Japon 4 - Sapporo et Hokkaido

De
Publié par



Ce chapitre Sapporo et Hokkaido est issu du guide consacré à la destination Japon.
Tous les chapitres sont disponibles et vendus séparément. Vous pouvez également acheter le guide complet.







Publié le : jeudi 20 février 2014
Lecture(s) : 7
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782816143447
Nombre de pages : 158
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

Pourquoi y aller

Représentant 20% de la surface totale du pays, pour seulement 5% de sa population, Hokkaidō (北海道) va bousculer vos préjugés sur le Japon. Sur cette île septentrionale montagneuse et boisée, où les routes semblent se perdre à l’horizon et les hivers neigeux succèdent aux étés tempérés, la nature et la ruralité dominent. La grande ville moderne et animée de Sapporo offre cependant tous les services dont le visiteur a besoin avant de se lancer tranquillement à la découverte du territoire, de plus en plus prisé pour le ski et la randonnée en montagne, pour ses superbes parcs nationaux et pour ses onsen cachés.

L’île est également l’endroit idéal au Japon pour découvrir la culture aborigène aïnoue qui, après des siècles d’assimilation forcée, est en pleine renaissance.

Quand partir

Mai-août La période propice à la randonnée culmine en juin et juillet, les mois les plus secs.

Sept-oct L’automne, bref mais intense, offre un festival de couleurs.

Déc-fév Les températures négatives et les généreuses chutes de neige annoncent la saison de ski.


Histoire

Durant la période glaciaire, il y a 30 000 à 40 000 ans, Hokkaidō était reliée au nord de l’Asie par les îles Sakhaline et Kouriles. Les Aïnous furent les premiers à aborder ce territoire, auquel ils donnèrent le nom de Ainu Moshiri – ainu signifiant “humain” et moshiri “monde”.

Jusqu’à la période d’Edo, Aïnous et Japonais n’eurent que peu de contacts. En 1590, Toyotomi Hideyoshi octroya au clan Matsumae un fief à la pointe sud-ouest de Hokkaidō, chargeant ses membres de protéger le pays contre les “barbares” locaux. À l’époque, l’île et ses habitants étaient connus sous le nom d’Ezo (ou Yezo). Au cours des siècles suivants, les Matsumae mirent en place un monopole commercial avec les autochtones, qui s’avéra très lucratif. On leur doit aussi, au XVIIIe siècle, les premières tentatives de relations avec la Russie.

À la fin de la période d’Edo, le commerce et la colonisation étaient déjà solidement installés. Sous la Restauration de Meiji, le nouveau gouvernement japonais baptisa l’île Hokkaidō en 1869 et établit une commission de développement avant tout destinée à coloniser les îles septentrionales et à prévenir l’expansionnisme russe. L’une des subdivisions territoriales créées alors, Chishima (“mille îles”), fait aujourd’hui partie des îles Kouriles, toujours disputées à la Russie. Les Japonais dépourvus de perspectives, tels les cadets de famille et les samouraïs sans maître, commencèrent alors à mettre le cap au nord.

À la fin de l’ère Meiji, les Aïnous étaient devenus des citoyens de seconde zone et, en 1900, la population nippone de souche dépassait le million. De nombreuses coutumes, comme les tatouages des femmes et les boucles d’oreilles portées par les hommes furent interdites. En 1899, une loi instaura l’assimilation forcée. La terre des Aïnous fut confisquée et l’on accorda à ces derniers la citoyenneté japonaise, leur refusant ainsi leur statut de peuple indigène. De crainte des discriminations en matière de logement, d’éducation et d’emploi, beaucoup dissimulèrent leurs origines.

À l’issue de la guerre russo-japonaise (1904-1905), Karafuto (actuelle Sakhaline, appelée Kita-Ezo avant 1905) tomba dans l’escarcelle du Japon victorieux. En 1940, 400 000 Japonais y résidaient dans le cadre de la politique de colonisation.

La Seconde Guerre mondiale mit un terme à l’expansion des “territoires du Nord”, avec l’annexion définitive de Karafuto et de Chishima (actuelles Kouriles) par la Russie.

En 1972, Sapporo accueillit les Jeux olympiques d’hiver et le monde entier regarda en direction de l’île.

En 1998, l’assimilation forcée a été abolie en faveur d’une loi prenant en considération les minorités ethniques. Enfin, en 2008, l’État japonais a reconnu les Aïnous en tant que peuple à part entière. Aujourd’hui, ceux-ci continuent de se battre pour une meilleure reconnaissance de leur culture.

Géographie et climat

Très étendue, Hokkaidō forme de loin la plus grande préfecture du Japon. Si elle est un peu plus vaste que l’Irlande, elle se situe en revanche bien plus près de l’équateur, soit quasiment à la même latitude que Marseille.

L’hiver, l’île subit toutefois l’influence de la Sibérie voisine et des vents froids du nord-ouest, qui amènent températures négatives et importantes chutes de neige (du genre poudreuse appréciée des skieurs), en particulier du côté de la mer du Japon. Dans la partie baignée par la mer d’Okhotsk, des blocs de glace en provenance du nord s’amassent à la surface des flots.

Hokkaidō ne connaît habituellement pas le tsuyu, la saison des pluies qui provoque dans le reste du pays précipitations et moiteur en juin-juillet. L’été, le temps est d’ordinaire chaud et agréable, plus frais le matin et le soir.

Les taifu (typhons) arrivent rarement aussi loin au nord, faiblissant le plus souvent après avoir atteint le sud du Japon et/ou se dirigeant vers la mer.

De mi-septembre à mi-octobre, l’île revêt de splendides couleurs automnales que lui envient les autres régions.

Hokkaidō se compose de cinq sous-préfectures – Dō-nan (sud), Dō-ō (centre), Dō-hoku (nord), Dō-tō (est) et Tokachi.

Parcs nationaux

Hokkaidō s’enorgueillit de posséder les plus anciens et les plus beaux parcs nationaux du Japon.

Celui de Daisetsuzan, au centre de l’île, englobe 2 309 km2 de massifs montagneux, volcans, onsen, lacs et chemins de randonnée, ce qui en fait le plus grand du pays.

Dans le parc national de Rishiri-Rebun-Sarobetsu, à l’extrême nord, de superbes itinéraires de marche vous feront découvrir les falaises, le volcan Rishiri-zan et, en saison, une profusion de fleurs.

Plan rapproché sur les pages suivantes


À ne pas manquer

Une bière bien fraîche, directement à la source à Sapporo

Les sculptures sur glace du Festival de la neige de Sapporo

Les pistes de ski de Niseko ou de Furano

Les montagnes majestueuses du parc national de Daisetsuzan

L’adieu au stress dans la station thermale de Noboribetsu Onsen

Les énormes marimo (boules d’algues vertes) du parc national d’Akan

Un festin d’uni (œufs d’oursin) et d’ikura (œufs de saumon) à Otaru

Les édifices du XIXe siècle de la jolie ville portuaire de Hakodate

Le parc national de Shiretoko, “bout du monde” inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco

La traversée en ferry jusqu’aux îles reculées du parc national de Rishiri-Rebun-Sarobetsu pour gravir le Rishiri-zan


Complètement isolée dans l’est de Hokkaidō, la péninsule de Shiretoko, et son parc national, présente un paysage spectaculaire de montagnes et de côte sauvages qui lui vaut d’être classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Toujours dans l’Est, le parc national d’Akan se prête également à la randonnée sur fond de volcans, de lacs de cratère, de onsen et de marimo (boules d’algues vertes).

Kushiro Shitsugen, plus vaste zone marécageuse qui subsiste au Japon, est l’habitat du tanchō-zuru (grue à crête rouge), symbole de longévité – et de la Japan Airlines.

Au sud de Sapporo, le parc national de Shikotsu-Tōya, émaillé de lacs de cratère, de villages thermaux et de volcans en activité, a même accueilli un sommet du G8.

Depuis/vers Hokkaidō
AVION

L’avion est la solution la plus rapide et la plus pratique pour rallier Hokkaidō, – ainsi que la plus économique quand on s’y prend bien à l’avance.

Le nouvel aéroport de Chitose (www.new-chitose-airport.jp), 40 km au sud-est de Sapporo, est la principale plate-forme de correspondances de l’île. Desservi par des vols en provenance de tout le Japon, il assure des liaisons directes avec un nombre croissant de destinations en Asie, dont Taïwan, Hong Kong, la Chine, la Corée et Sakhaline.

Si vous comptez vous rendre à Sakhaline au départ de Hokkaidō, consultez le site de SAT Airlines (www.uts-air.com) – la compagnie propose même un service de visas pour la Russie.

BATEAU

Des ferrys partant de Honshū permettent de gagner Hokkaidō de façon plaisante et bon marché. Sur les traversées longue distance, même les billets les moins chers donnent droit à un tatami et à une place dans le bain public (que vous partagerez sans doute avec des routiers).

Les principaux ports de passagers de l’île se trouvent à Tomakomai, Hakodate et Otaru.

Quelques compagnies :

Tsugaru Kaikyō Ferry (www.tsugarukaikyo.co.jp). Liaisons Hakodate-Aomori et Hakodate-Ōma (pointe nord de Honshū).

Seikan Ferry (www.seikan-ferry.co.jp). Liaisons Hakodate-Aomori.

Taiheiyō Ferry (www.taiheiyo-ferry.co.jp). Navigue le long de la côte Pacifique de Honshū, entre Tomakomai, Sendai et Nagoya.

Shin-Nihonkai Ferry (www.snf.jp). Assure des liaisons entre des villes de la mer du Japon : Tomakomai-Akita-Niigata-Tsuruga (Fukui-ken) et Otaru-Niigata-Maizuru (Kyoto-fu).

Kawasaki Kinkai Kisen (www.silverferry.jp). Liaisons Tomakomai-Hachinohe (Aomori-ken).

Shosen Mitsui Ferry (www.sunflower.co.jp). Liaisons Tomakomai-Ōarai (Ibaraki-ken).

Une ligne de ferrys intéressante relie Hokkaidō à l’île de Sakhaline (Russie) au départ de Wakkanai (voir l’encadré (Cliquez ici)).

TRAIN

Si vous disposez d’un JR Pass, gagner Hokkaidō est assez simple. Il suffit en effet de prendre le shinkansen Tohoku de Tōkyō à Aomori, puis un train à vitesse limitée qui rejoint Hakodate via le tunnel du Seikan. Le shinkansen devrait desservir Hakodate en 2015 et pousser jusqu’à Sapporo en 2035.

Pour les trains de nuit à destination de Sapporo, reportez-vous (Cliquez ici).

Comment circuler
AVION

Bien qu’il soit possible de se déplacer dans l’île en avion, cela revient assez cher et les vols restent limités.

ANA (www.ana.co.jp). Effectue notamment des liaisons saisonnières, comme Sapporo (nouvel aéroport de Chitose)-Rishiri-tō du 1er juin au 30 septembre.


LA LIGNE DE BLAKISTON

Le naturaliste et explorateur anglais Thomas Blakiston, qui vécut sur Hokkaidō de 1861 à 1884 (essentiellement à Hakodate), fut le premier à constater que les espèces animales de l’île différaient de celles présentes du côté sud du détroit de Tsugaru, sur Honshū. Son nom est désormais utilisé pour désigner cette “ligne de démarcation zoologique”.

Tandis que Sakhaline et les îles Kouriles reliaient jadis Hokkaidō à l’Asie du Nord, le Japon méridional formait un continuum avec la péninsule coréenne. Ainsi, Honshu abrite des macaques jusqu’à Aomori, mais il n’y en a pas au-delà. Au nord du détroit vivent le tamia de Sibérie, l’écureuil roux de Hokkaidō, l’ezo-jika (cerf Sika), le kita-kitsune (renard roux japonais), le pika du Nord et le kétoupa de Blakiston.


Hokkaidō Air System (HAC ; www.hac-air.co.jp). Couvre un certain nombre de destinations à Hokkaidō, surtout au départ du second aéroport de Sapporo (Okadama). Assure aussi des vols directs pour Rishiri-tō.

BUS

En ville, les bus sont pratiques et bon marché. Si vous avez l’intention de les utiliser souvent, achetez un norihōdai (forfait à la journée).

Pour les trajets interurbains, les compagnies ne manquent pas. En voici quelques-unes :

Chūō Bus (www.chuo-bus.co.jp). Un vaste réseau qui dessert, entre autres, Hakodate, Asahikawa, Obihiro, Kitami, Abashiri, Shiretoko et Kushiro au départ de Sapporo.

Dōnan Bus (www.donanbus.co.jp). Circule essentiellement entre Sapporo et des destinations au sud, dont Hakodate, le nouvel aéroport de Chitose, Tomakomai, Niseko, Rusutsu, Jōzankei, Tōya-ko Onsen et Noboribetsu Onsen.

Sōya Bus (www.soyabus.co.jp). Liaisons Sapporo-Wakkanai.

Dōhoku Bus (www.dohokubus.com). Liaisons Asahikawa-Obihiro, Kushiro-Sapporo.

TRAIN

Île étendue à faible densité de population, Hokkaidō n’est pas très bien desservie par le rail, surtout comparée au reste du pays. Des trains circulent régulièrement sur les quelques grandes lignes, mais les liaisons avec des destinations plus isolées sont peu fréquentes.

En plus du JR Rail Pass valable dans tout le Japon, il existe un Hokkaidō Rail utilisable 3/5/7 jours consécutifs (15 000/19 500/22 000 ¥) ou 4 jours au choix sur une durée de 10 jours (19 500 ¥).

Voir les différentes formules sur www.jrhokkaido.co.jp.

VÉLO

Hokkaidō est une région agréable à parcourir à vélo. On y croise de nombreux Japonais qui pédalent, surtout l’été. Les hébergements économiques destinés aux cyclistes et aux motards, ainsi que les stations cyclistes, sont des lieux sympathiques où vous pourrez rencontrer d’autres amoureux de la petite reine.

VOITURE ET MOTO
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi