Japon - Kansai

De
Publié par

Ce chapitre Kansai est issu du guide consacré à la destination Japon.
Tous les chapitres sont disponibles et vendus séparément. Vous pouvez également acheter le guide complet.



Publié le : jeudi 11 février 2016
Lecture(s) : 1
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782816158243
Nombre de pages : 237
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Illustration
Illustration
Illustration

Sommaire

 

 

 

 

 

 

SUR LA ROUTE

 

 

 

 

 

 

Kansai

Le top des restaurants

Le top des temples et sanctuaires

Pourquoi y aller

Si vous ne deviez choisir qu’une région à explorer au Japon, le Kansai (Illustration) serait la meilleure option. Véritable cœur du pays, ce territoire compact offre un concentré de culture et d’histoire.

Ōsaka, centre névralgique de la région et troisième ville du Japon, est une plongée dans la vie citadine japonaise, époustouflante d’intensité, tandis que Kōbe a conservé un peu de l’atmosphère cosmopolite héritée de son passé de port de traité. Nara, première capitale permanente du Japon, compte d’innombrables sites traditionnels, notamment le plus grand Bouddha du Japon et le fascinant temple Tōdai-ji. La préfecture de Mie abrite l’Ise-Jungū, l’un des trois plus importants sanctuaires shintoïstes du pays, tandis que celle de Wakayama, propice à de fabuleuses randonnées, est remarquable pour ses onsen (sources chaudes), sa côte découpée et les temples de montagne formant la retraite bouddhique du Kōya-san, l’un des sites les plus profondément spirituels du Japon.

Quand partir

Illustration

Fin mars à mi-avr Explosion de beauté et de couleurs avec les cerisiers en fleur

 

Mai-sept Très chaud et humide en juillet et août, mais belle période pour explorer la région.

 

Oct-début déc Le feuillage rouge vif des érables compose un arrière-plan sublime.

Illustration

À ne pas manquer

1Le stupéfiant Grand Bouddha (Cliquez ici) du Tōdai-ji, à Nara.

2Le spectacle fascinant et coloré de la foule dans le quartier de Dōtombori (Cliquez ici) à Ōsaka.

3La force paisible qui se dégage du pavillon principal de l’Ise-jingū (Cliquez ici), le sanctuaire shintoïste le plus vénéré dans le pays.

4Une promenade dans la forêt mystique de l’Oku-no-in (Cliquez ici), au Kōya-san.

5Les eaux bienfaitrices des trois onsen de Hongū (Cliquez ici).

6Les anciens chemins de pèlerinage du Kumano Kodō (Cliquez ici), dans le Wakayama.

7Le charme suranné de la ville de Kinosaki (Cliquez ici), où l’on déambule d’onsen en onsen vêtu d’un yukata (kimono de coton léger).

ŌSAKA

% 06/2,7 MILLIONS D’HABITANTS

Troisième ville du Japon, Ōsaka (Illustration), métropole laborieuse à l’urbanisation intense, a autre chose à offrir que la branchitude de Tōkyō et l’atmosphère raffinée de Kyōto. Forte de sa longue histoire de capitale commerciale, la ville est connue pour le caractère pragmatique de ses habitants, qui parlent un dialecte coloré, le kansai-ben (dialecte du Kansai) ; les rues sont truffées d’enseignes lumineuses aux inscriptions en 3D à la pointe de la modernité.

Ōsaka est connue avant tout pour sa gastronomie. L’expression kuidaore (“manger jusqu’à en tomber”) est d’ailleurs la devise de la ville. Des trouvailles comme les okonomiyaki (crêpes au chou fourrées d’ingrédients salés) ou le tapis roulant pour sushis sont nées ici et continuent de remporter un franc succès.

Ōsaka n’est pas particulièrement belle – elle s’apparente parfois à une étendue interminable de cubes de béton, salles de pachinko (sorte de flipper) et autoroutes suspendues – mais elle a de véritables atouts : quelques bijoux culturels et architecturaux, des cours d’eau aux berges attrayantes et des quartiers commerçants dynamiques.

Les principaux sites touristiques sont le château d’Ōsaka, l’aquarium Kaiyūkan, le quartier de Dōtombori et sa vie nocturne trépidante (ambiance Blade Runner), les vitrines délicieusement rétro du quartier de Shin-Sekai et le paisible musée en plein air des Vieilles Fermes japonaises.

Mais la ville vous réserve bien d’autres surprises, que vous découvrirez au gré de vos déambulations dans les rues animées, les galeries, les marchés et les passages. Sachez aussi qu’Ōsaka dévoile tout son charme le soir, quand les habitants sortent pour se régaler et passer du bon temps.

Histoire

Aussi loin que l’on remonte dans l’histoire du Japon, Ōsaka a toujours été un port et un centre de commerce de premier plan. Au début de son existence, Ōsaka (alors appelée “Naniwa”, un nom que l’on entend encore aujourd’hui) était la base japonaise pour le commerce avec la Corée et la Chine. À la fin du XVIe siècle, Ōsaka éleva encore son statut : ayant achevé l’unité du Japon, Toyotomi Hideyoshi choisit d’y établir son château. Les commerçants s’installèrent autour de l’édifice et la ville devint un centre économique prospère, encouragé par le shogunat des Tokugawa, qui adopta une gouvernance pragmatique et laissa les marchands s’enrichir sans intervenir dans les affaires de la ville.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Ōsaka était un centre industriel majeur, produisant notamment des armes. De ce fait, la ville essuya de nombreux bombardements pendant les derniers mois du conflit (mars à août 1945). Plus de 10 000 personnes furent tuées et le centre-ville fut presque entièrement détruit.

À l’époque moderne, Tōkyō supplanta Ōsaka en tant que centre économique du pays. La ville n’en demeure pas moins un poumon productif, entouré d’usines de produits high-tech.

1À voir et à faire

1Umeda et la gare d’Ōsaka

Illustration

Également appelé Kita (nord), ce quartier est le centre de gravité d’Ōsaka en journée, avec ses immeubles de bureaux, ses centres commerciaux, ses galeries marchandes et ses hôtels, ainsi que la gare JR d’Ōsaka, véritable nœud de transports, et les multiples lignes de train et de métro se croisant à la gare d’Umeda. Le quartier compte peu de curiosités touristiques, mais il abrite le gratte-ciel Umeda Sky, le centre commercial Grand Front, de grands magasins et quantité de restaurants, le tout dans une effervescence typique des grandes métropoles.

oUmeda Sky Building

ÉDIFICE REMARQUABLE

Plan offlineGoogleMaps

(Illustration ; carte Cliquez ici ; www.kuchuteien.com ; 1-1-88 Ōyodonaka, Kita-ku ; 700 ¥ ; hplates-formes d’observation 10h-22h30, dernière entrée 22h ; dligne JR, gare d’Ōsaka). Inauguré en 1993 et considéré comme l’un des 20 plus beaux gratte-ciel du monde, le Sky Building ressemble à un arc de triomphe futuriste de 40 étages. Les sommets des tours jumelles sont reliés par un “jardin flottant” (en réalité une plate-forme d’observation sans jardin) offrant un époustouflant panorama à 360° sur la ville, de jour comme de nuit. L’intérêt de la visite réside en grande partie dans le transport vers les hauteurs – pour les cinq derniers étages, on emprunte un escalator dans un tube de verre installée entre les deux tours (à éviter si vous êtres sujet au vertige). L’architecte de l’édifice, Hiroshi Hara, a aussi dessiné la gare de Kyōto .

Le gratte-ciel est accessible via un passage souterrain, à courte distance de marche au nord des gares d’Ōsaka et d’Umeda.

Sanctuaire Ohatsu Tenjin

SANCTUAIRE SHINTOÏSTE

Plan offlineGoogleMaps

(Illustration, Tsuyu no Tenjinja ; carte Cliquez ici ; %06-6311-0895 ; www.tuyutenjin.com/en ; 2-5-4 Sonezaki ; h6h-minuit ; bligne Midō-suji, gare d’Umeda, dligne JR, gare d’Ōsaka). F Dissimulé parmi les gratte-ciel d’Umeda, ce sanctuaire vieux de 1 300 ans doit sa renommée à l’une des tragédies théâtrales (elle est inspirée d’une histoire vraie) les plus connues du Japon, l’histoire d’amour maudite entre Ohatsu, une prostituée, et Tokubei, apprenti chez un commerçant. Plutôt que d’être séparés, ils se suicidèrent ici, en 1703, pour rester à jamais unis dans l’au-delà. Le sanctuaire, qui a l’air assez moderne et bien entretenu, est décoré d’hommages aux amoureux, notamment des ema (plaques votives) rédigées par les visiteurs.

Illustration

Musée du Style de vie dans l’ancien Ōsaka

MUSÉE

Plan offlineGoogleMaps

(Illustration Ōsaka Kurashi no Konjakukan ; carte ci-contre ; konjyakukan.com ; 8e niv, 6-4-20 Tenjinbashi ; 600 ¥ ; h10h-17h, fermé mar, lendemain j férié et 3e lundi du mois ; bligne Tanimachi, station Tenjinbashisuji-rokuchōme, sortie 3). À deux arrêts de métro d’Umeda, ce musée renferme une reproduction grandeur nature d’un quartier d’Ōsaka dans les années 1830 : boutiques, pharmacies, un sentō (bain public) à l’ancienne, etc. Tout est fait pour recréer l’atmosphère de l’époque d’Edo, avec des éclairages différents pour le jour et la nuit, et des boutiques vendant des jouets traditionnels et des souvenirs uniques ; pour 200 ¥, les visiteurs peuvent louer un kimono pour une photo souvenir originale. Louez un audioguide (100 ¥) car il y a peu d’explications en anglais. À l’extérieur du musée (qui se trouve derrière vous en sortant du métro), vous découvrirez Tenjinbashi-suji, une rue commerçante très animée de 3 km de long, qui serait la plus longue rue commerçante du Japon. Procurez-vous une brochure en anglais au musée.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi