Malaisie, Singapour et Brunei 7ed - Singapour

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Publié le : jeudi 14 novembre 2013
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EAN13 : 9782816141320
Nombre de pages : 137
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Pourquoi y aller

Halte obligée des voyages au long cours, parfait antidote à la poussière de la région et brillant élève du Sud-Est asiatique, Singapour suscite rarement l’indifférence. Si vous ne voyez en Singapour qu’une litanie de galeries marchandes, préparez-vous à réviser vos clichés. Ces dernières années, la cité-État s’est muée en nouvel enfant prodige du continent, bousculant les sages stéréotypes à force d’architecture de pointe, de musées dynamiques et de boutiques branchées. Certains des créateurs les plus en vue de la planète, des grandes toques new-yorkaises aux designers locaux d’avant-garde, ont élu domicile dans ses rues moites. Par-delà son côté moderne et branché, la cité constitue également un creuset immémorial mêlant traditions chinoise, malaise, indienne et occidentale, temples fascinants, marchés appétissants et parcelles de jungle embrumée. Au final, force est de constater que ce premier de la classe a plus d’allure qu’on ne l’aurait imaginé.

Quand partir


Fév Singapour fête le Nouvel An chinois avec feux d’artifice, défilés de dragons et marchés nocturnes animés.

Mai Faites le plein de bonnes affaires lors des soldes de Singapour, qui démarrent fin mai.

Sept Si les hôtels sont rares et coûteux, les fous de vitesse adoreront le Grand Prix de formule 1, disputé en nocturne.


Plan rapproché sur les pages suivantes


À ne pas manquer

Une incursion dans le quartier très “Bollywood” de l’animée Little India

Une immersion au cœur de la culture des Chinois des Détroits au Peranakan Museum ou à l’Asian Civilisations Museum

Bière fraîche et restauration de rue à gogo dans un hawker centre

Un moment en compagnie des animaux du Singapore Zoo , du Night Safari et du tout nouveau River Safari

Lèche-vitrines dans la mythique avenue commerçante d’Orchard Road

Une expédition dans la végétation de la Bukit Timah Nature Reserve

Un frisson sur les montagnes russes jumelles les plus hautes du monde au parc Universal Studios

Un périple en bateau jusqu’à l’immémoriale Pulau Ubin


Histoire

Singapour entra dans l’histoire quand sir Thomas Stamford Raffles débarqua dans ses paysages de jungle et de marécages en 1819, bien décidé à en faire un bastion de l’Empire britannique. Malgré des hauts et des bas – notamment l’invasion japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale et son exclusion de la fédération de Malaisie naissante en 1965 –, l’île a toujours tenu son rôle de carrefour du libre échange en Asie du Sud-Est.

Pourtant, malgré une croissance du PIB de 14,9% en 2010 (troisième performance mondiale), les élections législatives de 2011 ont vu la plus forte proportion de sièges disputés (94,3%) depuis l’indépendance de Singapour en 1965. Le People’s Action Party (Parti d’action populaire, PAP), le parti au pouvoir, a perdu 6,46% des votants (contre 8,69% en 2006), au profit du Worker’s Party (Parti des travailleurs, WP) notamment, dont le programme reflétait mieux les préoccupations des citoyens (accès au logement, système de santé et réseau de transports en souffrance).

Cette tension n’a rien de surprenant : la population de Singapour a doublé entre 1980 et 2013, passant de 2,4 à 5,31 millions d’habitants, essentiellement en raison de l’immigration. Avec 9,5 naissances pour 1 000, Singapour affiche l’un des taux de natalité les plus bas de la planète. Cette donnée n’a pas échappé au gouvernement local, qui a multiplié les initiatives : avantages fiscaux pour les bénéficiaires d’allocations familiales, séances de “speed dating” subventionnées, cours de salsa pour les célibataires. À la veille de la fête nationale en 2012, le fabricant de bonbons Mentos s’est joint à la danse avec une chanson impertinente tournant sur Internet : “Ce soir pour la fête nationale, je veux un enfant”, invitant les couples à célébrer la fête nationale dans leur lit. Dans le plus pur style singapourien, un avertissement rappelait que “seuls les couples stables et viables économiquement étaient invités à participer”.

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À voir

Le cœur de la ville est situé au sud de l’île. On y trouve la rivière Singapour, bordée par Boat Quay, Clarke Quay et Robertson Quay. Au sud du fleuve se dressent le quartier des affaires (Central Business District ou CBD) et Chinatown. Sur la rive nord, on trouve le Colonial (ou Civic) District et, plus au nord, Little India et Kampong Glam, à l’est duquel s’étendent Geylang, Katong (Joo Chiat), l’East Coast Park et Changi. Au nord-ouest du Colonial District s’étale Orchard Road, et, plus à l’ouest, les jardins botaniques de Singapour, ou encore les enclaves d’expatriés de Dempsey Hill et Holland Village. L’embouchure du fleuve coïncide avec Marina Bay et l’île de Sentosa au sud-ouest. Le centre-nord de Singapour abrite le zoo de Singapour et le Night Safari.


DÉCHIFFRER LES ADRESSES

La signalisation est bien faite à Singapour (panneaux de rues et numérotation logique des bâtiments). La plupart des adresses indiquent l’étage, ainsi que le numéro du magasin ou de l’appartement. En revanche, l’adresse ne donne aucune précision sur le quartier ou la banlieue. Par exemple, 05-01, the Heeren, 260 Orchard Rd, indique le magasin no01 au 5e étage du bâtiment the Heeren, au 260 sur Orchard Rd.


COLONIAL DISTRICT, LES QUAIS ET MARINA BAY

Avec son élégant patrimoine architectural, ses sites phares et ses grands musées, le Colonial District constitue la vitrine de Singapour. Les berges du fleuve hébergent les Boat Quay, Clarke Quay et Robertson Quay, trois âpres zones commerciales reconverties en carrefours animés avec restaurants, bars et boîtes de nuit. À l’est des quais, le fleuve se déverse dans Marina Bay, un nouveau quartier où les concepts architecturaux audacieux croisent un complexe de casinos futuriste et les insolites Gardens by the Bay.

National Museum of Singapore      MUSÉE

(Carte (Cliquez ici) ; www.nationalmuseum.sg ; 93 Stamford Rd ; adulte/enfant 10/5 $S ; history gallery 10h-18h, living galleries 10h-20h ; Dhoby Ghaut). Créatif, fort d’une collection exceptionnelle et remarquablement conçu, le musée national de Singapour mérite au moins deux visites. Au lieu des expositions classiques, des galeries multimédias animées ressuscitent l’histoire de Singapour, des rois de Malaisie aux trahisons coloniales, en passant par les émeutes et la renaissance du XXe siècle, la cuisine de style hawker, la mode et le cinéma, au fil d’un périple coloré et intime parsemé d’objets historiques, de témoignages personnels et de reconstitutions évocatrices.

Une partie du musée est logée dans un superbe bâtiment néoclassique du XIXe siècle. Coiffé d’une renversante rotonde tout en vitraux, l’édifice abritait jadis l’ancien Raffles Museum and Library.

Asian Civilisations Museum      MUSÉE

(Carte (Cliquez ici) ; www.acm.org.sg ; 1 Empress Pl ; adulte/enfant 8/4 $S, demi-tarif après 19h ven ; 13h-19h lun, 9h-19h mar-jeu et sam-dim, 9h-21h ven ; Raffles Place). L’excellent musée des Civilisations asiatiques accueille la plus grande collection de joyaux panasiatiques de l’Asie du Sud-Est. Ses onze galeries magnifiquement conçues explorent l’histoire, les cultures et les religions de la Chine, de l’Inde et de l’Asie occidentale musulmane, à travers une multitude de sculptures, d’armes anciennes, de bijoux et de tissus somptueux. Ajoutez à cela des expositions temporaires de haut vol et c’est l’assurance d’un rendez-vous culturel réussi.

Peranakan Museum      MUSÉE

(Carte (Cliquez ici) ; www.peranakanmuseum.sg ; 39 Armenian St ; adulte/enfant 6/3 $S, entrée libre 19h-21h ven ; 13h-19h lun, 9h30-19h mar-dim, 9h30-21h ven ; City Hall). Ce musée élégant, interactif et captivant, le plus récent de Singapour, témoigne du renouveau culturel des Peranakan (Chinois des Détroits) dans la cité du Lion. Au fil des dix galeries thématiques animées par des expositions multimédias, familiarisez-vous avec divers aspects de cette culture ancienne et moderne, du mariage au folklore, en passant par la mode et la cuisine. Parmi les pièces exposées, on trouve de splendides meubles et tissus.

Singapore Art Museum      MUSÉE

(Carte (Cliquez ici) ; 6332 3222 ; www.singaporeartmuseum.sg ; 71 Bras Basah Rd ; adulte/étudiant et senior 10/5 $S, entrée libre 18h-21h ven ; 10h-19h sam-jeu, 10h-21h ven ; Bras Basah). Ce musée fait la part belle à l’art moderne et contemporain du Sud-Est asiatique, entre peinture, sculpture, art vidéo et installations spécialement conçues. La galerie Wu Guanzhong (1919-2010) abrite une exposition tournante provenant du fonds légué par l’artiste, père de la peinture chinoise moderne, estimé à 70 millions de $S. À deux pas du SAM (Singapore Art Museum), le 8Q SAM (carte (Cliquez ici) ; www.singart.com/8qsam ; 8 Queen St ; entrée libre avec billet SAM ; 10h-19h sam-jeu, 10h-21h ven ; City Hall ou Bras Basah), la nouvelle extension du musée des Beaux-Arts, présente installations, expositions et créations contemporaines.


LES QUAIS DE LA VILLE

La portion de berge qui sépare le Colonial District du CBD est connue sous le nom de quais. La rivière Singapour, artère florissante jadis empruntée par les bateaux marchands pour acheminer leurs cargaisons dans les godown (entrepôts) qui jalonnaient les berges, relie aujourd’hui les trois quais. Une balade révèle les changements qui ont affecté le commerce singapourien au fil du temps : des immondes voies navigables d’autrefois, terreuses et poussiéreuses, jusqu’au scintillant quartier financier actuel, tout en verre et acier. Pour un compte rendu de l’histoire locale, visitez l‘Asian Civilisations Museum.

Boat Quay (carte (Cliquez ici) ; Raffles Place). Ce quai, le plus proche de l’embouchure de la rivière, était jadis le centre de commerce de Singapour et une zone économique importante jusque dans les années 1960. Au milieu des années 1980, la majorité des petits commerces étaient en ruine, les affaires s’étant déplacées ailleurs sur l’île, près des centres de fret high-tech. Déclarée réserve naturelle par le gouvernement, la zone est devenue un quartier animé où restaurants et bars abondent.

Clarke Quay (carte (Cliquez ici) ; Clarke Quay). Ce quai pastel, baptisé d’après sir Andrew Clarke, second gouverneur de Singapour, est devenu l’un des hauts lieux nocturnes de Singapour, regorgeant de restaurants, de bars et de clubs (les meilleurs comptent généralement la plus longue file d’attente). Ce quartier ne laisse pas indifférent, avec ses balustrades métalliques colorées, ses parasols en forme de feuilles de nénuphar sortis d’un livre de coloriage, et ses vénérables shophouses repeintes de couleurs vives.

Robertson Quay (64, 123, 143, Clarke Quay). Le plus en amont du fleuve, le discret Robertson Quay servait autrefois au stockage des marchandises. Certains des anciens entrepôts se sont mués en bars et clubs privés clinquants. On y trouve également nombre de bons restaurants et d’hôtels.


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