Japon 4 - Nord de Honshu (Tohoku)

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Publié le : jeudi 20 février 2014
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EAN13 : 9782816143430
Nombre de pages : 155
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Pourquoi y aller

“Les flots sauvages / jusqu’à Sado la lointaine, s’étend la Voie Lactée.”

Bashō, La Sente étroite du Bout-du-Monde (1689) (Trad. Nicolas Bouvier)

Au temps de Bashō, le célèbre poète itinérant, un voyage dans le nord de Honshū était semblable à un périple aux confins du monde. Aujourd’hui encore, le Tōhoku (東北 ; littéralement “Nord-Est”) demeure une région sauvage et reculée, aux imposants massifs volcaniques et aux sources chaudes isolées. Fruits de siècles d’isolation, des croyances populaires et des coutumes uniques y sont apparues. Et de fait, ici, les choses ont peu changé.

Les tremblements de terre et le tsunami de 2011 ne doivent pas vous dissuader de vous y rendre : des efforts de reconstruction colossaux ont été déployés et une bonne partie de la région a été épargnée. Ceux qui, comme Bashō, cherchent l’aventure, trouveront ici un véritable trésor.

Quand partir

Déc-fév Froid glacial. Saison idéale pour le ski et le yukimiburo (contempler la neige depuis un onsen).

Juin-août Un été doux, caractérisé par des fêtes chaleureuses et une végétation luxuriante.

Sept-oct Automne bref mais intense. Les arbres se parent de couleurs spectaculaires.



À ne pas manquer

L’ascension des trois monts sacrés Dewa Sanzan, en marchant dans les pas des yamabushi (ascètes montagnards)

Un bain relaxant dans les thermes de Nyūtō Onsen, au cœur des montagnes au nord du lac Tazawa

Une randonnée à vélo au gré de la vallée de Tōno, un territoire hors du temps

Une escapade, loin de l’agitation sur Sado-ga-shima, île qui fut jadis une terre d’exil

Les fêtes légendaires du Tōhoku, comme le Tanabata Matsuri à Sendai

Un slalom entre les arbres gelés, ou “monstres de glace”, de Zaō Onsen

Un pèlerinage vers les temples de la montagne à Yamadera, tel que le fit Bashō

Les paysages fantomatiques de l’Osore-zan, sur la péninsule deShimokita

Un aperçu de la splendeur passée de Hiraizumi, “paradis sur terre” dédié aux principes du bouddhisme fondé au XIe siècle

Une flânerie le long des rives verdoyantes du Towada-ko, le plus grand lac de Honshū


Histoire

On estime le Tōhoku habité depuis au moins la période Jōmon (13 000-400 av. J.-C.). Toutefois, c’est au VIIIe siècle qu’il apparaît dans les archives, lorsque le gouvernement central de Nara, nouvellement formé, mobilise ses généraux pour soumettre les peuples Emishi. Dès le milieu du IXe siècle, ce territoire appelé Michinoku (“la terre au-delà des routes”) est sous domination impériale.

Au XIe siècle, le clan Ōshu Fujiwara s’établit à Hiraizumi, dont l’opulence rivalise pour un temps avec celle de Kyōto. Toutefois, c’est au XVIIe siècle que la région rentre dans l’histoire, lorsque le chef de guerre Date Masamune (1567-1636) fait d’un village de pêcheurs du Sendai la capitale d’un territoire puissant. La région reste sous le contrôle de ses descendants jusqu’à la Restauration de Meiji, époque à laquelle le contrôle impérial met un terme au système féodal et à l’influence du Tōhoku.

Si le Tōhoku semble être une région uniforme, il recouvre des réalités historiques diverses. Grâce à ses plaines alluviales fertiles, le littoral de la mer du Japon a toujours été un pôle de l’agriculture. En tant que fournisseur en riz de la capitale impériale, il subit donc davantage l’influence de Kyōto. Beaucoup moins productive, la côte Pacifique est aussi constituée de rivages escarpés et venteux qui la rendent difficilement navigable. Marquée par l’adversité et l’isolation, cette région se caractérise par une profonde culture de la persévérance.

Parcs nationaux

S’étendant des préfectures de Fukushima et Niigata à celle de Yamagata, le parc national de Bandai-Asahi (磐梯朝日国立公園) couvre 1 870 km2 – soit la troisième plus grande superficie protégée du Japon. La zone est délimitée par la chaîne des Bandai-Azuma au sud et par les monts sacrés Dewa Sanzan au nord.

Le parc national de Rikuchū-kaigan (陸中海岸国立公園) longe la côte Pacifique sur 180 km depuis Kuju, dans la préfecture d’Iwate, jusqu’à Kesennuma, dans la préfecture de Miyagi. Il est formé de falaises abruptes battues par les vagues et, au sud, de plages rocailleuses et de criques profondes.

Plus au nord, le parc national de Towada-Hachimantai (十和田八幡平国立公園) est une vaste étendue sauvage de 855 km2. Composé de forêts de hêtres, de pics volcaniques, de lacs de cratères et de plateaux alpins, il chevauche les préfectures d’Akita et d’Aomori.

Protégé par l’Unesco, le site de Shirakami-sanchi (白神山地) se situe également en bordure d’Akita-Aomori. Cette forêt primitive de hêtres, l’une des dernières en Asie orientale, abrite des espèces protégées, tels l’ours noir d’Asie et l’aigle royal.


BIENVENUE DANS LE NORD DU TŌHOKU !

La Northern Tōhoku Welcome Card (www.northern-tohoku.gr.jp/welcome) offre des réductions pour l’hébergement, les transports et l’entrée sur les sites touristiques de la région. Les partenaires sont identifiés par un autocollant rouge et blanc Welcome Card dans les préfectures d’Iwate, d’Aomori et d’Akita. La carte est imprimable depuis le site Internet. Son usage est limité aux voyageurs qui restent moins d’un an.


Comment circuler
TRAIN

Le shinkansen (train à grande vitesse) JR Tōhoku va jusqu’à Aomori. Depuis Aomori, des tokkyū (trains express semi-directs) et des lignes régionales conduisent plus au nord, jusqu’à Hokkaidō. Les shinkansen des lignes Akita et Yamagata qui traversent le Tōhoku desservent le littoral de la mer du Japon.

La ligne principale JR Tōhoku suit globalement le même trajet que la ligne de shinkansen Tōhoku mais les trains qui l’empruntent sont régionaux ou express. Au-delà de Morioka, des compagnies privées prennent le relais. Lignes JR et privées se partagent les côtes est et ouest.

VOITURE ET MOTO

Visiter les zones les plus éloignées du Tōhoku est possible grâce aux lignes de trains et de bus locales mais louer une voiture offre plus de souplesse et permet de s’émanciper totalement du réseau de transports publics.

Être motorisé sur la péninsule de Shimokita et sur Sado-ga-shima fait toute la différence : les panoramas sont splendides et vous pourrez prendre votre temps. De plus, conduire le long de ces routes côtières est un pur plaisir. De même, les routes aux abords des lacsTowada-ko et Tazawa-ko ont tout de spectaculaire.

Le Tōhoku est doté d’un bon réseau d’autoroutes indiquées en romaji (alphabet latin) et de départementales bien entretenues. La circulation y est bien plus fluide que dans le centre de Honshū, mais les stations-service sont rares et éparses. Attention, l’hiver provoque parfois des perturbations sur les routes. Si vous voyagez entre novembre et avril, les conditions de circulation seront indiquées dans les centres d’information (vous pouvez aussi joindre le lieu de destination). Il est fréquent que des voies soient fermées pour cause de neige.


JR EAST PASS

Le JR East Pass (www.jreast.co.jp/e/eastpass) donne droit à des voyages illimités sur le réseau ferré JR dans la région de Tōkyō et de l’est de Honshū (Tōhoku, Niigita et Nagano compris). Moins cher que le JR Pass, il est valable pour 4 jours de son choix, ou 5 ou 10 jours consécutifs. On peut se le procurer aux aéroports de Narita et de Haneda, ainsi que dans les principales gares JR. Cette carte est uniquement valable pour les détenteurs d’un visa de visiteur temporaire. Passeport et visa vous seront demandés. Ne couvre pas les voyages à bord des bus JR


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PRÉFECTURE DE FUKUSHIMA

Fukushima-ken (福島県), troisième plus grande préfecture du Japon, est la porte d’accès au Tōhoku. Ici, les montagnes du nord commencent à se dessiner et, à votre arrivée, vous êtes déjà en pleine nature. La diversité du plateau de Bandai attire les randonneurs et les skieurs avides d’exploration. En dehors des rares villes (la plus étendue étant Fukushima, la capitale administrative de la région), il n’y a que peu de constructions. La capitale médiévale d’Aizu-Wakamatsu, au passé étonnant et tragique, est le principal site culturel de Fukushima.

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Aizu-Wakamatsu 会津若松

0242 / 125 000 HABITANTS

Ancienne cité féodale dont l’histoire unique ravira les férus de Japon médiéval, la ville est assez étendue mais son centre met bien en valeur ses atouts historiques. La zone de Nanoka-machi-dōri compte notamment nombre de boutiques désuètes vendant des objets artisanaux. Réputée pour son saké, Aizu s’enorgueillit aussi de brasseries qui proposent visites et dégustations.

Histoire

Aizu-Wakamatsu fut longtemps la capitale du clan Aizu. Son règne s’acheva en 1868, lorsqu’il s’associa au shogunat Tokugawa contre l’armée impériale, lors de la guerre de Bōshin. La chute d’Aizu est célèbre dans tout le Japon en raison du suicide des Byakkotai (Tigres blancs). À la vue de leur château gagné par la fumée, ces jeunes samouraïs se firent seppuku (suicide rituel par éventration). En fait, seuls les environs brûlaient et il se passa encore des semaines avant la défaite du clan. Les Tigres blancs sont depuis lors un symbole de loyauté et de fraternité.

À voir

Les principaux monuments sont opportunément dispersés en périphérie du centre-ville ; une bonne signalisation en anglais facilite la visite de la ville à pied. Le circuit du Classic Town Bus est une bonne alternative.

Tsuruga-jō      CHÂTEAU

(鶴ヶ城 ; château de la Grue ; 27-4005 ; Ōte-machi ; musée et maison de thé 500 ¥ ; 8h30-16h30). Reconstruit en 1965, le Tsuruga-jō surplombe des jardins cernés par les douves d’origine et des murs en ruine de l’ancienne forteresse. À l’intérieur, un musée présente des objets anciens liés aux guerres et au quotidien. Au 5e niveau, le panorama embrasse la ville et ses environs. La maison de thé, vieille de 400 ans, a échappé à la destruction grâce à une famille de la région – elle fut déplacée avant de retrouver son emplacement initial en 1990.

Iimori-yama      SITE HISTORIQUE

(飯盛山). À l’extrémité est d’Aizu, l’Iimori–yama est la montagne où les Tigres blancs se suicidèrent. Vous pouvez emprunter un escalator ou marcher jusqu’au sommet pour voir leurs tombes, ainsi que les dons des régimes fascistes d’Allemagne et d’Italie en l’honneur de la loyauté des samouraïs.

Au pied de la montagne, le mémorial des Tigres blancs (白虎隊記念館 ; Byakkotai Kinenkan ; 24-9170 ; 33 Bentenshita, Ikki-machi ; 400 ¥ ; 8h-17h avr-nov, 9h-16h déc-mars) retrace l’histoire de ces suicides et rassemble les effets personnels des Tigres blancs.

Au retour, ne manquez pas le Sazae-dō (さざえ堂 ; 22-3163 ; 400 ¥ ; 8h15-soirée avr-oct, 9h-soirée nov-mars), un remarquable pavillon de bois hexagonal du XVIIIe siècle. Son escalier hélicoïdal à double hélice permet de monter et descendre les marches sans revenir sur ses pas.

Aizu Bukeyashiki      ÉDIFICE HISTORIQUE

(会津武家屋敷 ; 28-2525 ; Innai Higashiyama-machi ; 850 ¥ ; 8h30-17h avr-oct, 9h-16h30 nov-mars ; ). Superbe reconstruction du yashiki (résidence) de Saigō Tanomo, haut dignitaire du clan Aizu. Découvrez les 38 pièces, dont une spécialement conçue pour recevoir le seigneur d’Aizu, une maison pour la cérémonie du thé, les quartiers du juge du clan et un moulin à nettoyer le riz (gare aux oreilles !).

Musée du saké d’Aizu      MUSÉE

(会津酒造歴史館 ; 26-0031 ; 8-7 Higashi-sakae-machi ; 300 ¥ ; 8h30-17h avr-nov, 9h30-16h30 déc-mars). Ce musée, dédié au processus de fabrication du saké, cohabite avec une vraie brasserie. Vous pouvez déguster les produits maison dans la boutique de souvenirs.

Fêtses et festivals

Aizu Aki Matsuri      FÊTE

(会津秋祭り ; fête d’automne d’Aizu ; 21-23 sept). Cette fête de trois jours s’achève, le 23 septembre, par une procession flamboyante à travers la ville jusqu’au Tsuruga-jō, accompagnée d’une fanfare, d’un défilé des enfants et d’une parade de lanternes le soir venu.

Où se loger

Aizuno Youth Hostel      AUBERGE DE JEUNESSE¥

(会津野ユースホステル ; 55-1020 ; www.aizuno.com ; 88 Kaki-yashiki, Terasaki, Aizu-Takada-chō ; dort 3 200-3 800 ¥, s/lits jum 4 000/7 000 ¥ ; ). L’une des meilleures adresses petits budgets de la région, située dans un cadre rural, loin des embouteillages du centre d’Aizu. Chambres à l’européenne impeccables. À 20 minutes à pied de la gare d’Aizu-Takada (ligne Tadami, 230 ¥, 20 min depuis Aizu-Wakamatsu). Prévenez si vous voulez qu’on vienne vous cherchez à Aizu-Takada.

Minshuku Takaku      MINSHUKU¥

(民宿多賀来 ; 26-6299 ; www.naf.co.jp/takaku ; 104 Innai Higashiyama-machi ; ch par pers/avec 2 repas 4 200/6 300 ¥ ; ). Cette auberge à la japonaise dispose de modestes chambres à tatamis, d’un agréable o-furo (bain) et d’une jolie salle à manger en bois. De l’arrêt de bus d’Aizu Bukeyashiki, suivez la route vers l’est et tournez à gauche à la poste. Takaku est juste derrière, à gauche.

Aizu Wakamatsu Washington Hotel      BUSINESS HOTEL¥¥

(会津若松ワシントンホテル ; 22-6111 ; www.aizu-wh.com ; 201 Byakko-dōri ; s/d à partir de 8 159/14 333 ¥ ; ). Tarifs corrects pour les chambres de cet hôtel tranquille, remises à neuf. À 3 minutes de marche depuis la sortie est de la gare en suivant Byakkotai-dōri – repérez le grand bâtiment beige.

Où se restaurer

Aizu est connue pour ses wappa meshi, (poisson ou légumes servis sur du riz). Le plat est cuit à la vapeur dans une boîte ronde en écorce qui ajoute une note boisée. À Kitakata, la ville voisine, vous pourrez savourer de délicieux rāmen (pâtes dans un bouillon).

Mitsutaya      JAPONAIS¥

(満田屋 ; 27-1345 ; 1-1-25 Ōmachi ; brochettes à partir de 120 ¥ ; 10h-17h, fermé 1er et 3e mer du mois et tous les mer jan-mars ; ). Construit en 1834 pour faire de la pâte de haricots, ce moulin est une institution d’Aizu. La maison est spécialisée dans les dengaku (brochettes de tofu grillé), mochi (boulettes de riz) et légumes grillés marinés dans la pâte miso. Désignez ce qui vous plaît ou optez pour le dengaku cōsu (menu dégustation 7 brochettes : 1 150 ¥). Descendez Nanoko-machi-dōri en marchant vers l’ouest, vous apercevrez les bannières noires du restaurant au coin de la deuxième rue à gauche.

Takino      JAPONAIS¥¥

(田季野 ; 25-0808 ; www.takino.jp/frame.html ; 5-31 Sakae-machi ; wappa meshi à partir de 1 420 ¥ ; 11h-21h ; ). Une adresse phare pour goûter aux succulents wappa meshi. Le menu illustré présente moult déclinaisons parmi lesquelles saumon, crabe et champignons sauvages. Dirigez vous vers l’est dans Nanoko-machi-dōri et tournez à droite au premier feu, puis à gauche dans la deuxième allée. Le Takino est la vieille ferme couverte de lierre sur le côté droit. Sous les poutres de bois poli, des tatamis vous attendent.

Renseignements

Centre d’information (33-0688 ; 9h-17h30). Personnel aimable et carte en anglais. Dans la gare JR.

Police (22-1877, antenne principale 22-5454). Face à la gare.

Poste d’Aizu Wakamatsu (会津若松郵便局 ; 1-2-17 Chūō ; poste 9h-19h lun-ven, 15h dim ; DAB 8h45-19h lun-ven, 17h sam-dim). Sur la rue principale. DAB international.


LE GRAND SÉISME DE LA CÔTE PACIFIQUE DU JAPON

Le 11 mars 2011 à 14h46, un séisme de magnitude 9 frappe la côte est du Tōhoku. Depuis la création d’instruments de mesure au début du XXe siècle, le Higashi-Nihon Dai-Shinsai (東日本大震災) – ou grand séisme de la côte est du Japon – est le plus important tremblement de terre à avoir touché le Japon et l’un des cinq plus forts au monde. Pourtant, ce sont les dégâts que causa le tsunami, 20 minutes plus tard, qui furent les plus importants. Les agglomérations côtières furent dévastées et quelque 20 000 personnes trouvèrent la mort.

Voyager dans la région

Les principales destinations touristiques du Tōhoku sont ouvertes et accessibles. Sendai, la capitale de la préfecture de Miyagi, a été durement touchée mais le centre-ville n’a pas changé. Devenue le quartier général des efforts de reconstruction, la ville est même en plein essor. Plus au nord, la belle et fameuse baie de Matsushima subit la secousse mais demeure intacte. Néanmoins, l’île de Kinkasan et d’autres zones isolées restent fermées aux visiteurs. Certaines sont accessibles mais plus difficilement, telles Ishinomaki ou Oku-Matsushima.

Le long de certaines lignes côtières, des voies ferrées sont encore fermées, mais des bus ont pris le relais pour desservir les destinations affectées. Une liste des gares inaccessibles du réseau JR est disponible sur www.jreast.co.jp/e/eastpass/index.html. Pour les gares fermées sur la ligne privée Sanriku Tetsudō, qui dessert la côte de la préfecture d’Iwate, voir www.sanrikutetsudou.com.

Attention : dans certaines agglomérations de la côte nord-est, les hébergements sont régulièrement occupés par des ouvriers chargés de la reconstruction. Si vous désirez visiter cette zone, mieux vaut vous assurer de leur disponibilité.

Sur la voie de la reconstruction

Certaines localités dévastées par le séisme mais épargnées par le tsunami ont vite été rebâties et sont aujourd’hui revenues à la normale. La situation est plus difficile dans les régions de Miyagi et Iwate, où le tsunami a été plus violent. Les prévisions les plus optimistes prévoient un rétablissement en 5 ans, d’autres, plus réalistes, tablent sur 10 à 15 ans minimum. La plupart des décombres ont été déblayés mais leur devenir reste un mystère. Depuis, l’étendue de la destruction en est d’autant plus flagrante : le long de la côte, il ne reste parfois plus que des herbes hautes à perte de vue.

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