Québec 7 - Québec

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Publié le : jeudi 27 juin 2013
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EAN13 : 9782816137507
Nombre de pages : 100
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Parmi les rares villes fortifiées en Amérique du Nord, Québec s’affiche comme une destination phare. La beauté historique et le charme pittoresque de la vieille ville, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité, avec ses dédales d’escaliers et de ruelles pavées, ses vieilles demeures et ses places publiques, ne sont pas sans rappeler qu’ici se joua une large part de l’histoire de la Nouvelle-France.

Certains diront qu’elle est moins cosmopolite que Montréal, plus provinciale et étriquée. Il y a sans doute là une part de vérité. Mais Québec sait aussi montrer un visage moins lisse à qui s’aventure hors de ses murs. Il n’y a qu’à se promener dans le quartier Saint-Roch ou dans la rue Saint-Jean, dans le faubourg populaire Saint-Jean-Baptiste…

Québec est le siège du gouvernement provincial. Depuis des siècles, elle est également le creuset du nationalisme francophone ; la majorité des habitants revendiquent des ancêtres venus de France.

C’est de surcroît un port important, au confluent de la rivière Saint-Charles et du fleuve Saint-Laurent. Perchée au sommet d’une falaise et couronnée par le célèbre château Frontenac, elle offre une vue somptueuse sur le fleuve.

Quand partir

Fin juin-début septembre Balades dans les rues de la vieille ville. Début juillet, ne manquez pas le festival d’été.

Fin décembre-fin mars Le Carnaval de Québec, en février, insuffle un air festif au creux de l’hiver.

Mi-septembre à mi-octobre Aux abords de la ville, les érables commencent à rougir dès la fin septembre.

À ne pas manquer

Le Vieux-Québec et son dédale de rues (Cliquez ici)

Les vestiges de la demeure du gouverneur de France aux Forts-et-Châteaux-Saint-Louis

Sorties culturelles et gourmandes dans le quartier Saint-Roch

La collection d’art inuit du musée des Beaux-Arts

Le célèbre Carnavalde Québec, haut en couleur (Cliquez ici)

La réserve nationale de faune de Cap-Tourmente

L'île d’Orléans, paisible et pittoresque (Cliquez ici)

La vue de Québec depuis Lévis, en prenant le traversier (Cliquez ici)

Histoire

Le premier Européen à poser le pied sur le rivage de l’actuelle ville de Québec fut Jacques Cartier, en 1534. Le site était alors occupé par un village iroquois du nom de Stadacone. Les tentatives de peuplement menées par le Malouin dans les années qui suivent se soldent par un échec, dû au scorbut et à l’hostilité des Iroquois.

Samuel de Champlain reprend le flambeau en 1608. Les Iroquois ont alors migré plus au sud et ont été remplacés par des groupes d’Algonquins. C’est vraisemblablement de leur langue que l’explorateur tire le nom de sa nouvelle colonie : kebek signifierait, en effet, “là où la rivière se rétrécit”, en langue algonquienne. Champlain fonde la ville et fait édifier un fort, en 1620, pour se protéger des tribus autochtones. La présence indienne conditionne en effet fortement l’existence des colonies françaises d’alors. Selon les époques, les rapports entre les deux communautés sont belliqueux ou pacifiques, fondés sur les échanges et la chasse en commun. Érigée au rang de capitale de la Nouvelle-France en 1663, Québec est alors une petite cité prospère de plusieurs milliers d’habitants.

La conquête britannique brise les rêves des colons Français en 1759. En septembre, Québec capitule devant la flotte anglaise menée par James Wolfe, lors de la fameuse bataille des plaines d’Abraham, le “Waterloo québécois”. En 1763, le traité de Paris attribue le Canada à la Grande-Bretagne.

Dopée par le fructueux commerce du bois, la ville connaît un rapide essor au cours du XVIIIe siècle. Diverses activités industrielles (chaussures, textile, armement, papeterie) prendront le relais, tandis que les travaux d’aménagement du port et la construction de voies ferrées reliant Québec au reste du pays accompagnent l’entrée de la ville dans le XXe siècle. Québec s’est entre-temps dotée d’un symbole de son dynamisme et de sa nouvelle vocation touristique : l’hôtel Château Frontenac. Devenue capitale provinciale lors de la création de la Confédération canadienne en 1867, la ville partage depuis la majeure partie de son activité entre le tourisme, les services et la fonction publique, auxquels la création multimédia et les hautes technologies sont venues se greffer dans les années 1990.

Orientation

Coiffant en partie les falaises du cap Diamant, la ville est divisée en trois quartiers principaux : le Vieux-Québec, la Haute-Ville ou “Colline parlementaire”, et la Basse-Ville. Cette dernière se situe en contrebas du Vieux-Québec, tandis que la Haute-Ville s’étend au-delà de la citadelle, au nord-ouest.

Le château Frontenac constitue un bon point de repère. À ses pieds, face au fleuve, la terrasse Dufferin est très animée, surtout en été. La Colline parlementaire abrite le Centre des congrès et de grands hôtels. Tout au nord de la Haute-Ville, on retrouve la falaise. En son milieu, le boulevard René-Lévesque et la populaire Grande-Allée, autrefois surnommée “Voie Royale”. Juste en contrebas de ces deux artères, le vibrant faubourg Saint-Jean-Baptiste est traversé par la rue Saint-Jean, qui pointe à l’est vers le Vieux-Québec et à l’ouest, vers Sainte-Foy. Depuis son centre, plusieurs escaliers descendent à pic vers la Basse-Ville. Au pied du Vieux-Québec, le quartier Petit-Champlain descend jusqu’au fleuve. C’est ici que Samuel de Champlain installa le premier édifice de Québec. En marchant vers le nord, vous arriverez au quartier du Vieux-Port et, plus loin, à la gare du Palais, qui abrite les gares routière et ferroviaire.

Renseignements

Argent

Vous pourrez changer de l’argent dans la plupart des banques, mais elles sont rares dans le Vieux-Québec. Vous trouverez des bureaux de change au centre Infotouriste. Plusieurs autres bureaux sont disséminés dans le Vieux-Québec et le quartier du Petit-Champlain. Les DAB dans les boutiques et les cafés prennent en général une commission d’environ 1,50 $ par retrait.

Banque nationale du Canada (418-647-6986 ; 1199 rue Saint-Jean). Près de l’hôtel de ville dans le Vieux-Québec. Bureau de change et DAB.

Caisse Populaire Desjardins (418-522-6806 ; 19 rue des Jardins ; tlj fin juin-déb sept). Près de l’hôtel Clarendon dans le Vieux-Québec. Bureau de change et DAB.

Librairies

Librairie Pantoute (418-694-9748 ; www.librairiepantoute.com ; 1100 rue Saint-Jean ; tlj 10h-22h, dim à partir de 12h). Une bonne librairie généraliste.

Maison de la presse internationale (418-694-1511 ; 1050 Saint-Jean ; lun-ven 7h-23h, sam-dim 8h-22h). Presse internationale et livres.

Office du tourisme

Centre Infotouriste (1-877-266-5687 ; 12 rue Sainte-Anne ; tlj 8h30-19h été, 9h-17h hors saison). En face du château Frontenac. Géré par la province. Renseignements sur toutes les régions du Québec. Proposent des tours de la ville, des locations de voiture, etc.

Poste

Succursale de la Haute-Ville (418-694-6102 ; 5 rue du Fort ; lun-ven 8h-19h30, sam-dim 9h30-17h). Comptoir philatélique. Poste la plus centrale. Vous pouvez aussi acheter des timbres dans la plupart des dépanneurs.

Sites Internet

www.regiondequebec.com Portail généraliste sur la ville de Québec et sa région.

www.voir.ca Cliquez sur la ville de Québec ; son actualité culturelle n’aura plus de secrets pour vous.

Fêtes et festivals

Carnaval de Québec (février ; 418-626-3716 ou 1-866-422-7628 ; www.carnaval.qc.ca). Unique, ce célèbre festival s’étale sur 2 semaines. Défilés, sculptures sur glace, luge, courses de bateaux, danse, musique… À ne pas manquer : le “Bonhomme Carnaval” et le traditionnel bain de neige en maillot de bain.

Festival d’été (première quinzaine de juillet ; 418-529-5200 ou 1-888-992-5200 ; www.infofestival.com). Plus de 500 événements, avec des spectacles et des concerts dans toute la ville. En parallèle, le Festival OFF (www.quebecoff.org) propose des musiques alternatives (gratuit).

Fêtes de la Nouvelle-France (début août ; 418-694-3311 ; www.nouvellefrance.qc.ca). Le Vieux-Québec célèbre son passé. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont à l’honneur. Au programme : théâtre de rue, animations pour les enfants, défilés en costumes d’époque et reconstitutions historiques.

Plein Art (début août ; 418-694-0260 ; www.metiers-d-art.qc.ca). Rue Saint-Amable, près du parc de la Francophonie, une expo-vente dédiée aux métiers d’art. Plus de 150 exposants.

Expo Québec (mi-août ; 418-691-3976 ; www.expoquebec.com). Autre événement important de l’été, cette grande fête foraine, familiale, se déroule chaque année.

Festival international de musiques militaires (fin août ; 418-694-5757 ; www.fimmq.com). Défilés et concerts dans différents points de la ville.

À voir

VIEUX-QUÉBEC (INT RA-MUROS)

Entouré de remparts, le Vieux-Québec se prête idéalement à la balade et à la découverte. Une flânerie quelque peu sportive, de nombreuses rues affichant un bon dénivelé ! Nombre de sites sont concentrés dans ce quartier, à commencer par le château Frontenac.

Lieu historique national des Forts-et-Châteaux-Saint-Louis      LIEU HISTORIQUE

(418-648-7016 ; www.pc.gc.ca/fra/lhn-nhs/qc/saintlouisforts/index.aspx ; terrasse Dufferin ; adulte/senior/6-16 ans/famille 3,90/3,40/1,90/9,80 $ ; tlj 10h-18h mai-oct). Ouverte en 2012 après 7 années de fouilles, l’ancienne résidence officielle du gouverneur de France est maintenant accessible au public. À 6 m sous la terrasse Dufferin, les visiteurs peuvent déambuler entre les murs de l’ancien château Saint-Louis et visiter les pièces telles qu’elles étaient lorsque les lieux ont été enfouis suite à l’incendie de 1834. Nombreuses activités proposées.

Citadelle et musée du Royal 22e Régiment      LIEU HISTORIQUE

(418-694-2815 ; www.lacitadelle.qc.ca ; côte de la Citadelle ; adulte/senior et étudiant/enfant/famille 10/9/5,50/25 $, gratuit jusqu’à 7 ans ; 2h stationnement gratuit ; tlj 10h-17h mai-sept, 10h-16h oct-avr). Grandiose, avec son plan en forme d’étoile, la citadelle, sise au sommet du cap Diamant, est caractéristique des forteresses du style Vauban. Québec lui doit d’être parfois surnommée le Gibraltar d’Amérique. Elle occupe une vaste superficie et compte 25 bâtiments. Au nord, dominant le Saint-Laurent, se trouve le bastion du Roi. Au sud, le bastion Prince de Galles offre une vue sur le fleuve et le parc des Champs-de-Bataille. Terrain militaire toujours en activité, le site est accessible en visites guidées seulement (compter 1 heure, départ toutes les 15 min).

Une ancienne poudrière (1750) et une prison militaire britannique (1852) abritent le musée qui renferme des collections de canons, armes, uniformes, médailles et insignes.

La tradition militaire est assurée par la relève de la garde du Royal 22e Régiment sur le terrain de parade, à laquelle vous pourrez assister du 24 juin au premier lundi de septembre, tous les jours à 10h.

Pour célébrer le 100e anniversaire du Royal 22e Régiment, un nouveau musée ouvrira ses portes en 2014. Il retracera l’histoire unique du premier et seul régiment francophone du Canada, créé en 1914 alors que les Canadiens français ne voulaient pas s’engager dans le conflit mondial. La salle elle-même, avec sa voûte en pierres d’Écosse originales, qui servirent jadis à lester les navires venant du vieux continent, mérite le détour.


SIMON CAREAU, PARCS CANADA

Simon Careau est coordonnateur d’interprétation pour Parcs Canada, il a été l’un des responsables des fouilles des Forts-et-Châteaux-Saint-Louis.

Comment vous êtes-vous rendu compte du potentiel archéologique du site ? On a toujours su que des vestiges étaient là. Quand on a commencé à fouiller et que l’on s’est aperçu que la demeure entière du gouverneur était debout, avec le sous-sol complet et des murs de plus de 2 m de haut, on s’est rendu compte du potentiel du site. C’est parce que les vestiges étaient de bonne qualité que l’on peut maintenant déambuler dans la demeure complète, comme à l’époque.

En quoi s’agit-il d’une importante découverte ? C’est une découverte majeure, car le château du gouverneur est un lieu d’une grande importance historique et symbolique. C’est ici que s’est dessinée la carte de l’Amérique du Nord moderne. La création de grandes villes que l’on connaît aujourd’hui s’est décidée entre ces murs. Des villes comme Détroit, Pittsburgh, Saint-Louis sont d’anciens forts et comptoirs français de traite de fourrures, et sont le fruit des négociations qui se sont déroulées ici. Le fleuve étant gelé pendant la moitié de l’année, les communications étaient rompues avec la France. Le gouverneur avait donc un grand pouvoir de décision.

Quelle est la suite des événements pour les Forts-et-Châteaux-Saint-Louis ? Le musée a officiellement ouvert ses portes en mai 2012. Nous apprivoisons donc ce nouvel héritage, avec toutes les dépenses inattendues qu’il comporte. Plus de 500 000 objets ont été retrouvés, leur restauration et leur mise en valeur sont prévues, mais cela représente un budget conséquent. Pour l’instant, nous souhaitons tout simplement nous implanter et développer des activités thématiques, comme celles de fouille archéologique avec de vrais artefacts ou de dégustation de chocolat selon une recette de 1759, qui ont un grand succès. Nous sommes certains que ce site va devenir un lieu incontournable à Québec.

Parc de l’Artillerie      LIEU HISTORIQUE

(418-648-7016 ; www.pc.gc.ca/artillerie ; 2 rue d’Auteuil ; adulte/senior/6-16 ans/famille 3,90/3,40/1,90/9,80 $ ; tlj 10h-17h fin mai-fin juin et début sept-début oct, 10h-18h fin juin-début sept). Site militaire majeur, classé lieu historique national, il touche l’enceinte au niveau de la porte Saint-Jean. Une usine de munitions fabriquait des cartouches pour les troupes canadiennes jusqu’à sa fermeture, en 1964.

Trois bâtiments uniques sont à visiter : la redoute Dauphine (1712) avec ses voûtes et ses casemates, la fonderie de l’Arsenal (1901), avec un plan-relief à l’échelle de la ville de Québec au début du XIXe siècle, et le logis d’officier (1818), comptant des décors d’époque et des pièces reconstituées.

De mai à octobre, on peut visiter (gratuit) les 4,6 km de fortifications qui enserrent la ville. Nous vous conseillons néanmoins d’opter pour les visites pédestres guidées (adulte/senior/6-16 ans/famille 9,80/7,30/4,90/19,60 $ ; départ 10h début juin-début sept, 10h jeu-dim sept-oct), d’une durée de 90 minutes. Elles offrent des explications passionnantes sur le système défensif de la ville. Le départ se fait du kiosque Frontenac, sur la terrasse Dufferin, et se termine au parc de l’Artillerie.

Près de la porte Saint-Louis, à la poudrière de l’esplanade, il est possible de s’essayer au tir au fusil à la poudre noire, comme à l’époque.

Musée du Fort      MUSÉE MILITAIRE

(418-692-2175 ; www.museedufort.com ; 10 rue Sainte-Anne, près du château Frontenac ; adulte/senior/étudiant 8/6/5 $ ; tlj 10h-17h avr-oct, jeu-dim 11h-16h fév, mars et nov, tlj 11h-16h fêtes de fin d'année). Dans un bâtiment blanc aux allures de petit château, le musée fait revivre les six sièges de Québec via un diorama en son et lumière. L’imposante maquette reconstituant la ville en 1759 sert de support au récit où se déploient les soldats enrôlés dans la bataille des plaines d’Abraham (30 min). Spectacle en anglais toutes les heures et en français toutes les demi-heures.

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