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Solentiname et le Rio San Juan

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32 pages

Ce chapitre Solentiname et le Rio San Juan est tiré du guide Ulysse Nicaragua et comprend tous les attraits, des propositions d'activités, des adresses d'hôtels, restaurants et boutiques.
La visite des magnifiques îles de Solentiname révèle un chapelet d'exquises perles vertes délicatement posées sur la douce mer intérieure qu'est le Lago de Nicaragua. De ce point, en descendant le Río San Juan, qui marque en grande partie la frontière avec le Costa Rica, vous jouirez d'un sompteux panorama historique de cet autre Nicaragua. Vif et verdoyant, grouillant de vie, le Río San Juan offre un incomparable aperçu des forêts tropicales humides de l'Amérique centrale. Malgré la place prépondérante qu'elle occupe dans l'histoire du pays, la région n'a connu jusqu'à récemment qu'un développement minimal, grâce entre autres à son isolement. Ce chapitre offre une foule de bons conseils pour se déplacer dans cette région nicaraguayenne. Il explique comment faire du change, où trouver de bons renseignements touristiques, comment communiquer avec l'extérieur et quels numéros appeler en cas d'urgence. Les principaux attraits touristiques sont décrits avec précision. Des activités de plein air sont proposées - canot, kayak, pêche et randonnée pédestre. Vous trouverez aussi plusieurs idées d'adresses pour les hébergements, les restaurants, les sorties et les achats.



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Ce chapitre est tiré du guide Ulysse Nicaragua, ISBN 978-2-89464-654-0 (version imprimée), paru le troisième trimestre 2015.

Crédits

Auteure : Carol Wood

Recherche, rédaction et mise à jour de la 6e édition : Claude Hervé-Bazin

Éditeur : Pierre Ledoux

Correcteur : Pierre Daveluy

Infographistes : Isabelle Lalonde, Judy Tan, Philippe Thomas

Adjoints à l’édition : Julie Brodeur, Ambroise Gabriel, Annie Gilbert

Collaboration aux éditions antérieures : Ries Agterberg, Preston Browning, Jean Brugger, Pierre Corbeil, Maggie Fisher, Cindy Garayt, Lillian Hall, Nadine Jubb, Rodolphe Lasnes, Arlen Palacios, Amanda Procter, Denise Van Wissan, Sonya Waite

Photographies : Page couverture, Une grenouille Cruziohyla : © Shutterstock/Dirk Ercken; Page de titre, Un cheval à Granada : © iStockphoto.com/Joel Carillet; La plage de Montelimar : © iStockphoto.com/DmitryNautilus

Cet ouvrage a été réalisé sous la direction de Claude Morneau.

Remerciements

Merci à Sharon Boorstin de Murphy O’Brien Public Relations pour son aide.

Guides de voyage Ulysse reconnaît l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour ses activités d’édition.

Guides de voyage Ulysse tient également à remercier le gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC.

Guides de voyage Ulysse est membre de l’Association nationale des éditeurs de livres.

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© Guides de voyage Ulysse inc.

Tous droits réservés

ISBN 978-2-76582-209-7 (version ePub)

Solentiname et le Río San Juan

Dime, archipiélago dime, cuéntame de lo que pasó.
Dime si ya desapareció la belleza natural
de las islas que ayer ví brillar
Mancarrón fuiste isla ayer de paz
quien violó tu virginidad
pronto pagará por su error.

Dis-moi, archipel, dis-moi, raconte-moi ce qui s’est passé.

Dis-moi si la beauté naturelle

De ces îles dont j’ai vu la splendeur a déjà rendu l’âme.

Mancarrón, encore hier île de paix,

Quiconque t’a dérobé ta virginité

Ne tardera pas à expier sa faute.

Solentiname – Pablo Martínez Téllez (traduction de l’auteure).

Cette chanson porte sur les ravages de la Révolution, mais anticipe peut-être ceux qui pourraient advenir dans le sillage du creusement d’un nouveau canal interocéanique au Nicaragua.

Pour l’heure, heureusement, une visite des magnifiques îles de Solentiname Etoile UlysseEtoile UlysseEtoile Ulyssene révèle encore qu’un chapelet d’exquises perles vertes délicatement posées sur la douce mer intérieure qu’est le Lago de Nicaragua. De ce point, en descendant le Río San Juan Etoile UlysseEtoile UlysseEtoile Ulysse, qui marque en grande partie la frontière avec le Costa Rica, vous jouirez d’un somptueux panorama historique de ce morceau du pays souvent oublié.

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Vif et verdoyant, grouillant de vie, le Río San Juan offre un incomparable aperçu des forêts tropicales humides de l’Amérique centrale. Malgré la place prépondérante qu’elle occupe dans l’histoire du pays, la région n’a connu jusqu’à récemment qu’un développement minimal, grâce entre autres à son isolement.

L’histoire précolombienne de la région est au mieux nébuleuse, quoiqu’on soit à peu près certain de la présence d’une importante population indigène avant l’arrivée des Espagnols, appartenant entre autres à diverses branches de la nation Chibcha (Guatuzos, Suerres, Melchoras, Ramas et autres). Quelques pétroglyphes peuvent être admirés à Solentiname.

En 1536, deux explorateurs espagnols, Adolfo Calero et Diego Machuca, furent chargés de descendre le Río San Juan, mais ils refusèrent de s’aventurer au-delà de son embouchure dans la mer des Caraïbes. En 1539, les deux hommes dirigèrent une expédition sur les rivières secondaires menant aux côtes orientales du Lago de Nicaragua. Le fleuve portait à cette époque le nom de Desaguadero, ou « drain » du lac.

Par la suite, la colonisation du fleuve se poursuivit, ponctuée d’occasionnels affrontements entre colons espagnols, pirates britanniques, explorateurs français et groupes indigènes. En 1673, on entreprit la construction de la Fortaleza de la Limpia y Pura Concepción, là où se trouve aujourd’hui El Castillo. La forteresse fut d’ailleurs appelée à servir dès 1674 sous la menace d’une attaque française, et ce, alors qu’elle n’était qu’à demi achevée. Une fois terminée, en 1675, elle s’imposa comme la plus grande forteresse coloniale en Amérique centrale à l’époque. Elle fut consolidée et agrandie entre 1743 et 1745, mais ces constructions annexes devaient être plus tard détruites.

En 1849, le financier nord-américain Cornelius Vanderbilt obtint une concession d’exploitation du Río San Juan, et il procéda à des études topographiques en vue de la construction d’un canal interocéanique. Cette même année, eut lieu le premier voyage, d’ailleurs funeste, de New York à la Californie en passant par le Nicaragua. Le navire choisi pour cette mission, le Plutus, s’échoua en effet dans la baie de San Juan del Norte, où son épave peut encore être vue. Cette voie de passage ne fut donc officiellement inaugurée par Vanderbilt qu’en 1851, et c’est par les soins de son entreprise que Mark Twain parcourut le fleuve en 1866. La compagnie de transit de Vanderbilt dut, au fil des années qui suivirent, livrer diverses batailles juridiques au gouvernement nicaraguayen, si bien que son permis d’exploitation lui fut retiré et rendu à plusieurs reprises.

Une société nord-américaine entreprit à son tour la construction d’un canal interocéanique en 1885, mais dut renoncer à son projet en 1893 à cause d’un manque de fonds; on aménagea alors 4 km de canal et 20 km de voies ferrées parallèles à ce dernier. De nouvelles études furent réalisées au début du XXe siècle, mais l’éruption, en 1902, de la montagne Pelée en Martinique fit redouter des catastrophes volcaniques semblables au Nicaragua, de sorte qu’on choisit finalement le Panamá pour l’aménagement du canal définitif. Cela n’empêcha pas d’autres sociétés d’effectuer des études ultérieures portant sur différentes variantes, y compris le creusement d’un canal parallèle au fleuve.