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Le tour du monde à Montréal

De
342 pages

Découvrez les différentes communautés culturelles qui peuplent Montréal, des Allemands aux Chinois, des Italiens aux Haïtiens avec ce guide qui contient des adresses de restaurants et de boutiques
En quête de dépaysement? Montréal abrite une mosaïque de communautés culturelles issues des quatre coins du globe. Ce guide unique en son genre vous invite à les découvrir et à faire le tour du monde sans quitter les limites de la ville. Vous y trouverez la présentation d'une soixantaine de communautés culturelles, l'histoire de leur immigraiton et leurs quartiers d'implantation dans la métropole québécoise. Pour chacune d'entre elles, vous découvrirez de multiples adresses d'institutions culturelles, de lieux de culte, de restaurants, d'épiceries, de boutiques en tout genre et de sorties. Des portraits de Montréalais aux origines diverses parsèment l'ouvrage. Ils partagent leurs impressions sur la ville et leus bonnes adresses. Marco Calliari, Chantal Jolis, Boucar Diouf et Yolande Geadah font partie des personnalités mises en lumière.



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Crédits

Auteure : Linda Aïnouche

Mise à jour de la 2e édition : Philippe Renault

Éditeur : Pierre Ledoux

Adjointe à l’édition : Annie Gilbert

Correction : Pierre Daveluy

Conception graphique : Pascal Biet, Marie-France Denis, Philippe Thomas

Mise en page : Judy Tan

Photographies de la page couverture: © iStockphoto.com/blackred, Michael Chen, Stephan Hoerold, ilbusca, kshishtof, Robert Milek, José Carlos Pires Pereira, Pumba1, Lucía de Salterain, Suzannah Skelton, Darrin Wassom.

Cet ouvrage a été réalisé sous la direction de Claude Morneau.

Remerciements

Philippe Renault : merci à Boucar Diouf, François Bugingo, Hassan Serraji, Rachad Antonius, Fabienne Colas, Paulo Ramos, José-Maria Ramirez, Harout Chitilian, Nassib El-Husseini, Kim Thúy, Cathy Wong, Philippe Mollé, Barbara Diakowska-Séguin, Dan Hanganu, Marco Calliari et Elie Benchetrit de s’être prêtés au « jeu » du portrait.

Guides de voyage Ulysse reconnaît l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour ses activités d’édition.

Guides de voyage Ulysse tient également à remercier le gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC.

Guides de voyage Ulysse est membre de l’Association nationale des éditeurs de livres.

Note aux lecteurs

Tous les moyens possibles ont été pris pour que les renseignements contenus dans ce guide soient exacts au moment de mettre sous presse. Toutefois, des erreurs peuvent toujours se glisser, des omissions sont toujours possibles, des adresses peuvent disparaître, etc. ; la responsabilité de l’éditeur ou des auteurs ne pourrait s’engager en cas de perte ou de dommage qui serait causé par une erreur ou une omission.

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© Guides de voyage Ulysse inc.

Tous droits réservés

Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Dépôt légal – Quatrième trimestre 2014

ISBN 978-2-76580-392-8 (version numérique ePub)

Introduction

Montréal, ville multiethnique. Derrière cette expression se cache une kyrielle d’histoires, celles de tous ces hommes, ces femmes qui un jour ont quitté leur pays, de gré ou de force, et ont choisi le Québec et sa métropole. Au fil des siècles ou des décennies, ces immigrants ont forgé une cité au caractère unique à la fois francophone, anglophone et allophone. La ville compte aujourd’hui plus de 30% d’immigrants dans sa population et plus de 120 communautés culturelles y vivent ensemble en bonne harmonie. Aux nouveaux arrivants s’ajoutent les Montréalais issus de l’immigration des générations précédentes qui tout en endossant la culture québécoise n’en ont pas pour autant oublié leurs racines. Vivre à Montréal, c’est donc voyager à travers le monde, mais sans passeport et sans décalage horaire.

Bourlingueurs urbains, préparez-vous! Votre exploration sera ponctuée d’escales qui mettront vos sens à l’épreuve de la découverte. Vous goûterez sans limites aux civilisations des continents et vous vous ouvrirez à de nouveaux horizons.

Arts et cultures, parfums des marchés exotiques et safaris culinaires, initiations linguistiques et exercices physiques, manières de faire et savoir-faire de contrées lointaines vous étonneront. Les curieux et habiles explorateurs s’adonneront à la méditation japonaise, boiront du thé au beurre salé tibétain, pratiqueront le tango argentin, seront charmés par la peinture russe, rabâcheront l’alphabet arménien, fumeront le narguilé…

Le tour du monde à Montréal présente les différentes communautés culturelles de la ville en les regroupant par grandes régions du monde (Maghreb, Europe occidentale, Extrême-Orient, etc.). Après un rappel historique sur l’immigration de la communauté et les lieux de son implantation dans la ville, neuf thèmes sont développés : Découvrir, Fêter, Célébrer, Goûter, Sortir, S’offrir, Apprendre, En savoir plus et Médias. Bien sûr, suivant leur importance démographique et leur empreinte culturelle, ces thèmes ne sont pas tous présents dans chaque groupe.

Au fil des pages, vous aurez le plaisir de découvrir les témoignages de 16 Montréalais aux origines diverses qui se sont prêtés au jeu du portrait : Boucar Diouf, François Bugingo, Hassan Serraji, Rachad Antonius, Fabienne Colas, Paulo Ramos, José-Maria Ramirez, Harout Chitilian, Nassib El-Husseini, Kim Thúy, Cathy Wong, Philippe Mollé, Barbara Diakowska-Séguin, Dan Hanganu, Marco Calliari et Elie Benchetrit, issus des quatre coins de la planète, donnent leur vision de ce Montréal multiethnique.

Bon voyage autour du monde!

Notes

Le choix des communautés et des établissements

Ce guide ne se veut pas exhaustif et voudra bien se faire pardonner des groupes qui n’y sont pas représentés. Construction en partie subjective, le choix des communautés ethniques sélectionnées découle d’une triangulation entre leur densité démographique, le volume de leurs indicateurs culturels et les motifs de leur immigration. Les informations fournies ne sont, volontairement, ni celles d’un répertoire, ni celles que vous pourriez vous attendre à voir. Elles n’en sont pas moins livrées avec modestie et rigueur.

Les stations de métro

Dans les adresses, les stations de métro les plus proches sont indiquées, même si elles pourront vous paraître parfois éloignées des établissements mentionnés. N’hésitez pas à consulter le site Internet de la Société de transport de Montréal (www.stm.info) pour planifier vos déplacements.

Derrière les mots

Linda Aïnouche

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Photo © Mehdi Benboubakeur

Née en France de racines germano-berbères, je suis arrivée à Montréal en 1997 afin d’y poursuivre mes études supérieures. J’habite dorénavant à New York, au cœur d’une ville époustouflante et vibrante qui propose un voyage à chaque coin de rue! Ma passion pour la diversité culturelle, le mélange des genres, m’a conduite à faire des études d’anthropologie et de sociologie. Diplômée d’un doctorat de socio-anthropologie, devenue une «ethnologue-journaliste», je me suis dirigée vers l’écriture pour fabriquer des documents ethnographiques à la portée de tous. Je suis également réalisatrice de documentaires pour éveiller et questionner le monde encore autrement. Voyageuse aguerrie, depuis ma tendre enfance je me suis promenée aux quatre coins de la planète. Je cultive une vraie passion à faire le tour du monde…

Philippe Renault

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Photo © Philippe Renault

La mise à jour de la 2e édition du guide Ulysse Le tour du monde à Montréal a été confiée à Philippe Renault.

Originaire de France, j’ai toujours été un passionné du Québec, où j’ai effectué de nombreux voyages avant de venir m’installer définitivement à Montréal en 2006. Rédacteur et photographe dans le domaine du tourisme, j’ai eu la chance de beaucoup voyager un peu partout dans le monde et je suis l’auteur de guides touristiques et de livres de photos avec bien sûr dernièrement une prédilection pour ma nouvelle ville d’adoption sur laquelle j’ai publié en 2013 le guide Montréal insolite et secrète.

Depuis quelques années, je me suis également particulièrement intéressé au phénomène de l’immigration en collaborant au numéro spécial annuel du magazine français L’Express « S’installer au Canada », consacré aux immigrants francophones qui viennent vivre au Québec ou dans les autres provinces canadiennes.

L’Afrique

L’Afrique subsaharienne :

Congolais, Rwandais, Sénégalais, Ghanéens, Camerounais, Ivoiriens, Kenyans, Somaliens...

On ne peut pas peindre du blanc sur du blanc, du noir sur du noir. Chacun a besoin de l’autre pour se révéler…
Proverbe africain

L’Afrique, un continent, 54 États. L’immigration des Africains à Montréal est récente. Elle débute dans les années 1960 avec l’arrivée d’étudiants qui viennent poursuivre leurs études au Québec et bien souvent repartent ensuite dans leur pays d’origine. Dans les années 1970, Montréal ne comptait alors que quelques centaines d’Africains.

Faible jusqu’au milieu des années 1980, l’immigration made in Africa se renforce ensuite avec l’arrivée de réfugiés fuyant leurs pays pour raisons d’urgence et humanitaires (guerres, épidémies, conditions précaires…) : Afrique du Sud, Congo, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Ouganda, Rwanda, Burundi, etc. Depuis une trentaine d’années, l’immigration africaine à Montréal augmente de manière significative. Aujourd’hui, les Congolais sont les plus nombreux, viennent ensuite les Rwandais et les Sénégalais. En fin de liste, on trouve les Sierra-Léonais ou les Zambiens. Entre les deux, une trentaine de communautés à géométrie variable se sont établies à Montréal.

Dans la ville, il n’y a pas à proprement parler de quartiers « africains ». Les Montréalais d’origine subsaharienne sont très éparpillés même si on retrouve une plus forte concentration de certaines communautés dans des quartiers comme Côte-des-Neiges, Montréal-Nord, Villeray, Saint-Michel, Parc-Extension ou encore Cartierville ou Pointe-Saint-Charles. Il n’y a cependant pas (encore?) de ghettoïsation dans la métropole et c’est tant mieux!

Faibles en nombre, les Africains de Montréal contribuent pourtant de plus en plus à la société montréalaise, notamment dans le domaine culturel. Le comique penseur Boucar Diouf (Sénégal), l’ancien ministre québécois de la Culture Maka Kotto (Cameroun) ou encore le journaliste bourlingueur François Bugingo (Congo) en sont les symboles. Plusieurs grands événements festivaliers comme Nuits d’Afrique ou Vues d’Afrique font également de plus en plus parler d’eux. Toutefois, malgré ses éléments rassembleurs et son dynamisme croissant, on ne peut pas vraiment parler d’un Montréal africain. La population africaine de la métropole souffre encore de ses grandes différences, que ce soit sur le plan ethnique, la région d’appartenance ou encore la religion.

Découvrir decouvrir

Maison de l’Afrique Mandingo

6259 av. Henri-Julien

514-875-7710

www.maisondelafriquemontreal.com

métro Beaubien ou Rosemont

Vitrine du continent africain à Montréal, ce centre culturel se consacre à la mise en valeur de l’Afrique dans toutes ses facettes. Installé sur trois niveaux, il offre une galerie, une boutique, un café-librairie et un espace découverte. Sa fondatrice, Mariam Sy Diawara, qui est d’origine ivoirienne, est une des personnalités africaines de la métropole.

Centre Afrika

1644 rue St-Hubert

514-843-4019

www.centreafrika.com

métro Berri-UQAM

Ambassadeur de l’Afrique à Montréal, le Centre Afrika est un lieu d’échanges et d’activités intenses pour tous les Africains et tous les curieux. Sur son site Internet, le centre diffuse les coordonnées d’une multitude d’associations et autres organismes qui sont soucieux de faire connaître la culture, de soutenir des gens ou d’organiser des événements.

À la même adresse :

Centre de documentation africaine des Missionnaires d’Afrique

www.mafr.net

Une piste pour trouver des essais ou des revues spécialisées sur l’Afrique. Le fonds du centre compte plus de 6 000 ouvrages (Afrique francophone, colonisée, indépendante, christianisée…). Prenez rendez-vous avant d’y aller.

Afrique au Féminin

7000 av. du Parc, bureau 106

514-270-3274

www.afriqueaufeminin.org

métro Parc

Pour que les femmes d’origine africaine ne se sentent plus seules. Un lieu d’intégration avec conférences, débats, théâtre, partage de bouffe… Alter ego bienvenus.

Fêter feter

Chaque communauté célèbre la fête nationale et/ou la fête de l’indépendance de son pays. Parmi les autres éléments rassembleurs des communautés africaines, on peut citer :

Vues d’Afrique

www.vuesdafrique.org

Fin avril, début mai, un festival qui présente du cinéma africain et créole depuis 1984. Films grand public, films amateurs, films populaires, des découvertes et des surprises à l’écran. Occasion immanquable de s’en mettre plein la vue! Vues d’Afrique organise également toute l’année des spectacles, des expositions et des concerts.

Nuits d’Afrique

www.festivalnuitsdafrique.com

En juillet, ce festival dédié aux musiques d’Afrique, de l’océan Indien et des Caraïbes se déroule en salles et à l’extérieur tous les ans depuis 1987. Une belle manière de « voyager » et de danser en ville… Les productions Nuits d’Afrique proposent aussi des spectacles en dehors de la période du festival.

Mois de l’histoire des Noirs

www.moishistoiredesnoirs.com

Venu des États-Unis et célébré traditionnellement en février, mois d’anniversaire de naissance de deux grands abolitionnistes de l’esclavage, Frederick Douglass et Abraham Lincoln, le Mois de l’histoire des Noirs est arrivé au Québec en 2007. Il a pour but de sensibiliser à la contribution de ces communautés à l’histoire de la province, de favoriser l’ouverture au pluralisme et de renforcer le rapprochement des cultures. Des centaines d’événements se déroulent ainsi au Québec tous les ans et, bien sûr, à Montréal.

La SAPE

Née au Congo-Brazzaville dans les années qui ont suivi l’indépendance, puis exportée à Kinshasa, en République démocratique du Congo, la SAPE (la Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes) est inspirée du dandysme. Mouvement essentiellement masculin, ses membres vouent une adoration quasi religieuse à la haute couture, surtout française. Mais dans les quartiers populaires de Brazza ou de Kinshasa, se saper (s’habiller chic) est toute une gageure. Alternant entre mouvement purement festif ou parfois plus politique en opposition aux régimes en place, la SAPE vient défier la morosité et s’autorise le rêve dans un contexte qui ne s’y prête souvent pas. Il s’agit avant tout de rester digne, fier et élégant. Une ambition qui n’est cependant pas partagée par tous, la SAPE ayant aussi ses détracteurs dans le milieu africain. Aujourd’hui le monde des Sapeurs s’est diversifié entre les « classiques » restant fidèles aux origines dandy et les « bling bling » qui s’autorisent même les jeans ou les shorts du moment qu’ils soient d’une marque connue. Avec l’immigration, beaucoup de grandes villes dans le monde dont Montréal ont découvert la SAPE, un mouvement qui ne semble pas s’éteindre malgré l’usure du temps.

Foire africaine de Montréal

www.foireafricainedemontreal.com

Un grand rendez-vous à caractère économique, social et culturel. De nombreux exposants en provenance d’Afrique et des quatre coins du Québec et du Canada viennent y présenter leurs services et produits dans diverses branches d’activités. De nombreuses animations viennent égayer les activités plus sérieuses.

Célébrer celebrer

Faire vivre une religion, c’est faire vivre une culture. Une culture sans religion ressemble à un zèbre sans rayures.
Proverbe africain

Les religions monothéistes et de nombreuses églises évangéliques sont représentées dans les communautés africaines de Montréal. Chacune se pratique dans des lieux de culte souvent teintés d’africanité. Plus qu’un lieu de prière, l’église se place aussi fréquemment au cœur de la vie sociale.

Goûter gouter

Restaurants

Pas question pour les Africains de Montréal d’abandonner leurs bonnes vieilles habitudes alimentaires : yassa, mafè, alloco, foufou, attiéké et autres tié-bou-dien ont traversé l’Atlantique. Cuisines de l’est et de l’ouest de l’Afrique, différences et ressemblances, plats en sauce, épicés, boucanés, fumés, frits… de nombreux restaurants africains jalonnent la ville.

Le Messob d’Or (Éthiopie)

5690 av. de Monkland

514-488-8620

métro Villa-Maria

La cuisine délicieuse du restaurant éthiopien Le Messob d’Or vaut certainement le déplacement, ne serait-ce que pour manger de façon traditionnelle, de la main droite, un choix de viandes et de légumes enroulés dans une énorme crêpe, communément appelée injera. Impossible de trouver plus éthiopien dans la métropole.

Le Nil Bleu (Éthiopie)

3706 rue St-Denis

514-285-4628

métro Sherbrooke

Ce restaurant permet de découvrir la gastronomie éthiopienne. Un endroit confortable et accueillant. Plats conviviaux, mais attention aux épices si votre palais n’est pas habitué. Également un menu végétarien.

Restaurant Chic-Afric (Ghana)

654 av. Ogilvy

514-279-0104

métro Parc

Situé en sous-sol, ce petit restaurant s’avère un vrai trésor de la cuisine ghanéenne : odeurs à gogo, quantité d’ogres, ambiance sympathique. Béatrice Kodjo, la propriétaire-cuisinière bien en chair et tout sourire, recommande les boules de fufu (farine de manioc ou de plantain). Franchement, allez les goûter!

Afrodiziac (Ghana)

757 rue Jean-Talon O.

514-273-2003

www.restaurantafrodiziac.com

métro Acadie

Design sobre, mais ambiance chaleureuse dans ce restaurant de spécialités ghanéennes. Des entrées de brochettes, des soupes à l’arachide, aux piments... puis des plats de riz différemment assaisonnés et agrémentés de viande de poulet ou de bœuf et de légumes.

Portrait

Boucar Diouf

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Photo © Productions Boucar Diouf

Arrivé du Sénégal en 1991 pour faire un doctorat en océanographie à Rimouski, où il a passé 13 ans, Boucar Diouf vit maintenant à Longueuil et poursuit une carrière d’humoriste conteur. « D’abord océanographe et biologiste dans le Bas-du-Fleuve, précise-t-il, j’oscille depuis 2006 entre la télévision et la scène. »

Quels sont vos liens avec votre culture d’origine à Montréal?

Le regroupement des Sénégalais du Québec me lie à ma culture, je prends plaisir à participer à leurs événements associatifs. Je côtoie des amis d’enfance qui ont eux aussi immigré au Québec. De temps à autre, je savoure un plat de chez moi. Le magasin Giraffe (3997 rue St-Denis) est plein de souvenirs de mon enfance, je le dévalise à chacune de mes visites pour décorer mon appartement. Cette boutique, avec ses vendeuses sympathiques, me rappelle mon pays natal : les tissus, les statuettes, les paniers en raphia. La musique africaine m’attache sans vergogne à mon Afrique, les rythmes, les sons, les instruments, les paroles en wolof…

Quels sont vos liens avec les différentes cultures de Montréal?