La Chine vue par une Française

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Partir pour un pays tel que la Chine pour découvrir le monde du commerce, ce fut l'aventure que me proposa mon conjoint. Fascination et curiosité se mêlent pour réaliser que cet univers est jalonné de codes et de règles. Ce voyage fut l'occasion de côtoyer, certes un environnement mais aussi des gens attachants qui me donnèrent envie d'écrire cette nouvelle.
À travers elle, j'espère donner l'envie à d'autres, de partager mes émotions et mon regard sur la Chine.


Publié le : jeudi 27 août 2015
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EAN13 : 9782332989444
Nombre de pages : 56
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intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-98942-0

 

© Edilivre, 2015

Avant-propos

Le monde a pris un tournant dans lequel chaque action a son importance. Il suffit d’entendre le fébrile bruissement de l’effet papillon de ces dernières décennies pour se rendre compte que nous sommes en pleine mutation et que la femme prend petit à petit sa place, dans une société faite pour l’homme.

Ce récit presque autobiographique résume la complexité de la retrouver au sein d’une entreprise. Dans une conjoncture de crise où tout peut disparaître à tout moment, elle représente la fameuse parité dont se pâment nos politiques. Quel idéal, pour un monde plus juste où le risque n’était pris jusque-là que par la force d’entreprise du mâle dominant !

En qualité d’être humain, parée de toutes mes faiblesses, je m’érige en observatrice de cette société où la sensibilité féminine demeure un vaste chantier. Quelle chance d’avoir, dans le cours de ma vie, côtoyé un homme ambitieux qui a la bosse des affaires comme d’autres ont le toucher de Midas !

Drôle d’ambition que celui de vouloir se frotter à un système hermétique, cloisonné par un vocabulaire technique, qui le rend fascinant mais… pas autant que les rencontres !

Alors qu’au fond de chaque être humain, des projets de toutes sortes bourgeonnent et éclosent par leur seule volonté de réussir, je décide en rebelle de débroussailler l’univers des affaires. Et par là même, le chemin de l’aventure au sein d’un immense pays, qui fit de moi, une exploratrice des curiosités, bien vivante des sensations que procure le contact avec l’Inconnu !

Un jour, je vis une citation placardée dans un cabinet de vétérinaire : « Le chat a été donné à l’homme pour profiter de la joie de caresser un tigre », de Victor Hugo. Peut-être est-ce ainsi que les activités de l’homme ont été pensées pour qu’il ait cette divine impression de toucher un bout de ciel.

Être créateur pour transformer la pâte malléable de son cerveau en actions qui permettront de produire des objets ou des services auxquels nous serons des esclaves soumis.

Travaillez, prenez de la peine et la récompense est au bout de l’ingéniosité, d’être parmi les premiers à prendre la part du butin, ce cher trésor si insaisissable… de l’espèce sonnante et trébuchante. Le pouvoir de l’argent est en relief avec celui des affaires mais ce qui est excitant, c’est la démarche pour l’obtenir.

Moi je n’y ai jamais cru, à la chance de devenir riche. Je pense que le hasard et la nécessité, si chers à Monod, se sont rejoints pour qu’un jour tout se réalise enfin au-delà de toute espérance, parce que c’est le moment de réaliser un vieux rêve enfoui au plus profond de soi.

Comment un jour se projette-on dans un autre métier que celui que l’on connaît et que l’on essaie de maîtriser à force de temps et d’apprentissage en situation ?

Quelles forces obscures nous amènent à avoir le désir de vivre autrement alors que le confort s’est agréablement installé ?

Bon sang… Quelle folie nous habite pour lâcher son travail et en prendre un autre sans garde-fou, juste pour avoir cette drôle d’impression de vivre enfin comme on l’entend !

Notre cerveau d’homo sapiens, chasseur, cueilleur, pêcheur, agriculteur : à quelle période de notre évolution, s’est-il modifié pour vivre non pas sa vie, mais plusieurs vies ?

Et si c’était cela notre prétendue évolution de Darwin, une espèce en voie d’extinction, prête à suivre son instinct de tueur pour devenir un redoutable businessman : un requin à col blanc en eaux troubles.

Suivez-moi dans ce dédale d’impressions où les histoires qui furent miennes pourraient faire l’objet d’un constat : demain, nous serons tous chinois !

Le plus surprenant, c’est la rencontre avec cet autre monde. Il est celui qui est à la une de toutes les actualités car, hormis le fait que le monde occidental s’intéresse à lui à cause de ses prouesses économiques et commerciales, moi, la femme française je l’ai découvert à travers l’entreprise de mon compagnon.

Le majestueux défi réside en son nom… la Chine.

Chapitre I
Comment devient-on
femme de chef d’entreprise ?

Un beau jour que rien ne prédestinait ma vie à une rencontre fortuite et décisive, je fis la connaissance d’un homme.

Rien de particulier à cela, me direz-vous, sauf que cette rencontre changea radicalement le sens de ma vie. Pour que vous puissiez situer mon univers, je vous le décris assez succinctement.

La quarantaine bien entamée, mes enfants étant suffisamment grands pour savoir se débrouiller tout seuls, je me mis à rechercher un compagnon sur un site de rencontre. La solitude ne me pesait pas tant que ça, mais j’avais envie d’être dans le coup et de vivre de façon moderne les rencontres.

Tous les amis me mettaient en garde contre ce procédé, somme toute révolutionnaire, mais que la pratique avait réduit à un danger potentiel, à travers un écran virtuel de dématérialisation des sens et des instincts. Bref, je me mis à croire qu’à part des « plans cul », je ne pourrais jamais prétendre à une rencontre dite « sérieuse ».

Je m’inscrivis donc sur un site de rencontre et plaçai une annonce banale qui n’avait rien d’intellectuel. Chaque fois que des photos apparaissaient sur ma page de connexion, une annonce sibylline me demandait si j’acceptais « oui ou non », le contact. Au début, la fréquence vous émoustille car l’ordinateur du site vous donne l’impression d’avoir plein de contacts.

La plupart se dépeignaient sérieux, ayant une excellente situation et de niveau scolaire important. J’étais moi-même directrice d’un établissement scolaire, je ne m’imaginais absolument pas avec des hommes qui, intellectuellement, ne correspondaient pas à ma façon de fonctionner. Car fonctionnaire, je l’étais depuis le début de ma carrière et je l’étais encore, au moment où j’ai effectué ce choix singulier d’une rencontre par internet.

L’expérience de mes vies précédentes m’avait valu des désagréments avec des êtres insensibles qui ne partageaient rien de mon univers. J’avais, dans ces contextes, eu trois merveilleux garçons qui m’avaient donné l’impression de combler tous mes vides. Tout était animé grâce à leurs génies respectifs mais ce n’est pas malheureusement ce que m’ont inspiré leurs pères.

Je suis multidivorcée donc, voilà encore une subtilité de nos temps actuels. Bref, j’étais sans doute moderne mais je me sentais déphasée avec mes désirs d’être stable et heureuse.

Les annonces se multipliaient et mon...

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