Nicaragua 2013 Petit Futé

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Les Country Guides du Petit Futé sont des guides pour tous les voyageurs. Ils proposent une synthèse équilibrée d'informations pratiques et culturelles et sont conçus pour que les lecteurs puissent effectuer le voyage qui leur convient, seuls ou en groupe.
Publié le : dimanche 23 septembre 2012
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EAN13 : 9782746965669
Nombre de pages : 241
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couverture
Table des matières

INVITATION AU VOYAGE

Bienvenidos a Nicaragua !

Fiche technique

DECOUVERTE DU NICARAGUA

Survol du Nicaragua

Histoire

Politique et économie

Population et mode de vie

Arts et culture

VISITE DU NICARAGUA

Managua et sa région

Masaya et les « Pueblos Blancos »

Granada et le lac Nicaragua

León et le Nord-Ouest

Le Nord

La région du Centre

Le Sud-Ouest

La région du río San Juan

La région caraïbe

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Comment partir ?

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Galerie cartes

INVITATION AU VOYAGE
Bienvenidos a Nicaragua !

Extraordinaire isthme naturel reliant deux continents, terre de volcans, de plages, de lacs et de forêts luxuriantes, l’Amérique centrale s’ouvre enfin aux voyageurs et offre les conditions idéales d’une découverte « nature et culture » au contact d’une population métissée très accueillante. « Centroamérica : tan pequeña, tan grande » ( « l’Amérique centrale : si petite, si grande » ) dit-on ici, et c’est bien vrai. Dans ses paysages vierges et grandioses, l’Amérique centrale concentre près du dixième de la biodiversité mondiale protégée par d’innombrables parcs naturels.

Parmi les pays qui composent cette « Méditerranée américaine » , le Nicaragua avec son majestueux lac et ses belles cités coloniales est un paradis pour l’écotourisme. Ici, l’esprit vagabonde entre les petits villages coloniaux blottis dans les plantations de café, sur les rivières exubérantes de la plus grande forêt vierge centro-américaine, dans les vallées sauvages parmi les ruines d’une civilisation grandiose ou le long des superbes plages de la côte caraïbe.

Loin du tourisme pressé, l’Amérique centrale nous invite à la lente redécouverte des sens : on y vient pour sentir, toucher et observer cet environnement unique cerné par les eaux lumineuses de la mer des Caraïbes et celles tumultueuses de l’océan Pacifique. Partout, l’aventure est encore possible, tandis que les infrastructures se développent pour un plus grand confort. Des rencontres authentiques avec des cultures indigènes, une faune et une flore abondantes, des sites naturels d’une rare beauté, de fabuleux spots de surf et de plongée, le plus fameux rhum et les meilleurs cigares du monde : voilà un aperçu de l’étonnante richesse culturelle, naturelle et humaine de cette région à découvrir d’urgence.

Alors... à vos valises et bon voyage !

Fiche technique
Nicaragua
Le drapeau du Nicaragua

Drapeau à trois bandes horizontales : bleu, blanc, bleu. La bande blanche centrale est ornée de l'écusson d'armes national, un triangle au-dessus et « Amérique centrale » en bas. Similaire à ceux d'El Salvador et du Honduras.
Comme le Honduras et le Salvador, le Nicaragua a sensiblement conservé l'ancien drapeau de la Fédération de l'Amérique centrale après l'indépendance du pays en 1821. On retrouve ainsi les deux bandes bleues représentant les océans Pacifique et Atlantique (ou la mer des Caraïbes), et la bande blanche représentant le pays bordé par les eaux. Au centre figurent les armes de l'Etat : un triangle symbolise la justice, encerclé par l'inscription « République du Nicaragua » . Les cinq petits volcans évoquent là encore les cinq anciens Etats-membres de la Fédération de l'Amérique centrale.

Argent

Monnaie : Córdoba (C$).

Taux de change : avril 2011 : 1 € = 31,46 C$ ; 1 US$ = 22,15 C$ ; 100 C$ = 3,17 € = 4,5 US$.

Idées de budget

Pour s’y rendre. Le billet au départ de l’Europe coûte entre 700 et 900 € (en été, il faut compter plutôt 1 200 €). On peut trouver des billets moins chers, mais les périodes auxquelles ils sont proposés ne conviennent pas forcément.

Pour l’hébergement, peu de chances de trouver quelque chose de correct en dessous de 30 US$ – petit budget : 25/35 US$ par jour • budget moyen : entre 40 et 75 US$ par jour • budget aisé : à partir de 80 US$ par jour.

Géographie

Situation géographique : 13°N 85°W.

Superficie : 130 370 km².

Frontières : 309 km avec le Costa Rica, 922 km avec le Honduras.

Littoral : 910 km.

Point culminant : Cerro Mogotón (2 107 m).

Population

Population : 5 666 301 habitants (est. juillet 2011).

Densité : 43,46 hab./km² (est. 2011).

Taux de croissance : 1,088 % (est. 2011).

Répartition : entre 0 et 14 ans : 31,7 % ; entre 15 et 64 ans : 63,8 % ; 65 ans et plus : 4,5 % (est. 2011).

Age moyen : 22,9 ans (homme : 22,1 ans ; femme : 23,7 ans) (est. 2011).

Espérance de vie : 71,9 ans (homme : 69,82 ans ; femme : 74,09 ans) (est. 2011).

Taux de natalité : 19,46 ‰ (est. 2011).

Taux de mortalité : 5,03 ‰ (est. 2011).

Taux de mortalité infantile : 22,64 ‰ (est. 2011).

Indice de fécondité : 2,12 enfants par femme (est. 2011).

Langue officielle : espagnol (castellano).

Langues parlées : espagnol, anglais et dialectes indigènes sur la côte caraïbe.

Composition : Métis : 69 % ; Européens : 17 % ; Noirs : 9 % ; Amérindiens : 5 %.

Religions : catholiques romains : 73 % ; protestants et mouvements évangélistes : 15 %.

Alphabétisation : 77 % (est. 2009).

Politique

Nature du régime : république, régime présidentiel.

Capitale : Managua.

Division administrative : 15 départements (Boaco, Carazo, Chinandega, Chontales, Esteli, Jinotega, León, Madriz, Managua, Masaya, Matagalpa, Nueva Segovia, Río San Juan, Rivas) et deux régions autonomes (Atlantique Nord et Atlantique Sud).

Président : Daniel Ortega Saavedra (depuis le 10 janvier 2007).

Vice-président : Jaime Morales Carazo (depuis le 10 octobre 2007).

Constitution : 9 janvier 1987, avec amendements en 1995 et en 2000.

Exécutif : le président et le vice-président élus au suffrage universel pour 5 ans.

Législatif : assemblée nationale de 93 membres élus au suffrage universel pour 6 ans.

Jour d’indépendance : 15 septembre 1821.

Fête nationale : 15 septembre.

Devise nationale : « Dieu, patrie et honneur » ( « Dios, Patria y Honor » ).

Droit de vote : universel, plus de 16 ans.

Économie

PIB : 6,375 milliards US$ (est. 2010).

Croissance du PIB : 2,8 % (est. 2010).

PIB/habitants : 2 900US$/hab., 169e/230 (est. 2010).

Population au-dessous du seuil de pauvreté : 48 % (2005). Il faut noter que nombreux sont ceux qui vivent sous le seuil de l’extrême pauvreté.

Dette publique : 78 % du PIB (est. 2010 et 63 % pour l'est. 2009).

Inflation : 4,7 % (est. 2010 et 3,7 % pour l'est. 2009).

Chômage : 8 % (est. 2010, mais sous-emploi massif).

Secteurs d’activité dans le PIB : agriculture : 17,5 % ; industrie : 26,5 % ; services : 56 % (est. 2011).

Ressources naturelles : argent, or, cuivre, tungstène, plomb, zinc, bois.

Produits de l’agriculture : café (20e rang mondial), bananes, canne à sucre, coton, riz, oranges, tabac, maïs, sésame, soja, bœuf, porc, poissons…

Exportations : Etats-Unis 61,98 % ; El Salvador 7,74 % ; Costa Rica 3,67 % (2009).

Importations : Etats-Unis 22,63 % ; Venezuela (12,27 %) ; Mexique (9,05 %) ; Costa Rica (8,66 %) ; Chine (7,16 %) ; Guatemala (6,59 %) ; El Salvador (5,63 %) (2009).

Téléphone

Le code international du Nicaragua est le 505. Les numéros de téléphone fixe comportent tous huit chiffres désormais (pour un téléphone fixe, un « 2 » est mis en début de numéro ; pour un portable, un « 8 » ).

Pour appeler depuis l’étranger, composer le code du pays (505) précédé de deux zéros et suivi du numéro à 8 chiffres (Ex : 00-505-XXXX XXXX).

Pour appeler du Nicaragua à l’étranger, composer le code du pays où vous vivez précédé de deux zéros en préfixe (par exemple : 00 + 1 pour le Canada, 00 + 41 pour la Suisse, 00 + 32 pour la Belgique ou 00 + 33 pour la France), suivi du numéro de téléphone de votre correspondant (en France, sans le 0 initial du code régional).

Décalage horaire

Moins sept heures en hiver, moins huit en été par rapport à la France, la Belgique et la Suisse. Moins une heure par rapport à Montréal.

Climat

De type tropical humide sur la côte est-atlantique, tropical sec sur la côte ouest-pacifique, tropical tempéré sur les hautes terres des régions centrales (plutôt frais en altitude).

Saisonnalité

La saison sèche correspond aux mois de novembre à avril ; la saison des pluies s’étend de mai à début novembre. Toutefois il pleut beaucoup plus sur la côte caraïbe (surtout de septembre à février) que sur celle du Pacifique. La saison des pluies n’est pas forcément désagréable, les pluies durant rarement plus de quelques heures. Les principales curiosités se situant entre autres dans la région pacifique, les mois de novembre et décembre semblent les plus beaux.

Les hautes saisons touristiques sont à Noël, en janvier/février, pendant la Semaine sainte (Pâques), et pendant les mois de juillet/août.

DECOUVERTE DU NICARAGUA

DECOUVERTE DU NICARAGUA - Nicaragua

© Petit Futé

DECOUVERTE DU NICARAGUA - Honduras-Salvador-Nicaragua

© Petit Futé

Survol du Nicaragua

Le Nicaragua est le plus grand pays d’Amérique centrale. Il est situé à cheval sur deux larges façades maritimes, l’océan Pacifique d’un côté et l’océan Atlantique de l’autre.

L’intérieur du pays est montagneux avec une chaîne volcanique active, faisant partie de la ceinture de feu du Pacifique. Au nord on retrouve des massifs montagneux tandis qu’à l’est, les plaines de la mer des Caraïbes forment de grandes étendues marécageuses. Enfin au sud-ouest un des plus grands lacs du continent américain – le lac de Nicaragua avec ses îles volcaniques – et au sud un grand fleuve, le río San Juan, complètent sa carte d’identité géographique.

Le Nicaragua a retrouvé, il y a une vingtaine d’années, le chemin de la démocratie et de la paix. Il regarde à présent son avenir avec optimisme car lui qui n’avait pas, ou peu, de tradition touristique commence à attirer les investisseurs étrangers. C’est justement parce que c’est un pays encore « neuf » qu’il est intéressant à visiter ! L’accueil des « Nicas » (les Nicaraguayens) sera toujours aimable, encore teinté de curiosité.

GEOGRAPHIE

Le Nicaragua est le plus vaste des pays d’Amérique centrale. Au nord, il touche le Honduras et le Salvador (ce dernier par le golfe de Fonseca) ; au sud, le Costa Rica. A l’ouest, il est bercé par les eaux vives du Pacifique (le mal nommé), à l’est par les ondes cristallines des Caraïbes.

3 zones géographiques distinctes

On distingue trois zones géographiques distinctes :

La côte pacifique est traversée par une cordillère volcanique, la fameuse sierra de los Maribios, où les secousses telluriques et les éruptions ne sont pas de vaines hypothèses : le Chonco, le San Cristóbal, le Cerro Negro ou le Telica sont en effet des volcans toujours actifs. Cosigüina n'est plus vraiment actif actuellement. De fait, la ville de León fut détruite en 1610, tout comme Managua en 1972. De beaux lacs (dont le lago de Nicaragua et le lago de Managua, reliés par la rivière Tipitapa, qui représentent à eux deux presque 10 % de la surface totale du pays) et des lagunes nichées au creux d'anciens foyers volcaniques évasés (comme Tiscapa ou Apoyo par exemple) enchantent le voyageur. Le lac Nicaragua, ou Cocibolca selon les indigènes précolombiens, est le plus grand lac d'eau douce d'Amérique centrale (8 270 km²).

La zone centrale du pays est montagneuse ; ce sont les « hautes terres » , d'une altitude moyenne de 600 m.

Plusieurs dorsales montagneuses imposent au relief une étrange configuration, dont la cordillera Isabelita qui dépasse les 2 000 m d'altitude.

A l'est s'étendent les basses terres tropicales, une vaste plaine côtière connue sous le nom de Moskitia (les Nicaraguayens disent aujourd'hui « la costa » ). Elle est bercée par les eaux des Caraïbes et plusieurs peuples indigènes y vivent encore, plus ou moins métissés. Autrefois presque entièrement couverte par une forêt tropicale, elle a subi les méfaits d'une déforestation à outrance pour l'exploitation du bois. Les quatre fleuves principaux du pays, le San Juan (mythique, limite entre les plaques tectoniques nord-américaines et sud-américaines), le Coco (le plus grand, le plus sauvage peut-être, frontière avec le Honduras), le Grande (à découvrir avant que d'autres ne le fassent) et le Escondido (très important pour la communication et le transport), se jettent dans la mer des Caraïbes ; il est d'ailleurs à noter qu'aucun cours d'eau au Nicaragua ne se jette dans l'océan Pacifique.

Volcans

A l'époque précolombienne, les volcans appartenaient à la cosmologie indigène ; ils étaient considérés comme des protecteurs naturels, des entités divines. Le sol était fertile sur les flancs, favorisant l'agriculture. De fait, les trois plus grandes villes du pays furent construites à proximité.

Aujourd'hui, on ne compte pas moins de neuf volcans actifs ; d'autres sont endormis et de nombreuses structures volcaniques parsèment le paysage nicaraguayen. Cette géographie insolite est une invitation aux treks et à l'observation d'oiseaux ou de phénomènes naturels (geysers...). La plus grande chaîne est celle des Maribios, qui abrite de nombreux jeunes volcans : San Cristóbal, Telica et Cerro Negro sont les plus fameux.

Le volcan Apoyo (468 m) est éteint depuis 23 000 ans environ. Il abrite une superbe lagune bleu turquoise, de 7 km de large, et d'une profondeur atteignant 200 m environ.

Le volcan Masaya (600 m) est l'un des plus accessibles. Des légendes rapportent que les indigènes jetaient autrefois des femmes vierges et de jeunes enfants dans le cratère pour apaiser la colère des dieux. En 4550 av. J.-C., il fut le théâtre de l'une des plus grandes éruptions volcaniques de l'histoire. En avril 2001, il est de nouveau entré en éruption après plus de vingt ans de tranquillité ; depuis, il semblerait qu'il ait encore un ou deux mots à dire.

Le volcan Cerro Negro (725 m) a été créé lors d'une éruption du complexe Las Pilas en 1850. C'est le plus actif et il a déjà grandi de 400 m depuis sa naissance (qui peut en dire autant ?) ! La dernière éruption remonte à 1999, mais il se met en branle tous les vingt ans environ. Son apparence est lunaire. C'est sur ses pentes que le Français Eric Barone a battu le record du monde de vitesse à VTT en mai 2002, à 172 km/h ! Notre héros est tombé vers le bas du cratère, détruisant sa monture mais sans trop d'égratignures ! Enfin, avec quelques fractures tout de même.

Le volcan Cosigüina (859 m) fait office de sentinelle sur le golfe de Fonseca. Du sommet, par beau temps, il est possible de voir le Salvador et le Honduras. Son éruption de 1835, la dernière en date (et la dernière tout court, puisqu'il est éteint), est restée dans les annales comme l'une des plus violentes de tous les temps aux Amériques.

Le volcan Telica (1 061 m) connaît une constante activité tellurique depuis une dizaine d'années, une activité signalée par les fumerolles, dont témoignent les « Hervideros de San Jacinto » , un site naturel à visiter.

Le volcan Momotombo (1 258 m), sur les berges du lac Managua, est une référence dans la poésie de Rubén Darío ; c'est aussi l'un des symboles du pays, surplombant le lac et son petit frère, le Momotombito (389 m). Il est toujours actif ; d'ailleurs, une petite station géothermique a été édifiée à sa base pour développer une énergie renouvelable.

Le volcan Mombacho (1 345 m), immanquable depuis Masaya ou Granada, est un excellent endroit pour se balader à pied. Il est recouvert d'une forêt nuageuse, une curiosité sur la côte pacifique. Sa dernière éruption remonte à 1570 (ensevelissant le village chorotega de Nandaime). Une violente éruption il y a plusieurs milliers d'années aurait créé les Isletas près de Granada.

Le volcan Casita (1400 m) a défrayé la chronique en 1998 après le passage de l'ouragan Mitch, quand de nombreux villages ont été ensevelis par une gigantesque coulée de boue provoquée par l'effondrement de l'un des pans du volcan.

Les volcans Concepción (1 610 m) et Maderas (1 394 m) se trouvent sur l'île d'Ometepe. Le premier est toujours actif ; son cône est parfait. Dernièrement, il a craché une pluie de cendres, sans plus de peur que de mal.

Enfin le volcan San Cristóbal (1 745 m), aussi appelé « El Viejo » , connut sa plus forte période d'activité jusqu'en 1885, mais il est toujours actif : depuis 1999, il semble un peu inquiet et en juillet 2001, il est entré en éruption.

CLIMAT

Comme tout pays tropical d’Amérique centrale, le Nicaragua connaît deux saisons : la saison sèche (de décembre à mai environ) et la saison des pluies (de mai à novembre). Toutefois, il convient de nuancer cette généralité. La côte pacifique n’est pas très arrosée (les pluies en saison sont très rarement continues), tandis que les précipitations sur la côte caraïbe dépassent les 3 800 mm par an : autant dire qu’il pleut presque tout le temps, même en saison dite « sèche » .

Les régions côtières du Nicaragua jouissent d’un climat tropical sec sur la côte pacifique, humide sur la côte caraïbe. Les températures moyennes oscillent entre 25 et 35 °C selon la saison, mais la chaleur peut devenir insupportable sur le versant pacifique de fin février à avril, à la fin de la saison sèche (d’autant qu’un vent soutenu balaie la poussière).

A l’intérieur des terres, le climat est plus frais : les habitants de la capitale, de fait, parlent des régions montagneuses comme d’une « petite Sibérie locale » . Les températures varient entre 15 et 26 °C, mais peuvent tomber beaucoup plus bas la nuit.

Comme tous les pays bordant la mer des Caraïbes, le golfe du Mexique et l'Atlantique Nord, le Nicaragua est victime régulièrement d'ouragans, surtout en début de saison des pluies (de juin à novembre). Il a été calculé qu'entre 1892 et 1998, 19 ouragans, 21 tempêtes tropicales et 2 dépressions tropicales ont frappé le pays. Le Nicaragua a subi deux terribles ouragans ces 25 dernières années : en 1988, Joan a pratiquement détruit Bluefields ; en 1998, Mitch a causé la mort de plus de 3 000 personnes et a dévasté l'ensemble du pays. En 2007 et en 2009, deux ouragans, Ida et Felix, ont fait des centaines de victimes et plusieurs dizaines de milliers de sinistrés.

PARCS NATIONAUX

La première aire protégée date de 1958 (Cosigüina), et le premier parc national a été légalement établi en 1979 (Volcan Masaya). Toutefois, aucun moyen de sauvegarde n’a été mis à disposition avant les années 1980, époque où fut créé l’Institut nicaraguayen des ressources naturelles (IRENA). Il s’appelle aujourd’hui MARENA. En 1987, la première Constitution du pays introduisit enfin le concept de protection de l’environnement.

En 2010, le Nicaragua disposait de 76 aires protégées représentant environ 25 % du territoire. Cependant, l’éloignement et les difficultés d’accès de certaines zones réduisent les champs d’action ; le « terrorisme bio » , des problèmes de corruption (on aurait accordé des licences de coupage de bois) et les trafics de bois ou d’animaux (tortues, iguanes, etc.) sont légion. Les mines (d’or, d’argent et de cuivre dans le nord du pays, une zone réputée dangereuse) rendent la protection du patrimoine naturel encore plus compliquée. De plus, il n'existe que peu de gardes forestiers (une centaine dans tout le pays). Ces dix dernières années, le Nicaragua a perdu une grande quantité de son bois dans les aires protégées ainsi que de nombreuses espèces de la flore et de la faune.

Parc national de Masaya. Premier parc national du pays, au nord de Masaya, et le plus visité selon les statistiques nationales. Cratères actifs (dont celui de Santiago). Une espèce de perroquet vert (chocoyeros) habite les flancs du cratère principal. Plusieurs sentiers (dont un de 20 min environ à gauche des cratères pour contempler Mombacho et la lagune de Masaya).

Refuge de la vie sauvage La Flor. 18 km au sud de San Juan del Sur. Les tortues Paslama viennent y pondre, mais aussi les Olive Ridley et les Tora, entre les mois de juillet et janvier. Possibilité de camper sur place, mais peu de commodités. Renseignements à la Fondation Cocibolca (fcdeje@ibw.com.ni).

Réserve naturelle de Mombacho. Ce volcan éteint, flanqué de deux cratères, est recouvert d'une dense forêt nuageuse près de Granada. La réserve est protégée par une organisation privée à but non lucratif, la Fondation Cocibolca. Belles balades, jolies vues par beau temps sur Granada, les Isletas, la lagune de Apoyo et le lac Nicaragua. Près de 50 espèces de mammifères, 174 espèces d'oiseaux et 750 variétés de plantes ont été recensés. Climat frais au sommet, la pluie et le vent sont des hôtes indésirables mais très communs.

Réserve naturelle de Chocoyero – cascade El Brujo. A 23 km au sud de Managua. Peu visitée, cette réserve abrite une importante colonie de chocoyeros, ces perroquets verts qui vivent accoutumés au gaz sulfureux du cratère Santiago (parc national de Masaya).

Réserve naturelle de Miraflor. 5 600 ha près d'Estelí (à 18 km). Forêt sèche, savane tropicale, beau lagon. Quetzals et toucans notamment. Un trésor méconnu du Nicaragua : la réserve permet d'associer un tourisme écologique à un tourisme rural. On peut en effet loger dans des maisons particulières, une expérience originale à ne pas manquer.

Refuge de la vie sauvage Los Guatuzos. Entre le río San Juan, le lac Nicaragua et la frontière du Costa Rica. 43 000 ha. Nombreuses espèces migratoires, mammifères, dont certains en voie de disparition. A notre avis, l'un des plus beaux sites naturels du Nicaragua, assez aisément accessible (un minimum d'aventure toutefois, ce n'est pas Fontainebleau) : un voyage d'une demi-journée permet d'observer autant d'espèces animales qu'un séjour d'une semaine dans de nombreux parcs du Costa Rica.

Réserve naturelle de l'île Juan Venado. En face de la plage de Las Peñitas, près de León. Séparée du continent par un bras d'environ 100 m de large. Mangrove impressionnante. Possibilité de voir les tortues en saison (la nuit). Balades en bateau fascinantes pour observer les oiseaux ou les iguanes et les caïmans.

Réserve naturelle de Tisey – La Estanzuela. Au sud d'Esteli. Abrite le Salto de la Estanzuela, une cascade d'environ 30 m de haut. Il est possible de nager dans des piscines naturelles. Embranchement à 1 km au sud de la ville, au niveau de l'hôpital ; demandez votre chemin. Ensuite, 5 km jusqu'à l'entrée. Le mieux est de prendre un guide local (on vous le proposera !) et de le rétribuer comme il se doit.

Réserve naturelle du volcan Maderas. Volcan éteint sur l'île d'Ometepe. Cascades, forêt nuageuse dense, lagune de cratère, vues panoramiques. On pourra observer une grande colonie de singes hurleurs, notamment. L'ascension est recommandée (8 heures environ) mais difficile : réservé au sportif !

Parc national archipel Zapatera. Comprend 13 îles, une forêt sèche, de la savane et des marais. Pétroglyphes sur l’île El Muerto (parmi les plus anciens vestiges du monde précolombien au Nicaragua). Le couvent de San Francisco à Granada possède quelques statues en pierre découvertes sur le site.

Réserve biologique de Indio Maïz. Elle s'étend sur 264 000 ha au sud, près de la frontière avec le Costa Rica. Héberge la plus grande forêt primaire du pays également. Pluviométrie importante. Flore et faune d'une richesse incroyable et que l'on découvre peu à peu aujourd'hui. Certains biologistes la considèrent comme le joyaux de l'Amérique centrale.

Réserve de la biosphère Bosawás. 730 000 ha, soit 14 % du territoire national. Forêt humide tropicale, la plus grande d'Amérique centrale à la frontière du Honduras. Habitée par les Miskitos (nombreuses communautés indigènes). Très difficile de s'y rendre à moins d'aimer l'aventure (la vraie), à conseiller seulement si vous êtes prêt à affronter l'inconfort.

FAUNE ET FLORE
Faune

La faune du Nicaragua est essentiellement constituée par des cerfs, des pécaris, des guatusas (petits rongeurs endémiques à la fourrure cuivrée), des lapins, des tatous, des fourmiliers, plusieurs espèces de singes (notamment le singe hurleur, le singe araignée et le singe à tête blanche), quelques pumas, des caïmans, des tortues, des serpents et des iguanes (on mange ces derniers, vous aurez peut-être l’occasion de voir des vendeurs agiter les bêtes encore en vie au bord de la route – la soupe est plutôt bonne !), de nombreux lézards, des perroquets (dont notre fameux chocoyero), des colibris et des dindes sauvages. Côté oiseaux, mentionnons aussi certains énergumènes : urraca (geai à poitrine blanche, commun sur l’île d’Ometepe notamment), zanate (mainate à longue queue), tourterelle, pélican, vautour, héron blanc, oropendula (un drôle de bonhomme au chant délicieux et qui construit des nids en forme de grosses poires), guardabarranco, l’oiseau national, un superbe parent du quetzal, l’oiseau mythique des Mayas, dont on dit qu’il ne peut être mis en cage car il meurt aussitôt.

Evidemment, ne comptez pas observer de près des espèces rares si vous restez sur les sentiers battus. Le lac Nicaragua, qui fut jadis relié à la mer, héberge une étonnante faune marine, autrefois habituée à l’eau salée et qui a dû s’accoutumer. On vous parlera sûrement du requin d’eau douce (Carcharhinus nicaraguensis), unique au monde. L’océan Pacifique fait les délices des pêcheurs au gros, qui peuvent y déloger le phénoménal marlin.

Pour les petits tracas quotidiens, évoquons les cigales, les lucioles (un spectacle rare sur certaines plages du Pacifique, quand elles illuminent le sable comme autant de chandelles invisibles)… ou les scorpions noirs, plus effrayants que mauvais bougres finalement, puisque leur piqûre n’est pas mortelle.

Flore

La végétation du Nicaragua est typique d’un pays tropical et subtropical : forêts denses et pluvieuses sur le versant est de la cordillère centrale (côte caraïbe), où abondent le cèdre, le sapin baumier, l’acajou, le palmier africain à huile, et l’arbre à gomme sauvage, tout comme de nombreux arbres fruitiers ; forêt à feuilles caduques sur les hautes terres ; forêt sèche sur le versant ouest (Pacifique), si l’on excepte la réserve naturelle de Mombacho et la réserve du volcan Maderas.

D’autres espèces d’arbres sont courantes dans le pays : le cocoboldo (famille des cacaoyers), le jacaranda, le chilamate (arbre à caoutchouc), le flamboyant (nommé ici malinche), les mangroves et l’arbousier ou « arbre aux fraises » (madroño), l’arbre national. Les plantes et les fleurs sont nombreuses, colorées, et constituent un spectacle de tous les instants (le village de Santa Catarina près de Masaya est réputé comme le centre de l’horticulture dans le pays) : fougères, philodendrons, figuiers, coléus, crotons, hibiscus, bougainvillées, bégonias, orchidées, jasmins, sans oublier la fleur du frangipanier, fleur nationale (sacuanjoche).

Histoire
Époque précolombienne

On sait que le Nicaragua est habité depuis au moins 10 000 ans, comme en témoignent les empreintes découvertes à Acahualinca, près de Managua. Toutefois, on ne sait pas grand-chose de plus au sujet de cette civilisation primitive. Les grandes migrations en provenance d’Asie (détroit de Behring en Alaska) ou de Polynésie (par l’Amérique du Sud) firent des terres de l’Amérique centrale des lieux de passage importants.

Au moment de la conquête espagnole, les deux principales cultures du Pacifique dans le pays étaient celles des Chorotegas (venus du Mexique et parlant la langue mangue) et des Nicaraguas. Les Maribios (de langue hokano, probablement de Basse-Californie) s’installèrent au nord-ouest. La côte atlantique était habitée par les Sumus, les Miskitos (deux peuples aux langues très similaires, probablement originaires de Colombie) et les Ramas.

Une constante (à nuancer) : peu de sites de peuplement, une vie plutôt nomade, une organisation politique et sociale en apparence rudimentaire, et le chamanisme comme religion. Les Lencas (que l’on trouve aujourd’hui au Honduras et au Salvador) peuplaient l’est du pays, les Chontales (peut-être des descendants de Mayas) occupaient les régions centrales.

La colonisation
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