Inde du Sud - Comprendre l'Inde et Inde du Sud pratique

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Publié le : jeudi 17 mars 2016
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EAN13 : 9782816159301
Nombre de pages : 235
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Sommaire
COMPRENDRE L’INDE DU SUD L’Inde du Sud aujourd’hui Histoire La société indienne L’Inde spirituelle Délices d’Inde du Sud Grand bazar indien Arts Splendeurs architecturales Vie sauvage et environnement INDE DU SUD PRATIQUE Escroqueries Voyageurs en solo Carnet pratique Transports Santé Langues Index Légende des cartes
Comprendre l’Inde du Sud
L’INDE DU SUD AUJOURD’HUI Les grands enjeux de l’Inde contemporaine. HISTOIRE Des pistes pour dénouer la trame historique de la pointe méridionale du sous-continent indien. LA SOCIÉTÉ INDIENNE Un aperçu du fonctionnement de la société indienne, du système des castes à l’engouement national pour le cricket. L’INDE SPIRITUELLE Une introduction à la diversité religieuse d’un pays, où l’hindouisme, foi majoritaire, côtoie l’islam, le sikhisme, le bouddhisme, le jaïnisme, le christianisme et le zoroastrisme. DÉLICES D’INDE DU SUD Quelques clés pour se repérer parmi les innombrables saveurs qui font la spécificité de cette partie du sous-continent. GRAND BAZAR INDIEN Soieries somptueuses, pierres précieuses, artisanat et autres trésors. ARTS Une approche des diverses formes d’expressions artistiques du Sud : danse, musique, peinture, cinéma et littérature. SPLENDEURS ARCHITECTURALES La découverte d’un patrimoine exceptionnel. VIE SAUVAGE ET ENVIRONNEMENT À la rencontre des grands félins, éléphants, ours lippus et primates qui peuplent les parcs nationaux de l’Inde du Sud.
L’Inde du Sud aujourd’hui
Avec son incroyable diversité de populations, de coutumes, de religions et d’opinions, l’Inde affiche une richesse étonnante aux regards des visiteurs occidentaux. Économie, politique, culture, environnement… chaque État possède ses propres particularités, même si les décisions prises par le gouvernement à Delhi, la capitale, s’appliquent jusque dans le Sud. Partie intégrante de la nation indienne, celui-ci serait pourtant, au dire de certains, plus progressiste et tourné vers le monde extérieur, tout en restant fidèle à l’âme indienne.
À voir
Fire(1996),Earthet (1998) Waterde Deepa Mehta, encensés à l’étranger et (2005), controversés en Inde. The Lunchbox (2013), une histoire d’amour romantique à Bombay, tourné par Ritesh Batra. Slumdog Millionaire(2008), de Danny Boyle. Le film aux 8 oscars. Dhobi Ghat(2011), la vie de quatre personnages à Bombay, de Kiran Rao. Gandhi(1982), un classique signé Richard Attenborough.
À lire
Les Enfants de minuit(Midnight’s Children, 1981), de Salman Rushdie. Une allégorie de l’histoire de l’Inde depuis l’Indépendance. Le Tigre blanc (The White Tiger, 2008), d’Aravind Adiga. Ce roman, en partie situé à Bengalore, aborde la lutte des classes dans l’Inde de l’ère de la mondialisation. Le Dieu des Petits Riens(The God of Small Things, 1997), d’Arundhati Roy. Un premier roman dénonçant le système des castes au Kerala. Le Moghol blanc (White Mughals, 2002), de William Dalrymple. Enquête dans le Hyderabad du XVIIIe siècle. Annawadi : vie, mort et espoir dans un bidonville de Mumbai (2013), de Katherine Boo. Récit poignant sur les exclus de Bombay.
L’essor du Sud
Dans les décennies qui suivirent l’indépendance proclamée en 1947, nombre d’Indiens originaires du Sud émigrèrent dans le Nord en quête de travail. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée. Pour expliquer le phénomène, des experts mettent en avant la meilleure gouvernance et la plus grande stabilité politique des États méridionaux (malgré une corruption bien enracinée), ainsi que leur système de castes moins rigide permettant davantage de mobilité sociale. Le Sud se classe désormais au-dessus de la moyenne nationale en matière d’alphabétisation, d’emploi, d’espérance de vie, de revenu par habitant et de ratio homme/femme. Le Kerala jouit du taux d’alphabétisation et de l’espérance de vie les plus élevés du pays. Il s’agit en outre du seul État indien comptant plus de femmes que d’hommes. Mumbai (Bombay) constitue depuis longtemps un pôle financier, commercial et industriel, mais c’est aussi la capitale du cinéma et de la mode. Chennai (Madras) fabrique quant à elle un tiers des voitures produites en Inde. Goa et, à sa suite, le Kerala peuvent s’enorgueillir d’un secteur touristique florissant. Mais le premier facteur déterminant dans l’essor du Sud a été le boom technologique déclenché par la libéralisation économique de l’Inde en 1991 et la
mondialisation. Bengaluru (Bangalore) fait figure de “Silicon Valley” indienne et forme, avec Hyderabad et Pune, “triangle du Deccan”, berceau du secteur informatique. Fortes d’un vaste réservoir de jeunes professionnels qualifiés, ces trois villes accueillent également les centres de recherche et de développement d’environ 150 multinationales. Chennai et Mumbai, ainsi que Delhi, complètent le trio de tête dans ce domaine d’activité. Le progrès économique a toutefois eu des effets négatifs, comme l’expansion des bidonvilles (où vivent, selon les estimations, 60 % des habitants de Mumbai), la circulation dantesque et la pollution dans les grandes agglomérations – de nouveaux réseaux de métro ont néanmoins fait entrer les transports de Mumbai, Bengaluru, Chennai et Hyderabad dans l’ère moderne. En dépit de sa réussite en matière d’éducation et de santé, le Kerala connaît d’importants problèmes de chômage, de même que les taux de suicide et d’alcoolisme record ; en 2014, dans le but d’endiguer la consommation massive de spiritueux, les autorités locales ont retiré leur licence à quelque 700 bars.
Le paysage politique
En Inde du Sud, la scène politique est dominée par des partis et des personnalités locales avec lesquels les partis nationaux doivent s’entendre pour obtenir leur soutien à Delhi ou s’implanter sur le plan régional. Le Maharashtra montre une préférence pour le parti nationaliste hindou, le Bharatiya Janata Party (BJP), plus marquée que ses voisins, mais le BJP a dû depuis longtemps s’allier au Shiv Sena, un parti réactionnaire opposé à l’immigration en provenance d’autres États indiens. Le Tamil Nadu a eu pour ministre en chef une série d’acteurs vedettes et de scénaristes issus de l’industrie cinématographique tamoule. Le dernier en date, Jayalalithaa Jayaram, a été condamné à quatre ans de prison en 2014 pour avoir détourné plus de 10 millions de dollars, mais il conserve néanmoins une immense popularité. Les élections générales de 2014 ont débouché sur la victoire écrasante du BJP de Narendra Modi, ancien ministre en chef du Gujarat. Jamais depuis 1984 un parti ne l’avait emporté au Parlement avec une majorité aussi franche. Cela fut vécu comme une humiliation par le parti du Congrès, dirigé tour à tour par Jawaharlal Nehru, sa fille Indira Gandhi et leurs descendants, qui avaient gouverné le pays quasiment sans interruption depuis son indépendance en 1947. Le charisme de Modi, alimenté par ses succès économiques au Gujarat et ses origines modestes le rapprochant de l’homme de la rue, a joué un rôle crucial dans le triomphe du BJP. Ce facteur a certainement contrebalancé les accusations concernant son attitude lors des émeutes intercommunautaires de 2002 qui avaient fait au moins un millier de morts au Gujarat, essentiellement parmi les musulmans. Bien que l’intéressé s’en soit toujours défendu, il ne serait guère intervenu pour mettre un terme aux violences. Modi a su mener campagne de main de maître, utilisant notamment la technologie numérique et les réseaux sociaux. Une fois Premier ministre, il a entrepris de redynamiser l’économie indienne et de s’occuper de problèmes sociaux comme la santé et l’hygiène publique, les inégalités entre les sexes et la pauvreté. Outre sa promesse de construire des millions de sanitaires, il a lancé en 2014 la “Mission Inde Propre” (Swachh Bharat Abhiyan), ramassant lui-même des ordures en compagnie de stars de Bollywood et de champions de cricket.
POPULATION : 367 MILLIONS D’HABITANTS PIB PAR HABITANT : 94 900TAUX
Sur 100 personnes en Inde
Religi on
( % de la population)
D’ALPHABÉTISATION: 78 % RATIO FEMME/HOMME : 964/1000 SUPERFICIE : 956 000 KΜ2 TAUX DE FÉCONDITÉ :1,8 ENFANT PAR FEΜΜE
Pas d’impairs !
Population au km2
Tenueles vêtements moulants et gardez les genoux et les épaules couverts, Évitez surtout dans les sites religieux. ChaussuresDéchaussez-vous dans une maison ou un monument sacré. PhotosDemandez la permission avant de photographier des personnes, certains lieux de culte ou des cérémonies. Mauvaises ondesÉvitez de diriger la plante de vos pieds vers une personne ou vers une divinité et de toucher quiconque du pied. Démonstrations d’affectionS’embrasser ou se tenir la main en public ne se fait pas.
Politesse
Salutation Direnamaste en joignant les mains en prière, salut hindou traditionnel et respectueux, est accepté partout pour dire bonjour. AccoladeLa poignée de main entre étrangers est acceptable, pas l’accolade. Mainsmain droite sert pour manger ou se serrer la main, l’autre est réservée à la La toilette. Balancement de têteIl peut signifier “oui”, “peut-être” ou “je ne sais pas”, à vous de voir selon le contexte !
La Banque mondiale et le Fonds monétaire international prévoient que la croissance économique de l’Inde deviendra bientôt la plus rapide du monde (elle devrait dépasser celle de la Chine en 2016-2017), car la bienveillance du gouvernement Modi à l’égard du monde des affaires lui vaut la confiance renouvelée des investisseurs. Autre réussite à l’actif du Premier
ministre, le pays a battu le record planétaire du nombre de comptes en banque ouverts en une semaine, soit 18 096 130, dans le cadre de mesures destinées à offrir des opportunités socio-économiques aux pauvres, souvent privés d’accès au système bancaire par le passé.
Les violences faites aux femmes
En décembre 2012, une étudiante en kinésithérapie de 23 ans et son ami montent dans un bus pour rentrer chez eux après une séance de cinéma à Delhi, avant de s’apercevoir que le bus n’a rien d’officiel. Les six hommes à l’intérieur violent la jeune femme avec une telle cruauté qu’elle décède douze jours plus tard. Le sort de la victime, que l’Inde a surnommée Nirbhaya (“la sans-peur”), a provoqué une vague de protestations et un examen de conscience de la nation tout entière. En quelques semaines, le gouvernement entérina de nouvelles lois controversées contre les violences faites aux femmes. Le viol est désormais puni par sept ans d’emprisonnement au minimum et par la peine capitale en cas de décès de la victime. Pour autant, de nombreux cas similaires ont continué de faire la une des médias ces dernières années. Depuis, une grande partie du pays s’interroge également sur les autres abus subis par les femmes (des milliers d’entre elles meurent chaque année pour des histoires de dot), sur la gestion déplorable par la police et la justice de la majorité des cas et sur le problème, plus général, de l’égalité des sexes. Dans son discours prononcé en 2014 lors de la fête de l’Indépendance, Modi n’a pas mâché ses mots à propos du viol : “Quand votre fille de 10 ou 12 ans sort, vous lui demandez où elle va et quand elle rentrera. Les parents font-ils de même avec leur fils, l’interrogent-ils sur ses fréquentations ? Après tout, un violeur est aussi le fils de quelqu’un.” En 2015, le Premier ministre a lancé la campagneBeti Bachao Beti Padhaoles filles, éduquer les filles”) (“Sauver qui doit œuvrer pour l’égalité des sexes en prévenant les infanticides perpétrés sur les filles et en mettant l’accent sur l’éducation féminine. On ose espérer que de telles initiatives contribueront à améliorer la façon dont la société indienne perçoit les questions liées au genre.
Histoire
Éloignée géographiquement des centres politiques du Nord, l’Inde du Sud a toujours revendiqué sa propre histoire. Berceau de la culture dravidienne, elle possède un riche et long passé de dynasties et d’empires rivaux, où s’entremêlent les influences des marchands et des conquérants venus delamer. Tous ont grandement contribué à façonner les diverses cultures et traditions de la région, encore bien ancrées dans le monde d’aujourd’hui.
La civilisation de la vallée de l’Indus
La première grande civilisation du sous-continent s’épanouit dans la Vallée de l’Indus (dans l’actuel Pakistan) entre 3000 et 1700 av. J.-C. Appelée civilisation de Harappa, elle semble avoir été l’aboutissement d’une période de colonisation commencée plusieurs millénaires auparavant. Certains historiens attribuent son déclin à des crues ou au contraire à la sécheresse, qui affecta cette civilisation fondée sur l’agriculture. La théorie la plus persistante invoque une invasion aryenne depuis le nord-ouest, mais aucun élément archéologique ni aucun texte indien ancien ne vient la confirmer. En conséquence, des historiens nationalistes proclament que les Aryens (mot sanskrit signifiant “noble” et désignant des populations indo-européennes de langue indo-iranienne) étaient en fait les premiers habitants de l’Inde et que la prétendue invasion fut imaginée par des conquérants étrangers pour justifier leurs raids. D’autres affirment que l’arrivée des Aryens ressemblait plus à une migration paisible qu’à une conquête hostile. Les partisans de l’invasion estiment qu’à partir de 1500 av. J.-C., les populations aryennes venues d’Afghanistan et d’Asie centrale commencèrent à infiltrer le nord-ouest de l’Inde, et finirent par contrôler l’Inde du Nord – jusqu’aux monts Vindhya (juste au nord de la Narmada), repoussant alors les populations dravidiennes vers le sud.
Les influences du Nord
Peu à peu, l’influence aryenne modifia fondamentalement l’ordre social et la culture des habitants de l’Inde du Sud, de la même manière que dans le Nord. Ils imposèrent notamment leurs textes (les quatreVeda – textes sacrés de l’hindouisme), leur religion (certains dieux comme Agni, Varuna, Shiva et Vishnu), leur langue (le sanskrit), ainsi qu’une organisation sociale reposant sur des castes, et dominée par les brahmanes. Au fil des siècles, le Sud reçut d’autres influences du Nord, en particulier le bouddhisme et le jaïnisme. C’est à Sravanabelagola, dans Les plus beaux l’actuel Karnataka, que Chandragupta Maurya se serait établi avec son sites du gourou vers 300 av. J.-C, après s’être converti au jaïnisme et avoir bouddhisme abdiqué en faveur de son fils Bindusara. La communauté des Ajanta () marchands adopta rapidement cette religion reposant sur l’ahimsa, Ellora () principe de non-violence novateur à l’époque, et la diffusa dans tout le Amaravathi () Sud. Nagarjunakonda () L’empereur Ashoka, petit-fils de Chandragupta, et dont le règne dura Guntupalli () près de quarante ans (269-232 av. J.-C.), favorisa pour sa part l’essor Grottes de Karla et du bouddhisme. En 260 av. J.-C., profondément ébranlé par la cruauté de Bhaja () des combats menés contre le puissant royaume de Kalinga – Grottes correspondant à l’actuel Odisha (Orissa) –, il en adopta les principes et d’Aurangabad () renonça à toute forme de violence. Il dépêcha des missionnaires dans
tout le pays. Ses édits gravés sur des rochers et sur des colonnes ont été découverts dans l’Andhra Pradesh, l’Odisha et le Karnataka. Ashoka ordonna la construction de stupas dans le sud du pays, essentiellement dans l’Odisha et dans l’Andhra Pradesh (voir l’encadré ), mais aussi plus au sud, à Kanchipuram, dans le Tamil Nadu. Apparus de façon simultanée, le jaïnisme et le bouddhisme contestaient lesVeda et condamnaient le système des castes. Le bouddhisme perdit toutefois peu à peu en influence, remplacé par une nouvelle forme d’hindouisme privilégiant le culte des dieux, oubhakti. Cette nouvelle religion (qui s’en remettait aux dieux) se propagea en Inde du Sud aux environs de 500. Ses adeptes précipitèrent certainement le déclin du jaïnisme et du bouddhisme dans la région.
L’Empire maurya et les royaumes du Sud
Le premier royaume qui se développa dans le nord de l’Inde fut fondé par Chandragupta Maurya en 320 av. J.-C. Il installa sa capitale à Pataliputra (l’actuelle Patna, dans le Bihar). Le fils de Chandragupta, Bindusara, qui accéda au trône vers 300 av J.-C., étendit sa domination jusqu’au Karnataka, mais il mit ensuite un frein à l’expansion de son empire, entretenant, semble-t-il, des relations pacifiques avec les royaumes situés encore plus au sud. Différentes sources, en particulier les fouilles archéologiques et les textes tamouls anciens, fournissent des indications sur la nature et la culture de ces royaumes du Sud. Les textes évoquent souvent la Dravida Nad, c’est-à-dire le pays des Trois-Royaumes (ou Trairajiya) – le pays tamoul antique –, qui abritait les Pandya à Madurai et alentour, les Chera dans l’actuel Kerala et l’ouest du Tamil Nadu, et les Chola à Thanjavur et dans la vallée de la Cauvery. Décrite dans la littérature du Sangamtamoule classique rédigée entre 300 av. J.-C. et (littérature 300), cette région resta à l’écart de la culture sanskrite jusqu’en 200 av. J.-C environ, date à laquelle les traditions sanskrites commencèrent à s’imposer en Inde du Sud.
ASHOKA, UN EMPEREUR ÉCLAIRÉ
L’Inde classique, de Michel Angot (Les Belles Lettres, 2001), relate l’embrasement culturel prodigieux que connut l’Inde grâce au sanskrit. Les chemins artistiques, philosophiques et religieux qui ont mené cette grande civilisation à son apogée sont ici expliqués au fil d’une passionnante réflexion pédagogique.
Hormis les Moghols, puis les Britanniques plusieurs siècles plus tard, aucun pouvoir n’a jamais assis sa domination sur un territoire indien plus vaste que celui des Maurya. Il n’est donc guère étonnant que l’Empire maurya ait donné à l’Inde l’une de ses plus importantes figures historiques. Le règne de l’empereur Ashoka marqua une période où les arts, et notamment la sculpture, furent particulièrement florissants. Les préceptes gravés dans la pierre, dont Ashoka se servait à la fois pour instruire son peuple et pour marquer les frontières de son immense territoire (de l’Afghanistan au Népal et à l’Andhra Pradesh), lui valurent une réputation de souverain philosophe. Le règne d’Ashoka correspondit également à l’apogée du bouddhisme. Après avoir
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