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Pays basque 3 - Biscaye

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Biscaye

Pourquoi y aller

Rues pavées et architecture moderne, bord de mer aux charmants petits ports et parcs naturels : la Biscaye (Bizkaia) est aussi variée que son histoire, sa culture et sa gastronomie. C’est avant tout Bilbao avec son célèbre musée Guggenheim, qui attire les visiteurs dans la région. Cette ville, dont le visage a longtemps été celui d’une cité industrielle, a réussi, depuis plus d’une dizaine d’années, à se refaire une beauté. Bonne vivante, ouverte aux autres, culturelle, Bilbao saura vous communiquer son énergie et vous aurez envie d’y rester un peu plus que prévu pour explorer la région.

Au nord et en allant vers l’est, le bord de mer, avec sa côte assez sauvage ponctuée de lieux séduisants comme Getxo, Mundaka (spot de surfeurs), ou encore Elantxobe, rappelle que la Biscaye vivait de l’océan. À l’intérieur des terres, les poumons verts de la région – parc d’Urkiola et réserve de la biosphère d’Urdaibai – témoignent, pour leur part, de l’intérêt porté à la protection de l’environnement et offrent de nombreuses activités à pratiquer en famille. Quant à Guernica (Gernika), ville martyre devenue Ciudad de la Paz, elle prouve que la région, malgré son passé meurtri, a fait des efforts considérables pour donner aux visiteurs le meilleur d’elle-même.


À ne pas manquer      voir carte

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La petite ville symbole de Guernica

Saint-Jean de Gaztelugatxe , un sanctuaire perché sur un îlot

Mundaka , l’un des spots qui comptent sur la planète surf

Elantxobe , village accroché à une falaise

La splendeur passée de Balmaseda


CÔTE DE BISCAYE

Une série de ports de pêche bordent le golfe de Gascogne entre Ondarroa et Bakio. La plus belle partie de cette côte est à nos yeux celle qui s’étend aux abords de Bermeo, notamment près du sanctuaire de Gaztelugatxe. Mundaka, autre point fort de ce littoral, suffit par son seul nom à faire rêver les accros du surf.

Ondarroa

Au pied des montagnes côtières de la Biscaye, le plus important port de pêche du Pays basque est bâti de part et d’autre du río Artibai. Plusieurs ponts franchissent le cours d’eau sinueux dont le plus ancien, le Puente viejo, a été bâti en 1795 en lieu et place d’un ouvrage du XIVe siècle qui aurait été l’un des premiers du Pays basque à pouvoir se lever pour laisser le passage aux navires. Un pont récent dessiné par Santiago Calatrava enjambe le fleuve quelques centaines de mètres en aval.

L’un des principaux attraits d’Ondarroa (8 930 habitants), qui n’a pas vraiment de charme, est sa ville ancienne, dédale de minuscules ruelles pentues noyées entre de nombreux bâtiments modernes. L’existence au XXIe siècle de ce cœur de ville qui remonte à l’époque où Ondarroa, fondée il y a près de 700 ans, vivait du commerce maritime et de la pêche baleinière dans le golfe de Gascogne, relève du miracle. Il fut en effet dévasté par un premier incendie en 1463, puis à nouveau la proie des flammes en 1794, cette fois du fait des armées françaises. Le feu a heureusement préservé son plus bel élément de patrimoine, l’église Santa María qui domine le port. Cet édifice gothique du XVe siècle se distingue par sa décoration extérieure soignée, notamment par un alignement de 12 figures sculptées, le Kortxeleko-Mamuak, représentant la suite d’une cour royale. Il existe bien une petite plage, la playa de Arrigori, mais le port industriel n’est pas loin et elle n’invite pas vraiment à la baignade.

Office du tourisme (946 831 951 ; www.learjai.com ; Erribera Kalea 9 ; mi-juin à mi-sept ven-sam 10h-14h et 16h-20h, dim 10h30-14h30, mi-sept à mi-juin ven-sam 10h30-13h30 et 16h-19h, dim 10h30-14h30)


LA BISCAYE AVEC DES ENFANTS


Où se restaurer

Sutargi jatetxea      PINTXOS ET CUISINE BASQUE €€

(946 832 258 ; Nasa Kalea 11 ; menus à partir de 26 €, plats à partir de 12 € ; tlj sauf lun, fermé sept). Déco moderne mais spécialités bien traditionnelles pour cette accueillante et goûteuse adresse qui se décline entre un bar à pintxos (au rez-de-chaussée) et une salle de restaurant (à l’étage) avec vue sur le cours d’eau. La formule a visiblement trouvé son public d’habitués, attirés par les bons produits et la sélection de vins au verre.

Depuis/vers Ondarroa

BUS La ville est desservie par les bus de Bizkaibus (www.bizkaia.net) depuis Bilbao et ceux de la compagnie Pesa (www.pesa.net) depuis Saint-Sébastien. Ondarroa est également reliée aux deux grandes villes basques par Euskotren (www.euskotren.es).

Lekeitio

Une très belle mais sinueuse route côtière (BI3428) relie, à une douzaine de kilomètres au nord-ouest, Ondarroa à Lekeitio. Important port de pêche fondé au XIVe siècle, cette localité qui se partage entre la pêche et le tourisme attire énormément de monde l’été. On y vient avant tout pour la Playa Isuntza, qui fait face à un îlot (Isla de Garraitz ou Isla de San Nicolás) planté de pins auquel on peut accéder à marée basse, mais aussi pour le port et ses maisons de pêcheurs, ainsi que pour la vieille ville. Celle-ci s’articule autour de la Basílica de Santa María de la Asunción (lun-sam 8h-12h et 17h-19h30), du XVe siècle, caractéristique du style gothique tardif basque, dans laquelle on peut voir un retable de 1514.

L’un des temps forts du calendrier de Lekeitio est la Fiesta de San Antolín, qui a lieu chaque année vers le 5 septembre. Cette fête traditionnelle ne fera pas la joie des amis des animaux : une oie est en effet accrochée à une corde au-dessus du port, et les participants doivent parvenir à attraper l’infortuné animal. L’autre grande fête, San Pedros, a lieu le 29 juin, jour où une procession part de l’église Santa Maria. Elle se distingue par la danse de la Kaxarranka, au cour de laquelle un homme danse sur un coffre porté par huit marins.

Office du tourisme (946 844 017 ; www.lekeitio.org ; Independentziaren Enparantza ; 15 juin-15 sept tjl 10h-14h et 16h-20h, reste de l’année mar-sam 10h30-13h30 et 16h-19h, dim 10h-14h)

Où se loger et se restaurer

La ville se distingue par son choix d’hébergements de catégorie moyenne-supérieure, mais elle n’offre guère de bonnes chambres à petit budget. Pensez à réserver en saison. Plusieurs restaurants et bars à pintxos sont alignés sur le port.

Camping Endai      CAMPING

(946 842 469 ; www.campingseuskadi.com/endai/ ; empl + véhicule +2 pers 15,50 € ; juil à mi-sept). Ce petit terrain, à 3 km avant d’arriver à Lekeito, qui possède un bar et une supérette proche de la Playa Mendexa, est une option à prendre en compte si votre budget est limité.

Hotel Oxangoiti      ANCIEN PALAIS €€

(944 650 555 ou 659 39 39 28 ; www.oxangoiti.net ; Gamarra Kalea 2 ; s/d 71-97/88-188 € selon saison ; ). Cet établissement sympathique, installé dans un ancien palais du XVIe siècle propose 7 agréables chambres (salles de bains, TV, accès Internet) soignées, sans fioritures voire presque austères, dont certaines ont un balcon. L’hôtel étant en centre-ville, il peut être bruyant en été.

Hotel Aisia Zita      HÔTEL THALASSO €€

(946 842 655 ; www.aisiahoteles.com ; Avenida Santa Elena ; s/d/ste à partir de 69/86-98/119 € selon vue et saison ; ). Anciennement connu sous le nom d’Imperatriz Zita, cet hôtel se distingue par ses chambres immenses bien équipées. Si vos moyens vous le permettent, préférez celles avec vue sur mer. Les tarifs varient également selon le thème de votre séjour (escapade, gastronomie et culture, thalasso, etc.). Belles promotions sur le site.

Hotel Zubieta      DEMEURE DE CHARME €€

(946 843 030 ; www.hotelzubieta.com ; Calle Portal de Atea ; d/tr/ste à partir de 84/120/108 € ; ). Un style romantique et coquet dans les chambres (Wi-Fi, TV, coffre-fort), des parties communes où dominent les couleurs chaudes, le bois foncé et la pierre... Cette bâtisse du XVIIIe siècle, cernée de verdure, a tous les charmes. Le petit-déjeuner au soleil, sur la terrasse fleurie est un vrai bonheur !

Villa Itsaso      DEMEURE TRADITIONNELLE €€

(606 005 005 ; www.hotelvillaitsaso.com ; Likoa 30, Mendexa ; ch 2 pers à partir de 99-150 € selon saison ; ). Quand la lumière pénètre par les grandes fenêtres de cette villa basque, elle met encore plus en valeur les parquets, les murs blancs et l’élégante simplicité des lieux. Les beaux appartements généralement proposés à la semaine, mais aussi à la nuitée en fonction des disponibilités, offrent tous la vue sur la mer. Sur une hauteur, en direction d’Ondarroa.

Depuis/vers Lekeitio

BUSBizkaibus (www.bizkaia.net) assure une liaison jusqu’à la gare Abando de Bilbao depuis la Calle Hurtado Amezaga via Guernica et Elantxobe. Des bus réguliers (www.pesa.net) desservent Saint-Sébastien via Ondarroa.


UNE PROIE FACILE

Les ports de la Côte basque ont pratiqué la pêche à la baleine dès le XIe siècle. Leur proie favorite était la baleine noire franche (Eubalaena glacialis), aussi appelée “baleine des Basques” ou “baleine de Biscaye”. Lent et peu craintif, ce cétacé susceptible d’atteindre 15 m de long pour un poids d’une cinquantaine de tonnes, pouvait facilement être chassé depuis des barques légères, les trainières, mues par une dizaine de rameurs. L’huile de ce que l’on appelait alors les “poissons à lard” était utilisée pour l’éclairage et la fabrication de savon, et les fanons pour les corsets.

Poussées vers le large et le nord par la pêche, les baleines de Biscaye ne fréquentent plus le golfe de Gascogne et sont l’une des espèces marines les plus menacées.

Précisons que les ports basques ne portent pas l’entière responsabilité de la dramatique diminution de l’espèce. Leurs techniques de pêche, encore “artisanales”, furent suivies au cours du XXe siècle par celles, autrement plus dommageables à l’espèce, de navires modernes russes, norvégiens ou japonais.


Elantxobe

Accroché à la falaise en surplomb de son port, dont les impressionnantes digues donnent une idée de la violence des vagues, le minuscule village d’Elantxobe est l’un des plus séduisants de la côte. D’autant plus que les difficultés pour construire des habitations, associées à l’absence de plage, ont tenu les promoteurs à l’écart, limitant l’afflux touristique. Elantxobe mérite une visite, même brève compte tenu des dimensions très modestes du village. Il est relié à Bilbao par les bus de la compagnie Bizkaibus.

Où se loger et se restaurer

Itsasmin ostatua      AUBERGE

(946 276 174 ; www.itsasmin.com ; Calle Nagusia 32 ; d 55 €, petit-déj buffet 6 € ; menu à partir de 15 €). L’unique auberge d’Elantxobe dispose de chambres (salles de bains, TV) un peu vieillottes, mais confortables et propres. Certaines disposent d’un balcon et d’une vue plongeante sur les flots bleus. Le restaurant Itsamin (fermé le mardi), juste à côté, sert une cuisine basque traditionnelle tout à fait correcte.

Guernica (Gernika-Lumo)

Guernica n’est pas seulement un nom sur la carte. Le bombardement du 26 avril 1937 en a fait une ville symbole. Vers 16 heures ce jour-là, une vingtaine d’appareils de la légion Condor, unité spéciale de l’armée de l’air de l’Allemagne nazie, appuyée par des avions italiens, bombardèrent Guernica, siège de la démocratie basque, à la demande de Franco. Le général, souhaitant “donner une leçon aux Basques” qui s’opposaient trop violemment à ses troupes durant la guerre civile (1936-1939), avait demandé à Hitler de lui venir en aide. Ce dernier ne se fit pas prier, d’autant plus qu’il y vit l’occasion d’expérimenter sur le terrain de nouvelles armes de guerre. Au total, près de 50 tonnes de bombes explosives et incendiaires tombèrent sur la ville en quelques heures. Plus de la moitié de Guernica fut détruite, soit par le raid, soit par l’incendie qui s’ensuivit. Cet épisode dramatique, qui coûta la vie à 1 645 personnes (le tiers des habitants de la ville), est considéré comme le premier raid aérien massif sur des populations civiles de l’histoire (en dépit du fait que les avions nazis avaient bombardé Durango, à une vingtaine de kilomètres, quelques jours plus tôt).

Autoproclamée Ciudad de la paz (ville de la paix), Guernica (16 244 habitants), localité moderne assez ordinaire cernée de collines, vit aussi dans le souvenir de la tragédie, immortalisée par Pablo Picasso (voir l’encadré (Cliquez ici). Sur le plan distribué par l’office du tourisme, un encadré indique les bâtiments qui ont été touchés par le bombardement, et les autres. La ville compte peu – et pour cause – de bâtiments anciens, mais en y flânant, on pense invariablement à son passé tragique, notamment lorque l’on visite le musée de la Paix. Guernica abrite aussi le siège de la réserve de la biosphère d’Urdaibai, créée par l’Unesco en 1984, qui s’étend entre la ville et la côte.

Renseignements

Office du tourisme (946 255 892 ; Artekalea 8 ; www.gernika-lumo.net ; été lun-sam 10h-19h, dim 10h-14h, hiver lun-sam 10h-14h et 16h-19h). À 50 m du musée de la Paix. Documents sur la ville, billet combiné Museo de la Paz et Museo Euskal Herria (5,25 €) et visite guidée.

Maison de la réserve de la biosphère d’Urdaibai (946 257 125 ; jardins du Palacio Udetxea ; www.euskadi.net/urdaibai ; lun-jeu 9h-13h30 et 15h-17h, ven 9h-13h30, juin-sept lun-jeu 8h30-13h30). Renseignements sur la faune, la flore, les sentiers pédestres et cyclables et les possibilités d’observation des oiseaux de la réserve (Cliquez ici). Le bureau d’information est installé au sein du palais Udetxea, bordé de beaux et paisibles jardins.

À voir

Museo de la Paz de Gernika      HISTOIRE

(946 270 213 ; www.museodelapaz.org ; Plaza Foru 1 ; tarif plein/réduit/-12 ans 5/2 €/gratuit, entrée libre 1er dim de chaque mois, expo temporaire 1 € ; mar-sam 10h-14h et 16h-19h, dim 10h-14h). Le musée de la Paix a pour objectif de véhiculer une culture de la paix et de présenter l’histoire de la ville et l’événement tragique survenu lors de la guerre civile. Ses expositions permanentes et temporaires consacrées à des événements et à des personnages liés à l’histoire de la paix (et donc des dernières guerres…), animées par des présentations audiovisuelles, révèlent par touches successives les horreurs générées par les différents conflits de par le monde. Les légendes sont présentées en castillan et en basque mais des traductions en français sont disponibles au guichet.

La visite du musée est gratuite les premiers dimanches de chaque mois (sauf en décembre), le 30 janvier (journée internationale de la Paix pour les scolaires), le 26 avril (date anniversaire du bombardement de Guernica), le 18 mai (jour des Musées), le 21 septembre (journée internationale de la Paix) et le 10 décembre (journée internationale des Droits de l’homme).

Museo Euskal Herria      ETHNOGRAPHIE

(946 255 451 ; Calle Allende Salazar ; www.bizkaia.net/euskalherriamuseoa ; tarif plein/réduit/-12 ans 3/1,50 €/gratuit ; mar-sam 10h-14h et 16h-19h, dim 10h30-14h30, juil-août mêmes horaires mar-sam, dim 10h30-14h30 et 16h-19h30). Installé dans le palais Alegría, bâti au XVIIIe siècle et épargné par le bombardement, ce joli musée du Pays basque expose sur ses trois étages l’histoire et la culture régionales grâce à des documents anciens, de vieilles cartes, des gravures et des portraits.

C’est sur le marché de la ville, qui se tenait autrefois sur l’esplanade faisant face au bâtiment, que les bombes firent le plus de victimes.

Casa de Juntas et arbre de Guernica      ÉDIFICE HISTORIQUE