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PROVENCE - Marseille, les calanques et la Côte Bleue

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Sur la route

Marseille, Les Calanques Et La Côte Bleue

Carnet pratique

Index

Marseille, Les Calanques Et La Côte Bleue

Dans ce chapitre

MARSEILLE ET LES CALANQUES

DE CASSIS à LA CIOTA

Cassis

La route des Crêtes

La Ciotat

LA CôTE BLEUE

L’Estaque

Le Rove

Les calanques

Carry-le-Rouet

Sausset-les-Pins

La Couronne

Carro

Pourquoi y aller

Au centre de cette portion de littoral, on trouve la cité phocéenne. Marseille l’inclassable, Marseille la populaire, Marseille passée en quelques années du statut de paria à celui de ville tendance. Mais on peut également très vite quitter la vie urbaine pour se retrouver en pleine nature : c’est un peu le miracle du secteur. En une vingtaine de minutes de voiture, on touche à l’est au majestueux massif des Calanques et à l’ouest à la familiale Côte Bleue.

Sauvages et protégées, les calanques offrent un paysage aride et calcaire dont le blanc de la roche tranche magni-fiquement avec le bleu du ciel et de la mer. Une sorte de bout du monde où il fait bon pratiquer la randonnée, l’escalade ou encore la plongée. La Côte Bleue, plus populaire et moins touristique, abrite de très jolies calanques (Niolon, Méjan…), où le farniente est de mise, mais aussi des coins plus urbanisés non sans charme (Sausset, Carry, La Couronne…).

Deux communes méritent également une visite : l’adorable et très fréquenté port de Cassis, séparé par le cap Canaille et la route des Crêtes de sa discrète voisine : La Ciotat. Berceau du cinéma et ancien site majeur de la réparation navale, elle apprend peu à peu à mettre en avant ses atouts touristiques.

MARSEILLE ET LES CALANQUES

Plan rapproché sur les pages suivantes

Plus qu’une simple ville, Marseille est un voyage. On a tant parlé de ses mélanges de cultures, d’accents, de parfums et de couleurs que l’image a pris des allures d’Épinal. Ici, on flirte sans cesse avec les clichés, même si tout cela fait évidemment partie du jeu. Pour appréhender la cité phocéenne, pas de recette miracle, juste un comportement simple à adopter : abandonner ses repères, oublier ses préjugés et devenir un observateur curieux de chaque instant, comme lors d’un voyage au long cours.

Le décor grandiose qui enserre la ville, entre reliefs arides et immensité marine, contribue à ce sentiment d’ailleurs. Ajoutez un ciel splendidement bleu, une lumière de début du monde qui a envoÛté tant de peintres et un rapport si particulier au temps qu’il se retrouve parfois suspendu… Voilà pour le cadre. La grande originalité de la ville tient aussi à la multitude de ses quartiers enchevêtrés les uns dans les autres (111 en tout !), chacun tenant son rang.

Marseille, c’est aussi une ville qui change, qui vit avec son temps, même si elle reste parfois un peu engluée dans ses “pagnolades” ! Après avoir effrayé le reste de la France par sa mauvaise réputation, la cité phocéenne se rachète depuis quelques années une conduite. Les résidences secondaires se multiplient, les chantiers de toutes sortes voient le jour, les prix de l’immobilier grimpent. Et puis, en 2013, la ville portera pendant un an le prestigieux titre de capitale européenne de la culture, avec tous les projets et énergies qui iront avec. C’est aussi cette ville-là, en pleine mutation et au cœur du quotidien des Marseillais, que nous vous proposons de découvrir.

Histoire

Avec 2 600 ans d’histoire, Marseille est la doyenne des villes de France. Un particularisme rebelle envers tous les pouvoirs centralisateurs constitue le fil conducteur de son parcours.

Selon la légende, elle est née d’une idylle : en 600 av. J.-C., des navigateurs grecs venus de Phocée s’établissent dans cette calanque avenante. Leur chef Protis s’unit à la fille du roi ligure local, Gyptis. En guise de dot, Protis reçoit les territoires sur lesquels il installe sa colonie, Massalia, qui se développe rapidement grâce à son dynamisme commercial. Afin de ne pas rester isolés, les Massaliotes s’allient avec Rome.

On pense que l’évangélisation de la ville a eu lieu au IVe siècle, à partir de l’actuel site de l’abbaye Saint-Victor. Lors des invasions barbares, la ville réussit à tirer son épingle du jeu, mais dans l’Empire carolingien, mal défendue, elle connaît des heures sombres, marquées par les pillages. À l’époque où la Provence est administrée par des comtes, Marseille réussit, une fois de plus, à négocier une certaine indépendance, qui permettra son renouveau économique. Lorsque la Provence est rattachée à la France en 1481, la ville conserve certaines libertés et franchises.

Plan rapproché sur les pages suivantes

Sous Louis XIV, c’en est fini de ce statut particulier. Le roi la fait rentrer dans le rang par la force. Parallèlement, il a le souci de la développer pour la rendre conforme à ses ambitions. Il y installe ses galères et fait procéder à l’aménagement de plusieurs quartiers. C’est l’époque où Marseille devient un port mondial très actif. Seule la peste de 1720 stoppera momentanément cet élan.

La ville pâtit de la Révolution et de la période napoléonienne, qui entravent le commerce. La reprise économique se fait sentir à partir de 1830. Sous Napoléon III, une série de grands travaux est engagée. Avec l’ouverture du canal de Suez en 1869, Marseille, devenue une plaque tournante du commerce international, est surnommée la “porte de l’Orient”. La situation se dégrade entre les deux guerres, période trouble pendant laquelle la cité acquiert une réputation douteuse et s’essouffle, distancée par d’autres métropoles portuaires. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la destruction partielle de la vieille ville par les Allemands provoquera un traumatisme durable.

Aujourd’hui, des réalisations sans précédent semblent redonner un certain dynamisme à la ville. Après l’effet Coupe du monde en 1998 et l’effet TGV à partir de 2001, les titanesques travaux d’urbanisme du secteur Euroméditerranée ont accéléré sa mutation.

Mais d’aucuns s’inquiètent pour l’avenir d’une cité qui regroupe une centaine de “communautés”, où l’échelle des niveaux de fortune s’étage de 1 à 14, où les fameux quartiers nord coexistent avec les collines au-dessus de la Corniche, inaccessibles au commun des mortels. Espérons simplement que les changements en cours n’accentueront pas outre-mesure ces disparités.

Orientation

Marseille est une ville très étendue. De l’Estaque, au nord, au hameau des Goudes, au sud, on compte 15 km. Cernée par plusieurs massifs montagneux, la cité phocéenne se compose d’une nébuleuse de 111 villages, satellisés autour du Vieux-Port, qui forme un U parfait, au milieu duquel commence la Canebière, l’artère centrale, orientée est-ouest. Au nord s’étendent les quartiers populaires, ainsi que les zones industrielles et portuaires ; au sud, les secteurs chics et balnéaires. Les principaux axes de circulation sont orientés nord-sud. La Corniche serpente le long du littoral et des plages jusqu’aux portes des calanques.

Sur le plan administratif, Marseille est divisée en 16 arrondissements. L’essentiel des infrastructures touristiques se concentre dans les arrondissements centraux, à l’intérieur d’un quadrilatère délimité par la gare Saint-Charles, la place Jean-Jaurès, l’abbaye Saint-Victor et la cathédrale de la Major.

Renseignements

  • Office du tourisme et des congrès de Marseille (0826 500 500 ; www.marseille-tourisme.com ; 4 La Canebière, 1er; 9h-19h lun-sam, 10h-17h dim ; Vieux-Port). Met à disposition de nombreux dépliants et brochures et organise différentes visites guidées à thème de la ville.
  • Alpha.net (04 91 01 35 83 ; 22 rue de la Coutellerie, 2e ; 30 min/1 heure 0,50/1 € ; 7h30-minuit tlj ; Vieux-Port). Cybercafé.

Fêtes et festivals

  • Chandeleur (février). Le pèlerinage de la Chandeleur à l’abbaye Saint-Victor attire des milliers de fidèles.
  • Festival de Marseille (juillet). Met à l’honneur pendant un mois, danse, musique et cinéma contemporains
  • Festival de jazz des 5 continents (juillet). Sous les arbres et sur les pelouses du parc Longchamp (4e).
  • (juillet). Des représentants d’une vingtaine de pays s’affrontent durant ce championnat.Mondial La Marseillaise à pétanque
  • Assomption (aoÛt). À l’Assomption, des fidèles sortent la statue de la Vierge de la cathédrale de la Major et la portent en procession dans les rues du Panier.
  • Fiesta des Suds (octobre). Un grand rendez-vous musical, artistique et festif qui se déroule au Dock des Suds, dans la zone portuaire de la Joliette (voir p. 40).
  • Foire aux santons (décembre). Pendant cette foire, des artisans santonniers exposent leur production.

À voir

Malgré sa très longue histoire, Marseille n’est en aucun cas une ville-musée. Chaque trou creusé dans le centre-ville, au grand désespoir des promoteurs, fait certes apparaître une amphore romaine ou des vestiges grecs de grand intérêt, mais la ville n’a jamais été figée dans le temps.

VIEUX-PORT ET ENVIRONS

C’est le cœur historique de la ville, son point névralgique, situé sur l’emplacement du Lacydon, l’ancien port antique. Si vous regardez à vos pieds, près de l’eau, à deux pas du métro, vous tomberez sur une plaque attestant que c’est ici même, il y a 2 600 ans, que les Phocéens débarquèrent pour fonder Massalia.

Musée d’Histoire de Marseille et Port antique     VESTIGES ANTIQUES

(04 91 90 42 22 ; 17 square Belsunce ; coll perm adulte/tarif réduit 2/1 €, gratuit mer et sam 15h30-16h30 ; 11h-18h mar-dim juin-sept, 10h-17h mar-dim oct-mai, fermé lun et fériés ; Vieux-Port). Le musée d’Histoire de Marseille et le Port antique est un drôle d’endroit, coincé sous le Centre Bourse, une galerie commerçante à l’architecture sans charme ! La raison de l’emplacement de ce musée est simple : c’est au moment de la construction du centre que des remparts, une nécropole, des puits, des bassins et des aménagements portuaires (la mer avançait jusque-là !) d’époques grecque et romaine furent découverts. D’où la création du jardin des Vestiges (désormais appelé “port antique”, entrée rue Henri-Barbusse) et du musée. Vous pourrez y découvrir l’histoire de la ville depuis sa fondation jusqu’au XVIIIe siècle. Attention, le musée est fermé jusqu’à fin 2013 pour des travaux d’embellissement.

Maison diamantée     MUSÉE

(04 91 55 28 68 ; 2 rue de la Prison, 2e ; Vieux-Port). Abritant le musée du Vieux-Marseille consacré à la vie quotidienne à Marseille au XVIIIesiècle, la Maison diamantée est désormais le siège de l’association “Marseille Provence capitale européenne de la culture” et ne se visite plus. Ses collections ont été transférées au musée d’Histoire (voir ci-dessus). Vous pourrez toujours admirer de l’extérieur cet hôtel particulier qui daterait du XVIIesiècle et aurait appartenu à de riches négociants. Sa façade est une réelle curiosité esthétique qui doit son nom à son bossage en forme de diamant.