Inde du Sud - Odisha (Orissa)

De
Publié par

Ce chapitre Odisha (Orissa) est issu du guide consacré à la destination Inde du Sud.
Tous les chapitres sont disponibles et vendus séparément. Vous pouvez également acheter le guide complet.



Publié le : jeudi 17 mars 2016
Lecture(s) : 1
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782816159363
Nombre de pages : 180
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Illustration

Sommaire

 

 

 

SUR LA ROUTE

 

 

 

 

 

 

 

ODISHA (ORISSA)

Bhubaneswar

Les destinations originales

Les adresses du bout du monde

Pourquoi y aller

Après une période où les hippies venaient nombreux à Puri, les touristes ont peu à peu oublié l’Odisha (Orissa). Aujourd’hui, l’État redevient l’une des destinations originales préférées des voyageurs aventureux. Ceux qui viennent jusqu’ici découvrent un riche patrimoine, fait d’histoire et de culture ancestrale, agrémenté de beautés naturelles, en particulier des plages gorgées de soleil.

Les collines boisées du Sud-Ouest (ainsi qu’une bureaucratie très tatillonne) protègent encore les Adivasi (groupes tribaux aborigènes) des méfaits du tourisme de masse et vous ne les croiserez que sur les marchés hebdomadaires. Ailleurs, le long de la côte ou dans les terres, les forêts abritent de belles réserves naturelles. Pour voir des crocodiles de 6 m de long, c’est ici qu’il faut se rendre… Les gourmets apprécieront les saveurs de la cuisine de l’Odisha, tandis que les universités bouddhiques anciennes, les sculptures de pierre jaïnes et les vestiges hindous, tel l’incomparable temple du Soleil de Konark, passionneront les mordus d’histoire.

Quand partir

Illustration

Novembre-mars Temps chaud et sec.

 

Juin/juillet Chaleur extrême. Période de la Rath Yatra, à Puri, la plus grande fête de l’Odisha.

 

Décembre Le temple du Soleil accueille le beau festival de Konark.

Illustration

À ne pas manquer

1La splendeur artistique du temple du Soleil (Cliquez ici) à Konark, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco

2Une exploration des collines autour de Koraput (Cliquez ici) pour visiter l’un des marchés de la région

3Une balade en bateau pour voir les crocodiles marins de la mangrove peu fréquentée de la Bhitarkanika Wildlife Sanctuary (Cliquez ici)

4La visite de quelques-uns des cinquante temples encore debout de la capitale pleine de surprises de l’Odisha, Bhubaneswar (Cliquez ici)

5Les traces de l’atmosphère des seventies dans l’ancien haut lieu des hippies que fut Puri (Cliquez ici)

6Les rares dauphins de l’Irrawaddy qu’on peut apercevoir au lac Chilika (Cliquez ici)

7Les sables de la rivière Mahanadi dans la magnifique Satkosia Gorge Sanctuary (Cliquez ici)

Histoire

L’Odisha, jadis appelé Kalinga, Utkala et plus récemment Orissa – le changement de nom, proposé de longue date, a finalement été approuvé en 2010 par le gouvernement –, fut un empire maritime puissant dont les routes commerciales s’étendaient jusqu’en Indonésie. Son histoire est cependant demeurée floue jusqu’à l’effondrement de la dynastie kalinga, en 260 av. J.-C., déposée lors d’une bataille sanglante menée par le grand empereur Ashoka. Consterné par ce carnage, ce dernier désavoua la violence et se convertit au bouddhisme.

Vers le Ier siècle av. J.-C., le bouddhisme déclina au profit du jaïnisme. Des monastères troglodytiques furent creusés à Udayagiri et à Khandagiri (à Bhubaneswar), constituant d’importants centres jaïns.

Au VIIe siècle, l’hindouisme avait déjà supplanté le jaïnisme. Sous les rois Kesari et Ganga, le commerce se développa et la culture de l’Odisha s’épanouit ; d’innombrables temples de cette période classique subsistent aujourd’hui. Les habitants défièrent les souverains musulmans de Delhi, mais furent défaits par les Moghols au XVIe siècle, période à laquelle furent détruits nombre de temples de Bhubaneswar. L’Odisha subit ensuite le joug des Afghans, des Marathes, puis des Britanniques.

Depuis les années 1990, le Bajrang Dal, groupe fondamentaliste hindou, mène une violente campagne contre les chrétiens de l’Odisha, au prétexte de réagir au prosélytisme des missionnaires. Les Adivasi, des communautés aborigènes souvent pauvres et illettrés, ont souffert des violences confessionnelles, autant motivées par des problèmes de pouvoir, de politique et de territoires que par des croyances religieuses.

LE MEILLEUR DES FÊTES

Adivasi Mela (Cliquez ici). Art, danse et artisanat des communautés adivasi à Bhubaneswar.

Rath Yatra (Cliquez ici) Les chars qui transportent le seigneur Jagannath, son frère Balbhadra et sa sœur Subhadra. La procession va du mandir de Jagannath, le plus grand temple hindou de Puri, au mandir de Gundicha, situé près de la gare routière de Puri.

Puri Beach Festival (Cliquez ici). Chants, danses, nourriture et activités culturelles sur la plage à Puri.

Festival de Konark (Cliquez ici). Musiques et danses traditionnelles.

En 2008, lors d’une flambée de violence consécutive à l’assassinat d’un leader hindou dans le district de Kandhamal, des milliers de chrétiens se réfugièrent dans des camps humanitaires après que leurs maisons eurent été incendiées.

La création des États voisins du Jharkhand et du Chhattisgarh (Inde du Nord) a nourri des revendications quant à la formation d’un État à dominante ethnique, le Koshal, dans le nord-ouest de l’Odisha, avec Sambalpur pour capitale. Le Kosal Kranti Dal (KKD), parti politique séparatiste, a présenté des candidats aux élections nationales de 2009 et a organisé des manifestations et des grèves dans les transports en 2010. Des manifestations ont d’ailleurs régulièrement lieu et les transports peuvent être ponctuellement perturbés. Renseignez-vous avant votre visite.

Depuis quelques années, l’Odisha connaît un boom industriel ; les usines sidérurgiques se développent, tout comme des projets d’activité minière controversés.

8Désagréments et dangers

Attention aux moustiques, porteurs dans certaines zones de la dengue ou du paludisme. Munissez-vous d’antimoustique et couvrez-vous.

BHUBANESWAR

%0674 / 658 000 HABITANTS

Bhubaneswar, surnommée autrefois la “cité des temples”, est séduisante pour une halte d’un jour ou deux, le temps de découvrir la vieille ville, autour du bassin sacré appelé Bindu Sagar. Là, se dressaient des milliers de temples, dont une cinquantaine subsistent encore aujourd’hui.

1À voir

Il vaut mieux visiter les temples à pied. Vous pourrez ainsi explorer quelques-uns des nombreux sanctuaires plus petits qui jalonnent le parcours. Vous pouvez aussi louer un rickshaw pour un circuit d’une demi-journée (environ 300 ₹ les 4 heures).

oLingaraj Mandir

TEMPLE HINDOU

Plan offline

Ce temple de 54 m de haut est dédié à Tribhuvaneswar (“maître des Trois Mondes”). Il est entouré de dizaines de temples et sanctuaires plus modestes. Sa forme actuelle date d’une période située entre 1090 et 1104, bien que certaines parties remontent à plus de quatorze siècles. Le bloc de granit représentant Tribhuvaneswar est arrosé chaque jour d’eau, de lait et de bhang (marijuana). La porte principale, gardée par deux lions jaunes moustachus, constitue à elle seule un spectacle, avec les files de pèlerins venant apporter leur prasad (offrande rituelle de nourriture).

Le temple, ceint d’un mur, est fermé aux non-hindous : les étrangers doivent se contenter de l’observer d’une plate-forme. Face à l’entrée principale, prenez à droite puis suivez le mur de gauche : la plate-forme est sur votre gauche, juste avant le temple de Chitrakarini. On nous a fait part de cas de harcèlement plutôt agressif pour solliciter des dons sur la plate-forme.

Le bus 333 s’y rend depuis la gare routière Master Canteen.

Mukteswar Mandir

TEMPLE HINDOU

Plan offline

Le petit – quoique splendide – Mukteswar Mandir date du Xe siècle. C’est l’un des temples les plus ornés de Bhubaneswar, et l’on en trouve des photographies dans tout l’Odisha. Ses sculptures délicates offrent un mélange de styles bouddhique, jaïn et hindou. La Nagarani (reine serpent) est souvent confondue avec une sirène ; elle est également représentée au Raja Rani Mandir. Les sculptures du plafond et l’arche en pierre sont particulièrement saisissantes, de même que le superbe torana (linteau) arqué, clairement d’influence bouddhique.

Dans la même enceinte, le Siddheswar Mandir, plus tardif et plus simple, renferme un beau Ganesh rouge. De l’autre côté du sentier, le Kedargauri Mandir est l’un des plus anciens temples de Bhubaneswar ; il a été en grande partie reconstruit.

Le bus 225 pour Dhauli passe par ici.

Vaital Mandir

TEMPLE HINDOU

Plan offline

Ce temple du VIIIe siècle possède un toit à deux étages, inspiré de l’architecture des grottes sacrées bouddhiques. Jadis dédié au culte tantrique, mêlant érotisme et sacrifices, il comporte quelques bas-reliefs primitifs. À l’intérieur, Chamunda (incarnation terrible de Devi), représentant la vieillesse et la mort, est assise sur un cadavre et porte un collier de crânes, deux attributs généralement cachés par une robe.

PRIX DES HÉBERGEMENTS

Les prix s’entendent pour une chambre double avec sdb, taxes comprises :

$ moins de 1 000 ₹

$$ 1 000-3000 ₹

$$$ plus de 3000 ₹

Parsurameswar Mandir

TEMPLE HINDOU

Plan offline

Une vingtaine de petits temples, dont certains figurent parmi les plus importants de la ville, se regroupent à l’ouest de Lewis Rd. Le mieux conservé de ces édifices est le Parsurameswar Mandir, dédié à Shiva, qui date de 650. Outre des bas-reliefs dépeignant des processions d’éléphants et de chevaux, il est orné d’effigies de Shiva.

Raja Rani Mandir

TEMPLE HINDOU

Plan offline

(Indien/étranger 5/100 ₹, app photo 25 ₹ ; haube-crépuscule). Ce temple, bâti vers 1100 et entouré d’un paisible jardin, reste célèbre pour son deul (sanctuaire) et sa tour, richement travaillés. Des statues représentant des dikpala (gardiens du temple) encadrent par paires les points cardinaux. Nymphes, couples enlacés, éléphants et lions emplissent les niches et ornent les piliers.

Brahmeswar Mandir

TEMPLE HINDOU

Plan offline

Dans une cour, flanquée de quatre édifices plus petits, ce temple du IXe siècle est une version réduite du Lingaraj Mandir. Vous remarquerez la finesse de ses sculptures érotiques. Tournez à droite au temple de Bhaskareswa, du XIIIe siècle.

oGrottes d’Udayagiri et de Khandagiri

SITE SACRÉ

Plan offline

(Indien/étranger 5/100 ₹ pour les 2 sites, caméra 25 ₹ ; haube-crépuscule). À 6 km à l’ouest du centre-ville se dressent deux collines creusées de grottes sculptées avec art. La plupart d’entre elles furent sans doute excavées pour des ascètes jaïns au Ier siècle av. J.-C.

En gravissant la rampe à Udayagiri (colline du Soleil levant), vous remarquerez Swargapuri (grotte n°9), à droite, avec ses figures pieuses. Hathi Gumpha (grotte n°14), tout en haut, porte une inscription de 117 lignes relatant les exploits de son bâtisseur, le roi Kharavela de Kalinga, qui régna de 168 à 153 av. J.-C.

Contournez un peu par la gauche et vous apercevrez Bagh Gumpha (grotte du Tigre ; grotte n°12), avec son entrée sculptée en forme de gueule de tigre. À proximité se tiennent Pavana Gumpha (grotte de la Purification) et Sarpa Gumpha (grotte du Serpent), dont la petite porte est surmontée d’un cobra à trois têtes. Au sommet se trouvent les vestiges d’une position de défense. En tournant vers le sud-est, vous arriverez à Ganesh Gumpha (grotte n°10), juste au-dessus ou presque de Rani ka Naur (grotte du palais de la Reine, n°1), ornée de sculptures représentant des symboles jaïns et des scènes de bataille.

Rejoignez la route par Chota Hathi Gumpha (grotte n°3), aux éléphants sculptés, et Jaya Vijaya Cave (grotte n°5), qui comporte deux niveaux et arbore un arbre de la Bodhi dans sa pièce principale.

De l’autre côté de la route, le sommet de Khandagiri dévoile une belle vue sur Bhubaneswar. Le sentier escarpé se divise après le premier tiers : le chemin de droite mène à la grotte d’Ananta (grotte n°3), décorée de sculptures d’athlètes, de femmes, d’éléphants et d’oies portant des fleurs, puis à plusieurs temples jaïns. Au sommet, un autre temple jaïn date du XVIIIe siècle.

Il n’y a pas de bus pour les grottes, mais certains s’arrêtent à proximité (le bus 801 vers Baramunda, par exemple). Un auto-rickshaw collectif/privé ne doit pas coûter plus de 20/200 ₹.

oState Museum

CULTURE

Plan offline

(www.orissamuseum.nic.in ; Lewis Rd ; Indien/ étranger 5/50 ₹, app photo 10/100 ₹ ; h10h-16h30 mar-dim). Ce musée revendique la plus belle collection de l’État en matière de manuscrits rares sur feuilles de palmier comme les patachitra (vêtements). Il abrite également des instruments de musique traditionnels et populaires, des outils de l’âge du bronze, une armurerie, ainsi qu’une impressionnante collection de sculptures bouddhiques, jaïns et brahmaniques (ne manquez pas l’envoûtante sculpture de Chamunda, du VIIIe siècle).

Illustration
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.