Japon - Sapporo et Hokkaido

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Publié le : jeudi 11 février 2016
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EAN13 : 9782816158274
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Sommaire

 

 

 

 

 

 

SUR LA ROUTE

 

 

 

 

 

 

Le top des randonnées

Le top des brasseries

Pourquoi y aller

Représentant 20 % de la surface totale du pays, pour seulement 5 % de sa population, Hokkaidō (Illustration) va bousculer vos préjugés sur le Japon. Sur cette île septentrionale montagneuse et boisée, où les routes semblent se perdre à l’horizon et les hivers neigeux succèdent aux étés tempérés, la nature et la ruralité dominent. La grande ville moderne et animée de Sapporo offre cependant tous les services dont le visiteur a besoin avant de se lancer à la découverte d’un territoire de plus en plus prisé pour le ski et la randonnée en montagne, pour ses superbes parcs nationaux et pour ses onsen (sources chaudes) cachés.

L’île est également l’endroit idéal au Japon pour découvrir la culture aborigène aïnoue qui, après des siècles d’assimilation forcée, est en pleine renaissance.

Quand partir

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Juin-août La période propice à la randonnée culmine en juillet et août.

 

Sept-oct L’automne, bref mais intense, offre un festival de couleurs.

 

Déc-mars Les températures négatives et les généreuses chutes de neige annoncent la saison de ski.

Histoire

Durant la période glaciaire, Hokkaidō était reliée au nord de l’Asie par Sakhaline et les îles Kouriles ; les hommes seraient arrivés dans la région il y a quelque 20 000 ans. Les Aïnous furent les premiers à aborder ce territoire, auquel ils donnèrent le nom d’Ainu Moshiri – ainu signifiant “humain” et moshiri “monde”.

Jusqu’à la période d’Edo, Aïnous et Japonais n’eurent que peu de contacts. En 1590, Toyotomi Hideyoshi octroya au clan Matsumae un fief à la pointe sud-ouest de Hokkaidō, chargeant ses membres de protéger le pays contre les “barbares” locaux. À l’époque, l’île et ses habitants étaient connus sous le nom d’Ezo (ou Yezo). Au cours des siècles suivants, les Matsumae mirent en place un monopole commercial avec les autochtones, qui s’avéra très lucratif. On leur doit aussi, au XVIIIe siècle, les premières tentatives de relations avec la Russie.

À la fin de la période d’Edo, le commerce et la colonisation étaient déjà solidement installés. Sous la Restauration de Meiji, le nouveau gouvernement japonais baptisa l’île Hokkaidō en 1869 et établit une commission de développement avant tout destinée à coloniser les îles septentrionales et à prévenir l’expansionnisme russe. L’une des subdivisions territoriales créées alors, Chishima (“mille îles”), fait aujourd’hui partie des îles Kouriles, toujours disputées à la Russie. Les Japonais dépourvus de perspectives, tels les cadets de famille et les samouraïs sans maître, commencèrent alors à mettre le cap au nord.

À la fin de l’ère Meiji, les Aïnous étaient devenus des citoyens de seconde zone et, en 1900, la population nippone de souche dépassait le million. De nombreuses coutumes, comme les tatouages des femmes et les boucles d’oreille portées par les hommes furent interdites. En 1899, une loi instaura l’assimilation forcée. La terre des Aïnous fut confisquée et l’on accorda à ces derniers la citoyenneté japonaise, leur refusant ainsi leur statut de peuple autochtone. De crainte des discriminations en matière de logement, d’éducation et d’emploi, beaucoup dissimulèrent leurs origines.

À l’issue de la guerre russo-japonaise (1904-1905), Karafuto (l’actuelle Sakhaline, appelée Kita-Ezo avant 1905) tomba dans l’escarcelle du Japon victorieux. En 1940, 400 000 Japonais y résidaient dans le cadre de la politique de colonisation.

La Seconde Guerre mondiale mit un terme à l’expansion des “territoires du Nord”, avec l’annexion définitive de Karafuto et de Chishima (actuelles Kouriles) par la Russie.

En 1972, Sapporo accueillit les Jeux olympiques d’hiver et le monde entier regarda en direction de l’île.

En 1998, l’assimilation forcée a été abolie en faveur d’une loi prenant en considération les minorités ethniques. Enfin, en 2008, l’État japonais a reconnu les Aïnous en tant que peuple à part entière. Aujourd’hui, ceux-ci continuent de se battre pour une meilleure reconnaissance de leur culture.

Géographie et climat

Très étendue, Hokkaidō forme de loin la plus grande préfecture du Japon. Si elle est un peu plus vaste que l’Irlande, elle se situe en revanche bien plus près de l’équateur, soit quasiment à la même latitude que Marseille.

L’hiver, l’île subit toutefois l’influence de la Sibérie voisine et des vents froids du nord-ouest, qui amènent températures négatives et importantes chutes de neige (du genre poudreuse appréciée des skieurs), en particulier du côté de la mer du Japon. Dans la partie baignée par la mer d’Okhotsk, des blocs de glace en provenance du nord s’amassent à la surface des flots.

Hokkaidō ne connaît habituellement pas le tsuyu, la saison des pluies qui provoque dans le reste du pays précipitations et moiteur en juin-juillet. L’été, le temps est d’ordinaire chaud et agréable, plus frais le matin et le soir. Les taifu (typhons) arrivent rarement aussi loin au nord, faiblissant le plus souvent après avoir atteint le sud du Japon et/ou se dirigeant vers la mer.

De mi-septembre à mi-octobre, l’île revêt de splendides couleurs automnales que lui envient les autres régions.

Hokkaidō se compose de quatre sous-préfectures – Dō-nan (Illustration ; sud), Dō-ō (Illustration ; centre), Dō-hoku (Illustration ; nord), Dō-tō (Illustration; est).

LA LIGNE DE BLAKISTON

Le naturaliste et explorateur anglais Thomas Blakiston, qui vécut sur Hokkaidō de 1861 à 1884 (essentiellement à Hakodate), fut le premier à constater que les espèces animales de l’île différaient de celles présentes du côté sud du détroit de Tsugaru, sur Honshū. Son nom désigne désormais cette “ligne de démarcation zoologique”.

Tandis que Sakhaline et les îles Kouriles reliaient jadis Hokkaidō à l’Asie du Nord, le Japon méridional formait un continuum avec la péninsule coréenne. Les ours qui vivent à Honshū sont des ours noirs d’Asie tandis que ceux de Hokkaidō sont des ours bruns de l’Oussouri, présents dans le nord de l’Asie. Ainsi, Honshu abrite des macaques jusqu’à Aomori, mais il n’y en a pas au-delà. Au nord du détroit vivent le tamia de Sibérie, l’écureuil roux de Hokkaidō, l’ezo-jika (cerf Sika), le kita-kitsune (renard roux japonais), le pika du Nord et le kétoupa de Blakiston.

À ne pas manquer

1Une bière bien fraîche, directement à la source à Sapporo (Cliquez ici).

2Les sculptures sur glace du Festival de la neige de Sapporo (Cliquez ici).

3Les pistes de ski de Niseko (Cliquez ici) ou de Furano (Cliquez ici).

4Les montagnes majestueuses du parc national de Daisetsuzan (Cliquez ici).

5L’adieu au stress dans la station thermale de Noboribetsu Onsen (Cliquez ici).

6Les marimo (boules d’algues vertes) du parc national d’Akan (Cliquez ici).

7Un festin d’uni (œufs d’oursin) et d’ikura (œufs de saumon) à Otaru (Cliquez ici).

8Les édifices du XIXe siècle de la jolie ville portuaire de Hakodate (Cliquez ici).

9Le parc national de Shiretoko (Cliquez ici), “bout du monde” inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

aLa traversée en ferry jusqu’aux îles reculées du parc national de Rishiri-Rebun-Sarobetsu (Cliquez ici) pour gravir le Rishiri-zan.

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Parcs nationaux

Hokkaidō possède certains des parcs nationaux les plus anciens et les plus beaux du Japon.

Celui de Daisetsuzan (Cliquez ici), au centre de l’île, compte 2 309 km2 de massifs montagneux, volcans, onsen, lacs et chemins de randonnée, ce qui en fait le plus grand du pays.

Dans le parc national de Rishiri-Rebun-Sarobetsu (Cliquez ici), à l’extrême nord, de superbes itinéraires de marche vous feront découvrir les falaises, le volcan Rishiri-zan et, en saison, une profusion de fleurs.

Complètement isolée dans l’est de Hokkaidō, la péninsule de Shiretoko, et son parc national (Cliquez ici), présente un paysage spectaculaire de montagnes et de côtes sauvages qui lui vaut d’être classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Toujours dans l’Est, le parc national d’Akan (Cliquez ici) se prête également à la randonnée sur fond de volcans, de lacs de cratère, d’onsen et de marimo (boules d’algues vertes).

Kushiro Shitsugen (Cliquez ici), la plus vaste zone humide qui subsiste au Japon, est l’habitat du tanchō-zuru (grue à crête rouge), symbole de longévité – et de la Japan Airlines.

Au sud de Sapporo, le parc national de Shikotsu-Tōya (Cliquez ici), émaillé de lacs de cratère, de villages thermaux et de volcans en activité, a même accueilli un sommet du G8.

8Depuis/vers Hokkaidō

AVION

Avec l’avènement des compagnies à bas coût au Japon, l’avion est devenu la solution la plus rapide et la plus pratique pour rallier Hokkaidō, – ainsi que la plus économique quand on s’y prend bien à l’avance.

Le nouvel aéroport de Chitose (Cliquez ici), 40 km au sud-est de Sapporo, est la principale plate-forme de correspondances de l’île. Desservi par des vols en provenance de tout le Japon, il assure des liaisons directes avec un nombre croissant de destinations en Asie et dans le Pacifique dont Taïwan, Hong Kong, la Chine, la Corée, la Thaïlande, Guam, Hawaii et même Sakhaline.

Les compagnies aériennes petits budgets – Vanilla Air, Peach, Air Do, Jetstar et Skymark Airlines, par exemple – assurent toutes des vols à destination d’Hokkaidō.

BATEAU

Des ferries partant de Honshū permettent de gagner Hokkaidō de façon plaisante et bon marché. Sur les traversées longue distance, même les billets les moins chers donnent droit à un tatami.

Les principaux ports de passagers de l’île sont ceux de Tomakomai, de Hakodate et d’Otaru.

Quelques compagnies :

MOL Ferry (www.sunflower.co.jp). Traversée côté Pacifique entre Tomakomai et Ōarai (préfecture d’Ibaraki-ken).

Seikan Ferry (www.seikan-ferry.co.jp). Liaisons Hakodate-Aomori.

Shin-Nihonkai Ferry (www.snf.jp). Assure des liaisons entre des villes de la mer du Japon : Tomakomai-Akita-Niigata-Tsuruga (Fukui-ken) et Otaru-Niigata-Maizuru (Kyoto-fu).

Silver Ferry (www.silverferry.jp). Liaisons entre Tomakomai et Hachinohe (préfecture d’Aomori-ken).

Taiheiyō Ferry (www.taiheiyo-ferry.co.jp). Navigue le long de la côte pacifique de Honshū, entre Tomakomai, Sendai et Nagoya.

Tsugaru Kaikyō Ferry (www.tsugarukaikyo.co.jp). Relie Hakodate à Aomori et à Ōma, à la pointe nord de Honshū.

Une ligne internationale relie Wakkanai (Hokkaidō) à Sakhaline (Cliquez ici).

TRAIN

Si vous disposez d’un pass JR, gagner Hokkaidō est assez simple. Il suffit en effet de prendre le shinkansen (train à grande vitesse) Tohoku de Tōkyō à Aomori, puis un express jusqu’à Hakodate via le tunnel du Seikan. Le shinkansen devrait desservir Hakodate en 2016 et pousser jusqu’à Sapporo en 2025.

8Comment circuler

AVION

Bien qu’il soit possible de se déplacer dans l’île en avion, cela revient assez cher et les vols restent limités.

ANA (www.ana.co.jp). Effectue notamment des liaisons saisonnières, comme Sapporo (nouvel aéroport de Chitose)-Rishiri-tō du 1er juin au 30 septembre.

Hokkaidō Air System (HAC ; www.hacair.co.jp). Couvre un certain nombre de destinations sur Hokkaidō, surtout au départ du second aéroport de Sapporo (Okadama). Assure aussi des vols directs pour Rishiri-tō.

BUS

En ville, les bus sont pratiques et bon marché. Si vous avez l’intention de les utiliser souvent, achetez un norihōdai (forfait à la journée).

Pour les trajets interurbains, les compagnies ne manquent pas. En voici quelques-unes :

Chūō Bus (www.chuo-bus.co.jp). Un vaste réseau qui dessert, entre autres, Hakodate, Asahikawa, Obihiro, Kitami, Abashiri, Shiretoko et Kushiro au départ de Sapporo.

Dōhoku Bus (www.dohokubus.com). Liaisons Asahikawa-Obihiro et Kushiro-Sapporo.

Dōnan Bus (www.donanbus.co.jp). Circule essentiellement entre Sapporo et des destinations au sud, dont Hakodate, le nouvel aéroport de Chitose, Tomakomai, Niseko, Rusutsu, Jōzankei, Tōya-ko Onsen et Noboribetsu Onsen.

Sōya Bus (www.soyabus.co.jp). Liaisons Sapporo-Wakkanai.

TRAIN

Île étendue à faible densité de population, Hokkaidō n’est pas très bien desservie par le rail, surtout comparée au reste du pays. Des trains circulent régulièrement sur les quelques grandes lignes, mais les liaisons avec des destinations plus isolées sont peu fréquentes.

Outre le pass JR, valable dans tout le pays, il existe un Hokkaidō Rail Pass (3/5/7 jours 15 000/19 500/22 000 ¥).

Voir les différentes formules sur www.jrhokkaido.co.jp.

VÉLO

Le vélo est idéal pour visiter Hokkaidō. On voit partout des cyclistes sur l’île, surtout en été. Pour ceux qui souhaitent se débrouiller seuls sur les routes d’Hokkaidō, le Cycle Tourism Hokkaido Promotion Network a créé une brochure en anglais très utile intitulée Hokkaido Cycle Tourism, à télécharger sur www.hkd.mlit.go.jp/kanribu/chosei/hct_e.pdf.

Les hébergements économiques destinés aux cyclistes et aux motards, ainsi que les stations cyclistes, sont des lieux sympathiques où vous pourrez rencontrer d’autres amoureux de la petite reine.

VOITURE ET MOTO

En vous présentant dans une agence de location, attendez-vous à payer entre 7 000 et 10 000 ¥/ jour, plus le prix de l’essence. Mieux vaut réserver sur Internet (en anglais) avant de partir.

JR Hokkaido Rent a Car (www.jrh-rentacar.com)

Nippon Rent-a-Car Hokkaido (www.nrh.co.jp/foreign)

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