Japon 4 - Tokyo

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Publié le : jeudi 20 février 2014
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EAN13 : 9782816143379
Nombre de pages : 174
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Pourquoi y aller

Effervescente, résolument moderne et en perpétuelle mutation, Tōkyō (東京) n’en demeure pas moins fidèle à ses traditions et laisse entrevoir, entre frénésie architecturale et addiction aux nouvelles technologies, des fragments de la vieille culture nippone.

Outre d’excellents musées, la capitale compte tout ce que l’on s’attend à trouver au Japon en matière de temples, de sanctuaires, de jardins et même de sources chaudes. Les visites touristiques peuvent d’ailleurs le céder à l’immersion pure et simple dans la vie locale, entre découvertes gastronomiques, intermèdes festifs et shopping.

À Tōkyō, tout un chacun, qu’il soit employé de bureau en costume, otaku (geek) fan de manga ou hime gyaru (jeune fille vêtue comme une princesse), a un quartier qui lui correspond. Nul doute que vous saurez dénicher le vôtre.

Quand partir

Mars et avril C’est l’époque des cerisiers en fleur. Apportez une couverture et un bentō pour pique-niquer.

Mai-sept Il fait chaud et humide, mais les festivals d’été font oublier cet inconvénient.

Oct-déc Les journées sont fraîches et le temps clair. Certaines rues se parent de l’or des feuilles des ginkgo.



À ne pas manquer

Les sushis divinement frais du marché au poisson de Tsukiji

L’ambiance et les effluves d’encens du Sensō-ji, temple multiséculaire d’Asakusa

Un verre dans le quartier de Shinjuku, haut lieu de vie nocturne

Frayer, en plein shopping, avec une foule d’excentriques à Harajuku

La culture singulière et les vestiges de Shitamachi (ville basse) à Yanaka

Le rituel solennel des tournois de sumos au Ryōgoku Kokugikan

L’affluence et les néons du carrefour de Shibuya

Les magnifiques paravents dorés et les sabres du Musée national de Tōkyō

Une plongée dans les entrailles d’Akihabara, havre de culture populaire


Histoire

Jadis appelée Edo (littéralement “Porte de la rivière”) du fait de son emplacement à l’embouchure de la Sumida, ce qui n’était qu’une bourgade en terres marécageuses gagna en importance en 1603, lorsque Tokugawa Ieyasu en eut fait le siège de son shogunat (gouvernement militaire).

La cité prit rapidement de l’ampleur et, dès la fin du XVIIIe siècle, Edo était la ville la plus peuplée au monde. Lorsque l’autorité de l’empereur fut restaurée en 1868, la capitale fut déplacée de Kyōto à Edo, rebaptisée Tōkyō (capitale de l’Est).

Tout juste sortie de plus de 250 ans d’isolement, Tōkyō accueillit les influences étrangères à bras ouverts. Désireuse d’intégrer le panthéon des grandes métropoles du monde, la ville adopta la mode et les idées occidentales.

En 1923, le grand séisme du Kantō et les incendies qui s’ensuivirent dévastèrent la majeure partie de la cité. Elle fut de nouveau ravagée par les raids aériens des Alliés à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Se relevant de ses cendres après l’occupation américaine, Tōkyō prit le train de la modernité dans les années 1950 et 1960. L’économie atteignit des sommets vertigineux dans les années 1980, avec pour point d’orgue la bulle spéculative japonaise.

L’effondrement qui eut lieu dans les années 1990 conduisit à une récession qui perdure aujourd’hui encore. Tōkyō n’en demeure pas moins le poumon de cette nation insulaire. Se réinventant perpétuellement, elle continue de fortement influencer la scène mondiale au travers de la culture pop, du design et de la technologie.

À voir et à faire

Tōkyō est si vaste qu’elle évoque davantage une conurbation qu’un ensemble unique et cohérent. À l’époque d’Edo, elle se composait de Yamanote (la “ville haute”) et de Shitamachi (la “ville basse” ou centre-ville). Construit sur les hauteurs à l’ouest du château (aujourd’hui le Palais impérial), Yamanote rassemblait les résidences de l’élite féodale. À l’est, sur les berges de la Sumida, Shitamachi était habité par les ouvriers, les marchands et les artisans.

Cette distinction subsiste aujourd’hui, comme en témoignent l’enchevêtrement de ruelles et les quartiers très compacts caractéristiques de l’est de la ville. Des quartiers comme Asakusa et Ueno conservent une atmosphère simple, une architecture plus traditionnelle et une tradition artisanale qui rappellent l’ancienne Edo. C’est l’un des lieux privilégiés où ranger son guide et flâner au hasard de son inspiration.

Yamanote est devenu un quartier commerçant et d’affaires. Plus à l’ouest, les quartiers plus récents tels que Shinjuku et Shibuya se sont épanouis après la Seconde Guerre mondiale. Avec leurs néons et leurs écrans géants, ils incarnent le Tōkyō hypermoderne.

Le charme de la ville tient également à son caractère protéiforme : à Tōkyō, le très ancien côtoie l’ultramoderne.

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Marunouchi 丸の内 (quartier de la gare de Tōkyō東京駅)

Le Palais impérial se dresse au centre de la ville. Immédiatement à l’est s’étend Marunouchi, un quartier d’affaires animé. Ces dix dernières années, plusieurs tours ont remplacé les édifices de béton fatigués qui caractérisaient autrefois ce quartier. Le Marunouchi Building (丸の内ビル ; Maru Biru ; carte (Cliquez ici) ; www.marunouchi.com/marubiru ; 2-4-1 Marunouchi, Chiyoda-ku ; 11h-21h lun-sam, 11h-20h dim, restaurants 11h-23h lun-sam, 11h-22h dim ; ligne JR Yamanote jusqu’à Tōkyō, Marunouchi sortie nord), qui domine la ville, abrite des restaurants, d’élégantes boutiques, et a l’attrait d’une vue imprenable sur les jardins du palais. Son homologue, le Shin-Marunouchi Building (新丸の内ビル ; Shin-Maru Biru ; carte (Cliquez ici) ; www.marunouchi.com/shinmaru ; 1-5-1 Marunouchi, Chiyoda-ku ; 11h-21h lun-sam, 11h-20h dim, restaurants 11h-23h lun-sam, 11h-22h dim ; ligne JR Yamanote jusqu’à Tōkyō, Marunouchi sortie nord), dresse son immense silhouette juste à côté.

Entre les stations Hibiya et Ōtemachi et parallèle au palais, la jolie avenue arborée Naka-dōri est jalonnée de boutiques haut de gamme et de cafés sur cour. Autrefois connu pour être désert le soir et le week-end, le quartier de Marunouchi est désormais un lieu de rendez-vous de plus en plus populaire.

La gare de Tōkyō, centenaire en 2014, est sise au cœur du quartier. Ce joli bâtiment en briques rouges, fortement endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale, fut reconstruit à la hâte peu de temps après. Suite à une très longue rénovation, achevée en 2012, il a retrouvé sa splendeur d’antan et ses coupoles ornementées ont été restaurées.


TŌKYŌ EN...

Deux jours

Commencez par un pèlerinage au Meiji-jingū à Harajuku, et poursuivez par une balade le long de Takeshita-dōri, temple marchand de la culture populaire. Au déjeuner, faites une pause chez Harajuku Gyōza Rō puis admirez la splendide architecture contemporaine d’Omote-sandō. En soirée, cap sur les néons de Shinjuku afin de boire un verre dans l’un des bars typiques du Golden Gai.

Le lendemain, visitez la partie ancienne de la ville, notamment Asakusa et Ueno. Terminez par une balade tranquille l’après-midi dans le pittoresque quartier de Yanaka, puis dînez chez Hantei.

Quatre jours

Le troisième jour, rendez-vous en taxi à l’aube au marché au poisson de Tsukiji pour assister aux fameuses enchères au thon, et vous régaler ensuite d’un petit-déjeuner de sushis chez Daiwa Sushi. Marchez jusqu’à la Hama-rikyū Onshi-teien, non loin, et offrez-vous un moment de détente dans le jardin de la maison de thé. Il faut ensuite filer tout droit à Ginza pour découvrir les délices de son depachika (rayon alimentation des sous-sols de grand magasin ; (Cliquez ici)). Après avoir admiré une exposition au musée d’Art Mori à Roppongi, prenez un dernier verre au Mado Lounge, situé au 52e niveau.

Le dernier jour, attardez-vous au lit, puis mettez l’après-midi à profit pour explorer des quartiers plus insolites, par exemple Shimo-Kitazawa et son ambiance bohème, ou bien Akihabara, le temple des anime. Enfin, cap sur Shibuya pour danser et chanter toute la nuit.


Palais impérial      PALAIS

(皇居 ; Kōkyo ; carte (Cliquez ici) ; 3213-1111 ; http://sankan.kunaicho.go.jp/english/index.html ; 1 Chiyoda, Chiyoda-ku ; ligne Marunouchi jusqu’à Ōtemachi, sortie C13b ou C8b). La résidence de l’empereur occupe le site de l’Edo-jō, château du shogunat Tokugawa. À son apogée, ce château, dont il ne reste que les douves et les remparts, était le plus grand au monde. Le palais actuel, structure moderne mais de style traditionnel, fut achevé en 1968. Il remplace celui de 1888, détruit durant la Seconde Guerre mondiale.

Le palais n’est ouvert au public que le 2 janvier (nouvelle année) et le 23 décembre (anniversaire de l’empereur). On peut toutefois se promener alentour et visiter les jardins, mais il faut réserver via le site Internet de l’Agence de la maison impériale. Prenez-vous y longtemps à l’avance : les créneaux horaires se choisissent le premier jour du mois qui précède la visite. Les visites, qui partent de Kikyō-mon (桔梗門 ; carte (Cliquez ici)), ont lieu deux fois par jour du lundi au vendredi (à 10h et 13h30), mais seule celle du matin est maintenue de fin juillet à fin août. Le site Internet comporte la liste détaillée des consignes à suivre (en anglais).

Jardin oriental du Palais impérial      JARDIN

(東御苑 ; Kōkyo Higashi-gyoen ; carte (Cliquez ici) ; 9h-16h nov-fév, jusqu’à 16h30 mars-avr, sept et oct, jusqu’à 17h mai-août, fermé lun et ven toute l’année ; ligne Marunouchi jusqu’à Ōtemachi, sortie C10). Ce jardin paysager, dans lequel on pénètre par Ōte-mon (大手門 ; carte (Cliquez ici)), est l’unique partie des jardins du Palais impérial ouverte au public sans réservation. On y voit les énormes pierres qui ont servi à bâtir les remparts du château, et l’on peut même grimper sur les vestiges de l’une des places-fortes. On vous remettra un jeton à l’arrivée, à restituer en partant.

Tokyo International Forum      ARCHITECTURE

(東京国際フォーラム ; carte (Cliquez ici) ; 3-5-1 Marunouchi, Chiyoda-ku ; ligne JR Yamanote jusqu’à Yūrakuchō, sortie centrale). Cette merveille architecturale évoque un vaisseau en verre voguant sur l’océan urbain. C’est avec cet édifice, achevé en 1996, que l’architecte Rafael Viñoly a remporté le premier concours international d’architecture du Japon. S’il accueille essentiellement des conférences, on peut se promener dans sa cour/jardin de sculptures et dans son aile est.

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