Inde du Sud - Telangana et Andhra Pradesh

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Publié le : jeudi 17 mars 2016
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EAN13 : 9782816159356
Nombre de pages : 175
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Sur la route

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Les trésors cachés

Pourquoi y aller

Hyderabad, la capitale du Telangana, justifie à elle seule un voyage dans la région. Mosaïque de marchés colorés, de maisons de thé et de restaurants de biryani le long de ruelles étroites, et son quartier historique est constellé des monuments et des palais des anciennes dynasties. À la lisière de la ville se dressent le fort de Golconde et les splendides tombeaux des souverains d’autrefois. Par ailleurs, les quartiers plus récents de la capitale s’agrémentent d’élégants hôtels, restaurants, boutiques et bars, qui témoignent du boom économique dû aux nouvelles technologies.

Ces deux États qui n’en formaient qu’un jusqu’à leur séparation en 2014 comptent d’autres trésors comme les sculptures médiévales du temple de Palampet, les sites bouddhiques de Sankaram et de Guntupalli, cachés dans la campagne, la cité côtière de Visakhapatnam, connue pour son ambiance joyeuse et détendue, ou le temple de Tirumala, qui attire des milliers de pèlerins.

Quand partir

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Mai-juin Partagez un haleem avec les habitants, l’un des plats favoris du ramzan (ramadan).

 

Novembre-février La température est idéale (20-25°C) pour découvrir Hyderabad.

 

Décembre-avril Meilleure période pour profiter de la côte près de Vizag – peu de pluie et chaleur clémente.

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À ne pas manquer

1Les marchés, la gastronomie et les merveilles architecturales de Hyderabad (Cliquez ici), une cité de culture ancienne et pourtant bien ancrée dans le XXIe siècle

2L’atmosphère mystique insufflée par des siècles de méditation à Sankaram (Cliquez ici), Bavikonda (Cliquez ici), Thotlakonda (Cliquez ici) et Guntupalli (Cliquez ici), étapes d’un parcours monastique vieux de 2 300 ans

3Les chefs-d’œuvre des sculpteurs kakatiya à Palampet (Cliquez ici) et Warangal (Cliquez ici)

4La dévotion saisissante des milliers de pèlerins hindous à Tirumala (Cliquez ici)

5Le voyage en train jusqu’à Araku (Cliquez ici), à travers les forêts luxuriantes et les vertes vallées des Ghats orientaux

Histoire

Du IIIe siècle av. J.-C. au IIIe siècle de notre ère, l’Empire satavahana, également appelé Empire andhra, gouverna la majeure partie du plateau du Deccan à partir d’une base située dans l’Andhra Pradesh. Les Satavahana contribuèrent à l’essor du bouddhisme après son introduction par les moines missionnaires de l’empereur Ashoka, et aujourd’hui, l’Andhra Pradesh compte plus d’anciens sites bouddhiques que presque tout autre État indien.

Les Kakatiya hindous, avec Warangal pour capitale, régnèrent sur une grande partie du Telangana et de l’Andhra Pradesh du XIIe au XIVe siècle, favorisant le développement de la culture et de la langue télougou. Warangal tomba finalement aux mains du sultanat musulman de Delhi puis à celles du sultanat de Bahmani, installé dans le Deccan. En 1518, le sultan Quli Qutb Shah, gouverneur des Bahmani à Golconde, proclama l’indépendance. La dynastie des Qutb Shahi transforma Golconde en la massive forteresse que l’on découvre aujourd’hui. Puis une pénurie d’eau obligea le sultan Mohammed Quli Qutb Shah à se déplacer quelques kilomètres à l’est sur la rive sud de la Musi, où il fonda la nouvelle cité de Hyderabad en 1591.

Les Qutb Shahi furent évincés par l’empereur moghol Aurangzeb en 1687. Lorsque l’Empire moghol commença à décliner, son vice-roi local Nizam ul-Mulk Asaf Jah prit le contrôle d’une grande partie du Deccan, fondant la seconde grande dynastie musulmane de Hyderabad, les Asaf Jahi – les nizam de Hyderabad réputés pour leur richesse extravagante – en 1724. Sa capitale était Aurangabad, mais son fils Asaf Jah II s’installa à Hyderabad en 1763. Hyderabad se développa jusqu’à devenir le cœur de l’Inde islamique et le centre des arts, de la culture et de l’enseignement. L’abondance en pierres et minerais précieux – le fameux diamant Koh-i-Nor provient de la région – apportait aux nizam une richesse considérable.

La région entière passa sous contrôle britannique vers 1800, mais alors que l’Andhra Pradesh était gouvernée de Madras (aujourd’hui Chennai), l’État princier de Hyderabad – qui comprenait de vastes territoires en dehors de la ville, peuplés d’hindous parlant télougou – demeura en théorie indépendant. Lors de l’Indépendance de l’Inde en 1947, le nizam Osman Ali Khan tenta de conserver la souveraineté, mais une intervention militaire indienne obligea l’État de Hyderabad à rejoindre l’Union indienne en 1948.

En 1956, les États indiens furent réorganisés selon des critères linguistiques et Hyderabad fut divisée en trois. L’actuel Telangana fut relié à d’autres secteurs de langue télougou pour former l’État d’Andhra Pradesh, tandis que d’autres districts furent intégrés au Karnataka et au Maharashtra. Le Telangana ne fut jamais complètement satisfait de cet arrangement, et après de longues protestations, il fut détaché de l’Andhra Pradesh pour devenir un État séparé en 2014. Hyderabad reste la capitale des deux États jusqu’à ce que l’Andhra Pradesh établisse sa nouvelle capitale à Vijayawada dans les dix ans à venir.

HYDERABAD

%040 / 6,81 MILLIONS D’HABITANTS

La vieille ville de Hyderabad possède tous les attraits d’une ancienne cité indienne : ruelles étroites encombrées de marchés, échoppes de chai, animaux errants, auto-rickshaws, tourbillon de bruits, de couleurs, de langues et de religions, le tout ponctué d’imposants édifices anciens diversement restaurés. Deux dynasties musulmanes d’une richesse fabuleuse, les Qutb Shah et les Asaf Jah, régnèrent sur cette cité de perles et de diamants, laissant de magnifiques palais, mosquées et tombeaux, et une population majoritairement pauvre.

LE MEILLEUR DES FÊTES ET DES FESTIVALS

  • ¨Sankranti Cette importante fête télougou marque la fin des moissons. Des cerfs-volants remplissent le ciel, les seuils des maisons sont décorés de kolam (motifs réalisés avec de la farine de riz) et les hommes peignent les cornes de leur bétail et le parent de cloches.
  • ¨Brahmotsavam Cette fête de 9 jours attire des foules de pèlerins à Tirumala (Cliquez ici). C’est une époque propice pour le darshan (contemplation de la divinité), les puja et les processions de chars.
  • ¨Muharram Commémoration du martyre de Hussain, le petit-fils de Mahomet. Une procession envahit la vieille ville de Hyderabad.

À l’ouest, l’autre partie de Hyderabad est bien plus récente : depuis les années 1990, la Hi-Tech City, ou “Cyberabad”, a propulsé la ville dans le monde moderne, avec sa cohorte de clinquantes galeries marchandes, multiplexes, night-clubs, pubs et restaurants chics, que côtoient de traditionnelles gargotes de biryani et maisons de thé.

Entre l’ancien et le nouveau s’étendent, en termes à la fois matériels et géographiques, de denses quartiers centraux comme Abids, au nord de la vieille ville, et de verdoyants quartiers de classe moyenne, tels Banjara Hills et Jubilee Hills. Dans le nord-est, site de l’une des trois grandes gares ferroviaires de Hyderabad, se trouve Secunderabad, l’ancien cantonnement militaire britannique, toujours surnommé “ville jumelle” bien qu’aujourd’hui intégrée dans la capitale.

Quel que soit le quartier, la circulation est un cauchemar. Un nouveau système de transport rapide, le Metro Rail, en construction lors de nos recherches, devrait améliorer la situation.

La population musulmane de Hyderabad (qui parle ourdou) vit principalement dans la vieille ville et dans les quartiers voisins au nord de la Musi. Les hindous, de langue télougou, sont majoritaires et des migrants viennent en nombre croissant d’autres parties du pays, attirés par le boom des nouvelles technologies.

1À voir

1Vieille ville

oCharminar

MONUMENT

Plan offline

(carte Cliquez ici ; Indien/étranger 5/100 ₹ ; h9h-17h30). Le principal monument de Hyderabad, symbole de la cité, fut édifié par Mohammed Quli Qutb Shah en 1591 pour célébrer la fondation de la ville et la fin des épidémies causées par la pénurie d’eau à Golconde. Le splendide édifice à quatre colonnes, haut de 56 m, comporte quatre arches orientées vers les points cardinaux et des minarets sur chaque colonne (d’où son nom Charminar, “quatre minarets”). Il se dresse au cœur du quartier le plus pittoresque de Hyderabad (également appelé Charminar), un labyrinthe de ruelles remplies de boutiques, de stands, de marchés et de chalands.

TARIFS HÔTELIERS

Gamme de prix dans ce chapitre :

$ moins de 1250 ₹

$$ 1250-4 000 ₹

$$$ plus de 4 000 ₹

Le 2e étage du Charminar, qui abrite la plus ancienne salle de prière de Hyderabad, est fermé au public. Le monument est illuminé entre 19h et 21h.

oChowmahalla Palace

PALAIS

(carte Cliquez ici ; www.chowmahalla.com ; Indien/ étranger 40/150 ₹, app photo 50 ₹ ; h10h-17h sam-jeu). Cet opulent palais des XVIIIe et XIXe siècles, résidence principale de plusieurs nizam, comprend quatre cours alignées du nord au sud. L’édifice le plus somptueux est le Khilwat Mubarak, au bout de la première cour, une splendide salle d’audience où les nizam organisaient des cérémonies sous dix-neuf lustres en cristal belge. Les salles alentour présentent des photos et des expositions historiques vantant les vertus des nizam. Le balcon était jadis utilisé par les femmes de la famille royale pour assister aux audiences en respectant le purdah (pratique empêchant les hommes de voir les femmes).

Plusieurs autres salles renferment des possessions personnelles des nizam et d’intéressantes collections d’œuvres d’art, d’artisanat et de costumes ; dans la cour la plus méridionale trône une Rolls-Royce jaune de 1911.

Salar Jung Museum

ART ET ARTISANAT

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(carte Cliquez ici ; www.salarjungmuseum.in ; Salar Jung Rd ; Indien/étranger 10/150 ₹, app photo 50 ₹ ; h10h-17h sam-jeu). La vaste collection de ce musée fut rassemblée par Mir Yusuf Ali Khan (Salar Jung III), qui fut brièvement grand vizir du 7enizam, Osman Ali Khan (r 1911-1948), avant de consacrer sa fortune à l’acquisition d’œuvres d’art et d’artisanat asiatiques et européens. Plus de quarante salles contiennent d’antiques sculptures en bronze, pierre et bois d’Inde du Sud, des miniatures indiennes, des œuvres d’art européennes et d’anciens manuscrits. Une salle est dédiée aux jades et une autre à des cannes. Ne manquez pas la remarquable Rebecca voilée de Benzoni, un sculpteur italien du XIXe siècle. Le musée, très apprécié, peut être bondé le dimanche.

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HEH The Nizam’s Museum

HISTOIRE

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(Purani Haveli ; carte Cliquez ici ; près Dur-e-Sharwah Hospital Rd ; adulte/enfant 80/15 ₹, app photo 150 ₹ ; h10h-17h sam-jeu). Le Purani Haveli était une demeure du 6enizam, Mahbub Ali Khan (r 1869-1911), qui, selon la rumeur, n’aurait jamais porté deux fois les mêmes vêtements, d’où le dressing en teck birman de 54 m de long, sur deux niveaux. La majeure partie du musée, qui n’occupe qu’une aile du vaste palais, est consacrée aux effets personnels du 7enizam, dont son berceau en argent, son trône en or et les cadeaux reçus pour le 25e anniversaire de son règne.

Mecca Masjid

MOSQUÉE

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(carte Cliquez ici ; Shah Ali Banda Rd, Charminar ; h4h30-21h). Cette mosquée, l’une des plus grandes au monde, peut accueillir 10 000 fidèles lors des fêtes musulmanes. Elle compte aussi parmi les plus anciens édifices de Hyderabad : sa construction fut entamée en 1617 par le fondateur de la ville, Mohammed Quli Qutb Shah. La salle de prière principale est interdite aux femmes (et aux touristes qui peuvent malgré tout la découvrir à travers les grilles). Les visiteuses, même la tête couverte d’un foulard, ne sont pas admises dans la cour si leurs vêtements ne sont pas jugés appropriés.

Plusieurs briques scellées au-dessus de l’arche centrale de la salle de prière sont faites avec de la terre de La Mecque, d’où le nom de la mosquée. Le long de la cour, un enclos renferme les tombeaux de plusieurs nizam de Hyderabad.

Badshahi Ashurkhana

SITE MUSULMAN SACRÉ

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(carte Cliquez ici ; High Court Rd). Datant de 1594, le Badshahi Ashurkhana (littéralement “maison royale du deuil”) est l’un des premiers édifices construits par les Qutb Shahi dans leur nouvelle cité de Hyderabad. Dans une cour en retrait de la rue, ses murs scintillent de mosaïques complexes aux couleurs vives. L’Ashurkhana est bondée pendant Muharram ainsi que le jeudi, quand les chiites commémorent le martyre d’Hussain Ibn Ali. Les visiteurs doivent ôter leurs chaussures et s’habiller correctement (les femmes doivent porter un foulard).

1Quartier d’Abids

State Museum

ARCHÉOLOGIE, ART BOUDDHIQUE

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(carte Cliquez ici ; Public Gardens Rd, Nampally ; 10 ₹, app photo/caméra 100/500 ₹ ; h10h30-16h30 sam-jeu, fermé 2e sam du mois). Le vaste musée de l’État occupe un bel édifice de 1920, édifié par le 7enizam pour servir de maison de jeu à l’une de ses filles. Il présente une collection d’importantes pièces archéologiques, ainsi qu’une exposition sur l’histoire bouddhique de la région, avec des reliques du Bouddha lui-même. Dans l’intéressante galerie consacrée aux arts décoratifs, vous découvrirez la technique du bidri (objets en métal avec incrustations) et du kalamkari (peinture sur tissu). Une autre salle renferme des bronzes et une momie égyptienne vieille de 4 500 ans.

British Residency

ÉDIFICE HISTORIQUE

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