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Portrait de Los Angeles

De
36 pages

Voici une solide introduction pour préparer votre voyage à Los Angeles ou tout simplement mieux la connaître, géographie, histoire, économie, population, culture et société.
Voici une solide introduction pour préparer votre voyage à Los Angeles ou tout simplement mieux la connaître - géographie, histoire, économie, population, culture et société, voilà un tour d'horizon complet et succinct, idéal pour mieux comprendre la destination.



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Derrière les mots

Eve.tif

Journaliste et auteure de guides de voyage, Eve Boissonnault se lance sur la route des mots et des découvertes culturelles au tournant de l’an 2000. Ses écrits la mènent de l’arrière-pays des montagnes Rocheuses aux Alpes en passant par les centres urbains les plus branchés de la planète. En 2005, elle collabore pour une première fois avec les Guides de voyage Ulysse, alors qu’elle est rédactrice en chef du magazine Ski Presse, et signe le guide Ski alpin au Québec.

En 2012, elle troque la montagne pour la plage et la neige pour le sable, mettant le cap sur la Californie du Sud. Elle sillonne l’iconique État américain afin d’écrire des articles pour le compte de médias francophones et des Guides de voyage Ulysse, pour lesquels elle a contribué à la rédaction ou à la mise à jour de Sud-Ouest américain, Escale à Los Angeles, Escale à San Diego et de la troisième édition du guide Los Angeles.

C’est un plaisir pour Eve que de lever le voile sur la Cité des Anges, d’autant plus que son aïeul, Damien Marchessault, fut élu maire de Los Angeles pour cinq mandats entre 1859 et 1865!

En couverture

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La structure jaune qui apparaît à l’avant-plan fait partie du Pershing Square, un important lieu de rassemblement du centre-ville créé dès 1886, remodelé à grands frais en 1994 et de nouveau en 2014. À l’arrière, on aperçoit quelques immeubles emblématiques de Los Angeles, dont le prestigieux Millennium Biltmore Hotel, construit en 1923, et la U.S. Bank Tower, reconnaissable à son toit en forme de couronne, qui, avec ses 73 étages, est le plus haut gratte-ciel de la Californie.

Portrait de Los Angeles

L’une des grandes capitales du monde en matière de divertissement, Los Angeles couvre un immense territoire où les signes de richesse sont omniprésents, où tous les rêves semblent possibles et où l’automobile (souvent de luxe) domine largement comme moyen de transport privilégié. Los Angeles n’est pas une ville traditionnelle avec un centre et une banlieue, mais plutôt un regroupement de quartiers qui ont tous une identité propre. La grande variété ethnique de L.A. compte d’ailleurs parmi les facettes qui rendent cette ville plus intéressante, plus vraie et plus raffinée que son image superficielle le laisse souvent croire.

L’agglomération de Los Angeles compte une population de plus de 10 millions d’habitants. Un incroyable entrelacs d’autoroutes, véritable toile d’araignée, emprisonne la cité et la livre presque entièrement à l’automobile. Censées relier les quartiers entre eux, les freeways sont autant d’invisibles frontières. Malgré tout, Los Angeles reste pour les Américains le symbole de la réussite, comme l’oasis après la traversée du désert. Villas imposantes, voitures rapides, vêtements extravagants, restaurants élégants et un culte de la célébrité unique au monde sont peut-être l’expression du « rêve américain » incarné au paroxysme par L.A. : voyageurs et immigrants continuent d’affluer vers cette terre promise. La seule évocation des Sunset Boulevard, Beverly Hills et autres Rodeo Drive suffit à les attirer pour venir saisir à leur tour la métropole de la Californie. À la fois mythique, excessive et écologique, certains la jugent monstrueuse alors que d’autres l’adorent.

C’est à l’exploration de cette cité aux mille visages que vous convie le présent ouvrage, une ville à la fois rugueuse et raffinée, tumultueuse et agréable, multiethnique et bien américaine.

Géographie

Deuxième ville des États-Unis après New York, Los Angeles repose au fond d’une marmite entourée de cinq chaînes de montagnes au nord, à l’est et au sud, et d’un océan à l’ouest. Elle révèle aussi bien dans son giron des plages sablonneuses que des collines fauves et des déserts balayés par les vents. Le soir venu, elle revêt, du haut des airs, l’aspect d’un vaste quadrillage, d’un damier illuminé s’étendant du Pacifique couleur d’encre aux abords obscurs des montagnes. En hiver, on peut jouer au volleyball sur la plage et voir au loin les sommets enneigés des montagnes où l’on pratique des sports de glisse.

Dans ses strictes limites administratives, Los Angeles s’étend sur 1 215 km². Les limites de la ville sont toutefois peu orthodoxes, puisque plusieurs petites municipalités indépendantes sont encerclées par Los Angeles. On pense notamment à Beverly Hills, Santa Monica ou Culver City. La grande région métropolitaine inclut les comtés de Los Angeles, Ventura, Orange, Riverside et San Bernardino; ensemble, cette grande région couvre une étendue beaucoup plus importante : 88 400 km². Les dimensions de cette immense métropole déroutent : 80 km à vol d’oiseau d’ouest en est, soit de Malibu à Euclid Avenue, et 60 km du nord au sud entre la vallée de San Fernando et le port de L.A. Quelques-unes des plus longues rues municipales au monde se trouvent à Los Angeles : Sepulveda Boulevard, qui sillonne la ville du nord au sud, fait 69 km de long tandis que Wilshire Boulevard, qui traverse de nombreux quartiers depuis Santa Monica jusqu’au centre-ville de L.A., fait 25 km de long.

Les fondations géologiques, sur fond d’instabilité tectonique

L’ouest des États-Unis a été formé, et se trouve aujourd’hui grandement affecté, par le mouvement opposé de deux plaques tectoniques, qui représentent les parties solidifiées et géantes de la croûte terrestre. Il y a environ 400 millions d’années, le bord est de la plaque Pacifique, qui se prolonge presque jusqu’à l’Asie, glissa sous le bord ouest de la plaque nord-américaine au cours d’un processus connu sous le nom de « subduction ». Alors que le bord prépondérant de la plaque nord-américaine continuait de se déplacer vers l’ouest, en recouvrant la plaque Pacifique, des parties de la croûte terrestre situées le long de la zone de contact se compressèrent et se plissèrent, créant des chaînes de montagnes. Depuis 25 millions d’années, la plaque Pacifique a amorcé un changement de direction et s’est mise à pivoter. Elle se dirige aujourd’hui principalement vers le nord-ouest, alors que la plaque nord-américaine continue de progresser régulièrement vers l’ouest.

La région californienne la plus touchée par l’instabilité tectonique suit la faille de San Andreas, qui s’étend de l’Imperial Valley, au sud-est, jusqu’au cap Mendocino, sur la côte nord, et qui passe à moins de 54 km du centre-ville de L.A. Plus d’une douzaine d’autres failles traversent la région métropolitaine comme autant de fêlures sur une coquille d’œuf. La faille de San Andreas, à l’instar d’autres failles, a été créée par le mouvement des plaques Pacifique et nord-américaine qui glissent l’une sur l’autre à une vitesse moyenne de 3 à 5 cm par an.

Depuis les années 1800, plusieurs secousses violentes (supérieures à 7 sur l’échelle de Richter) ont été enregistrées et les bâtiments de la jeune ville de Los Angeles ont souvent été ébranlés. En 1971, un tremblement de terre (6,6 sur l’échelle de Richter) survenu dans la vallée de San Fernando a tué une soixantaine de personnes et causé plus de 500 millions de dollars de dégâts. Puis, le 17 janvier 1994, un séisme de 6,7 sur l’échelle de Richter ébranla tout le bassin métropolitain; son épicentre se trouvait une fois de plus dans la vallée de San Fernando et le séisme a entraîné la mort de 60 personnes, causant des dégâts estimés entre 13 et 20 milliards de dollars. Le tremblement de terre d’octobre 1999 (7,1 sur l’échelle de Richter) a fait vibrer la ville, son épicentre se situant dans le désert de Mojave. Il n’a heureusement causé que peu de dégâts. Le dernier séisme en lice date du 24 août 2014, et sa magnitude a été évaluée à 6. Son épicentre étant situé à 6 km de Napa, les vignobles de la région furent durement touchés.

Les Angelenos vivent quotidiennement avec la crainte que le « Big One » pourrait frapper à tout moment. Un comité de 300 experts a annoncé en 2008 que le prochain grand séisme frappera dans moins de 30 ans et devrait avoir une magnitude supérieure à 7,5 sur l’échelle de Richter.

Le paysage régional : de montagnes et d’océan

Le Grand L.A. occupe une vaste plaine côtière bordée à l’ouest et au sud par l’océan Pacifique, et à l’est par les montagnes de San Gabriel. Les montagnes de Santa Monica séparent Hollywood et Beverly Hills de la vallée de San Fernando au nord.

Les étés chauds et secs augmentent le risque d’incendie dans la région. Le vent fort agit souvent comme bougie d’allumage d’immenses feux de forêt. D’août à novembre, les forêts des montagnes de Santa Monica, et de San Gabriel menacent de s’embraser à tout moment. Presque chaque année, les incendies brûlent des dizaines de kilomètres carrés de forêts et détruisent des maisons sur leur passage.

Les ressources en eau : un enjeu capital

Depuis sa fondation, Los Angeles, située dans une région semi-désertique qui reçoit des précipitations annuelles moyennes d’environ 35 cm, a dû affronter en permanence la question de son approvisionnement en eau pour croître. Lorsque la population de la ville atteint les 200 000 personnes au début du XXe siècle, le niveau de la nappe phréatique est clairement insuffisant pour combler les besoins de la ville. C’est à ce moment qu’on envisage d’importer de l’eau par aqueduc pour résoudre définitivement le problème.

Le grand défi californien : les réserves en eau

Objet de luttes entre les groupes de pression agricoles, environnementaux et urbains, l’approvisionnement en eau a été et demeure encore un défi majeur pour les autorités californiennes. Sujet à des sécheresses périodiques, dont une importante en 2014, l’État a dû mettre en œuvre un système de gestion efficace impliquant à la fois les groupes écologistes, les approvisionneurs et les sociétés gouvernementales.

À force de campagne de sensibilisation, les autorités ont réussi tant bien que mal à réaliser des économies d’eau et à créer des réserves utilisables lors des périodes de canicule. De plus en plus de villes s’adonnent maintenant au traitement des eaux usées, et plusieurs ont mis sur pied des programmes de désalinisation de l’eau.

Il ne faut pas se le cacher, le développement de la Californie relève de l’aberration au plan des ressources hydrographiques. Environ 75% des précipitations tombent au nord de Sacramento, alors que 75% de la demande en eau provient de la partie méridionale de l’État. Depuis les années 1930, on a dû construire tout un réseau de bassins, de barrages et d’aqueducs pour soutenir la productivité de la Vallée centrale et développer les centres urbains du Sud californien. Les défis restent de taille, car la partie méridionale, sous une constante pression migratoire, connaît une forte croissance démographique.

Le First Los Angeles Aqueduct, achevé en 1913, est le plus important des réseaux d’aqueducs de toute la Californie. Il parcourt 375 km dans la vallée d’Owens depuis l’est de la Sierra Nevada pour venir alimenter la ville. Un autre, achevé en 1970, parcourt 220 km. Malgré ces sources d’approvisionnement, la ressource est très précaire et les autorités de Los Angeles imposent régulièrement des restrictions sur la consommation de l’eau.

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