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Le Nouveau-Brunswick et l'Acadie en bref

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Cet ePub est extrait du guide Fabuleux Canada. Il fournit une liste descriptive et détaillée des principaux attraits du Nouveau-Brunswick et de l'Acadie: Fredericton, la vallée du fleuve Saint-Jean, le sud de la province et la côte acadienne.





Cet ePub est extrait du guide Fabuleux Canada. Il fournit une liste descriptive et détaillée des principaux attraits du Nouveau-Brunswick et de l'Acadie: Fredericton, la vallée du fleuve Saint-Jean, le sud de la province et la côte acadienne.





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Le Nouveau-Brunswick Porte d’entrée des provinces maritimes, le Nouveau-Brunswick possède le charme de la diversité, celle d’une province canadienne à la géographie d’une remarquable variété alliant à plus de 2 000 kilomètres de côtes et de paysages marins d’interminables étendues sauvages souvent montagneuses, et de pittoresques scènes agricoles. Couvert à 85% de forêts, le territoire néo-brunswickois est traversé du nord au sud par un majestueux cours d’eau, le fleuve Saint-Jean, qui prend sa source dans les contreforts des Appalaches.Ce fleuve a depuis toujours été au cœur du développement de la région où dominent de charmants villages et villes, entre autres la coquette Fredericton, capitale riveraine du Canada Atlantique à l’ambiance d’une autre époque, et Saint John, la grande cité portuaire et industrielle. Après un parcours tortueux, le fleuve Saint-Jean se jette dans la baie de Fundy, dont les rivages souvent escarpés et spectaculaires délimitent la frontière sud du Nouveau-Brunswick. C’est dans cette baie qu’a lieu un phénomène naturel exceptionnel, alors que, deux fois par jour, les plus hautes et les plus puissantes marées du monde déferlent sur les côtes, y sculptant des paysages parfois étranges et allant jusqu’à renverser le courant des rivières! La côte Atlantique, depuis la frontière de la Nouvelle-Écosse jusqu’à celle du Québec, renferme les plus belles plages de sable de la province, baignées par des eaux particulièrement chaudes en saison estivale. C’est ici, dans des villes et villages comme Caraquet, Shippagan ou Shediac, qu’on découvre l’Acadie et ses habitants, des gens chaleureux et accueillants. Originellement peuplé par les Micmacs et les Malécites, le territoire qui correspond au Nouveau-Brunswick fut d’abord visité par des envoyés du roi de France, fondateurs de l’Acadie. Or en 1755 survient un événement tragique: le Grand Dérangement. Durant cette sombre période, une dizaine de milliers des 14 000 Acadiens sont déportés par bateaux, alors que d’autres se cachent et fuient à travers les bois. Plusieurs d’entre eux viendront élire domicile sur la côte atlantique du Nouveau-Brunswick. À partir de 1783, à l’issue de la guerre de l’Indépendance américaine, des milliers de militaires et de citoyens britanniques désirant rester fidèles à la Grande-Bretagne viennent trouver refuge dans les provinces maritimes, plusieurs s’installant sur les rives du fleuve Saint-Jean. Plus tard, une forte immigration en provenance des îles Britanniques viendra grossir la population de la province. Aujourd’hui, une grande partie de la population du Nouveau-Brunswick est de langue anglaise, le tiers étant de langue française. Les Acadiens vivent en majorité le long des côtes, alors que d’autres francophones, les «Brayons», habitent le long du fleuve Saint-Jean et de la rivière Madawaska, dans le nord-ouest de la province.
Fredericton
La capitale du Nouveau-Brunswick,Fredericton, est un des plus précieux joyaux de la e province. Elle a su préserver, du XIX siècle, un remarquable héritage et une harmonie architecturale qui lui confèrent une élégance discrète. Ornée de magnifiques édifices religieux et gouvernementaux, et dotée de grands espaces verts dont certains longent le fleuve Saint-Jean, Fredericton fait partie de ces villes qu’on aime dès le premier regard. Une balade le long de ses rues paisibles, où s’alignent de grands ormes, permet d’apercevoir de superbes maisons victoriennes. e Le site où s’élève présentement la ville fut d’abord, à la fin du XVII siècle, un poste de traite acadien dénommé Sainte-Anne. Des Acadiens y sont restés jusqu’à ce qu’ils en soient chassés par l’arrivée des loyalistes en 1783. L’année suivante, Sainte-Anne devint la capitale de la province et fut renommée Fredericton en l’honneur du second fils de George III, alors souverain de Grande-Bretagne. Au fil des décennies, très peu d’industries ont choisi de s’installer à Fredericton, préférant plutôt la ville de Saint John. Les secteurs d’activité de la capitale néo-brunswickoise demeurent aujourd’hui surtout liés au gouvernement provincial, aux universités et aux entreprises de services.
La route transcanadienne
Entre 1949 et 1971, le gouvernement fédéral a investi près d’une centaine de millions de dollars dans la construction de la transcanadienne au Nouveau-Brunswick, pour quelque 520 km de route. La transcanadienne traversait donc toute la province en suivant la route 2, du Québec à la Nouvelle-Écosse, mais pas toujours sur quatre voies…
D’importants travaux d’élargissement de tous les tronçons de la transcanadienne (route 2) encore à deux voies ont depuis permis l’ouverture de la route à quatre voies. Les tronçons majeurs qui ont été élargis se trouvent entre Longs Creek et Pokiok (sur 30 km), entre Woodstock et Perth-Andover (sur 70 km) et entre Grand-Sault et Aroostook (sur 30 km).
Plusieurs bonnes raisons ont motivé ces travaux coûteux. Primo, la transcanadienne constitue la principale autoroute qui relie les Maritimes au reste du pays. Secundo, l’élargissement à quatre voies améliore le commerce et le tourisme, pour un meilleur accès aux marchés des provinces du centre du pays et du nord-est des États-Unis. Tertio, la sécurité est augmentée, et le nombre d’accidents est diminué entre Fredericton et la frontière québécoise. Quarto, les coûts de transport et les temps de déplacement sont réduits puisqu’une route limitée à 100km/h permet une circulation sûre et efficace d’Halifax jusqu’au Québec.
Important couloir de commerce, axe routier vital, infrastructure stratégique clé, la transcanadienne traverse le Nouveau-Brunswick en offrant souvent de beaux paysages à ceux et celles qui l’empruntent.
Le centre-ville de Fredericton abrite l’hôtel de ville, dont la plus vieille partie fut aménagée en 1876 et comprenait alors, en plus des bureaux municipaux et des salles du Conseil, un opéra, un marché agricole et des cellules de prison. La fontaine, devant l’hôtel de ville, fut inaugurée en 1885. De 1975 à 1977 fut construite la seconde aile du bâtiment. Pendant la saison estivale, on peut faire une intéressante visite de la salle du Conseil.
L epalais de justice, un grand bâtiment de pierres dont la construction date de la fin des années 1930, se dresse de l’autre côté de la rue York. Avant d’être transformé en palais de justice en 1970, l’édifice abritait une école secondaire. Tout juste à côté, leCollège d’artisanat et de design du Nouveau-Brunswickl’une des rares écoles post- constitue secondaires au Canada à offrir un programme consacré totalement à la formation d’artisans.
À l’angle de la rue Queen Street et de la rue Carleton se trouvent lePoste de garde et les casernes du Quartier de la garnison . Ces bâtiments de pierres, construits en 1827 pour remplacer les premiers édifices militaires de la ville faits de bois, servirent de casernes aux troupes britanniques jusqu’en 1869. Une des chambres a été restaurée afin de mettre en valeur la vocation originale d’un bâtiment, et un soldat en costume d’époque guide les visiteurs. e Sur le mur du casernement, un cadran solaire a été reconstitué. Jusqu’au début du XIX siècle, les gens de Fredericton pouvaient connaître l’heure grâce à ce cadran.
Remontez la rue Carleton jusqu’à la rue King, à l’angle desquelles se dresse l’église unie WilmotSon aspect extérieur, plutôt sobre, cache un superbe intérieur particulièrement . coloré et doté de nombreuses boiseries sculptées à la main. L’église a été construite en 1852. Cependant, la Société méthodiste de Fredericton, qui devait se joindre à l’Église unie du Canada en 1925, fut fondée en 1791.
Un très beau bâtiment de style Second Empire, construit en 1881 dans la rue Queen, abrite désormais leTemple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick, consacré aux grands sportifs néo-brunswickois.
Dans la rue Queen, laplace des Officiers , un agréable parc, se trouve au cœur du Quartier historique de la garnison, déclaré lieu historique national. Ses arches de pierres, ses rampes et ses escaliers en fer sont typiques de l’architecture des ingénieurs royaux durant la période coloniale. Aujourd’hui, on peut voir sur la place des spectacles en plein air, la relève de la garde, des pièces de théâtre, ou assister à des visites guidées sur le patrimoine.
Les anciens quartiers renferment maintenant leMusée de la société historique York-Sunbury, consacré au passé militaire et domestique de la province. Le jolipalais de justice du comté de York fut bâti en 1855, et un marché occupait dès lors son rez-de-chaussée. Il abrite à ce jour des services du ministère de la Justice ainsi qu’un tribunal. Un peu plus loin, de l’autre côté de la rue Queen, se trouve lePlayhouse, une salle de spectacle construite en 1964 et qui loge depuis 1969 leTheatre New Brunswick, la plus importante troupe de théâtre anglophone de la province. Du Playhouse, on aperçoit tout près l’édifice de l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick , siège du gouvernement provincial depuis 1882. À l’intérieur, un impressionnant escalier de bois en spirale mène à la bibliothèque, qui contient plus de 35 000 volumes dont certains sont très rares. On peut notamment visiter la Chambre d’assemblée, où se réunissent les députés, et voir les portraits du roi George III et de la reine Charlotte, œuvres du peintre britannique Joshua Reynolds.
En face de l’Assemblée législative s’élève laGalerie d’art Beaverbrook . Cette galerie possède une superbe collection d’œuvres des plus réputés peintres britanniques et européens e e du XVI au XX siècle, mais aussi d’autres, très belles, de peintres canadiens tels que Cornelius Krieghoff, Mary Pratt et James Wilson Morrice. Cependant, la toile la plus impressionnante est certainement l’œuvre intituléeSantiago El Grande, du peintre d’origine catalane Salvador Dalí, soit l’un des quatre tableaux de l’artiste que possède la galerie.
Les superbesgazons verts , qui s’étirent sur 4 km, s’offrent aux visiteurs en été pour une promenade à pied ou à vélo des plus agréables le long du fleuve Saint-Jean.
Dans la rue Queen se profile la jolie silhouette de la résidence Crocket, qui loge laGallery 78 e depuis 1989. Construite à la fin du XIX siècle, cette superbe demeure de trois étages de style Queen Anne tient son nom de la famille Crocket, qui l’habita à partir des années 1930 avant de la céder en 1963 au patrimoine néo-brunswickois. La Gallery 78, l’une des meilleures galeries d’art de la province, regroupe des créations d’artistes canadiens de renom et de la relève. La visite de la galerie permet à la fois d’admirer ces œuvres et de contempler le magnifique intérieur de la résidence.
La rue Church renferme lacathédrale Christ Churchde style gothique, dont la , construction, terminée en 1853, fut largement tributaire des efforts du premier évêque anglican
de Fredericton, John Medley. Elle fut la première cathédrale anglicane construite en Amérique du Nord. De la cathédrale, on atteint leCentre scientifique interactif de Science Esten empruntant la rue Brunswick. Ce centre vise à rendre amusante et accessible l’exploration des principes scientifiques fondamentaux. Les visiteurs peuvent pénétrer dans un kaléidoscope géant, ou jouer avec un rayon laser et projeter des ombres gigantesques sur un mur. On y trouve aussi une aire de jeu extérieure avec plus de 20 montages additionnels, une salle sur les changements climatiques pour mieux comprendre le réchauffement de la planète et un atelier qui dispose de toute une gamme de jeux scientifiques.
À proximité du centre, dans George Street, se trouve lemarché Boyce, un marché public où, chaque samedi matin, les fermiers, les artisans et les artistes proposent leurs produits.
En continuant dans la rue Brunswick, on aperçoit l’ancien cimetière de Fredericton. C’est ici que furent inhumés, de 1787 à 1878, les personnages marquants des débuts de l’histoire de Fredericton.
Située à l’extérieur du centre-ville, sur le chemin Woodstock, l’Ancienne Résidence du gouverneurétait jadis la résidence officielle des gouverneurs et lieutenants-gouverneurs de la province. Le bâtiment a servi à différentes fins entre la Confédération et 1996. Une partie de l’Ancienne Résidence du gouverneur est aujourd’hui ouverte au public, alors que la résidence privée du lieutenant-gouverneur actuel est située à l’étage.
L’université du Nouveau-Brunswickété fondée en 1785 par des loyalistes nouvellement a arrivés. Elle comporte plusieurs bâtiments dont un pavillon des arts, le plus ancien bâtiment universitaire toujours en activité au Canada. Partageant le même site, l’université St. Thomas, un établissement catholique, s’installe à Fredericton dans les années 1960. Surplombant la ville, ces deux universités offrent un très beau coup d’œil.
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