports nautiques, l’observation de la faune ou le parapente. Les prestataires changent souvent d’une année sur l’autre, aussi n’indiquons-nous dans ce chapitre que des organismes bien établis. Pour connaître toutes les possibilités, allez sur la plage de votre choix et renseignez-vous à la ronde ou consultez les panneaux d’affichage.

Yoga et soins alternatifs

Toutes les formes de yoga, ainsi que la méditation, le reiki, les massages ayurvédiques et d’autres thérapies spirituelles sont pratiqués et enseignés à Goa, mais en général uniquement d’octobre-novembre à mars. À Palolem et à Patnem, au sud, ainsi qu’à Arambol (Harmal), Mandrem, Anjuna et Calangute, au nord, vous pourrez suivre, notamment, des cours d’ayurvéda, de yoga et de reiki. Mandrem et Arambol abritent des centres de yoga réputés, et Calangute une excellente clinique ayurvédique.

Observation de la faune

Même si nombre de voyageurs ne viennent que pour les plages, Goa est un vrai paradis pour les amoureux de la nature, idéal pour observer les nombreux oiseaux et les animaux sauvages (bien cachés) tels que les cerfs sambar, les muntjacs et les léopards dans plusieurs réserves naturelles à l’intérieur des terres. La réserve naturelle Cotigao Wildlife Sanctuary (Cliquez ici) et le Backwoods Camp (Cliquez ici) de la réserve Bhagwan Mahaveer Sanctuary permettent d’apercevoir aussi bien des oiseaux que des animaux sauvages. L’organisme Day Tripper (Cliquez ici), à Calangute, propose différents circuits nature, tandis que John’s Boat Tours (Cliquez ici), à Candolim, organise des sorties ornithologiques en bateau, ainsi que des excursions à la découverte des crocodiles et des dauphins.

BONNE CONDUITE

Un développement touristique excessif, la dégradation de l’environnement, un sérieux problème de drogue et une réputation grandissante de débauche sont l’envers du décor de ce paradis tropical. Pour contribuer à réparer l’image de Goa, voici quelques principes simples à respecter :

  • En dehors de la plage, habillez-vous de façon aussi décente que dans le reste du pays : gardez une chemise sur le dos, et couvrez vos épaules et vos genoux. Prendre un bain de soleil nu ou les seins nus est interdit à Goa ; cela peut vous valoir une amende.
  • Réservez vos comportements débridés aux lieux appropriés. Faire la fête toute la nuit dans une pension familiale peut perturber les propriétaires, sans parler de vous valoir la visite de policiers.
  • Lors des fêtes, les femmes doivent rester particulièrement vigilantes ; les viols, malheureusement, sont en augmentation à Goa.

Sports nautiques

À Baga, Barracuda Diving (Cliquez ici) offre des cours et des sorties de plongée. Le parachute ascensionnel et le Jet-Ski se pratiquent sur les plages de Baga, de Benaulim et de Colva, et le parapente, à Anjuna et à Arambol (Harmal). Les eaux relativement calmes de Palolem en font le meilleur endroit pour faire du kayak.

8Désagréments et dangers

L’un des dangers les plus grands et les plus traîtres de Goa se trouve juste en face de votre petite plage de rêve : il s’agit de la mer d’Oman, dont les puissants courants, en particulier lorsque les vagues se retirent, font chaque année des dizaines de victimes, parmi lesquelles beaucoup de voyageurs qui savaient pourtant nager. Les plages les plus fréquentées de Goa sont désormais toutes surveillées en journée. Des drapeaux délimitent les zones concernées. Quoi qu’il en soit, respectez les consignes de baignade et ne vous baignez pas sous l’emprise de l’alcool, surtout la nuit.

Les autres désagréments potentiels sont assez classiques. Laissez vos objets de valeur sous clé, notamment si vous logez dans une hutte, et évitez de marcher seul sur la plage la nuit.

L’un des plaisirs de Goa consiste à circuler en scooter ou en moto de location bon marché, mais beaucoup de touristes font les frais d’une circulation parfois intense et imprévisible dans les zones touristiques et urbaines. Conduisez avec précaution, sans avoir bu d’alcool, et portez un casque (obligatoire à Goa depuis 2012). Gardez sur vous votre permis de conduire et les papiers du véhicule afin d’éviter que la police ne s’intéresse à vous.

DROGUE

Acides, ecstasy, cocaïne, charas (haschich), marijuana et toutes autres sortes de drogues sont interdits en Inde. L’achat ou la possession de drogue sont punis par la loi, et Fort Aguada, la prison de Goa, est d’ailleurs remplie de détenus (dont quelques étrangers) qui purgent de longues peines pour avoir enfreint les lois antidrogue. Le simple fait de posséder des substances illégales, même en petite quantité, peut valoir six mois de prison avec travaux forcés.

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