Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 2,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : MOBI

sans DRM

Partagez cette publication

Vous aimerez aussi

INVITATION AU VOYAGE

INVITATION AU VOYAGE - Les Baléares

Bienvenue à Minorque !

Beaucoup plus tranquille que le reste des Baléares en haute saison, Minorque est une destination encore peu fréquentée par les Français et accueille principalement des touristes catalans et anglais. Loin de la folie d'Ibiza et du tourisme massif de Majorque, Minorque est une destination calme et familiale. Même si quelques stations balnéaires viennent gâcher le paysage (en particulier Cala d'en Porter), vous pourrez échapper à la foule même en plein mois d'août, en particulier si vous posez votre serviette sur les plages du nord-est de l'île.

Si Formentera a ses chiringuitos et Ibiza ses boîtes de nuit, Minorque se réserve les meilleurs restaurants des Baléares. Amateurs de longues soirées estivales autour d'une bouteille de vin blanc et d'un plateau de fruits de mer, voici votre paradis…

L’équipe de rédaction

Fiche technique
Argent

La monnaie estl'euro (€). Les cartes de crédit fonctionnent toutes, mais ne sont pas forcément acceptées par les petits commerces. Il en va de même pour les chèques, rarement acceptés.

Idées de budget.Il faut compter un minimum de 15 € par jour pour se nourrir. En haute saison (juillet et août), le prix des hôtels se multiplie en moyenne par trois. Il devient donc difficile de trouver une chambre correcte à moins de 60 € par nuit. Mais certains hôteliers ne profitent pas de l’inflation des prix de ces deux mois d’été, et, en particulier à Majorque, des monastères proposent des chambres à 10 € environ par personne.

Destination en bref

Baléares : province espagnole.

Superficie : 4 992 km² pour la totalité de l’archipel, dont 3 625 km² pour Majorque, 701,80 km² pour Minorque, 572 km² pour Ibiza et 83,2 km2 pour Formentera. Cette superficie représente 1 % du territoire espagnol.

Capitale : Palma de Majorque.

Statut : depuis 1982, communauté autonome des îles Baléares avec un parlement et une présidence.

Nature du régime : parlementaire.

Président de la communauté autonome : José Ramón Bauzà Díaz (PP, Parti populaire), qui a gagné les élections en juin 2011.

Langues : espagnol et catalan.

Population : 1 095 000 hab., dont 80 % vivent à Majorque, 11 % à Ibiza et Formentera et 9 % à Minorque.

Densité : 220 hab/km².

Nombre de touristes par an : en 2010, plus de 9 millions de touristes étrangers sont entrés aux Baléares, dont 3,6 millions d'Allemands et 2,7 millions de Britanniques. Les Français arrivent en 6e position avec un total de 312 000 visiteurs. Si vous êtes à la recherche d'un peu de dépaysement, direction l'île de Minorque, qui n'accueille que 3 000 touristes français à l'année (contre 190 000 pour Majorque).

Chômage : au printemps 2011, le taux de chômage atteignait les 25 % aux îles Baléares. Avec l'arrivée de la saison estivale, ce taux est descendu à 20 %, témoignant de la précarité des emplois aux Baléares et des difficultés qui touchent l'ensemble de l'Espagne.

Téléphone

Le code national de l’Espagne est le 34.

Les téléphones portables espagnols commencent tous par 6.

Téléphoner de France aux Baléares : 00 + 34 + les 9 chiffres du numéro local (ex : téléphoner à Majorque : 00 + 34 + 971 12 34 56).

Téléphoner des Baléares en France : 00 + 33 + indicatif régional sans le zéro + les 8 chiffres du numéro local (ex : téléphoner à Paris : 00 + 33 + 1 + 12 34 56 78).

Téléphoner des Baléares aux Baléares, d’une île à l’autre ou dans la même île : les 9 chiffres du numéro local (ex : de Ibiza à Majorque : 971 12 34 56).

S’il s’agit d’un téléphone portable, il suffit de composer : 00 + 34 + le numéro du portable directement (ex : téléphoner à un portable d’Espagne : 00 + 34 + 619 56 78 90).

Pour les téléphones étrangers, il suffit de composer : 00 + code pays + indicatif régional sans le 0 + les chiffres du portable.

Coût du téléphone

Les cartes téléphoniques pour les téléphones publics coûtent environ 5 €.

Un appel local ou national coûtent environ 0,18 € la minute et 0,60 € vers la France.

Une connexion Internet d’une heure coûte de 0,50 € à 2 €.

Décalage horaire

Il n’y a pas de décalage horaire entre la France et les Baléares.

Formalités

Pas de formalités particulières, mais il est indispensable d'avoir une carte d'identité.

Climat

Doux en hiver, chaud en été, le climat des Baléares est typiquement méditerranéen.

Saisonnalité

Entre le mois d'octobre et le mois de mars, la plupart des hôtels et des restaurants des stations balnéaires sont fermés. Seules les grandes villes comme Palma et Eivissa continuent de vivre à un rythme normal. Pour ceux qui en ont la possibilité, il est conseillé de visiter les Baléares en juin ou en septembre, lorsque la foule estivale est absente et le climat particulièrement agréable. A partir du 15 juillet et jusqu'à la fin du mois d'août, les prix sont multipliés par trois un peu partout (hôtels, restaurants), mais l'animation est à son comble avec les nombreuses fêtes de village et animations en tous genres.

Le drapeau des Baléares

Tout comme le drapeau espagnol, le drapeau des îles Baléares est principalement représenté par les couleurs jaune et rouge, disposées par bandes horizontales. Dans le coin supérieur gauche, l’image d’un château en blanc sur un fond de couleur violette. Ce château représente le palais de l’Almudaina, la forteresse musulmane avec ses cinq tours carrées mises en évidence.

DÉCOUVERTE
Faire / Ne pas faire

Si vous connaissez deux mots d’espagnol, n’hésitez pas à les utiliser ! Ici, la population est habituée aux touristes et appréciera celui qui fera l'effort de parler espagnol, ne serait-ce qu’un peu…

Les Espagnols en principe ont horreur du vouvoiement et bannissent de leur vocabulaire le mot usted, « vous » de politesse. Certes, il ne viendra pas à l’esprit d’un Espagnol de vouvoyer quelqu’un de son âge, cependant, il convient de vouvoyer des gens plus âgés et les employés.

Une particularité des îles et de toutes les villes, c’est le respect d’autrui, où chacun déambule sans être jugé sur son apparence, sa religion ou ses coutumes.

Tâchez de ne pas entrer dans des discussions à propos de l’usage du castillan ou du catalan, c'est souvent un débat sans fin.

Ne vous avisez pas de faire vos petits commentaires à voix haute, car partout on remarque vite que vous êtes français, et les langages locaux ressemblent un peu au français. Aux Baléares, la population a l’habitude des touristes et, en un coup d’œil, reconnaît l’origine des vacanciers. En outre, de nombreux établissements ont des propriétaires français installés depuis longtemps qui sont susceptibles de vous comprendre.

En juillet et août, les plages sont noires de monde et deviennent, entre autres, des cendriers ambulants. A défaut de ramasser les mégots des autres, évitez de laisser les vôtres !

Les Baléares en 30 mots-clés
Ad-lib

Cette mode vestimentaire est née il y a plus de 30 ans à Ibiza, promue par la défunte Smilja Mihailovitch. C'est la contraction de l’expression latine ad libitum ( « prenez le parti qu’il vous plaira »). De nouveaux dessinateurs et de nouveaux couturiers ont continué de lancer des modèles féminins ou masculins, désinvoltes, frais, qui semblent évoquer la luminosité et l’air de jeunesse d’Ibiza. Imaginatifs et audacieux, ils sont un mélange harmonieux d’élégance et de sophistication qui définit la mode d’Ibiza. C’est une industrie qui s’exporte vers les autres îles, en Espagne continentale, dans toute l’Europe et sur le marché japonais. C’est un hymne à la liberté qui signifie « Habille-toi comme il te plaît mais avec goût !  ».

Agrotourisme

Afin de diminuer la différence entre les revenus agricoles par rapport à la moyenne des revenus régionaux, voilà plusieurs années que le gouvernement des Baléares tente de développer le tourisme rural : l’agrotourisme. Rompant le rythme saisonnier, les agrotourismes sont, en général, d’anciennes demeures modernisées en hôtels. Avec des prestations plus personnelles, l’agrotourisme s’adresse particulièrement à un tourisme luxueux.

All i oli

Tous les bars et restaurants le proposent, c’est une bonne façon de remplacer les habituelles cacahuètes qui accompagnent les apéritifs français avant de passer à table. L’all i oli, ou allioli, accompagné de pain et d’olives, ouvrira votre appétit à des saveurs hispaniques. Attention toutefois à garder de la place pour le reste du repas !

Avarques

Impossible de les rater : tous les Espagnols les ont aux pieds ! Il s'agît d'une sandale en caoutchouc avec une lanière en cuir, portée autrefois par les bergers. Originaires de Minorque, on les appelle dans le reste de l'Espagne menorquinas.

Cabrera

Petite île installée au sud de Majorque, elle est longtemps utilisée comme camp d’incarcération pour les prisonniers français durant les guerres napoléoniennes. Aujourd'hui, l’archipel qu’elle forme avec d’autres petits îlots alentour est classé parc national. On y trouve un musée et un château.

Caldereta

La caldereta est une sorte de bouillabaisse typique de Minorque et plus précisément de Fornells, petite et charmante agglomération du nord de l’île. La principale différence avec le plat français est qu’elle inclut de la langouste. Le résultat est donc beaucoup plus parfumé… et plus cher (60 € minimum par personne).

Chiringintos

C’était autrefois des bars de pêcheurs. Ces derniers venaient s’y rafraîchir avant et après leurs parties de pêche. En général, les soirées y finissaient plutôt arrosées ! Maintenant, ce sont tous ces bars que vous pouvez trouver en bord de plage. Ils servent tout type de nourriture, mais aussi des cocktails en soirée. Ils agrémentent en général l'ambiance par de la musique, berçant les plagistes qui bronzent tranquillement à proximité, installés sur leur serviette de bain. C'est à Formentera que vous trouverez les meilleurs chiringuitos des Baléares.

Chupito

Vous n’y échapperez pas : restaurants, bars, boîtes de nuit, chez l’habitant, le chupito est une tradition. Dans un petit verre, à boire d’un coup ou plus lentement, une liqueur de votre choix. A essayer, la vodka roja, la cremacatalana, mais surtout les hierbas mallorquinaset ibizencas (à base d’anis et de divers types de plantes locales).

Cuevas

Le sous-sol des îles Baléares regorgent également de merveilles. De nombreuses grottes naturelles, qui servaient autrefois de refuges aux animaux et hommes préhistoriques, se trouvent éparpillées sur les quatre îles principales. Toutes exploitées à des fins touristiques, elles ont été aménagées et des concerts et spectacles de son et lumière sont régulièrement programmés au milieu des nombreuses stalactites et stalagmites.

DJ

Les discothèques d’Ibiza en font leur plus grande publicité : qui aura le meilleur DJ… de la soirée. Depuis plusieurs années, le Ibiza DJ Awards récompense le meilleur DJ de l’année. Les fans peuvent également voter sur Internet. Mais outre les boîtes de nuit, la plupart des bars branchés et des paillotes sur les plages parmi les plus prisées possèdent leurs DJ attitrés ainsi que leurs propres discographies.

Eivissa

Nom catalan d’Ibiza, c’est également le seul qui vous indiquera la direction de la ville une fois sur l’île. Bien qu’après une décision municipale en 1979 l’île et la ville partagent désormais le même nom, les cartes, guides touristiques et indications signalétiques ont tendance à appeler l’île Ibiza, et la ville Eivissa. Nous ferons de même afin d’éviter les confusions.

Ensaimadas

L’équivalent de nos croissants. C’est un rien plus gras (l’ensaimada est faite à base de saindoux et non de beurre), enroulé comme un pain aux raisins, saupoudré de sucre glace… et surtout, c’est une véritable religion ! Chaque touriste rentre chez lui avec son carton souvenir ! Dans les halls de départs de l’aéroport comme à bord des bateaux pour le continent, les boîtes hexagonales en carton blanc sont légion.

Esthétisme

Les îles regorgent en saison de beautiful people, sauf à Minorque, qui demeure très discrète. L’image et le paraître ont une grande importance mais, paradoxalement, il est de bon ton d’opter pour une attitude désinvolte doublée d’un certain je-m’en-foutisme, car s’il est vrai que tout le monde s’observe, il n’en est pas moins vrai que tout le monde se tolère. Si les Baléares abondent de grandes boutiques tendance, la palme de la sophistication revient à Ibiza, qui est indiscutablement la plus fashion de l’archipel : dreadlocks, tatouages, piercings, maquillage outrancier… Il n’y a pas une mode dans la capitale de la fête mais une diversité de styles, le seul mot d’ordre étant l’extravagance. A Majorque, tout est permis à condition que l’élégance ne soit pas maltraitée. Pourtant, malgré tous ces codes, la simplicité peut être également de mise et, comme tout le monde, les politiques, la famille royale et les milliardaires peuvent se promener en short et tongs !

Fiesta

Comprenez-le bien, la fête, vous pouvez la faire partout ! Sur les plages, dans les boîtes de nuit, dans les bars. Feux d’artifices, fêtes de village, fullmoon party, rassemblements plus ou moins surveillés dans les criques, on vit la nuit aux Baléares !

Finca

C’est l’habitat traditionnel des Baléares. Des murs épais pour garder la chaleur en hiver et la fraîcheur en été. Un toit habituellement plat afin de permettre d’autres constructions en amont. Evidemment, avec les constructions massives de béton, les fincas ont tendance à se faire de plus en plus discrètes sur l’île, mais, grâce à l’apparition de l’agrotourisme, certains propriétaires décident de transformer une partie de leur habitat en hôtel de campagne. A l’intérieur des terres, loin des hordes de touristes, ils offrent une prestation de haute qualité.

Gin Xoriguer

Produit emblématique de Minorque, le gin Xoriguer est élaboré à partir de vin de raisins et aromatisé avec des baies de genièvre. Sa variante la plus populaire est la pomada, avec du jus de citron. Vous en trouverez dans tous les bars, mais attention aux excès !

Hippies

Les hippies sont arrivés sur l’archipel au milieu du XXe siècle et y ont laissé leur empreinte. Notamment une distraction hebdomadaire de l’île d’Ibiza : les Hippy Markets, dont les principaux sont Es Canar et Las Dalias (à San Carlos). D’autres, plus petits mais pas moins intéressants, se sont formés dans les diverses stations balnéaires de l’île. Vous y trouverez des produits artisanaux (bijoux, sculptures, vêtements…), mais aussi des produits d’importation asiatique et indienne et d’autres objets présentant un intérêt plus relatif.

Légendes

L’histoire d’Ibiza regorge de témoignages sur d’étranges cultes, vols de sorcières et apparitions d’ovnis. Chacun a sa version et n’hésite pas à ajouter sa petite touche personnelle. Il n’est pas rare d’avoir, pour un même sujet, une vingtaine de versions différentes. Tel est le cas du culte voué à la déesse Tanit, à Ibiza, et sur l’îlot des Vedrà. A Majorque, beaucoup de légendes se mélangent à la réalité. Il semble que la toponymie soit déjà mêlée à des légendes. Les îles ayant été occupées par les Romains, les Carthaginois, les Arabes, il n’est pas étonnant que chacune d’elles conserve sa propre version des faits et de l’histoire, souvent racontée à travers les générations. Les danses et les folklores sont représentatifs du mélange de ces civilisations.

Mayonnaise

Fleuron de la cuisine française, ce condiment serait apparemment originaire de Minorque. On raconte que le duc de Richelieu (cousin du fameux cardinal) aurait rapporté cette recette de Mahón et l'aurait introduite en France, d’où son nom serait issu : mahonesa.

Moulins

Vous en verrez sur les quatre îles des Baléares. A Majorque et à Ibiza, ils sont trapus et leurs ailes sont courtes. Ils servent à capter l’eau douce dans le sol. A Minorque et à Formentera, leurs ailes sont longues (4 ou 5 m !) et sophistiquées, pour capter au mieux le vent et faire tourner plus vite les meules qui écrasent les grains de blé. Deux types de moulins pour deux utilisations bien différentes.

Parcs naturels

L’archipel ne compte pas moins de sept parcs naturels : Sa Dragonera est une petite île au sud-ouest de Majorque ; las Salinas d’Ibiza et de Formentera ; les îlots d’Es Vedra, d’Es Vedranell et de Ponent à Ibiza ; la Cala Mondrago à Majorque ; la péninsule de Llevant au sud-est de Majorque ; S’Albufera des Grau au nord-est de Minorque et S’Albufera de Mallorca.

Pityuses

Les Pityuses ou îles Pityuses regroupent les îles d’Ibiza et de Formentera, ainsi que plusieurs petits îlots tels Espalmador et Espardell. Le toponyme Pityuse provient certainement de pitys qui signifie « pin » en grec ancien. Dans l’antiquité, les Pityuses étaient clairement différenciées du reste des îles Baléares. Majorque et Minorque formaient quant à elles les Gymésies.

Playa

Qu’elles soient de sable fin ou de galets, les petites criques (calas) ou les étendues à perte de vue, les Baléares offrent une diversité impressionnante de plages en tout genre. Naturistes, sportifs ou bronzeurs en herbe : il y en a pour tous les goûts. Le drapeau bleu (plage propre selon les critères européens) flotte presque partout aux Baléares. L’eau est le plus souvent limpide. Les plages ne sont pas vraiment dangereuses, en revanche les rochers peuvent le devenir. Attention aux plongeons ! Les méduses, parfois, perturberont votre bain. La plupart des plages sont surveillées par des sauveteurs de la Croix-Rouge.

Sa Dragonera

Située à l’extrême sud-ouest de Majorque, cette petite île est déclarée parc naturel par le gouvernement des Baléares en 1995. Des tours de guet ainsi que des vestiges de l’époque talayotique y ont été découverts.

Santos ou saints

Ici, le négoce du cierge rapporte. Beaucoup de localités dans les îles portent le nom d’un saint ou d’une sainte ou de la sainte Vierge, surtout à Ibiza.

Sargantanes

Il s'agit d'une espèce de lézard typique des Baléares et en particulier de Formentera, qui en a fait son symbole.

Sobrassada

Produit incontournable de Majorque, la sobrassada est élaborée à partir de viande de porc. Sa couleur rouge provient du paprika, mélangé avec du sel, du poivre, et la viande hachée. Malgré ses airs de gros saucisson, la sobrassada a la consistance du pâté, on l'étale donc sur du pain pour la déguster.

Talayot

Entre 1000 et 300 ans av. J.-C. naissait l’ère talayotique. De nombreux vestiges de cette période se retrouvent aux Baléares, en particulier sur l’île de Minorque. Ils se caractérisent par des taulas : mégalithes en forme de T pouvant mesurer jusqu’à 3,7 m de hauteur. La plupart du temps, ils sont entourés par un mur en forme de U.

Tapas

Grande tradition espagnole, les tapas sont les amuse-gueules qui peuvent se prendre à toute heure et constituer un repas. Comme en Catalogne, les tapas se dégustent ici sous forme de rations (raciones) plutôt que sur du pain (comme c'est le cas en Andalousie ou au Pays basque).

Temporada

Mot désignant la période touristique, signifiant « saison » et prenant toute son ampleur au niveau des prix, surtout pour l’hébergement. En règle générale, la temporada est divisée en trois : temporada baja d’octobre à fin avril, la temporada media en mai, juin et septembre, et la temporada alta en juillet et août.

Survol des îles

Les Baléares sont un groupe d’îles installées quasiment au milieu de la Méditerranée, à environ 200 km au large de la péninsule ibérique. Elles font partie de l’Espagne depuis le Moyen Age. Le 25 février 1983, l’archipel est devenu une communauté autonome administrée par un gouvernement local, El Govern Balear, ayant sa propre compétence. Le siège du gouvernement se trouve à Palma, capitale de cette communauté qui regroupe plus d'un million d'habitants. Dans chaque île, un consell insular (conseil insulaire) gère les affaires îliennes en toute indépendance.

Géographie

La communauté autonome des Baléares se compose géographiquement d’un groupement d’îles réparties en deux archipels distincts : l’archipel des Baléares proprement dit, au nord, dominé, par l’île de Majorque ; et l’archipel des Pityusas, au sud du précédent, comprenant l’île d’Ibiza et Formentera. L’archipel des Baléares se compose d’un petit essaim d’îles dont les plus importantes sont Majorque, avec 3 625 km2, et Minorque, avec environ 701 km2. Plus grande île du vaste archipel des Baléares, Majorque mesure 100 km d’est en ouest et 80 km du nord au sud. C'est l’île qui possède la plus grande variété de paysages, avec des côtes sableuses et rocheuses, mais surtout deux cordillères montagneuses dont les sommets culminent, pour la sierra de Tramuntana, à plus de 1 400 m d’altitude, comme le bien nommé Puig Major (1 445 m). Entre les deux sierras, on trouve une vaste dépression où sont installées les principales, mais modestes, agglomérations de l’île. Le reste de l’espace est voué à l’agriculture et essentiellement à l’arboriculture (orangers, citronniers, figuiers…).

L’autre grande île de l’archipel Nord, Minorque, est presque six fois plus petite que son imposante voisine mais est toutefois la deuxième île par la superficie de la communauté autonome. Longue d’environ 48 km et atteignant 20 km dans sa plus grande largeur, elle est extrêmement ventée et parsemée de murets qui en font son charme. Dotée d’un modeste couvert végétal, Minorque est dominée par un sommet, modeste lui aussi, le monte Toro, qui culmine à 357 m. L’île compte deux importantes agglomérations, Maó à l’est et Ciutadella à l’ouest, qui regroupent les deux tiers de la population.

Entourant Majorque et Minorque, on trouve un semis de petites îles dont les plus importantes sont Sa Dragonera et Cabrera, respectivement à l’ouest et au sud de Majorque.

Le second archipel de la communauté autonome est celui des Pityusas, composé principalement par les îles d’Ibiza et de Formentera. Ibiza (130 000 habitants) est, par sa superficie, la troisième île des Baléares avec 570 km2. Longue de 40 km et large de 20 km, elle est extrêmement montagneuse et couverte encore, en certains endroits, d’une forêt primitive de pins, ces arbres qui ont donné leur nom à l’archipel des Pityusas ( « recouvert de pins »). On n’y trouve que de rares plaines dominées par le mont Atalayas, haut de 475 m. Elle est rattachée à sa voisine Formentera par une suite de rochers et d’îlots.

Formentera ressemble, par sa forme, à la Guadeloupe, en moins exotique et tropicale. Elle est formée de deux parties bien distinctes, l’une très plate et l’autre montagneuse, dominée par le Puig La Mola (192 m) et rattachée à la première par une étroite bande de terre.

Les quatre principales îles des Baléares, Majorque, Minorque, Ibiza et Formentera ont une superficie totale de près de 5 000 km2.

Géologie : le relief des Baléares tire son originalité de la présence de sierras et de basses plateformes de grès calcaire. Puisque les Baléares sont le prolongement de la chaîne Bétique, on y observe les mêmes plissements alpins, la même orientation sud-ouest-nord-est que dans la chaîne située en Espagne continentale. Ainsi, l’île d’Ibiza est le prolongement montagneux de Majorque.

Climat

Hiver.Le climat des Baléares, de type méditerranéen, paraît délicieusement doux en hiver puisque la moyenne des températures ne descend pas en dessous des 12 °C, mais il est évident que les touristes sont moins nombreux aux Baléares en hiver qu’en été ! Or, c’est précisément pour cette douceur hivernale que nombre d’Européens ont choisi de s’installer dans l’archipel, les mois d’hiver (décembre, janvier et février) constituant l’époque la plus tranquille. Si le temps peut parfois paraître instable, les journées sont le plus souvent ensoleillées, claires et limpides. Sous un ciel d’un bleu intense, la journée offre un climat printanier, mais la température chute le soir avec des nuits fraîches. Ainsi, la veste ou le manteau ne sont nécessaires qu’à la tombée du jour. On peut très bien rester en pull, surtout à Ibiza et Formentera, plus méridionales. Au mois de février, les amandiers à Ibiza commencent leur floraison et l’île se couvre de blanc et rose un peu partout. Sont à remarquer les plaines de Santa Agnès comme de La Corona. Les balades dans le centre de l’île, comme à Sant Mateu, sont de toute beauté. Le climat reste doux. A Minorque, la tramontane exige une bonne protection contre le froid et le vent.

Printemps et automne.Ces périodes sont très variables, mais c’est à ce moment que l’on peut goûter les plus belles semaines de l’année avec un ensoleillement parfait et une température idéale. Le printemps et le mois de septembre sont la meilleure période pour découvrir la lumière et la végétation des Baléares. Il peut y avoir quelques jours d’une pluie sporadique mais forte. S’il est rare qu’il pleuve pendant une journée entière, en revanche, cela peut durer une longue semaine à la période de l’équinoxe. Au printemps, sous un ciel d’orage, il ne fait pas froid, pas même frisquet. Les orages sont bruyants, forts et magnifiques. Aussitôt après, au plus tard le lendemain, la température remonte à 25 °C. Le soleil réussit toujours à réchauffer l’air et à sécher la terre. Malgré des pluies impressionnantes mais passagères, l’archipel, comme la péninsule Ibérique, subit la sécheresse depuis plusieurs années. Dernièrement, les pluies sont devenues plus sporadiques, moins violentes, et la sécheresse aux îles Baléares a été plus importante que celle des régions dites très arides de la péninsule.

Eté. La grande saison touristique commence en juin, parfois à la mi-mai pour ceux qui ont la chance de profiter des vacances à cette période précoce. Le temps est chaud et le soleil tape. Le ciel est bleu et l’eau est fraîche, mais les plages sont plus calmes. Le soir, la température fraîchit et on supporte une petite laine. Le vent d’est ou levante peut souffler. Juillet sonne le début de l’invasion touristique. Evidemment il fait plus chaud, parfois même trop, jusqu’à 40 °C. Août voit le summum de l’agitation à laquelle seule Minorque échappe, ce qui lui confère une atmosphère de tranquillité et de fraîcheur. A partir du 1er juillet, chaleur et foule surprennent autant à Majorque qu’à Ibiza.

Environnement – écologie

Si la ville de Palma et l’île de Majorque, la plus riche et la plus tertiaire de l’archipel, ont décollé avant les autres, elles ont aussi subi toutes les erreurs urbanistiques. Minorque a su rester discrète et prudente, mais Ibiza n’a pas été épargnée par le tourisme de masse : l’île a vu certains de ses plus beaux sites défigurés. Les autorités locales, comprenant enfin que le meilleur spectacle à offrir aux touristes est celui de la nature, ont décidé de protéger les espaces naturels épargnés. Les populations sont également sensibilisées et le respect de la nature fait partie du quotidien. Pour preuve, des poubelles vertes avec des sacs plastiques prévus pour ramasser les crottes de chien sont à disposition et les insulaires y voient une mission de civisme de première importance. Tout cela donne un côté agréable aux villes où il fait bon flâner. Nous comptons sur vous pour pérenniser cette tradition !

Parcs nationaux