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INVITATION AU VOYAGE

INVITATION AU VOYAGE - Martinique

© Petit Futé

Bienvenue à Saint-Vincent-et-les-Grenadines !

Situé entre Sainte-Lucie, au nord, et Grenade, au sud, cet Etat-archipel offre l’une des plus belles facettes de la Caraïbe. Toutes les images qui s’associent inconsciemment à la région se regroupent ici : un ciel bleu qui règne en maître, des plages au sable velouté, des eaux qui mêlent bleu indigo, turquoise, vert émeraude... Des îles quasi désertes, des cocotiers bercés par un vent régulier, une population souriante, des maisons colorées... Trente-deux îles composent l’archipel et l’’île principale est Saint-Vincent. Viennent ensuite Young Island, Bequia ( « békoué » ), Moustique, Canouan, Mayreau, Union, Palm Island et Petit-Saint-Vincent. Si vous avez le temps et les moyens, nous vous recommandons la formule « croisière en voilier » . C’est incontestablement le meilleur moyen de découvrir les îles une par une. Les amateurs du farniente pur trouveront sur place quelques hôtels, la majorité haut de gamme. Si vous séjournez en Martinique, sachez qu’une excursion à la journée (départ en avion + voilier sur place) est une bonne idée, car elle donne un joli aperçu de l’ensemble. On a même du mal à reprendre l’avion en fin de journée.

Mise en garde

Le monde du tourisme est en perpétuelle évolution. Malgré notre vigilance, des établissements, des coordonnées et des prix peuvent faire l'objet de changements qui ne relèvent pas de notre responsabilité. Nous faisons appel à la compréhension des lecteurs et nous nous excusons auprès d'eux pour les erreurs qu'ils pourraient constater dans les rubriques pratiques de ce guide.

Fiche technique
Argent

La monnaie utilisée à Saint Vincent et les Grenadines est le dollar des Caraïbes orientales.

En septembre 2012, 1 € = 3,46 XCD et 1 $ = 2,7 XCD.

Saint Vincent et les Grenadines en bref

Superficie : 382 km2.

Capitale : Kingstown.

Régime : Monarchie constitutionnelle. Les Grenadines font partie du Commonwealth. Un gouverneur général est le représentant de la Couronne britannique. Le souverain est donc Elisabeth II.

Population : estimée à 103 537 hab (estimation 2012).

Langue officielle : anglais.

Langue régionale : créole.

Religion principale : protestantisme (75 %).

PIB brut/hab : 11 600 $ (estimation 2011).

Téléphone

Le code d’appel depuis l’étranger : 00 + 1 + 784 + 7 chiffres. Le code téléphonique local : 784. Vous trouverez des cabines téléphoniques assez facilement à Kingstown. Sur les autres îles, elles sont un peu plus difficiles à dénicher. Normalement, les hôtels proposent des cabines à carte. Ces cartes téléphoniques sont également utilisables à Sainte-Lucie.

Décalage horaire

Il y a 5 heures de décalage horaire avec la Métropole pendant l'hiver. 6 heures pendant l'été. Au mois de janvier, lorsqu'il est 18h à Paris, il est 13h en Martinique. Au mois de juillet, lorsqu'il est 18h à Paris, il est 12h en Martinique.

Formalités

Vous devez être en possession d’un passeport en cours de validité et d’un billet de retour. N’oubliez pas vos papiers ni votre billet de retour, sinon les douaniers ne vous ouvriront pas les portes du paradis. L’influence américaine aidant, ils vérifient souvent le passeport avec une grande minutie... N’oubliez pas de garder quelques dollars pour la taxe de retour : elle est de 40 EC$.

Climat

Température moyenne de 28 °C à l’année. Une saison sèche de décembre à juin ; une autre, plus humide, de juillet à novembre. L’archipel est protégé des cyclones, qui descendent rarement dans le sud de l’arc antillais.

Saisonnalité

Si, dans certaines régions, il existe bien deux, voire trois saisons, il est difficile ici de les différencier. Nous préférons employer le terme de « période » .

De décembre à fin avril, c'est la « haute saison »  : les touristes affluent et les tarifs augmentent.

De mai à fin novembre, c'est la période « creuse »  : les vacanciers européens boudent un peu la destination dans la mesure où le soleil est au rendez-vous en métropole. Les prix sont à la baisse à partir de fin avril jusqu'à mi-décembre, profitez-en ! Evitez, en revanche, de planifier une croisière en voilier en septembre, car c'est le mois où vous avez le plus de chances de rencontrer une tempête tropicale ou même un cyclone !

Les mois d'été (juillet et août) représentent la « saison intermédiaire »  : les grandes vacances permettent aux Antillais de métropole de revenir au pays. Il est souvent difficile de trouver une voiture de location et les billets d'avion sont onéreux (surtout si vous vous y prenez à la dernière minute). A noter également qu'en juillet, et surtout en août, le temps est très chaud et plus humide, il pleut plus souvent tout en restant toujours agréable.

Pour voyager hors des périodes de grandes affluences, nous vous conseillons les mois de mai et de juin : le climat est agréable et les tarifs au plus bas.

DÉCOUVERTE DE LA MARTINIQUE

DÉCOUVERTE DE LA MARTINIQUE - Plage de Sainte-Anne.

© Vincent FORMICA

La Martinique en 25 mots-clefs
Quelques expressions locales...

Doudou : Mot tendre adressé à la personne que l’on aime. Dans la vie courante, le terme est utilisé régulièrement. En faisant votre marché, ne soyez pas étonné si on vous appelle « doudou » . C’est plutôt un témoignage de sympathie.

Fais ça pour moi : C'est le « s'il te plaît » local en quelque sorte. Cette expression résume très bien l’état d’esprit qui anime le Martiniquais dans ses discussions : empreint de convivialité, il se manifeste par un parler sans fioritures. Essayez vous verrez... cela fonctionne.

Pani problem : « pas de problème » en créole, s’apprend et se retient vite. Ne t’en fais pas, tout va bien, la vie est belle, sois cool, ne te fatigue pas, ça va aller.

Pa mannié moin : Littéralement « ne me touche pas !  » , mais qui s'emploie davantage pour dire à quelqu'un de laisser tomber.

Ki gou sa ni ?  : « quel goût ça a ?  » . Peut servir au restaurant si l'on vous sert un mets dont vous n'avez aucune idée du goût qu'il peut avoir.

Ba moin an ti-punch : expression que vous risquez d'utiliser souvent si vous ne surveillez pas votre consommation de rhum, elle signfie « sers-moi un punch » .

Z'oreille : ce terme désigne le Métropolitain en opposition au natif des Antilles.

Bannan jon pa ka vini vêt : petit proverbe qui se traduit par « banane jaune ne devient pas verte » , à savoir qu'on ne peut pas être et avoir été.

Faire / Ne pas faire

Faire

Ne pas hésiter à se mêler à la foule lors d’une régate de yoles le dimanche après-midi. On vous accueillera avec enthousiasme.

Acheter du poulet grillé (boucané) dans un petit bouiboui le long de la route et le déguster lors d’une journée « plage » .

Passer un après-midi dans la forêt tropicale, en suivant les sentiers de randonnée, pour prendre un « bain de verdure » .

Complimenter les Martiniquaises pour leurs tenues : elles sont très coquettes.

Ne pas faire

Ne pas s’indigner si l’on vous dragouille régulièrement. Les Martiniquais sont parfois un peu trop direct, mais rien de bien méchant.

Ne pas faire de comparaisons entre la Martinique et les autres îles des Antilles, les Martiniquais sont très fiers de leur île.

Eviter, comme partout ailleurs, de rentrer dans les églises en tenue de plage. Les Martiniquais sont très pratiquants.

Perdre son sang froid au volant. Ici, on klaxonne rarement, vous passerez pour un fou du volant si vous vous excitez rapidement. A la Martinique, on conduit un peu comme on veut parfois : priorités singulières au ronds-points, allures aléatoires... respirez et restez vigilants.

Abolition

Le 27 avril 1848, Victor Schœlcher, alors sous-secrétaire d’Etat à la Marine et aux Colonies de la Seconde République, appose sa signature au bas du décret mettant officiellement fin à l’esclavage. La déclaration officielle n’est pas encore parvenue dans l’île quand les esclaves martiniquais se sont révoltés le 22 mai et obtiennent l’abolition de l’esclavage. Le 22 mai est un jour férié en Martinique.

Arc antillais

Il suffit d’observer la forme de l’archipel antillais pour comprendre cette appellation : une courbe naturelle harmonieuse que les îles dessinent en pointillé, de la Grenade à Saint-Martin, les deux extrémités de cet arc régulier. Bordé par l’océan Atlantique à l’est et par la mer des Caraïbes à l’ouest, l’arc antillais s’allonge sur une longueur d’environ 1 500 km et compte une centaine d’îles.

Averses ou « grains »

A partir du mois d’août, la saison est fortement humide et le niveau de précipitations régulier : il pleut presque tous les jours, par petites ou grosses averses. Mais la température reste douce et le bruit continu de la pluie sur les toits de tôle devient vite un lancinant mais fascinant leitmotiv.

Carnaval

Carnaval - Carnaval à Fort-de-France.

© Vincent FORMICA

C’est sans conteste la plus grande fête populaire de l’année. Il commence le vendredi qui suit le jour des Rois (Epiphanie) et se termine le mercredi des cendres, une spécificité martiniquaise. Les semaines précédant le carnaval, ont lieu les élections des rois et reines du carnaval des communes de la Martinique, de certains lycées, etc. Tous les dimanches, il y a des parades de groupes à pied et des vidés (parades dans les rues sur des rythmes de carnaval au son des sonos des chars ou des groupes à pied). Jours et nuits se succèdent dans une atmosphère de frénésie et de joie. Toute la Martinique est en liesse pendant cette période de l’année.

Case en gaulettes

A l’époque amérindienne, les Arawaks vivaient dans de petites huttes installées au bord de l’eau. Malgré l’urbanisation de l’île, la Martinique a sauvegardé les caractéristiques essentielles de ce type d’habitation avec ses cases créoles. Dans les campagnes sèches du Sud, il existe encore quelques-unes de ces cases « en gaulettes » , fabriquées avec des branchages tressés de Ti'baume et parfois recouvertes de torchis.

Cimetières

Cimetières - Cimetière marin de Sainte-Anne.

© Vincent FORMICA

Les Antilles ont préservé certaines traditions européennes, comme les rites funéraires, adaptés bien entendu à la culture locale et évoluant en conséquence au cours du temps. Les cimetières en sont un parfait exemple. Ils ne forment pas un espace à part et lugubre. Au contraire, ce sont des lieux indissociables de la vie pour les Antillais, très préoccupés par la mort et l’au-delà. Ce sont de véritables bijoux, tant pour les sites choisis que pour leur architecture. On s’intéressera donc de près à ces monuments beaux et mystérieux, surtout à la Toussaint.

Combats de coqs

Combats de coqs - Combat de coqs au pitt Cléry.

© Vincent FORMICA

Interdite en métropole, cette pratique a perduré sur le continent américain et dans l’espace caribéen ainsi qu’à la Réunion, sous le nom de « bataille » . (Le coq ayant été introduit par les Espagnols au XVIIe siècle.) Chaque île possède ses habitudes et les Martiniquais ont donc leurs pitts (de l’anglais), petites arènes conçues spécialement pour les combats de coqs. Les combats s’inscrivent dans tout un environnement folklorique : le « guichet » d’entrée (entrée environ 8 €), la loge des « combattants » , les « tribunes » , la cérémonie des préparatifs (pesée, arrivée des coqs, propriétaires concentrés, etc.), le public frénétique et turbulent, le grand tintamarre, les commentaires échangés entre « pros » , le jargon « technique » (en créole bien sûr)… Les coqs affrontent leur adversaire en fonction de leurs poids, comme les boxeurs. La durée d’un combat est de cinq à trente minutes, il y a entre trois et cinq combats par séance. En vrais pros, les coqs sont préparés au combat dès leur naissance. Ils bénéficient donc d’une alimentation très stricte à base d’œufs, de légumes verts et de produits vitaminés ainsi que d’un entraînement sportif intense. Avant chaque combat, ils sont minutieusement bichonnés, lustrés, massés et pesés pour connaître la catégorie dans laquelle ils auront à combattre. Les paris se font selon la cote donnée par leur propriétaire, les gagnants recevant le double de leur mise de départ. Cette tradition a son équivalent en métropole, dans le Nord de la France, où ces combats se déroulent encore régulièrement. Parfois, dans ces mêmes arènes, mangoustes et serpents s’affrontent dans des cages de verre. Les deux adversaires s’observent longuement avant l’assaut final. On pousse les animaux au combat. La mangouste est souvent victorieuse, mais qu’on ne s’y trompe pas, elle meurt fréquemment de ses blessures. Ames sensibles s’abstenir ! En Martinique, il n’existe plus que cinq pitts où sont élevés entre 100 et 150 coqs. D’un sport exclusivement masculin, les combats de coqs sont devenus une passion pour certaines femmes, qui élèvent elles-mêmes leurs propres combattants. La durée de vie d’un coq de combat ne dépasse pas quatre ou cinq ans.

Danse

Bèlè, biguine, kalenda, mazurka, valse… pour en arriver au zouk. La danse est un élément important de la culture martiniquaise. En dehors des sorties incontournables en discothèque, ce ne sont pas les occasions de danser qui manquent en Martinique : déjeuner dansant, réceptions, soirée bèlè, etc. De plus, il existe une pléiade d’associations et de groupes qui initient tant aux danses contemporaines qu’à la danse traditionnelle.

Deuil

Le culte tient une place considérable, d’autant que les croyances, traditionnellement, sont diverses et nombreuses. On notera, en comparaison avec la métropole, l’importance du culte des morts, illustré, par exemple, par l’existence de boutiques spécialisées dans les vêtements de deuil (on en compte deux dans le centre de Fort-de-France).

Diablesse

Personnage surnaturel à l'apparence d'une très belle femme aux pieds de bouc. Elle séduit les hommes et les égare. La diablesse symbolisait la femme blanche (femme ou fille de maître) qui prenait un malin plaisir à charmer les plus beaux mâles esclaves noirs sur les plantations. Ceux-ci étaient alors sévèrement punis par le maître pour avoir « touché » à ces femmes assoiffées de plaisir. Au Carnaval, la diablesse est un travesti en noir et blanc.

Écrevisses

Sur les cartes des restaurants, ces charmantes bestioles d’eau douce partagent la vedette avec les langoustes. Ce sont des mets de choix de la cuisine antillaise. Les écrevisses sont appelées z’habitants en Martinique et ouassous en Guadeloupe. Le terme d’écrevisse est pourtant impropre, car tous les ouassous et assimilés appartiennent à la famille des crevettes : les ouassous sont les plus grands et les plus recherchés, pouvant atteindre une vingtaine de centimètres et peser plus d’une livre. La demande est telle qu’on en fait maintenant de l’élevage, mais les ouassous sauvages gardent la préférence des connaisseurs. Parmi les autres « fausses » écrevisses, deux familles : les « petites » comme la « queue rouge » , la « chabine » et le « grand bras »  ; puis, et plus particulièrement dans les torrents montagneux : le « caca d’or » , la « grosse patte » et le « guimbois » . Seuls les ouassous et, dans une moindre mesure, les grands bras, sont consommés couramment.

Fonds blancs

Des fonds sablonneux (tout est dans le nom) et blancs, avec très peu de profondeur. Il en existe par endroits tout le long de la côte entre Le Robert et Sainte-Anne (Cap-Chevalier).

Gommiers

Des embarcations traditionnelles qui sont un plaisir pour les yeux et qui enjolivent grandement certaines manifestations. Les gommiers sont des pirogues taillées dans l’arbre du même nom, jadis utilisées par les Amérindiens. Munies aujourd’hui d’une voile, elles sortent à l’occasion des fêtes patronales pour des régates.

Habitations créoles

A l’origine, habitations des colons : elles regroupaient une demeure très vaste aux multiples affectations. Par extension, le terme désigne le domaine du propriétaire d’une plantation de canne à sucre ou de champs de tabac. Elle se compose donc du logis et des dépendances, des logements des domestiques, de la cuisine, des bâtiments de l’administration du domaine, des magasins pour entreposer les marchandises, des ateliers, ou hangars de fabrication, ainsi que des tristement célèbres cases nègres où s’entassaient les esclaves. L’habitation créole est un modèle dans l’agencement, la lumière et l’aération comme dans la conservation de la fraîcheur. Les bois utilisés sont l’acajou ou le courbaril.

Jeux

Les hommes s’adonnent aux dominos dans le fond de la salle des « lolos » , avec une passion moins violente, encore qu’on puisse se laisser impressionner par le bruit des parties. Les pièces de bois sont abattues avec fracas sur la table, histoire de « frapper » l’adversaire. La « belle » donne droit à l’apéro. Oui, les Antillais sont joueurs et, du Loto au Millionnaire en passant par le Banco et le Loto sportif, les Antillais ont expérimenté tout l’arsenal des jeux, mais avec une préférence marquée pour le Quinté +.

Langouste

Ce crustacé à carapace épineuse et à longues antennes est roi à la Martinique. Il est proposé partout et à toutes les sauces. Rappelons que cet animal rouge et charmant était considéré par les pêcheurs, il n’y a pas si longtemps encore, comme un « plat de pauvre » . On en mangeait, faute de mieux, quand il n’y avait pas de poisson ! La magie de la profusion...

Marchés

Ils commencent généralement très tôt le matin, et chaque commune en possède un. Ils sont très souvent de petite taille, simples et folkloriques. Les marchés aux fruits et légumes sont plutôt situés dans le centre-ville (ou bourg), les marchés aux poissons en bord de mer.

Matoutou Crab’

Tradition oblige, pour fêter Pâques, les Martiniquais se retrouvent en famille et entre amis, sur la plage ou chez eux, pour déguster le Matoutou Crab’. D’abord on pêche un crabe de mer, puis on le brosse pour le nettoyer. On lui retire ses pattes et l'on coupe son corps en deux. Enfin on le cuisine avec de l’ail, de l’échalote, du persil, de la ciboulette, de l’huile, du riz, des légumes, du piment, du citron et du curry. Plus original que la cocotte en chocolat.

Morne

Ce terme désigne une colline, une éminence qui peut prendre des altitudes très diverses, de quarante à plusieurs centaines de mètres. Etant donné les dimensions des îles, l’ascension d’un morne s’accompagne généralement de panoramas somptueux sur les côtes, caraïbe ou atlantique.

Négritude

Terme inventé par Aimé Césaire dans le premier et seul numéro de la revue des étudiants congolais L’Etudiant noir. La Négritude est un courant littéraire et politique qui revendique l’identité noire et sa culture. Elle est représentée par des écrivains noirs francophones tels Aimé Césaire dont Cahier d’un retour au pays natal reste l'œuvre la plus célèbre, mais aussi Léopold Sédar Senghor qui signa, entres autres textes, Chants d’ombre.

Nuit

La nuit tombe très vite aux Antilles, à 18h. La vie nocturne dans les bars et les discothèques y est assez restreinte, car les gens préfèrent passer les soirées chez eux, entre amis. En revanche, en juillet et en août, ils sortent beaucoup plus, des zouks sont organisés en live, avec la participation de tous les groupes antillais du moment. Les boîtes offrent un mélange harmonieux de rythmes épicés, avec une faible dose de modernité européenne. La nuit, les seuls endroits éclairés des villages sont les églises et les cimetières.

Rasta

Le mouvement rastafari est né à la Jamaïque et s’est répandu dans la Caraïbe, notamment grâce au succès de la musique reggae. Assimilé par certains à une religion, il faudrait plutôt employer le mot philosophie de vie pour le définir. Une façon de concevoir le monde et sa création. Les « croyants » de ce mouvement sont souvent appelés Rastas. On vous recommande de ne pas utiliser ce mot car bien que correct, il est dénoncé par les rastafaris qui sont contre la catégorisation des gens et revendiquent l'unification des peuples.

Rhum

Une véritable culture, dans tous les sens du terme. Le rhum et sa dégustation font partie d’un rite fondamental qui ne va pas sans une longue initiation, ne serait-ce que pour apprendre à distinguer les diverses variétés, apprécier les plus fines bouteilles ou préparer un ti-punch. Les connaisseurs de rhum sont aussi « pointus » que leurs homologues du cognac ou de l’armagnac. Il y a des vieux rhums prodigieux qui n’ont, bien sûr, plus grand-chose à voir avec celui que vous utilisez pour flamber les bananes !

Yoles : bois dressés sur la mer