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Le sport ne sert pas qu'à faire des champions

De
256 pages

Le sport éducatif est aujourd'hui délaissé au profit d"une vision médiatique et économique du monde sportif.S'adressant à tous les acteurs privés et publics, les services sportifs des collectivités locales, les clubs, les associations, les élus, etc., cet ouvrage propose de défendre une autre idée du sport, basée prioritairement sur l"éducation, sur l'engagement associatif et sur la qualité de l'encadrement à tous les niveaux. Il s'agit de décrire les conditions de renouvellement du sport pour en faire un acteur social majeur, indépendant et émancipateur. La pratique sportive est en quête de sens : quel sport pour quelle société ? Comment mesurer l'impact sur la population et les territoires ? Quel est le rôle des collectivités ? de l'État ?


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Modes de ville

Un observatoire privilégié des transformations économiques et sociales, mais aussi politiques, culturelles, anthropologiques, etc. Telle pourrait être une manière de définir la ville.

Cette collection a précisément pour vocation de rendre compte des mutations de nos sociétés contemporaines par le prisme de l’univers urbain, dans quelque domaine où elles interviennent : les modes de vie, l’habitat, la consommation, la mobilité, etc. À cette fin, elle accueille des auteurs de différents horizons disciplinaires et professionnels : sociologues, économistes, anthropologues, géographes, ingénieurs, etc.

Par définition, une mode est un phénomène transitoire sinon éphémère. De nombreux travaux en sciences sociales ont cependant montré qu’elle n’est pas moins digne d’intérêt, tant elle est aussi significative voire annonciatrice de changements de fond.

Et puis, le mot « mode » peut être pris dans son autre sens : « une manière de ». Car il n’y a pas une ville, mais des villes dont les formes se succèdent ou coexistent. C’est cette autre idée simple que la collection « modes de ville » souhaite illustrer. Quand la ville aide à percevoir des changements de société et vice versa : quand des changements de société laissent percevoir d’autres « modes » de ville…

 

 

Collection dirigée par Sylvain Allemand et Jean-Paul Arif

Titres déjà parus :

Écoquartiers, secrets de fabrication, par Taoufik Souami.

Domicile-travail, les salariés à bout de souffle, par Éric Le Breton.

Mobilités urbaines, l’âge des possibles, par Jean-Pierre Orfeuil.

Sous la ville durable, le génie urbain, par Sylvain Allemand.

Adolescence, une chance pour la ville, par Guillaume Macher.

À Jean-Claude Perrin, qui m’a tant inspiré.
À Nathalie et Élie.

À Danielle Weber, que nous remercions chaleureusement
pour son indispensable et précieuse collaboration.

Merci pour les quatre mille porteurs de projets
qui changent la vie des autres par le sport.

Aux salariés de l’Agence pour l’éducation par le sport,
pour leurs engagements quotidiens.

Sommaire

Il prit contact avec moi à Colombes et, fidèle à son personnage, arriva en deux roues dans la salle de perche. Il y découvrit avec stupeur la liaison entre des jeunes de toute race, des champions de classe mondiale et des animateurs tout-terrain.

Immédiatement, il fut intéressé, intrigué, captivé par ce bouillonnement ; c’est ce qui m’a plu en lui, et c’est ce qui continue de guider ses pas et ceux de notre association. Il est, pour les différentes actions de jeunesse, une référence dans sa réussite et ses initiatives.

Il n’est pas le seul à porter un regard neuf sur la société, mais il sait avant tout apporter, pour l’éducation par le sport, un modèle de réponse actuelle et future fort utile à notre société en difficulté.

L’éducateur, pour nous, est le phare de notre action, et il doit être valorisé à son poste.

Cet ouvrage coécrit avec Gilles Vieille-Marchiset est considérable ; c’est le fruit de ces treize années de travail passées à rencontrer, accompagner et suivre des acteurs de terrain. Ce sont eux qui, réellement, changent la vie des autres.

J’ai tenu, tout au long de ces années, à marteler ce discours de proximité en direction des acteurs.

Cet essai fera sans doute date dans ses propositions innovantes et nécessaires pour redonner au sport un projet social indispensable.

 

Jean-Claude Perrin

Cofondateur de l’association « Fais-nous rêver »,

l’Agence pour l’éducation par le sport1

Entraîneur


1. Association créée en 1997 par Jean-Philippe Acensi et Jean-Claude Perrin.

Introduction


L’été sportif de cette année 2010 a été fortement marqué par les émotions allant de la déception lors du Mondial de football en Afrique du Sud à l’enthousiasme excessif des succès français, lors des championnats d’Europe d’athlétisme et de natation. Cette surmédiatisation du sport d’élite dénote une restriction du sens attribué au sport dans la société contemporaine. Cette pratique culturelle est cantonnée à l’émotion, au sensationnel et à l’apparat. Le sport de haut niveau est entré dans une phase de peopolisation qui met en avant les à-côtés du sport au détriment des valeurs morales d’effort, de solidarité et d’abnégation. Les attributs esthétiques, les frasques sexuelles, les insultes, l’attrait de l’argent prennent le pas sur les exploits sportifs à tel point que l’amalgame est parfois fait dans la tête des jeunes entre sport et réussite à tout prix. Ces faits appartenant à la sphère privée prennent des proportions telles que les pouvoirs économiques et politiques sont influencés et obligés de se positionner face à la pression médiatique. Ces excès en tous genres signent-ils la fin du modèle sportif comme emblème à la fois moral, politique et culturel ? Pourtant, parallèlement, les initiatives associatives dans le sport font l’objet de commentaires flatteurs de la part des citoyens, des politiques, etc. Tous les arguments sont bons : c’est un outil de cohésion sociale, un pilier de la fraternité, une voie d’innovation, etc. On a le sentiment que plus on parle des vertus des associations, moins on les soutient. De la même manière, le sport est encensé comme une voie majeure pour (re)créer un lien social, pour (re)structurer la jeunesse, pour préserver un mode de vie sain, etc. En revanche, tout le monde s’accorde sur un constat : le secteur associatif sportif éprouve des difficultés à se développer, à renouveler ses pratiques et son organisation. La sauvegarde du milieu associatif passe-t-elle par un investissement plus grand des institutions publiques ? Le fonctionnement parapublic semble avoir des limites. Le secteur associatif devrait prendre son énergie dans l’innovation, dans la générosité et dans l’engagement des acteurs. La collectivité devrait seulement prendre le relais, donner les moyens de développement quand le projet associatif participe ou remplace des missions de service public. Le secteur associatif sportif est un secteur particulier parmi les associations. En effet, il correspond bien au caractère bénévole couvert par la loi de 1901. Il est beaucoup moins professionnalisé que d’autres secteurs : jeunesse, social, etc. Il assure avec enthousiasme et sérieux l’organisation de milliers d’entraînements et de compétitions hebdomadaires. Mais ce qui est beaucoup moins connu, c’est sa capacité à participer à des missions d’intérêt général de cohésion sociale, de solidarité, de fraternité, mais aussi d’insertion des personnes, de santé publique, d’éducation des jeunes, etc. Moins connu du grand public, mais aussi des institutions publiques qui, malgré les beaux discours, peinent à accompagner ces nouvelles dynamiques sportives innovantes et socialement utiles. Il s’agit ici d’explorer ce monde sportif solidaire : ses logiques, ses atouts, ses limites et ses contradictions. Mais notre propos vise à proposer des solutions, des idées, des ficelles pour que le sport ne serve pas seulement à former des champions.

Le sport au-delà de l’image et du business

Impossible de penser le sport solidaire sans s’arrêter un moment sur la facette médiatique et commerciale d’un sport devenu business. Le sport et sa kyrielle de champions sont devenus une image de réussite, de performance et de beauté. Des sommes colossales inondent les sports médiatiques. En France, football, tennis, formule 1 puis rugby se distinguent par un mode de vie dans lequel l’argent a une place de choix et fait rêver. Ailleurs, d’autres pratiques (golf, ski, base-ball, football américain, hockey, etc.) font battre les cœurs et excitent les appétits financiers. L’image sportive est à ce niveau devenue maître du jeu. Les champions se succèdent, mais la logique d’identification demeure. Depuis le début du XXIe siècle, les stars sportives ont subi elles aussi les effets d’une peopolisation généralisée. Elles font la une non seulement de la presse spécialisée et généraliste, mais également des médias à sensation. L’image sportive est alors instrumentalisée à des fins mercantiles par une utilisation des techniques du marketing et de la communication les plus fines. À ce niveau, performances managériales et sportives se combinent pour happer des consommateurs avides de spectacles et de divertissements sportifs. Les techniques de communication et de publicité rappellent avec effroi les pires épisodes de propagande. Certes, il ne faut pas diffuser un message politique, mais convaincre un consommateur, pierre angulaire d’un marché sportif en plein développement.

 

Les valeurs sportives idéalisées (altruisme, respect, dépassement, effort, progrès, etc.) sont bousculées dans cette tourmente libérale. Elles ne sont que prétextes à la vente d’un produit sportif générateur de profit. Le cas de la Solidarité olympique du Comité international olympique est ici révélateur. Cette opération propose des actions sportives au pays du Sud, non pas dans une perspective de développement, mais pour conquérir de nouvelles parts de marché. L’image olympique inonde alors les coins les plus pauvres et reculés à partir d’une illusion de réussite par le sport.

 

Pour autant, outre cette omniprésence du marché et de son cortège de techniques managériales et marketing, le sport est toujours animé au quotidien par des passionnés qui défendent l’engagement sportif comme voie privilégiée de rencontres, d’éducation et d’intégration. Ces militants sont portés par le même idéal sportif, mais son utilisation est autre. Ils veulent agir dans la proximité auprès d’une jeunesse mise à mal par la brutalité d’une société qui ne laisse une place qu’aux meilleurs. Imprégnés de mythes sportifs, ils s’engagent localement dans des associations ou des pratiques sportives pour donner un cadre à des jeunes filles ou garçons. Ils offrent le plus souvent un peu de leur temps libre pour rendre ce qu’on a pu leur donner par le passé : une passion sportive, structurante et épanouissante. Mais, dans la déferlante médiatique actuelle sur le sport, ils demeurent des invisibles qui ont rarement la parole, qui souffrent d’un réel déficit de reconnaissance. Un paradoxe persiste : même s’ils demeurent la pierre angulaire et historique du sport, ils sont aujourd’hui en marge du système médiatico-économique présenté plus haut. Certes, quelques bribes du pactole leur sont redistribuées par les fédérations ou les États. Elles ne représentent rien par rapport au coût valorisé du bénévolat de ces missionnaires du sport.

Une position privilégiée d’observation du sport solidaire

« Fais-nous rêver », l’Agence pour l’éducation par le sport (Apels) a lancé en 1997 un appel à projets, à destination de ces porteurs de projets sportifs locaux. Dans un contexte d’utilisation massive du sport dans la politique de la ville, il s’agissait de bien diagnostiquer ce qui était effectivement proposé par les associations sportives dans les zones urbaines sensibles. Dès le départ, le mouvement sportif (Comité national olympique et sportif, dix fédérations nationales) et les structures sociales (Fédération des centres sociaux, Fédération des foyers de jeunes travailleurs, Fédération des missions locales) soutiennent l’initiative. Le ministère de la Jeunesse et des Sports et le Fonds d’action sociale accompagnent l’appel à projets. Des partenaires privés (Gaz de France, Fondation 3 Suisses) et des médias (France Télévisions, La Cinq) parrainent cette innovation associative donnant la parole aux acteurs de terrain. Les jurys sont époustouflés par la qualité des initiatives locales en matière de solidarité et de citoyenneté par le sport. Progressivement, un réel réseau « socio-sportif » est spontanément élaboré en laissant la place à des acteurs investis de tous horizons. Ces militants de l’ombre se retrouvent régulièrement dans les forums Éducasport (Paris, 1998 ; Lille, 2001 ; Bordeaux, 2004 ; Angers, 2007 ; Marseille, 2009) : les débats regroupent des acteurs institutionnels, associatifs et sportifs. Un mouvement citoyen naît alors, mettant en avant les ressources sociales et éducatives du sport. Pendant douze ans, l’Agence pour l’éducation par le sport a repéré et valorisé des associations locales (sportives, sociales, récréatives, scolaires, etc.) engagées dans une perspective éducative et solidaire du sport. Elle a rendu ces innovations socio-éducatives locales visibles et lisibles pour les pouvoirs publics, pour les entreprises et pour le grand public. L’Apels a aujourd’hui une base de données unique d’initiatives citoyennes dans le domaine sportif. Des expérimentations ont été lancées ou accompagnées par cette agence. Par exemple, dans le domaine universitaire, des formations de médiateurs sportifs, d’éducateurs socio-sportifs et de chefs de projets sportifs ont vu le jour : de nombreux étudiants ont pu apporter leurs compétences aux structures impliquées dans ce domaine. Dès lors, en fédérant les acteurs et en essaimant les bonnes pratiques, l’Apels a pu s’imposer comme un observateur privilégié du sport en France. À partir de ce baromètre du sport à des fins solidaires et sociales, notre propos vise à mieux cerner la réalité du sport actuel, tout en dégageant des pistes de développement originales. Cette expérience unique offre un cadre d’analyse singulier privilégiant le prisme élargi du développement social et solidaire. Tout au long de l’ouvrage, des exemples précis étayeront le propos afin de défendre l’idée d’un sport au service des autres.

Le sport en quête de sens : un pacte civique à construire

Dans le contexte actuel de trouble et d’instrumentalisation des valeurs sportives par une omniprésence médiatique et par un modèle libéral englobant, le sport éducatif et solidaire a du mal à trouver sa place. Les initiatives locales sont multiples, mais invisibles. Les pouvoirs publics sont sollicités de toutes parts par les clubs sportifs en mal d’image et de reconnaissance. Les collectivités locales, comme l’État, voient le sport comme un moyen de promotion des politiques et des territoires. De la même manière, les entreprises sont attirées par les sirènes sportives et leurs impacts potentiels sur la clientèle. Même les affaires de tricherie, de dopage, de corruption et de mœurs ne remettent pas en cause la fascination exercée par le sport sur le pouvoir et le marché. L’univers du sport est cependant en plein émoi. La base a des difficultés à exister, elle manque de reconnaissance : les bénévoles s’épuisent et fuient un monde associatif ingrat. Ces désaffections questionnent les pouvoirs publics et les citoyens. Le sport, notamment sa version sociale et éducative, navigue en eaux troubles, le modèle est à questionner.

 

Trente ans de politique de la ville ont fait du sport une sorte de « pompier de service ». L’État a investi massivement dans des dispositifs d’équipements sportifs de proximité, dans l’aide aux associations sportives locales ou dans l’emploi sportif. Les acteurs publics n’ont pas ou ont très peu réfléchi à la démarche socio-éducative qui devait être mise en place. L’urgence et la précipitation de la mise en œuvre des opérations ont abouti à des hérésies : combien d’équipements sportifs sont devenus des friches sportives ? Combien de jeunes animateurs ont été laissés pour compte dans des quartiers sans les compétences requises d’intervention sociale ? Les acteurs sportifs et locaux n’ont pas ou ont très peu été associés à cette démarche. Le sport a, en revanche, joué un rôle de promotion pour les décideurs en tous genres : chefs d’entreprises, personnalités des médias, hommes politiques de tout bord, d’envergure nationale comme locale. Nombreux sont ceux qui ont fait venir des champions dans les quartiers populaires, uniquement à des fins de « coups médiatiques ».

Les clubs sportifs auraient pu jouer un rôle important dans les quartiers, mais ils n’ont pas été soutenus par les institutions qui ont préféré le court terme et le sensationnel plutôt que le long terme et l’utile. L’étude financée par le Comité interministériel à la ville et gérée par l’Apels (2007-2010) sur « les clubs sportifs dans les zones urbaines sensibles : des lieux d’intégration et d’éducation ? » démontre bien l’isolement des associations sportives et leurs difficultés à maintenir leurs activités avec des moyens très limités. Car en se focalisant sur les « paillettes » du sport, les institutions publiques n’ont pas engagé ce travail de fond qui aurait pu permettre au sport de jouer un rôle central dans les quartiers populaires. Le sport dans les zones urbaines sensibles est pour le moment un grand gâchis.

 

Et l’individu là-dedans ? Il avait un rôle central notamment dans les dispositifs participatifs de la politique de la ville. Mais on l’a oublié ou peu pris en compte. Les caractéristiques des personnes, leurs difficultés sociales ne sont pas mises en lien avec les offres que pourraient faire les acteurs.

On est souvent dans le discours sur l’aspect exemplaire de certains projets qui sont instrumentalisés. Certaines pratiques ou personnes deviennent malgré elles des emblèmes de l’insertion par le sport. Des espèces d’icônes sont produites par effet de hasard ou d’opportunisme. Ces cas exemplaires sont resservis à chaque épisode malheureux en banlieue (drogues, mœurs, violences urbaines). Ils ont été nombreux à surfer sur cette vague de « gosses des quartiers », sportifs ou non, qui défendent un projet plus ou moins fictif et imaginaire pour leur quartier qu’ils « connaissent mieux que personne ». Il faut absolument sortir de cette spirale infernale, de cette tendance à donner la parole aux plus malins, à ceux qui parlent plus fort que les autres. Le maître mot est celui de la compétence et même de l’efficacité sociale. Et pour cela, la qualité du projet et sa réussite dépendent des moyens qui lui seront attribués, mais aussi des personnes chargées de le conduire, qui devront être de véritables professionnels dotés d’un réel esprit de militantisme et d’altruisme. La formation est alors au cœur d’un pacte social ou civique du sport. Des pistes existent et méritent d’être exposées dans cet ouvrage.

Pour un renouveau de l’intervention publique

L’État a, depuis vingt-cinq ans, lancé des politiques « socio-sportives » autour de l’équipement, de l’emploi, de l’aide aux projets et aux vacances, etc. Par exemple, des cadres techniques spécifiques ont été chargés du développement de ce secteur dans huit fédérations : judo, karaté, lutte, boxe anglaise, canoë-kayak, aviron, voile, surf. Cette action, bien que n’ayant pas été associée à un vrai projet plus global du mouvement sportif, a été bénéfique au sein de ces fédérations qui ont alors mesuré l’importance du travail de leurs clubs, mais aussi les besoins des structures locales. De nombreux clubs sont aujourd’hui présents dans les quartiers et font un travail considérable de cohésion sociale. Ils sont souvent parmi les dernières associations (plus ou moins importantes en nombre de pratiquants) à maintenir un lien avec des publics pouvant connaître des difficultés. Certaines disciplines sportives sont surreprésentées dans ces dispositifs : le football, les sports de combat et le hip-hop ont une place de choix. Le travail de passerelle mis en place par les différentes structures est fort utile. Il témoigne d’une double difficulté pour cette pratique : atteindre ces publics, et pour ces publics s’inscrire dans les clubs. Mais il est important de préciser que l’offre sportive reste assez limitée dans les ZUS et très masculine. L’intervention publique manque cependant de cohérence, de suivi et de concertation.