Japon 4 - Okinawa et les îles du Sud-Ouest

De
Publié par



Ce chapitre Okinawa et les îles du Sud-Ouest est issu du guide consacré à la destination Japon.
Tous les chapitres sont disponibles et vendus séparément. Vous pouvez également acheter le guide complet.







Publié le : jeudi 20 février 2014
Lecture(s) : 29
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782816143478
Nombre de pages : 113
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

Okinawa et les îles du Sud-Ouest


Les plus belles plages

Ida-no-hama, Iriomote-jima (Cliquez ici)

Sunset Beach, Ishigaki-jima (Cliquez ici)

Plage de Sunayama, Miyako-jima (Cliquez ici)

Plage de Nishibama, Aka-jima (Cliquez ici)

Plage de Furuzamami, Zamami-jima (Cliquez ici)

Le top des sites de plongée

Yonaguni-jima (Cliquez ici)

Kerama-shotō (Cliquez ici)

Ishigaki-jima (Cliquez ici)

Iriomote-jima (Cliquez ici)



Pourquoi y aller

Les îles du Sud-Ouest (南西諸島, Nansei-shotō), constituent l’autre Japon, un chapelet d’îles semi-tropicales qui évoquent davantage Hawaii ou le Sud-Est asiatique que le reste du pays, un paradis pour les amoureux de la nature.

Parmi les îles du Kagoshima-ken, au nord, Yakushima recèle de luxuriantes forêts primaires entre ses sommets escarpés ; Amami-Ōshima se distingue par ses jolies plages et sa côte très découpée. En poursuivant vers le sud, on atteint Okinawa-hontō (沖縄本島), principale île du Okinawa-ken. Les Kerama-shotō sont de petits joyaux aux plages de sable blanc et aux eaux cristallines. Vient ensuite Miyako-jima, aux plages de rêve et à l’ambiance détendue. Enfin, les Yaeyama-shotō comptent les plus beaux récifs coralliens du Japon, des jungles subtropicales et de vastes mangroves.

Outre leur beauté naturelle, les îles du Sud-Ouest fascinent par leur culture particulière, très différente de celle du reste du Japon. Okinawa fut un royaume indépendant durant la majeure partie de son histoire et la culture Ryūkyū reste bien vivace dans les Nansei-shotō.

Quand partir

Mai-juin Pluies de faible intensité ; le soleil peut se montrer rare.

Juil-sept Idéal pour apprécier les plages… aux côtés de nombreux visiteurs.

Oct-mars Température de l’eau plus basse mais acceptable ; plages désertes.



À ne pas manquer

Farniente et soleil sur les plages de sable blanc des Kerama-shotō

Une randonnée au cœur des montagnes de Yakushima pour découvrir les anciens yaku-sugi

Une plongée parmi les raies mantas au large d’Ishigaki-jima

Les marais de mangrove, les jungles et les récifs coralliens d’Iriomote-jima, la dernière frontière du Japon

Une traversée en ferry jusqu’à Taketomi-jima, “musée vivant” d’un mode de vie révolu

Une pause sur la paisible Yoron-tō, émaillée de superbes plages et de champs de canne à sucre

La vue sur les montagnes de Taïwan depuis Yonaguni-jima, l’île la plus méridionale du Japon, et une plongée au milieu de ses ruines sous-marines


Histoire

Durant des siècles, Okinawa et les îles du Sud-Ouest furent dirigées par des aji (chefs locaux). En 1429, Sho Hashi, du royaume Chūzan, unifia les îles et fonda la dynastie Ryūkyū. Durant cette période, Sho Hashi développa les contacts avec la Chine, ce qui contribua à l’essor de la musique, de la danse, de la littérature et de la céramique. Pendant cet “âge d’or”, l’interdiction des armes garantit la paix et la tranquillité dans les îles.

Le royaume de Ryūkyū, de fait, n’était pas préparé à la guerre lorsque le clan Shimazu de Satsuma (l’actuelle Kagoshima) l’envahit en 1609. Les Shimazu conquirent aisément le royaume et instaurèrent un contrôle sévère sur son commerce pendant près de 250 ans, utilisant ce dernier pour contourner l’interdiction de commerce avec l’extérieur (1641).

Avec la restauration de l’empereur Meiji, le Ryūkyū fut intégré au Japon en 1879 et devint la préfecture d’Okinawa. Cela ne changea guère la vie des habitants, considérés comme des sujets étrangers par le gouvernement japonais. De plus, le gouvernement Meiji s’employa à éradiquer la culture locale, interdisant l’enseignement de l’histoire du Ryūkyū dans les écoles et imposant le japonais comme langue officielle.

Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’armée japonaise décida d’utiliser les îles d’Okinawa comme un bouclier contre les Alliés. La décision de sacrifier Okinawa coûta cher aux insulaires : près de 100 000 civils périrent pendant la bataille d’Okinawa.

Après la guerre, alors que l’occupation du Japon s’acheva en 1952, Okinawa resta sous contrôle américain jusqu’en 1972. En échange de sa restitution, le Japon autorisa le maintien des bases américaines sur les îles. Quelque 30 000 militaires américains y stationnent encore aujourd’hui.

Climat

Les îles du Sud-Ouest possèdent un climat subtropical. À l’exception des sommets de Yakushima, parfois enneigés de décembre à février, elles ne connaissent pas d’hiver véritable et sont agréables toute l’année. Toutefois, la baignade peut être déplaisante entre fin octobre et début mai, sauf pour les plus téméraires.

Sur Okinawa-hontō, la température moyenne s’élève à 20°C en décembre et 30°C en juillet. Elle est un peu plus basse dans les îles de la préfecture de Kagoshima et un peu plus haute dans celles des Yaeyama-shotō et des Miyako-shotō. Les îles sont particulièrement fréquentées de juin à août et pendant la Golden Week, début mai. En dehors de ces périodes, ce sont souvent des havres de paix.

Le principal élément à prendre en considération en préparant votre voyage est l’éventuel passage de typhons, qui peuvent survenir à tout moment de juin à octobre. Si vous visitez les îles à cette période, prévoyez un programme flexible car les typhons entraînent souvent des retards ou des annulations de vols ou de ferrys, et achetez des billets que vous pouvez changer sans frais supplémentaires. Le site de l’agence météorologique du Japon (www.jma.go.jp/en/typh) renseigne avec précision sur les typhons qui menacent le pays.

Langue

Les îles Ryūkyū possédaient autrefois une langue distincte, qui a quasiment disparu. Presque tous les habitants des îles parlent le japonais standard. Cela dit, les visiteurs étrangers qui parlent japonais auront peut-être du mal à comprendre l’accent et les dialectes locaux.

Depuis/vers Okinawa et les îles du Sud-Ouest

Des vols relient les grandes villes du pays à Amami-Ōshima, Okinawa-hontō (Naha), Miyako-jima et Ishigaki-jima. Kagoshima offre des vols depuis/vers toutes ces îles et des îles plus petites. D’autres îles, comme Yonaguni-jima, Kume-jima et Zamami-jima, peuvent être ralliées en passant par Naha ou Ishigaki.

Des ferrys circulent entre Tōkyō, Ōsaka/Kōbe, Kagoshima et les îles d’Amami-Ōshima et d’Okinawa-hontō. De nombreux bateaux naviguent entre Kagoshima, Yakushima et Tanegashima. Au départ du port d’Amami (autrefois appelé Naze) sur Amami-Ōshima ou de Naha sur Okinawa-hontō, des ferrys locaux rallient les îles voisines. Il est toutefois impossible de rejoindre les Miyako-shotō et les Yaeyama-shotō par bateau depuis Honshū ou depuis Okinawa-hontō ; vous devrez prendre un vol au départ de Tōkyō, d’Ōsaka ou de Naha.

Si vous arrivez au Japon par avion, sachez que Japan Airlines (JAL) et All Nippon Airways (ANA) proposent des forfaits de type “visitez le Japon”, qui s’achètent avant votre départ en même temps que votre billet aller/retour. Ces forfaits donnent lieu à des réductions sur les vols intérieurs et sont bien plus avantageux qu’un billet similaire acheté sur le sol nippon.


PASSER D’ÎLE EN ÎLE

Proposant des ferrys de Kagoshima à Naha, A Line Ferry (à Kagoshima 099-226-4141, à Tōkyō 03-5643-6170 ; www.aline-ferry.com) offre une formule intéressante et pourtant peu connue, avec ses norihōdai kippu (billets trajets illimités ; 14 600 ¥), qui vous permet de monter et descendre à votre guise, pendant sept jours, des ferrys en direction du nord ou du sud. Ces bateaux font halte à Amami-Ōshima, Tokunoshima, Okinoerabu-jima, Yoron-tō et Motobu sur Okinawa-hontō. Sur chaque segment de trajet, il vous faudra indiquer au personnel navigant que vous allez d’île en île. On ne peut voyager que dans un seul sens, mais la formule permet d’économiser plus de 6 000 ¥ sur les trajets individuels en 2e classe.


Comment circuler

Les archipels d’Amami-shotō, d’Okinawa-shotō et de Yaeyama-shotō possèdent, outre les ferrys, un réseau aérien correct, et la plupart des îles disposent d’aérodromes. Des bus publics circulent sur la plupart des îles, mais chaque ligne ne compte habituellement que quelques bus par jour. Mieux vaut apporter un permis de conduire international et louer une voiture ou un scooter, notamment sur Yakushima, Ishigaki-jima, Iriomote-jima et Okinawa-hontō.

Retour au début du chapitre

PRÉFECTURE DE KAGOSHIMA

L’extrémité nord des îles du Sud-Ouest fait partie du Kagoshima-ken (鹿児島県). Trois groupes d’îles (shotō ou rettō en japonais) sont rattachés à la préfecture, tous accessibles par bateau ou par avion.

À la pointe nord, les Ōsumi-shotō incluent l’île de Yakushima, l’une des destinations les plus courues des îles du Sud-Ouest. Viennent ensuite les Tokara-rettō, 12 îlots volcaniques peu visités, qui comptent parmi les destinations les plus isolées de la région. Tout au sud, les Amami-shotō comprennent Amami-Ōshima, l’île la plus peuplée, et d’autres îles plus pittoresques. À 380 km au sud de Kyūshū, ce groupe d’îles dégage une ambiance tropicale.

Retour au début du chapitre

Ōsumi-shotō 大隈諸島

Les Ōsumi-shotō sont composées des deux grandes îles de Yakushima et Tanegashima et d’un trio d’îles peu visitées, appelé Mishima-mura. Destination phare, Yakushima est un paradis pour les amoureux de la nature et attire de nombreux visiteurs japonais et étrangers. Tanegashima, connue pour abriter le centre spatial nippon, est une destination prisée des surfeurs japonais, mais voit peu de touristes étrangers. Enfin, Iō-jima, la plus visitée des îles du groupe de Mishima-mura, est un petit joyau volcanique peu fréquenté, doté d’excellents onsen (sources thermales).

Yakushima 屋久島

0997 / 13 700 HABITANTS

Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en 1993, Yakushima est l’une des plus belles îles du Sud-Ouest. Les montagnes escarpées de l’intérieur sont couvertes de yaku-sugi (屋久杉 ; Cryptomeria japonica), de très anciens spécimens de cèdres du Japon qui auraient inspiré des scènes du film Princesse Mononoké, de Miyazaki Hayao.

La randonnée parmi les pics élevés et les forêts moussues constitue la principale activité, mais l’île compte aussi de bons onsen sur les côtes et quelques plages de sable.

Sachez que Yakushima conjugue les extrêmes : les montagnes piègent les nuages chargés d’humidité et le centre de l’île est l’un des endroits les plus humides du Japon. En hiver, la neige peut coiffer les sommets alors que les températures restent relativement douces sur la côte. Quel que soit votre programme, ne partez pas en randonnée sans une bonne carte et l’équipement adéquat. Louer une voiture rendra votre séjour plus plaisant, car les bus sont limités et peu fréquents.

À voir

Miyanoura (宮之浦), le port principal de Yakushima, se situe sur la côte nord-est de l’île et constitue une base pratique car la plupart des bus partent de là. Au départ de Miyanoura, une route fait le tour de l’île, traverse le port secondaire d’Anbō (安房) sur la côte est, la ville thermale d’Onoaida (尾の間) au sud, puis remonte vers le nord par Nagata (永田), bordée d’une superbe plage de sable blanc.

Musée du Yaku-sugi      MUSÉE

(屋久杉自然館 ; 46-3113 ; 600 ¥ ; 9h-17h, fermé 1er mar du mois). Dans un secteur boisé d’où l’on aperçoit la mer, ce musée propose des expositions intéressantes sur le yaku-sugi et l’histoire du lien qui existe entre les insulaires et ces arbres majestueux. Excellent audioguide (en anglais). Facile d’accès, le musée se trouve sur la route qui mène à la forêt primaire de Yaku-sugi Land.

Nagata Inaka-hama      PLAGE

(永田いなか浜). C’est sur cette superbe plage de la côte nord-ouest, dans le village de Nagata, que les tortues de mer viennent pondre entre mai et juillet. L’endroit est idéal pour assister à un coucher du soleil. La plage jouxte l’arrêt de bus Inaka-hama, sur la ligne Miyanoura-Nagata.

Umigame-kan      MUSÉE

(うみがめ館 ; 49-6550 ; 489-8 Nagata ; 200 ¥ ; 9h-17h mer-lun). Vers le milieu de la plage Nagata Inaka-hama, le long de la grand-route, ce musée propose une exposition et dispense des renseignements sur les tortues (essentiellement en japonais).

Issō-kaisuiyokujō      PLAGE

(一湊海水浴場). Cette autre belle plage s’étire sur la côte nord, à mi-chemin entre Miyanoura et Nagata, à une courte distance de l’arrêt de bus Yahazu (sur la ligne Miyanoura-Nagata).

Ōko-no-taki      CHUTES D’EAU

(大川の滝). Sur la côte ouest, cette cascade est la plus haute de Yakushima (88 m). Elle se situe à 5 minutes de marche de l’arrêt de bus Ōko-no-taki, terminus de certains des bus circulant vers le sud et l’ouest de Miyanoura et d’Anbō (seuls 2 bus par jour effectuent le trajet jusque-là).

Centre environnemental et culturel de Yakushima      MUSÉE

(屋久島環境文化村センター ; 42-2900 ; entrée et film 500 ¥ ; 9h-17h mar-dim sept-juin, tlj juil et août). Situé à Miyanoura, à l’angle de la route du terminal des ferrys, ce centre présente des expositions sur l’environnement naturel et l’histoire de l’île (peu de légendes en anglais). Il projette toutes les heures (à l’heure plus 20 min) sur grand écran un film de 25 minutes, avec quelques sous-titres en anglais.

Activités
Randonnée

La marche est le meilleur moyen d’apprécier la beauté de Yakushima. Hormis pour les courtes promenades dans la forêt de Yaku-sugi Land, mieux vaut se procurer la carte (en japonais) Yama-to-Kougen-no-Chizu-Yakushima (山と高原の地図屋久島 ; 840 ¥), disponible dans la plupart des grandes librairies du pays.

Même si les sentiers de randonnée sont souvent très empruntés pendant les vacances, il est recommandé, avant de partir, d’indiquer votre itinéraire prévu à votre hébergement et de remplir un tōzan todokede (feuille de route) au début du sentier.

La destination la plus prisée est le Jōmon-sugi (縄文杉), un immense yaku-sugi qui serait âgé de 3 000 ans. Deux itinéraires mènent à l’arbre. Le premier s’étire sur 19,5 km ; comptez de 8 à 10 heures aller-retour depuis le point de départ du sentier Arakawa-tozanguchi (荒川登山口) (604 m). De mars à novembre, pour limiter les embouteillages sur la route, tous les randonneurs doivent emprunter le bus Arakawa Mountain Bus (850 ¥ ; 5 départs et 8 retours/jour) qui fait la navette au départ du parking du musée du Yaku-sugi. Le billet s’achète au plus tard la veille et n’est pas inclus dans les forfaits de bus d’1 ou 2 jours. Deux bus circulent quotidiennement vers/depuis Miyanoura (930 ¥, 1 heure 20, mars-novembre).

Le second itinéraire, plus court et nettement plus séduisant, consiste en une boucle depuis le point de départ du sentier Shiratani-unsuikyō-tozanguchi (白谷雲水峡登山口, 622 m), desservi jusqu’à 10 fois par jour par des bus depuis/vers Miyanoura (530 ¥, 40 min, mars-novembre). Comptez 3-4 heures de randonnée et prévoyez 300 ¥ de droits d’accès.


RESTER AU SEC

Les pluies sont parfois abondantes dans l’intérieur de Yakushima. Randonner dans ces conditions nécessite un équipement adapté car il se peut que vous marchiez toute la journée sous une pluie torrentielle. Prévoyez de quoi vous protéger et préserver vos affaires. Sachez que les refuges (yama-goya) sont vides – on n’y trouve ni nourriture ni sac de couchage – et ne sont tenus par personne. À Miyanoura, Nakagawa Sports (ナカガワスポーツ ; 42-0341 ; www.yakushima-sp.com ; 421-6 Miyanoura ; location de vêtements de pluie 1 200-2 400 ¥ ; 9h-19h, fermé 1 mer/2) loue de nombreux accessoires, dont des vêtements imperméables (y compris en grandes tailles), des tentes et des porte-bébés.



LES TORTUES DE MER

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.