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Le Tour des Amériques à Montréal

De
74 pages

Découvrez les différentes communautés culturelles des Amériques qui habitent Montréal, avec ce guide qui contient des adresses de restaurants et de boutiques.
En quête de dépaysement? Montréal abrite une mosaïque de communautés culturelles issues des quatre coins du globe. Ce guide unique en son genre vous invite à les découvrir et à faire le tour du monde sans quitter les limites de la ville. Vous y trouverez la présentation d'une soixantaine de communautés culturelles, l'histoire de leur immigraiton et leurs quartiers d'implantation dans la métropole québécoise. Pour chacune d'entre elles, vous découvrirez de multiples adresses d'institutions culturelles, de lieux de culte, de restaurants, d'épiceries, de boutiques en tout genre et de sorties. Des portraits de Montréalais aux origines diverses parsèment l'ouvrage. Ils partagent leurs impressions sur la ville et leus bonnes adresses. Marco Calliari, Chantal Jolis, Boucar Diouf et Yolande Geadah font partie des personnalités mises en lumière.



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Le Tour des Amériques à Montréal

Derrière les mots

Linda Aïnouche

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Photo © Mehdi Benboubakeur

Née en France de racines germano-berbères, je suis arrivée à Montréal en 1997 afin d’y poursuivre mes études supérieures. J’habite dorénavant à New York, au cœur d’une ville époustouflante et vibrante qui propose un voyage à chaque coin de rue! Ma passion pour la diversité culturelle, le mélange des genres, m’a conduite à faire des études d’anthropologie et de sociologie. Diplômée d’un doctorat de socio-anthropologie, devenue une «ethnologue-journaliste», je me suis dirigée vers l’écriture pour fabriquer des documents ethnographiques à la portée de tous. Je suis également réalisatrice de documentaires pour éveiller et questionner le monde encore autrement. Voyageuse aguerrie, depuis ma tendre enfance je me suis promenée aux quatre coins de la planète. Je cultive une vraie passion à faire le tour du monde…

Philippe Renault

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Photo © Philippe Renault

La mise à jour de la 2e édition du guide Ulysse Le tour du monde à Montréal a été confiée à Philippe Renault.

Originaire de France, j’ai toujours été un passionné du Québec, où j’ai effectué de nombreux voyages avant de venir m’installer définitivement à Montréal en 2006. Rédacteur et photographe dans le domaine du tourisme, j’ai eu la chance de beaucoup voyager un peu partout dans le monde et je suis l’auteur de guides touristiques et de livres de photos avec bien sûr dernièrement une prédilection pour ma nouvelle ville d’adoption sur laquelle j’ai publié en 2013 le guide Montréal insolite et secrète.

Depuis quelques années, je me suis également particulièrement intéressé au phénomène de l’immigration en collaborant au numéro spécial annuel du magazine français L’Express « S’installer au Canada », consacré aux immigrants francophones qui viennent vivre au Québec ou dans les autres provinces canadiennes.

L’ Amérique du Nord

Les
Autochtones

Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants.
Proverbe amérindien repris par Antoine de Saint-Exupéry dans
Terre des Hommes

Lors du recensement de 2011, 86 625 personnes vivant à Montréal ont déclaré une origine ethnique « autochtone », 1 535 se sont dits « Inuits » et 9 535 « Métis ». Cependant, seulement 20% d’entre eux en ont fait leur origine unique. Les peuples autochtones sont donc encore partagés entre leur culture ancestrale et leur appartenance au Québec et au Canada.

Au Québec, les Autochtones se composent de 11 peuples : les 10 nations amérindiennes (qui selon la Loi fédérale sur les Indiens désignent les inscrits et vivants dans les communautés autochtones) et la nation inuite.

Les populations autochtones

Au Québec, les 10 nations amérindiennes sont réparties entre des Iroquoiens (la nation mohawk et la nation huronne-wendat) et des Algonquiens (la nation crie, la nation innue ou montagnaise, la nation abénaquise, la nation algonquine, la nation atikamekw, la nation naskapie, la nation malécite et la nation micmaque).

Une 11e nation est formée par les Inuits, autrefois appelés « Esquimaux » par les colons et signifiant « mangeurs de viande crue ». En 2012, on estimait à 87 000 le total de la population amérindienne du Québec rattachée (résidents ou non résidents) à ce qu’on appelle encore des « réserves » et 11 600 Inuits.

Lorsque les colons européens se sont installés sur les bords du fleuve Saint-Laurent au XVIe siècle, des Amérindiens y vivaient depuis plusieurs milliers d’années. Les plus anciens sites autochtones remontent à plus de 9 000 ans avant aujourd’hui.

De la cité d’Hochelaga, on ne sait finalement pas grand-chose, sinon qu’elle était peuplée d’Iroquoiens, un peuple sédentarisé qui vivait principalement de l’agriculture. On croit tout de même qu’elle se trouvait sur le mont Royal.

La présence autochtone dans la grande région de Montréal ne s’est pas interrompue pour autant. On y retrouve aujourd’hui principalement des Mohawks, qui vivent dans les villages de Kanesatake (près d’Oka) et de Kahnawake (près de Châteauguay), mais aussi de nombreux autres Autochtones qui vivent, travaillent, étudient ou, hélas parfois, sont en situation d’itinérance dans la métropole.

Découvrir decouvrir

Musée McCord

690 rue Sherbrooke O.

514-398-7100

www.musee-mccord.qc.ca

métro McGill

Ce musée renferme plus de 16 000 artéfacts ethnologiques et archéologiques des peuples autochtones du Canada (documents sur les modes de vie, les arts, les cultures et les traditions) : vêtements, accessoires, coiffures, outils domestiques, paniers, armes de chasse, outils de pierre, fragments de poterie, etc. Cette collection est la plus importante du genre au Québec et l’une des principales au Canada. Elle bénéficie même d’une renommée internationale en raison du vaste territoire représenté, de l’âge de nombreux objets et de l’excellent état de conservation de ses très anciennes pièces.

Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal

350 place Royale

514-872-9150

www.pacmusee.qc.ca

métro Place-d’Armes

Le musée Pointe-à-Callière témoigne des premiers contacts entre Amérindiens et Européens. Il occupe le lieu même où Maisonneuve fonda Ville-Marie (Montréal) en mai 1642. Il présente un cimetière amérindien et plusieurs objets trouvés sur place lors des fouilles archéologiques.

Château Ramezay – Musée et site historique de Montréal

280 rue Notre-Dame E.

514-861-3708

www.chateauramezay.qc.ca

métro Champ-de-Mars

Aménagé dans un bâtiment érigé en 1705 pour le gouverneur de Montréal, Claude Ramezay, et sa famille, le Musée du Château Ramezay expose entre autres de nombreux objets amérindiens datant de la période de l’après-contact (costumes et objets usuels des XVIIIe et XIXe siècles).

Musée Marguerite-Bourgeoys

400 rue St-Paul E.

514-282-8670

www.marguerite-bourgeoys.com

métro Champ-de-Mars

Entre 1996 et 1998, on a effectué des fouilles sous la nef de la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours qui ont mis au jour plusieurs objets amérindiens préhistoriques. Attenant à la chapelle, le Musée Marguerite-Bourgeoys expose ces intéressantes pièces archéologiques, notamment des tessons de poterie, des pointes de projectiles, des fragments de pipes, des grattoirs et des perles de verre.

Centre d’histoire de Montréal

335 place D’Youville

514-872-3207

www.ville.montreal.qc.ca/chm

métro Square-Victoria–OACI

Lieu d’interprétation valorisant la mémoire et l’histoire des Montréalais de toutes origines, le Centre d’histoire de Montréal propose sur demande une visite pédestre dévoilant les traces de la présence autochtone dans le Vieux-Montréal avec un guide des Premières Nations.

Lieu historique national du Commerce-de-la-Fourrure à-Lachine

1255 boul. St-Joseph, Lachine

514-637-7433

www.pc.gc.ca/fourrure

métro Angrignon

Ce lieu historique qui préserve une ancienne remise en pierre bâtie en 1803 fait revivre l’époque de la traite des fourrures, cette importante période de contact entre Amérindiens, Français et Écossais. On y présente plusieurs artéfacts associés aux Autochtones et aux « voyageurs » (qui s’occupaient du transport des fourrures et du troc).

Jardin des Premières-Nations

Jardin botanique de Montréal

4101 rue Sherbrooke E.

514-872-1400

www.espacepourlavie.ca

métro Pie-IX

Créé en 2001, le Jardin des Premières-Nations présente des espèces végétales du Québec. Il se compose de plantes utilisées par les Amérindiens et les Inuits. Ses aménagements reflètent bien les relations que les 11 peuples autochtones entretiennent avec le monde végétal. Au cœur du jardin se trouve un pavillon d’architecture très contemporaine dont l’un des murs a été décoré par des artistes autochtones. Une belle manière de faire la promotion de leur travail dans un superbe espace pour le moins naturel – et particulièrement charmant l’hiver venu.

Centre Wampum

1160 rue Panet

514-525-5133

métro Beaudry

Fondé en 1994, le Centre Wampum organise des conférences sur la culture, l’histoire et les traditions des Premières Nations, et permet de débattre sur leurs croyances spirituelles, en liens étroits avec les choses de la nature, la Terre-Mère.

Terres en vues

6865 rue Christophe-Colomb, bureau 102

514-278-4040

www.nativelynx.qc.ca

métro Beaubien ou Jean-Talon

Fondé en 1990, ce « pont entre les nations » dirigé par des membres des nations autochtones du Québec est notamment l’organisateur du festival Présence autochtone. On découvre sur leur site les nombreux artistes qui, dans les différents domaines du cinéma et des arts visuels, de la littérature et la musique, font la culture autochtone d’aujourd’hui.

Institut culturel Avataq

4150 rue Ste-Catherine O., local 360, Westmount

514-989-9031

www.avataq.qc.ca

métro Atwater

Chez les Inuits, un avataq est un flotteur servant à la chasse traditionnelle fait d’une seule peau de phoque.

Depuis sa création en 1980, Avataq s’est bâti une réputation solide en tant que chef de file culturel au Canada et à l’étranger. Son but est « de participer à la conservation et l’épanouissement de la culture et de la langue inuites, de sorte que les futures générations bénéficient du riche patrimoine transmis par les ancêtres ».

Centre d’amitié autochtone (CAAM)

2001 boul. St-Laurent

514-499-1854

www.nfcm.org

métro Saint-Laurent

Ce centre a pour mission d’aider la population autochtone vivant sur place ou de passage dans la ville de Montréal. Différentes activités culturelles ouvertes à tous, comme des cours de tambour ou de sculpture sur pierre, s’ajoutent aux programmes de santé physique, de formation et d’aide sociale ou juridique.

Fêter feter

21 juin, Journée nationale des Autochtones

Le premier jour de l’été, les Canadiens d’est en ouest de tout le pays sont invités à participer aux nombreuses activités de cette journée dédiée aux peuples autochtones.

Festival Présence autochtone

www.presenceautochtone.ca

Ce festival qui dure une semaine entre fin juillet et début août offre une foule d’activités qui vont de la gastronomie au cinéma, du récital de poésie au concert électro. Les festivités se déroulent pour la plupart sur la place des Festivals, mais également dans différents endroits de la ville. Un festival qui jette un regard pointu sur la créativité des Premières Nations.

Les Pow-Wow de Kahnawake et Kanesatake

Réserve Kahnawake, au sud du pont Mercier, seconde fin de semaine de juillet

www.kahnawakepowwow.com

Réserve Kanesatake, Oka, dernière fin de semaine d’août

Le Pow-Wow est un rassemblement des communautés autochtones. Une occasion unique de découvrir les arts des Premières Nations : danse, musique, cuisine, artisanat... Celui de Kahnawake est l’un des plus courus au Québec. Les danses en costumes traditionnels y sont particulièrement hautes en couleur.

Le Pow-Wow de l’Université McGill

First People’s House

Université McGill

3505 rue Peel

www.mcgill.ca/fph

métro McGill

Tous les ans, la First People’s House, qui offre du soutien aux étudiants amérindiens, inuits ou métis du campus, organise un grand Pow-Wow sur les pelouses de l’Université McGill. Les traditions du passé rencontrent celles de la modernité. Vibrant, festif, tout un programme pour aller à la rencontre de ces peuples premiers.

Goûter gouter

Montréal ne possède pas encore de restaurant typiquement autochtone comme celui de Wendake à Québec. Les différents événements autochtones qui se déroulent tout au long de l’année et particulièrement en été sont souvent l’occasion de découvrir les différents mets de la cuisine autochtone.

On trouve également des produits d’inspiration autochtones issus du terroir québécois au Marché des saveurs(514-271-3811, www.lemarchedessaveurs.com) du marché Jean-Talon : tisanes inuites « Délices boréales », les produits de « Gourmet sauvage » comme la compote de chicouté ou les cœurs de quenouilles (roseaux) marinés. La boutique propose également des terrines de caribou et de bison.

S’offrir offrir

Artisanat

Galerie Le Chariot Métiers d’art

446 place Jacques-Cartier

514-875-6134

métro Place-d’Armes

Occupant trois étages d’un immeuble situé sur la place Jacques-Cartier, cette grande galerie offre un vaste choix de sculptures inuites et iroquoises, sans compter un tout nouveau département de manteaux et accessoires de fourrure fabriqués au Québec. Les Inuits travaillent avec les matériaux qu’ils ont à leur disposition : l’os, l’ivoire, la corne, le cuir, les bois de caribou et surtout la pierre.

Galerie Images Boréales

4 rue St-Paul E.

514-439-1987

www.imagesboreales.com

métro Place-d’Armes

Une autre galerie dans le Vieux-Montréal qui fait la part belle à l’art inuit. Des sculptures, mais également des tableaux, photographies, lithographies, peintures.

Médias media

Presse

Origine

www.tourismeautochtone.com

Le magazine touristique autochtone du Québec. Une publication gratuite de prestige qui permet d’explorer le volet art de vivre autochtone. Beaucoup d’articles sont consacrés aux activités de plein air. Également sur Internet.

Les Inuits au cinéma

Les honneurs ont plu sur Atanarjuat, la légende de l’homme rapide (2001) de l’Inuit Zacharias Kunuk, coproducteur et réalisateur. Chaque fois que le film a été présenté dans un festival, il a gagné. Cette œuvre n’est pas du folklore sur les Inuits, mais une grande épopée, un voyage à travers le temps, l’espace et le froid. Un concentré de lointain parfaitement ficelé. Des histoires de saison qui forment un tout, une sorte de cycle de la vie. Le scénario, écrit en inuktitut, l’a rendu riche et complet. Il parle de tribus inuites nomades, de deux frères qui doivent se battre contre un mauvais sort lancé par un chaman, d’Atanarjuat (l’homme rapide) et d’Amaqjuaq (l’homme fort). Il parle de poursuite, de meurtre, de viol, de jalousie, puis de respect et de compassion. On se croirait au début du monde, comme si les Inuits étaient les seuls habitants existants, mais on embarque dans ce cercle des humains en perpétuel état de survie. Un film à voir ou à revoir.

Agaguk (1992), réalisé par Jacques Dorfmann, se passe aussi dans le Grand Nord québécois, vers le milieu des années 1930. Agaguk, un jeune Inuit, fils du chaman Kroomak, tue un trappeur. Furieux, le père jette un sort à son fils, alors condamné à abandonner sa tribu en compagnie de sa femme, Igiyook. Ce film, basé sur le roman de l’écrivain québécois Yves Thériault, regorge de splendides images sur la vie dans le Nunavik, avec ses blizzards, ses bêtes sauvages, la trappe, l’exploitation par les Blancs, etc. Ce n’est pas un cours didactique sur les Inuits, mais une belle œuvre à saveur ethnologique pour découvrir les traditions de ce peuple. À voir absolument!

Kabloonak (1990), de Claude Massot, se déroule également au Nunavik. Pendant un an, Nanook, un Inuit, est filmé dans son milieu de vie… jusqu’à ce qu’il meurt de faim. Un film devenu légendaire parce qu’il nous ouvre les yeux sur cette culture méconnue. Plus que recommandé.

The Nation

www.beesum-communications.com/nation

Un bimensuel en anglais et en langue crie qui traite de l’actualité des Cris. Il y est grandement fait état de la région de Baie-James (convention, travaux, droits, territoire) puisque huit villages cris y sont recensés. On y trouve aussi des légendes autochtones et des articles sur l’actualité. Également sur Internet.

The Eastern Door

www.easterndoor.com

L’hebdomadaire des Mohawks de Kahnawake. Toute l’actualité de cette communauté aux portes de Montréal. Également en format numérique.

Radio

K103 Kahnawake

Sur le 103,7 FM

www.k103radio.com

De la musique en anglais, de l’information sur la communauté et le sport et des talk-shows. C’est également la radio du bingo, un jeu de société très populaire sur les réserves.

Télévision

Aboriginal Television Network (APTN)

www.aptn.ca

Le Réseau de télévision des peuples autochtones (RTPA), plus connu sous son acronyme anglais APTN, est une chaîne de télévision canadienne. Elle est le premier réseau national de télévision autochtone au monde. Conçues par les Autochtones, pour les Autochtones et au sujet de ces derniers, ses émissions sont cependant destinées à tous les Canadiens et aux téléspectateurs du monde entier. On y diffuse même des séries à succès comme Heartland.

Internet

www.aborinews.com

Réseau d’informations sur les Autochtones (nouvelles, opinions, activités, événements, dossiers…).

Association des femmes autochtones du Canada

www.nwac.ca

L’association a pour objectif d’améliorer, de promouvoir et d’encourager le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes au sein des Premières Nations et de la société canadienne.

Radio-Canada

www.ici.radio-canada.ca/sujet/autochtones

www.ici.radio-canada.ca/sujet/terres-autochtones

Des sujets d’actualité et magazines sur la vie des Autochtones du pays.

Office national du film

www.onf.ca/chaines/peuples_autochtones

Possibilité de visionner en ligne des films et documentaires sur les peuples autochtones du Canada.

Les Américains

Il est dur d’échouer, mais il est pire de n’avoir jamais tenté de réussir.
Theodore Roosevelt

En 2011, dans la région métropolitaine on comptait près de 18 500 Montréalais nés aux États-Unis. Près de 25 000 personnes se déclaraient pourtant Américains et l’immense majorité d’entre eux (près de 80%) revendiquaient plusieurs appartenances ethniques. Ils sont nés à Montréal ou y sont venus pour étudier ou travailler dans les secteurs professionnels, puis y sont restés, ajoutant leur nombre à la population anglophone de la ville. Vu la proximité de Montréal avec les États-Unis, les influences et les apports américains sont omniprésents en ville.

Découvrir decouvrir

Consultat général des États-Unis

Immeuble SNC-Lavallin, 1155 rue St-Alexandre, angle boul. René-Lévesque

514-398-9695 et en cas d’urgence pour les ressortissants 514-981-5059

www.montreal.usconsulate.gov

La première agence consulaire à Montréal fut inaugurée en 1854 et obtint le statut de Consultat général trois ans après lorsque le bureau du Consul général des États-Unis dans les Provinces britanniques de l’Amérique du Nord fut transféré de Québec à Montréal en reconnaissance de l’importance commerciale croissante de la métropole. À cette époque, près de la moitié des échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis transitaient par le port de Montréal. Aujourd’hui, le gouvernement des États-Unis est représenté au Québec par deux consulats généraux, l’un à Montréal et l’autre à Québec. Sur le site du consulat, on retrouve toutes les actualités « américaines » de la métropole.

Fêter feter

4 juillet, fête nationale

En 1776, le texte de la Déclaration d’indépendance stipule que 13 colonies font sécession de la Grande-Bretagne : il est dorénavant possible de se révolter contre la monarchie britannique. Les Américains de Montréal se retrouvent souvent dans un restaurant pour célébrer leur fête nationale.

John Fitzgerald Kennedy

Trente-cinquième président des États-Unis, assassiné dans le cadre de sa fonction, John Fitzgerald Kennedy (1917-1963), alias JFK, reste l’un des hommes politiques les plus populaires du XXe siècle. Montréal lui rend hommage en plusieurs lieux : une avenue au centre-ville; un buste sculpté par Paul Lancz exposé au coin de la rue Jeanne-Mance et de l’avenue du Président-Kennedy; un parc situé entre les avenues Wiseman, Outremont, Saint-Cyril et Ducharme; une piscine au 3030 de la rue Villeray; un pavillon de l’UQAM accueillant les départements des Sciences de la terre et de l’atmosphère, de mathématiques et d’informatique (rue Jeanne-Mance).