Portugal 5- Porto, le Douro et Tras-Os-Montes

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Publié le : jeudi 31 juillet 2014
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EAN13 : 9782816146622
Nombre de pages : 143
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Pourquoi y aller

Le Rio Douro est à l’origine de la diversité qui caractérise la province, toute en falaises de granit, demeures médiévales en pierre, vignobles escarpés en terrasses et chais. Porto, deuxième ville du Portugal, se tient à son embouchure ; les plus vieux vignobles délimités au monde se trouvent à proximité de sa source ; et entre les deux, une myriade de sympathiques villes et villages. Il faut découvrir les cathédrales délicatement sculptées, les églises baroques, les quintas (fermes) palatiales, les boulevards de style Beaux-Arts et les caves à vin du XVIIIe siècle.

Pris entre le Douro et la frontière espagnole, dans l’extrême nord-est du Portugal, le Trás-os-Montes vit isolé “derrière les montagnes”, comme l’indique son nom. La vie y est rurale, de ses coteaux abrupts plantés de vigne au sud-ouest, aux terres orientales brûlées par le soleil traversées de canyons et plantées d’oliviers et d’amandiers, en passant par les montagnes du Nord, couvertes de bruyère et de marronniers.



Quand partir

24 juin Le São João démarre la veille au soir avec musique, feux d’artifice et marteaux en plastique.

Août-sept Lamego consacre plusieurs semaines à la Festa de Nossa Senhora dos Remédios.

Sept Trás-os-Montes ploie sous les raisins ; Époque idéale pour se balader dans les parcs naturels.


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Porto

237 580 HABITANTS

Porto offre un spectacle fascinant, en particulier depuis la rive opposée du Douro, au soleil couchant. Dans cette romantique accumulation de reliques médiévales, d’églises baroques et de majestueux édifices de style Beaux-Arts, traversée par des éclairs de lumière, on devine un dédale de fenêtres, de ruelles étroites et d’escaliers aveugles.

Son centre historique est le quartier de Ribeira, classé au patrimoine de l’Unesco, où les Tripeiros (petit surnom des habitants de Porto qui signifie “mangeurs de tripes”) déambulent au milieu de devantures anciennes de magasins, de places et de ruines romaines cachées sous les fondations de vieilles maisons. Malheureusement, bien des demeures du début du XXe siècle sont décaties, la population jeune ayant délaissé Porto pour les banlieues du bord de mer.

Depuis une vingtaine d’années cependant, la ville connaît une remarquable renaissance, comme en témoignent le métro, le Museu de Arte Contemporânea, signé Álvaro Siza Vieira, et la Casa da Música, œuvre de Rem Koolhaas. Plus récemment, grâce aux compagnies aériennes à bas coût qui en ont fait une de leurs destinations, Porto est devenue une ville très prisée pour une escapade d’un week-end, ce qui explique son essor touristique.

Malgré sa taille modeste, Porto ne manque pas d’attraits culturels. Berceau du vin homonyme, la ville est de longue date une destination de choix pour les œnophiles. Les caves bordant le fleuve à Vila Nova de Gaia, non loin, recèlent une myriade de salles de dégustation. Les savoureux restaurants qui apparaissent régulièrement participent de l’ambiance cosmopolite de Porto, tandis que de magnifiques salles invitent les Portuenses à se déhancher au son des meilleurs artistes rock, jazz et électro au monde. Par une chaude soirée d’été, les bords du Douro ont l’animation d’une grande fête de quartier.

Mais Porto réserve également à qui y aspire des moments de quiétude. Laissez-vous bercer par le clapotement du Douro contre les quais, le claquement du linge suspendu au gré du vent, le tintement d’un verre de vin, le chuchotement de jeunes amoureux s’enlaçant sous un pont, perchés au bord d’une fontaine ou dissimulés dans l’embrasure d’un mur couvert de graffitis.

Histoire

Le nom Porto remonte à l’époque romaine, lorsque de petites communautés lusitaniennes occupaient les deux rives du Douro. La région passe brièvement sous domination maure, avant d’être reconquise en l’an 1000, et de gagner son indépendance sous le nom de comté de Portucale, avec Porto pour capitale. Henri de Bourgogne, né en Angleterre, reçoit la terre en héritage en 1095. C’est d’ici que son fils, Alphonse Henriques, lance ses troupes dans la Reconquête, à l’issue de laquelle il obtient le statut de royaume indépendant pour le Portugal.

Jean Ier épouse Philippa de Lancaster en 1387 à Porto, où naîtra leur célèbre fils, le prince Henri le Navigateur. Pendant que les explorateurs contournent l’Afrique en cherchant la route maritime des Indes, les négociants anglais – auxquels on a interdit de commercer avec les Français – s’installent dans la ville… où ils se trouvent encore aujourd’hui, comme en témoignent les marques de vin Taylor’s et Graham’s.

Durant les siècles suivants, Porto commence à se forger une réputation de “rebelle”. En 1628, une foule de femmes en colère s’en prend au ministre responsable d’une taxe sur le lin. En 1757, la “révolte des Ivrognes” conteste les mesures de régulation du commerce du porto adoptées par le marquis de Pombal ; elle est durement réprimée. En 1808, alors que la ville est occupée par les troupes napoléoniennes, les habitants de Porto arrêtent le gouverneur français et donnent le pouvoir à une junte. Une fois l’armée française chassée avec l’aide des Anglais, la junte sera l’un des plus fermes soutiens à la création d’une Constitution, qui verra le jour en 1822. Durant tout le XIXe siècle, les mouvements libéraux fleurissent à Porto.

Pendant ce temps, les profits du commerce du vin ont financé l’industrialisation, qui prend son essor à la fin du XIXe siècle. Cependant, dans le reste du Portugal, les élites tendent à considérer le commerce et l’industrie comme des occupations vulgaires. Aujourd’hui, Porto demeure la capitale économique du nord du pays. Elle n’est dépassée que par Lisbonne.

À voir et à faire

Ribeira

Ce quartier – le noyau originel de Porto – offre une magnifique plongée dans l’histoire de la ville. Le long de la rivière, les barcos rabelos (embarcations traditionnelles servant au transport du vin) tanguent à l’ombre de la Ponte de Dom Luís I. On y découvre un beau point de vue sur les innombrables chais de Vila Nova de Gaia, de l’autre côté du fleuve. Le quartier est envahi par les touristes.

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À ne pas manquer

Une dégustation de vin dans les vignobles du Haut-Douro.

Les ruelles médiévales du superbe quartier de la Ribeira, à Porto.

Les berges de la Tâmega, au pied du pont médiéval à Amarante.

Les gravures paléolithiques du Parque Arqueológico do Vale do Côa.

Les jardins du Palácio de Mateus et la dégustation de fins cépages portugais dans ce manoir du  XVIIIe siècle.

Le pont du Moyen Âge et les collines tapissées de bruyère du Parque Natural de Montesinho.

Une baignade dans les bassins naturels proches des chutes de Fisgas de Ermelo, dans le Parque natural do Alvão.

La tour médiévale et les remparts du XVIIe siècle que l’on aperçoit depuis le pont romain de Chaves.


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