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Pays basque 3 - Randonnées et balades dans les Pyrénées

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43 pages

Ce chapitre Randonnées et balades dans les Pyrénées est issu du guide consacré à la destination Pays Basque.
Tous les chapitres sont disponibles et vendus séparément. Vous pouvez également acheter le guide complet.





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Randonnées et balades dans les Pyrénées

Ce chapitre s’adresse à ceux qui vivent la randonnée comme un moyen de découverte. Il invite à pénétrer des univers secrets, des mondes étranges, insolites ou spectaculaires, qui livrent une partie de l’âme pyrénéenne, du moins dans sa partie basquaise et béarnaise. C’est l’occasion de découvrir des hameaux ancrés dans les vallées, des villages endormis où perdurent des pratiques oubliées, des bergeries nichées dans un vallon, des paysages insolites nés d’une géologie compliquée, une faune et une flore caractéristiques…

Les possibilités de randonnée dans les Pyrénées sont bien entendu illimitées. Les itinéraires présentés ci-après ne sont que des morceaux choisis, et l’éventail retenu exclut toute notion d’exhaustivité. Les parcours sont de tous niveaux, de la randonnée familiale de quelques heures, au dénivelé modeste, à l’ascension plus engagée. Enfin, l’aspect historique et culturel n’est pas oublié.

Renseignements

Les offices du tourisme commercialisent des petites brochures recensant des randonnées de tous niveaux dans leur périmètre.

Le parc national des Pyrénées (voir ses coordonnées ci-dessous) publie par ailleurs, pour chacune des vallées du parc, des séries de brochures intitulées Randonnées dans le parc national des Pyrénées. Chaque série comprend une dizaine de fiches accompagnées de cartes planimétriques (sans courbes de niveau) faciles à lire, de descriptions générales des randonnées et d’informations utiles.

Parmi les topoguides édités par la FFRP (voir ci-dessous), citons Les Pyrénées occidentales (réf. 1086), Le Béarn à pied (PR, réf. P641), Le Pays basque à pied (PR, réf. P642).

Organismes à connaître

Le parc national des Pyrénées (05 62 54 16 40 ; www.parcsnationaux-fr.com/pyrenees/) fournit d’utiles informations sur le milieu naturel, les moyens d’accès au parc et les activités possibles. Voir l’encadré (Cliquez ici).

La Fédération française de la randonnée pédestre (FFRP ; 01 44 89 93 93, www.ffrandonnee.fr) regroupe près de 1 800 associations et clubs. Très efficace, cet organisme national dispose de quelque 6 000 volontaires pour entretenir ses sentiers. Le centre d’informations et la librairie sont situés au 64 rue du Dessous-des-Berges, 75013 Paris.

La FFRP publie plusieurs ouvrages sur les randonnées dans la région – notamment les fameux topoguides.

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Dans les Pyrénées basques

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LES CRÊTES D’IPARLA

Départ : ferme de Bordazar

Accès : de Saint-Étienne-de-Baïgorry, rouler environ 5 km et tourner à droite, direction “Urdoze, Bastida”. Suivre cette route de campagne sur 3,3 km jusqu’à La Bastide, puis jusqu’à la ferme Bordazar (deuxième ferme après le hameau de La Bastide)

Difficulté : moyenne

Durée : 3 heures 45 environ

Balisage : partiel (GR®10 sur la crête)

Carte : IGN 1/25 000 n°13460T Saint-Jean-Pied-de-Port ou Rando Éditions 1/50 000 carte n°2, Pays basque est

Une superbe boucle dans un paysage impressionnant, où l’on chemine sur une crête dominant un vaste amphithéâtre, paradis des vautours.

Depuis la ferme de Bordazar, engagez-vous dans le chemin qui part sur la gauche. Après un quart d’heure de marche, facile, vous arriverez à une jonction ; prenez à gauche la piste qui s’élève en lacets. En 30 minutes, elle vous conduit jusqu’au col de Larrarté, puis redescend légèrement jusqu’à une bergerie. On découvre une très belle perspective sur l’amphithéâtre délimité par la crête d’Iparla. Après avoir dépassé la bergerie (comptez 10 minutes), un panneau installé à un croisement signale la direction du col de Tontoulia. La montée se fait plus raide. Vous parviendrez d’abord au col d’Harrieta (808 m) en une vingtaine de minutes où l’on rattrape le balisage rouge et blanc du GR®10, puis, 15 minutes d’efforts plus tard, vous rejoindrez la crête de Tontoulia. Vous voici au sommet de la muraille qui, vue d’en bas, paraissait inaccessible, en surplomb d’un vaste cirque, superbe, d’où la vue s’envole vers tout le Pays basque. Vous apercevrez sans doute des vautours, pour qui cette crête sert de piste d’envol. Cheminez sur la crête en suivant le balisage du GR®10 jusqu’à un poteau en ciment matérialisant le pic d’Iparla, que l’on rejoint en 30 minutes environ. Du poteau, continuez encore une dizaine de minutes en redescendant sur la crête, jusqu’au col d’Iparla, signalé seulement par la borne-frontière n°30. De la borne, les choses se corsent, car la descente est vertigineuse, voire périlleuse par temps de pluie (le couloir peut alors se transformer en toboggan). Plongez à droite toute, dans le couloir herbeux, très pentu, jusqu’à une clôture basse que vous enjamberez ; descendez encore une centaine de mètres et dirigez-vous vers la droite pour rattraper un étroit sentier à flanc de versant, qui vous mènera à une bergerie (soit une demi-heure de marche environ depuis la borne-frontière). De la bergerie, suivez le chemin sur la croupe qui descend le long d’une clôture jusqu’au petit col de Galarzé. Au col, empruntez la piste à droite. Après avoir dépassé une bergerie en contrebas, quittez la piste au bout de la clôture et engagez-vous dans le sentier qui part à gauche dans le vallon. Traversez le ruisseau, puis prenez le chemin sur la gauche qui vous ramènera en 30 minutes jusqu’à la jonction pour le col de Larrarté. Un quart d’heure plus tard, vous serez de retour à la ferme de Bordazar.


LE PARC NATIONAL DES PYRÉNÉES

Le parc national des Pyrénées (www.parc-pyrenees.com) abrite des paysages parmi les plus spectaculaires des Pyrénées françaises. Fondé en 1967, il longe la frontière espagnole sur 100 km depuis le sud de Lescun, au-dessus de la vallée d’Aspe, jusqu’au massif de la Nouvelle, à l’est de la vallée de Luz-Gavarnie. La totalité de la partie centrale de 45 700 ha se situe à une altitude supérieure à 1 100 m et englobe la réserve naturelle de Néouvielle, superbe région accidentée jalonnée de pics granitiques dominés par le pic de Néouvielle (3 091 m) et de nombreux lacs aux eaux sombres et profondes ; cette vaste superficie ne compte aucune habitation. La zone périphérique étendue couvre 206 300 ha et regroupe environ 40 000 habitants.

La mission du parc consiste à préserver la biodiversité, les paysages et les sites, à accueillir et informer le public et à contribuer au développement durable des vallées.

À l’intérieur du parc, la réglementation qui s’applique est très stricte. Sont interdits, sous peine d’amende :

le camping (on peut néanmoins faire un bivouac, autrement dit monter sa tente à la tombée de la nuit et repartir à l’aube, à plus d’une heure de marche d’une entrée du parc) ;

les véhicules motorisés ;

les chiens, même tenus en laisse ;

la cueillette des fleurs, le ramassage des insectes ou d’échantillons de roches ;

les feux de camp (en revanche, les réchauds à gaz sont autorisés) ;

les détritus (tout doit être ramassé, même les plus petits objets) ;

le VTT ;

la chasse ;

le parapente et le deltaplane à moins de 1 000 m.


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LE TOUR DE L’URCULU

Départ : parking du col d’Arnostéguy (1 236 m), près de la borne-frontière 205

Accès : de Saint-Jean-Pied-de-Port, prendre la D301 en direction d’Esterençuby, puis, à 3,5 km après Esterençuby, suivre la D428 jusqu’au col d’Arnostéguy

Difficulté : moyenne

Durée : 2 heures 45 environ


RÈGLES DE SÉCURITÉ ÉLÉMENTAIRES EN RANDONNÉE

Prévoyez suffisamment de temps pour accomplir une randonnée avant la tombée de la nuit, surtout au printemps et à l’automne car les jours sont plus courts.

Ne surestimez pas vos capacités. Étudiez soigneusement votre itinéraire avant le départ afin de noter les routes secondaires possibles et le point de non-retour (lorsqu’il est plus rapide de continuer que de rebrousser chemin). Contrôlez votre allure au fil de la journée et comparez-la avec le temps nécessaire calculé au départ. Surveillez la météo.

Si vous n’êtes pas très expérimenté, ne partez jamais seul. Indiquez à quelqu’un de confiance le détail de votre itinéraire, le nombre de participants ainsi que l’heure à laquelle vous comptez rentrer ; annoncez-vous à votre retour.

Avant le départ, vérifiez, selon le type de parcours prévu et la région, que vous emportez la bonne carte, une boussole, une trousse à pharmacie, des vêtements chauds de rechange, des vêtements de pluie, de la nourriture et de l’eau. Renseignez-vous sur la météo des prochaines 24 heures. Enfin, ne vous fiez pas à votre GPS dans les régions isolées : nous ne répéterons jamais assez qu’un marcheur ne doit jamais partir sans une carte topographique et une boussole.

Dans les régions isolées, emportez un bivouac, une torche et des piles de rechange, un sifflet, un carnet et un crayon, une réserve d’aliments énergétiques, des gants et des chaussettes de rechange.