Japon 4 - Kansai

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Publié le : jeudi 20 février 2014
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EAN13 : 9782816143416
Nombre de pages : 153
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Pourquoi y aller

Cœur du Japon, le Kansai (関西) est un territoire compact offrant un tel concentré de culture et d’histoire qu’il s’impose naturellement si vous ne pouvez visiter qu’une région du pays. Traitée dans le chapitre précédent, Kyōto renferme un nombre exceptionnel de sites majeurs, et constitue la base idéale pour la découverte du Kansai.

Nara, qui fut la première capitale permanente du Japon, revendique une quantité impressionnante d’édifices anciens, dont l’imposant temple Tōdai-ji. Ōsaka offre une ahurissante plongée dans la vie citadine japonaise, tandis que Kōbe a conservé un peu de l’atmosphère cosmopolite des villes portuaires du XIXe siècle. La préfecture de Mie se distingue par l’un des trois sanctuaires shintoïstes les plus importants du pays, l’Ise-jingū, tandis que celle de Wakayama est remarquable pour ses onsen, sa côte découpée et les temples en altitude formant la retraite bouddhique du Kōya-san.

Quand partir

Fin mars à mi-avr Explosion de beauté et de couleurs avec les cerisiers en fleur

Mai-sept Il fait très chaud en juillet et août, mais l’été reste une excellente période pour découvrir le Kansai.

Oct-début déc Le feuillage rouge vif des érables compose un arrière-plan sublime pour les sites de la région.



À ne pas manquer

Le stupéfiant Grand Bouddha du Tōdai-ji, à Nara

Le spectacle fascinant et coloré de la foule dans le quartier de Dōtombori à Ōsaka

La force paisible qui se dégage du pavillon principal de l’Ise-jingū, le sanctuaire shintoïste le plus vénéré dans le pays

Une promenade dans la forêt mystique de l’Oku-no-in, au Kōya-san

Les eaux bienfaitrices des trois onsen de Hongū

Les anciens chemins de pèlerinage du Kumano Kodō, dans le Wakayama

Le charme suranné de la ville de Kinosaki, où l’on déambule d’onsen en onsen vêtu d’un yukata (kimono de coton léger)


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ŌSAKA

06 / 2,8 MILLIONS D’HABITANTS

Cœur ouvrier du Kansai, Ōsaka (大阪), connue pour le caractère pragmatique de ses habitants et son dialecte coloré, le kansai-ben, offre un contrepoint parfait à l’atmosphère raffinée de Kyōto. Haut lieu de la gastronomie – l’expression “kuidaore” (“manger jusqu’à en tomber”) n’a-t-elle pas été inventée pour décrire le goût des habitants pour la bonne chère ? –, métropole moderne, Ōsaka est en outre une vitrine du mode de vie urbain du Japon contemporain, que seule Tōkyō surpasse en ce domaine.

Étendue interminable de cubes de béton, de salles de pachinko et d’autoroutes suspendues, la ville ne présente pourtant pas un visage particulièrement séduisant. Mais elle parvient à sublimer en quelque sorte cette âpreté pour dégager un charme particulier, et conserve en son cœur quelques merveilles architecturales. Elle donne toute sa mesure à la nuit tombée, lorsque les rues s’animent sous les néons.

Les principaux sites touristiques d’Ōsaka sont l’Ōsaka-jō (le château) et son parc, l’aquarium, le quartier de Dōtombori et sa vie nocturne trépidante, et le merveilleux musée de plein air des Vieilles Fermes japonaises. Mais la ville a bien davantage encore à offrir, et vos déambulations au hasard des rues vous procureront autant de plaisir qu’un circuit touristique bien structuré.

Histoire

Aussi loin que l’on remonte dans l’histoire du Japon, Ōsaka a toujours été un port et un centre de commerce de premier plan – c’est par elle que s’effectuèrent d’emblée les échanges avec la Corée et la Chine. À la fin du XVIe siècle, Ōsaka éleva encore son statut : ayant achevé l’unité du Japon, Toyotomi Hideyoshi choisit d’y établir son château. Les commerçants s’installèrent autour de l’édifice et la ville devint un centre économique prospère, encouragé encore par le shogunat des Tokugawa, qui adopta une gouvernance pragmatique et laissa les marchands s’enrichir sans intervenir dans les affaires de la ville.

À l’époque moderne, Tōkyō supplanta Ōsaka en tant que centre économique du pays. La ville n’en demeure pas moins un poumon productif, entouré d’usines de produits high-tech.


RÉNOVATION DE LA GARE JR D’ŌSAKA

La gare d’Ōsaka a été récemment transformée en un bel ensemble moderne, remarquable entre autres par son immense toit de verre à un seul versant, au-dessus des voies. Prenez les escalators jusqu’au Toki-no-Hiroba Plaza pour l’apprécier pleinement (et boire un café, éventuellement). Au 11e niveau, vous pouvez accéder au Kaze-no-Hiroba Plaza, d’où l’on a une belle vue sur l’Umeda Sky Building. La gare renferme aussi quantité de boutiques, et bien sûr un nombre invraisemblable de restaurants – allez voir dans les niveaux supérieurs des nouveaux bâtiments North Gate et South Gate. Pour en savoir plus procurez-vous un guide de la gare à l’office du tourisme ou bien rendez-vous sur http://osakastationcity.com.


À voir et à faire

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Kita キタ

Centre de gravité d’Ōsaka, bruissant de l’activité de la ville, le quartier de Kita compte toutefois peu de curiosités touristiques, hormis le gratte-ciel Umeda Sky, ses grands magasins et ses innombrables restaurants. La gare a été totalement rénovée ces dernières années, et d’autres projets sont en cours (voir l’encadré (Cliquez ici)).

Umeda Sky Building      ÉDIFICE REMARQUABLE

(梅田スカイビル ; carte (Cliquez ici) ; www.kuchu-teien.com ; 1-1-88 Ōyodonaka, Kita-ku ; 700 ¥ ; plates-formes d’observation 10h-22h30, dernière entrée 22h ; ligne JR, gare d’Ōsaka). Spectaculaire édifice moderne avec ses deux tours jumelles qui forment une sorte d’arc de triomphe de l’ère spatiale, l’Umeda Sky Building a été dessiné par Hara Hiroshi, l’architecte de la gare de Kyōto. Du sommet de l’ensemble, on contemple l’incroyable étendue urbaine qui part dans toutes les directions. Une grande partie de l’intérêt de la visite réside dans le transport vers les hauteurs – pour les cinq derniers étages, on emprunte un ascenseur à la cage de verre installé dans l’espace entre les deux tours (à éviter si vous êtes sujets au vertige). Le billet d’entrée pour les plates-formes d’observation est en vente à la sortie de l’ascenseur.

Au pied des tours se trouve Takimi-kōji (滝見小路), une rue marchande du début de l’ère Shōwa (1926-1989) recréée à l’identique, avec quantité de restaurants et d’izakaya.

On accède au bâtiment par un passage souterrain qui commence juste au nord des gares d’Ōsaka et d’Umeda.

Musée du Style de vie dans l’ancien Ōsaka      MUSÉE

(大阪くらしの今昔館, Ōsaka Kurashi no Konjakukan ; carte (Cliquez ici) ; http://konjyakukan.com ; 6-4-20 Tenjinbashi ; 600 ¥ ; 10h-17h, fermé mar, lendemain j férié et 3e lundi du mois ; ligne Tanimachi, station Tenjinbashisuji-rokuchōme, sortie 3). À deux arrêts de métro d’Umeda, ce musée renferme une reproduction grandeur nature d’un quartier d’Ōsaka dans les années 1830 (époque d’Edo) : boutiques, pharmacies et même un sentō (bain public) à l’ancienne, le tout sous un faible éclairage afin de récréer l’ambiance de la ville avant l’apparition de l’électricité. En plein cœur de la ville, c’est une expérience intéressante. Dans le bâtiment situé juste derrière la sortie 3 de la station Tenjinbashisuji-rokuchōme.

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Centre d’Ōsaka

Ōsaka-jō      CHÂTEAU

(大阪城 ; carte (Cliquez ici) ; www.osakacastle.net ; 1-1 Ōsaka-jō ; enceinte/château gratuit/600 ¥, entrée combinée avec le musée d’Histoire d’Ōsaka 900 ¥ ; 9h-17h, 9h-19h en août ; ligne circulaire JR Ōsaka Loop, gare d’Ōsaka-jō-kōen). Symbole de la puissance de Toyotomi Hideyoshi, qui la fit édifier après avoir réalisé l’unification du Japon, l’“imprenable” forteresse de granit fut achevée en 1583, après avoir mobilisé l’énergie de 100 000 ouvriers pendant trois années. Détruite 32 ans plus tard par les armées de Tokugawa Ieyasu, elle fut reconstruite en 10 ans. Elle subit une nouvelle calamité en 1868, lorsqu’une autre génération de Tokugawa la rasa pour ne pas la laisser tomber aux mains des forces de la Restauration de Meiji.

L’ensemble actuel est une reconstruction de béton datant de 1931 et rénovée en 1997. On découvre à l’intérieur une intéressante collection consacrée à l’histoire du château, à Toyotomi Hideyoshi et à la ville d’Ōsaka. Au 8e niveau, une plate-forme d’observation offre une vue circulaire sur les environs. Le château et le parc se parent de leurs plus beaux atours au moment de la floraison des cerisiers et lorsque les arbres revêtent leurs couleurs flamboyantes d’automne.

La porte Ōte-mon, entrée principale du parc, se trouve à 10 minutes à pied au nord-est de la station Tanimachi-yonchōme (Tanimachi 4-chome), sur les lignes de métro Chūō et Tanimachi. Vous pouvez aussi prendre la ligne circulaire JR et descendre à la gare Ōsaka-jō-kōen, puis accéder au château par l’arrière.

Musée d’Histoire d’Ōsaka      MUSÉE

(大阪歴史博物館, Ōsaka Rekishi Hakubutsukan ; carte (Cliquez ici) ; www.mus-his.city.Ōsaka.jp ; 4-1-32 Ōtemae ; 600 ¥, entrée combinée avec le château d’Ōsaka 900 ¥ ; 9h30-17h, 9h30-20h ven, fermé mar ; ligne Tanimachi, station Tanimachi-yonchōme, sortie 2). Ce bâtiment en forme de voile jouxte le Centre de la radio et de la télévision japonaises NHK, juste au sud-ouest de l’Ōsaka-jō. Des vestiges du palais de Naniwa, qui s’élevait là vers 650, ont été conservés au sous-sol. Depuis les étages supérieurs, on découvre une belle vue sur l’Ōsaka-jō. Les explications en anglais n’étant pas très détaillées, mieux vaut se munir d’un audioguide. À la sortie du métro, prenez à droite (est) sur 300 m environ.

Musée des Transports modernes      MUSÉE

(交通科学博物館 ; www.mtm.or.jp ; 3-11-10 Namiyoke ; adulte/enfant 400/100 ¥ ; 10h-17h30, fermé lun ; ligne circulaire JR Ōsaka Loop, gare de Bentenchō, sortie sud). Un petit musée qui ravira les amoureux du rail et les enfants, avec ses dispositifs interactifs, son shinkansen grandeur nature dans lequel on peut monter, et ses modèles de navires et d’avions. Ne ratez pas la grande maquette avec tous les trains au fond du bâtiment.

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Nakano-shima 中之島

Avec ses arbres et ses promenades sur berges, cette île enserrée entre la Dōjima-gawa et la Tosabori-gawa est une véritable oasis de verdure dans l’océan de gris de la métropole. On y trouve l’hôtel de ville d’Ōsaka (大阪市役所 ; carte (Cliquez ici)), le bâtiment néo-Renaissance de la salle publique centrale d’Ōsaka (大阪市中央公会堂 ; carte (Cliquez ici)) et le Nakano-shima-kōen (中之島公園 ; carte (Cliquez ici)), un parc situé à l’extrémité est de l’île, très agréable pour une balade ou un pique-nique. Si vous venez de Kyōto, prenez la ligne Keihan jusqu’à la gare de Yodoyabashi. Si vous arrivez par JR, descendez à la gare d’Ōsaka et finissez à pied (1 km en direction du sud).

Musée des Céramiques orientales      MUSÉE

(大阪市立東洋陶磁美術館 ; carte ci-dessus ; www.moco.or.jp ; 1-1-26 Nakano-shima ; 500 ¥ ; 9h30-17h, fermé lun ; ligne Midō-suji, station Yodoyabashi, sortie 1). L’un des fonds de céramiques chinoises et coréennes les plus riches du monde, et une section plus modeste consacrée au Japon. Quelque 400 pièces de la splendide collection permanente sont présentées en alternance, et des expositions temporaires sont organisées régulièrement (entrée avec supplément). Il y a aussi une partie intéressante consacrée aux tabatières chinoises. À la station Yodoyabashi, prenez la sortie 1, traversez la rivière et piquez à droite. Vous passerez devant le Central Public Hall.

National Museum of Art, Ōsaka      MUSÉE

(国立国際美術館 ; carte (Cliquez ici) ; www.nmao.go.jp ; 4-2-55 Nakano-shima ; 420 ¥ ; 10h-17h, 10h-19h ven, fermé lun). Cet impressionnant musée en sous-sol propose des expositions temporaires régulières d’art moderne japonais et international. Repérez le grand édifice en acier au look industriel. Près de la pointe ouest de Nakano-shima.

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Dōtombori 道頓堀

Le centre de la vie nocturne d’Ōsaka se situe dans le quartier de Minami. Il s’organise autour de la Dōtombori-gawa et de l’allée piétonne Dōtombori (道頓堀 ; carte (Cliquez ici)), où se succèdent restaurants et théâtres. Une sélection naturelle un peu spéciale semble imposer sa loi ici aussi bien aux personnes qu’aux boutiques : seules les plus clinquantes survivent. Le soir, dirigez-vous vers le pont Ebisu-bashi (戎橋 ; carte (Cliquez ici)) pour contempler le paysage urbain étincelant sous les néons. En contrebas, les rives de la Dōtombori-gawa s’étirent en une agréable promenade.

Au sud de la galerie Dōtombori, une ruelle pavée prend dans la galerie de Senichi-mae et mène à un petit temple bien caché, le Hōzen-ji (法善寺 ; carte (Cliquez ici)). Il est construit autour d’une statue de Fudō-myōō, couverte de mousse, car les fidèles lui versent de l’eau sur les épaules en guise d’offrande. La ruelle parallèle, Hōzen-ji Yokochō (法善寺横丁 ; allée Hōzen-ji ; carte (Cliquez ici)), pleine de charme, renferme quantité de restaurants traditionnels et de bars.

Au sud de Dōtombori, en direction de la gare de Nankai Namba, un dédale de galeries couvertes abrite un autre lot de restaurants, pachinko, clubs de strip-tease et autres établissements… Au nord, entre Midō-suji et Sakai-suji, les rues alignent bars à hôtesses, clubs et pubs.

Dōtombori est desservi par les stations Namba (ligne Midō-suji) et Nipponbashi (lignes Sakai-suji et Sennichimae).

Voir aussi la promenade à pied (Cliquez ici).

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Amerika-Mura アメリカ村

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