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PROVENCE - Arles, La Camargue et la Crau

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Sur la route

ARLES, LA CAMARGUE ET LA CRAU

Carnet pratique

Index

Arles, la Camargue et al Crau

Pourquoi y aller

Univers mouvant de terre et d’eau sous un ciel immense, de taureaux noirs et de chevaux blancs, d’horizons lointains marqués par le fleuve et la mer… La Camargue a l’allure fascinante d’une contrée libre et sauvage. Son caractère rebelle ne s’offre pas, il s’apprivoise. Et si les hommes ont réussi à se tailler une place entre les bras du Rhône, c’est à force de courage et de persévérance. Manadiers, gardians, ingénieurs, pêcheurs et agriculteurs ont contribué, tels des pionniers, à modeler ce paysage unique. La Camargue se découvre à cheval, à pied ou encore à vélo. Il faut prendre son temps, seule manière d’aborder ses milieux naturels, d’approcher son exceptionnelle faune ornithologique et d’apercevoir le ballet des flamants roses.

Aimée des artistes pour sa lumière et des aficionados pour ses spectacles taurins, Arles est une ville attachante. Née de la volonté de Jules César et portée depuis par une histoire glorieuse, la “petite Rome des Gaules” regorge d’édifices antiques, médiévaux et classiques d’une grande beauté, serrés dans le mouchoir de poche du centre historique. On y apprécie une atmosphère culturelle marquée par de nombreux festivals et d’ambitieux projets artistiques.

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ARLES

Accoudée au Grand Rhône depuis plus de 2 000 ans, Arles tire sa gloire d’un passé monumental, dont l’épisode romain fut sans doute le plus faste. Ses charmantes ruelles dévoilent tour à tour d’impressionnants vestiges impériaux, d’élégants hôtels particuliers et de belles maisons provençales, serrées les unes contre les autres sous une cascade de tuiles orangées. Magnifiée par Van Gogh qui y rencontra l’illumination intérieure, la ville figura longtemps sur la carte des mondanités comme le point de rencontre de la bohème parisienne, de la bourgeoisie locale et des toreros les plus illustres. Dans les années 1970, quand le tissu industriel se détricota inexorablement, Arles sombra pour ne plus devenir que l’ombre d’elle-même, vibrant à peine à l’occasion des ferias. Mais la personnalité singulière et le caractère intraitable de cette cité ­postouvrière et tauromachique l’aidèrent à se relever. Terre d’élection des éditions Actes Sud et du label musical Harmonia Mundi, elle retrouva bientôt son habit de lumière, en multipliant les manifestations culturelles, dont les prestigieuses Rencontres internationales de la photographie. En pleine renaissance, Arles regarde aujourd’hui par-dessus ses vieilles murailles, vers les anciens ateliers de la SNCF qu’elle s’apprête à transformer en Cité internationale de l’image. Folie des grandeurs ? Plutôt une volonté de se montrer fidèle à un destin glorieux, et de rester aux yeux du monde cette ville où – selon les mots du couturier Christian Lacroix, né ici – “on rêve toujours de revenir”.

Histoire

Bâti sur un rocher qui dominait les marais du delta du Rhône, le site fut occupé dès la préhistoire. Sa position stratégique, aux confins de la Gaule et du bassin méditerranéen, attire les Phéniciens (IXe siècle av. ­J.-C.), puis les Grecs (VIe siècle av. J.-C.) qui y établissent un comptoir. Cependant, c’est la conquête romaine qui lui donnera un nouvel élan. En 49 av. J.-C., alors que Marseille prend le parti de Pompée contre Jules César, Arles soutient le second. Victorieux, l’empereur récompense Arelate, qui devient seconde capitale du monde romain. Jouissant d’une grande prospérité, elle se dote de prestigieux monuments sous Auguste. L’empereur Constantin y élit résidence. Christianisée dès le Ier siècle, Arles se voit attribuer par le pape le titre de primatie des Gaules en 417 et devient le siège de plusieurs conciles. Ce rôle religieux renforce le poids de l’Église dans la vie économique de la ville. Au IXe siècle, elle devient la capitale du “royaume d’Arles”, nom donné au royaume de Bourgogne-Provence. Ville impériale au XIesiècle, république au XIIIe siècle, Arles perd son autonomie quand elle est rattachée en 1251 aux terres des comtes de Provence. Elle devient française au XVIe siècle, et connaît ensuite plusieurs périodes de prospérité, fondées notamment sur son dynamisme agricole et fluvial. Industrielle du XIXe siècle jusqu’à la crise des années 1970-1980, elle trouve finalement son salut dans le développement du tourisme et des manifestations artistiques et culturelles. Ses monuments romains et romans sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Orientation

Le centre-ville est délimité par le Rhône au nord, le boulevard Émile-Combes et les fortifications à l’est et le boulevard des Lices au sud. Moins touristique, le quartier de la Roquette, ancien lieu d’habitation des mariniers du Rhône, s’étend à l’ouest, au-delà des rues Gambetta et Anatole-France. Il est bordé par la voie express qui relie Arles à Montpellier et à Nîmes. La gare ferroviaire est située au nord-est, à moins de 500 m de la vieille ville.

Renseignements

  • Office du tourisme (04 90 18 41 20, fax 04 90 18 41 29 ; www.tourisme.ville-arles.fr ; bd des Lices ; 9h-18h45 tlj avr-sept, 9h-16h45 lun-sam et 10h-12h45 dim et jrs fériés oct-mars). Vend les passeports “Avantage” et “Liberté” permettant de visiter les vestiges antiques et romains et propose des parcours thématiques fléchés dans la ville (1 €). Un bureau se trouve également dans la gare ferroviaire (av. Paulin-Talabot ; 9h-13h30 et 14h30-17h lun-ven avr-sept).
  • CyberSaladelle (04 90 93 13 56 ; 17 rue de la République ; 3 €/h ; 10h-19h mar-sam). En plein centre-ville. Propose en plus le Wi-Fi et un tas de services, dont des impressions noir et blanc et couleur.

Fêtes et festivals

  • Feria de Pâques (début avril ; 08 91 70 03 70 ; www.arenes-arles.com). La célèbre feria de Pâques ouvre la saison tauromachique française. Elle accueille chaque année 500 000 visiteurs et, surtout, les grands noms de la corrida. Pendant une semaine, les aficionados se retrouvent dans les bodegas qui ouvrent un peu partout. Et la ville résonne au son des peñas qui envahissent les rues.
  • Saint Georgeserer
  • reine d’Arlese
  • Fêtes d’Arles (fin juin-début juillet). Durant dix jours, elles associent folklore arlésien et courses camarguaises, dont la plus prestigieuse : la Cocarde d’or (voir l’encadré p. 145). Pour assister à une corrida, contacter le bureau des Arènes (08 91 70 03 70 ; www.arenes-arles.com).
  • Les Suds (04 90 96 06 27 ; www.suds-arles.com ; juillet). Durant 6 jours, la ville vibre au son des musiques du monde.
  • Rencontres internationales de la photographie (juillet-septembre ; 04 90 96 76 06 ; www.rencontres-arles.com ; juillet-septembre). Tout l’été, des dizaines d’expositions sont organisées à travers toute la ville. La semaine d’ouverture, la ville se métamorphose en véritable capitale de l’image, combinant expositions, conférences, rencontres, projections et soirées.
  • Arelate, journées romaines d’Arles (04 90 49 47 11 ; http://festival-arelate.com ; aoÛt). Durant la dernière semaine d’aoÛt, Arles redevient l’antique Arelate avec spectacles et animations liés à la romanité, sans oublier, en parallèle, le Festival du péplum (www.festivalpeplum-arles.com) et ses films mythiques projetés en plein air dans le théâtre antique.
  • Feria du riz (08 91 70 03 70 ; www.arenes-arles.com ; septembre). Dans la foulée des festives Prémices du riz, la Feria du riz propose pendant trois jours défilés équestres et spectacles taurins.

À voir

Amphithéâtre     MONUMENT ROMAIN

(04 90 49 38 20 ; rond-point des Arènes ; tarif plein/réduit avec théâtre antique 6/4,50 €, gratuit -18 ans ; tlj 9h-19h mai-sept, 9h-18h mars-avr et oct, 10h-17h nov-fév). Très bien conservé, l’amphithéâtre est classé 20e monument du monde romain par sa taille. Édifié au Ier siècle, il pouvait accueillir plus de 20 000 personnes, protégées du soleil par une toile tendue ou velum. Il servait alors aux combats de gladiateurs ou de fauves. Au Moyen Âge, des habitations furent construites dans son enceinte ; plus de 200 bâtiments et deux églises y furent dénombrés en 1826 lors du dégagement des vestiges. Depuis 1830, les arènes accueillent chaque année les courses à la cocarde et les corridas. Un plan de restauration est en cours. Entre vieilles pierres et portions restaurées, la différence saute aux yeux… Trop pour certains !

Théâtre antique     MONUMENT ROMAIN

(04 90 49 38 20 ; rue de la Calade ; tarif plein/réduit avec amphithéâtre 6/4,50 €, gratuit -18 ans ; tlj 9h-19h mai-sept, 9h-18h mars-avr, 9h-12h et 14h-18h oct, 10h-17h nov-fév). Construit à la fin du Ier siècle av. J.-C., le théâtre antique témoigne de l’importance de la colonie d’Arles dès le règne d’Auguste. Quelque 12 000 personnes pouvaient y prendre place ! Converti par la suite en carrière de pierres, il fut peu à peu intégré aux remparts de la ville. Aujourd’hui, une partie des gradins a été dégagée, et seules deux colonnes de marbre subsistent de l’ancien mur de scène. Pourtant, sa situation au cœur de la ville et la végétation qui l’entoure lui confèrent un charme éminemment romantique. Des projections et concerts y sont organisés à l’occasion des festivals d’été ou dans le cadre des soirées Les Escales du Cargo du Cargo de Nuit (Cliquez ici ; 04 90 49 55 99 ; www.escales-cargo.com), en juillet.

Cryptoportiques du forum     GALERIES SOUTERRAINES

(04 90 49 38 20 ; hôtel de ville ; tarif plein/réduit 3,50/2,60 €, gratuit -18 ans ; tlj 9h-12h et 14h-19h mai-sept, 9h-12h et 14h-18h mars-avr et oct, 10h-12h et 14h-17h nov-fév). C’est par un mystérieux escalier que l’on s’enfonce dans le ventre de la ville, ou plutôt dans les fondations romaines des cryptoportiques. Désormais accessibles par le grand hall de la mairie, les cryptoportiques sont un ensemble de galeries aujourd’hui souterraines, qui soutenaient jadis les portiques à colonnes encadrant l’esplanade du forum. Une déambulation sous ces voÛtes humides et faiblement éclairées suscite un étrange sentiment de proximité avec ce passé pourtant vieux de 2 000 ans.

Thermes de Constantin     BAINS ROMAINS

(04 90 49 38 20 ; rue Dominique-Maïsto ; tarif plein/réduit 3/2,20 €, gratuit -18 ans ; tlj 9h-12h et 14h-19h mai-sept, 9h-12h et 14h-18h mars-avr et oct, 10h-12h et 14h-17h nov-fév). Indissociables du confort urbain des cités romaines, les thermes de Constantin ont probablement été construits vers le IVe siècle, sous le règne de l’empereur Constantin, qui fit de nombreux séjours à Arles. Une visite, même rapide, permet d’en admirer la coupole et de comprendre comment l’air chaud circulait dans les différentes pièces : par les tubuli, des conduits de briques creuses aménagés dans les murs.

Les Alyscamps     SARCOPHAGES ROMAINS

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