Tahiti 6 - Maupiti

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Publié le : jeudi 29 mars 2012
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EAN13 : 9782816126600
Nombre de pages : 73
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CARNET PRATIQUE

MAUPITI 1 200 HABITANTS

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Pourquoi y aller

Coup de cœur assuré pour Maupiti, la plus authentique des îles Sous-le-Vent. Toutes les composantes du petit paradis que l’on est venu chercher en Polynésie sont rassemblées ici : un lagon aux resplendissants dégradés de bleu, la tranquillité absolue, une île au format miniature où l’on circule à bicyclette, un chapelet d’îlots ourlés d’un liseré de sable blanc et la douceur de vivre d’un village fleuri adossé à une impressionnante falaise de basalte.

Depuis plusieurs années, Maupiti a la cote, autant auprès des résidents de Tahiti qu’auprès des touristes, séduits par son cachet intimiste et authentique. Tout la sépare de sa voisine Bora Bora, à 40 km à l’est. Ici, pas de luxe tapageur, pas de bungalows sur pilotis, pas de boutiques de perles, pas de pirogues chargées de touristes, pas de Jet-Ski et encore moins d’animations nocturnes. Il n’y a pas d’hôtel (la population n’en veut pas), juste des pensions de famille, installées sur l’île ou sur les motu (îlots) de la barrière de corail, dans un décor de carte postale. Tout est à taille humaine.

Les visiteurs explorent le lagon à bord d’un kayak ou d’un petit bateau à moteur, admirent les poissons multicolores autour des massifs coralliens, pique-niquent sur un îlot ou font le tour de l’île à vélo. Les plus sportifs entreprennent la montée jusqu’au sommet de l’île. Les hédonistes lézardent à l’ombre des cocotiers. On peut aussi pratiquer la plongée, en petit comité, sur des sites peu fréquentés, et même évoluer au milieu d’un ballet de raies mantas.

Quand partir

Maupiti s’apprécie en toute saison, mais si vous souhaitez observer les raies mantas dans le lagon, il faut venir entre avril et mi-septembre. Pour les baleines, la période allant de juillet à octobre est indiquée. En juillet, les fêtes du Tiurai (danses, artisanat) animent le village. La période novembre-mars est la plus arrosée. Juillet-août sont les mois les plus ventés.

Histoire

Comme Raiatea, Maupiti a jadis joué un rôle éminent dans la civilisation polynésienne. Les chefs des autres îles se rendaient fréquemment à Maupiti à l’occasion de certaines cérémonies.

Le premier Européen ayant découvert Maupiti est l’explorateur hollandais Jakob Roggeveen, en 1722, soit près d’un demi-siècle avant que Wallis, Bougainville et Cook n’accostent à Tahiti.

Au début du XIXe siècle, l’île passa sous l’influence de Bora Bora. L’arrivée de missionnaires européens se traduisit par un nouveau conflit de pouvoir, qui déboucha sur la suprématie sans partage de la religion protestante. Plus tard, un conflit opposa Maupiti à Bora Bora pour la possession de l’atoll de Scilly. L’influence française commença à se faire sentir, mais les missionnaires et les chefs coutumiers continuèrent à exercer leur pouvoir jusqu’après la Seconde Guerre mondiale.

Fin 1997, le cyclone Oséa a dévasté une partie des infrastructures de l’île.

La culture de la pastèque sur les motu est l’une des principales sources de revenu de Maupiti, avec la culture du tiaré et la pêche.

Orientation

Une route fait le tour de l’île, soit environ 10 km. La presque totalité de la population (1 200 personnes) vit dans l’unique village, qui s’étire tout en longueur sur la côte est, au pied d’une ligne de crête acérée. L’intérieur de l’île est dominé par le mont Teurufaatiu (380 m). L’île est cernée par un large lagon très peu profond, délimité par un chapelet de motu.

L’aérodrome se situe sur un motu.
À l’extrémité sud du lagon, les deux plus petits motu, Tiapaa et Pitihahei, flanquent l’unique passe franchissable de Maupiti, la passe Onoiau, réputée dangereuse pour la navigation. Une autre passe, au nord, à hauteur du motu Paeao, est appelée “fausse passe”, car elle n’est pas praticable.

L’île principale ne comprend qu’une seule plage, à la pointe Tereia. Les motu sont en revanche pourvus d’étroites bandes de sable blanc.

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À voir

VaieaVILLAGE

Le village, tout en longueur, se pelotonne au pied d’une impressionnante barre rocheuse, aux angles taillés à la serpette, qui se termine par une falaise, au sud, appelée Hotu Paraoa. Les habitations s’alignent sagement le long de l’unique route bétonnée. Leur architecture fonctionnelle et sans véritable charme – il s’agit pour l’essentiel de “fare MTR”, sortes de maisonnettes standardisées, conçues pour résister aux cyclones – contraste avec les parterres et les jardins généreusement fleuris. Vous repérerez facilement les bâtiments abritant les services administratifs (mairie, poste), les lieux de culte (protestant, adventiste, mormon), les écoles, les terrains de sport et les quelques magasins.

Pétroglyphes de HaranaeSITE ARCHÉOLOGIQUE

Ce site archéologique, modeste mais émouvant, vaut le coup d’œil. Vous verrez dans une petite rivière une série de pétroglyphes, gravés sur des gros rochers. La représentation de tortue la plus impressionnante figure sur un rocher plat se dressant à droite de la rivière. On observera aussi un motif anthropomorphe, affublé d’un symbole phallique.

Le site est facilement accessible. Quittez le village en allant vers le nord et dépassez le terrain de basket près de l’église. Vous débouchez dans la vallée de la Haranae. Côté montagne, juste après une maison verte, un chemin mène vers l’intérieur des terres. Celui-ci s’achève à la hauteur d’une station de pompage, à 200 m. Le site se trouve une centaine de mètres plus loin, sur la gauche.

Pointe Tereia PLAGE

Un paysage de carte postale vous attend sur la plage de Tereia, dotée d’une belle étendue de sable blanc et baignée par des eaux cristallines. Il faudrait juste un peu plus d’ombre pour se protéger de l’ardeur du soleil, et un peu plus de fond pour nager. À cet endroit, le lagon est si peu profond qu’on peut le traverser à pied (vous aurez de l’eau jusqu’à mi-corps à marée basse) et rejoindre le motu Auira, en face. Prévoyez des sandales en plastique. Pour caler une petite faim, le snack Chez Mimi (voir Où se restaurer(Cliquez ici)) fera l’affaire.

En longeant le littoral à pied vers le sud, on rejoint des petites criques sableuses derrière la pointe Tereia Varua. Le bout du monde !

Marae VaiahuSITE ARCHÉOLOGIQUE

Faute de panneaux explicatifs, cet ancien site cérémoniel au bord du lagon n’est pas très évocateur mais vaut le coup d’œil. Faites-vous accompagner par quelqu’un qui pourra vous restituer l’histoire du lieu et les légendes qui s’y rattachent. Ce marae, le plus important de l’île, est recouvert d’un dallage où subsiste un “coffre à poissons”, structure formée de grandes dalles de corail, dont une qui fait office de couvercle. L’ensemble était utilisé lors des cérémonies destinées à assurer une pêche fructueuse. Pour en savoir plus sur les marae, reportez-vous à la.

Marae MarauiraSITE ARCHÉOLOGIQUE

De dimension plus modeste que le marae Vaiahu, cet autre marae côtier se trouve dans l’ouest de l’île et se compose d’un site cérémoniel au bord du lagon.

Motu SITES LAGONAIRES

Les motu (îlots) de Maupiti offrent un cadre encore sauvage et idyllique. La majorité des pensions sont d’ailleurs installées sur le motu Tiapaa, frangé d’une petite plage de sable blanc. Le motu Auira est accessible à pied, en traversant le lagon, depuis la plage de Tereia. Si vous résidez au village, demandez à votre pension de vous déposer en bateau sur l’un des motu (le transfert dure quelques minutes à peine), ou faites l’excursion sur le lagon (voir ci-dessous).

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Activités

Snorkeling et excursions sur le lagon

Le lagon de Maupiti est magnifique, avec un étonnant camaïeu de bleus. La magie se prolonge sous la surface ; les meilleurs spots de snorkeling se trouvent aux abords de la passe Onoiau (mais gare aux courants !), ainsi qu’à proximité du motu Paeao, sur un site appelé la “fausse passe”, riche en jardins coralliens autour desquels virevoltent des poissons colorés.

Toutes les pensions proposent des tours de l’île en bateau avec arrêts snorkeling et éventuellement pique-nique sur un motu moyennant 3 000 à 5 000 CFP/pers. La sortie proposée par Sammy Maupiti Tour (76 99 28 ; demi-journée/journée 3 000/5 000 CFP) a bonne réputation et inclut un arrêt pêche (harpon ou fusil), du snorkeling, les raies mantas (en saison) et l’observation de requins près de la barrière récifale.

Plongée sous-marine

Un petit centre de plongée, Huahine Nautique (67 83 80 ; www.maupiti-nautique.com), tenu par un seul moniteur, est installé à Maupiti et propose de très belles plongées à l’extérieur du lagon, le long de la partie est de la barrière de corail, entre la passe Onoiau et le motu de l’aérodrome (voir le chapitre Plongée). Les coraux sont de bonne qualité et la faune corallienne est au rendez-vous. Seul inconvénient : compte tenu de la configuration de la passe, dangereuse en cas de houle, il n’est pas toujours possible de sortir du lagon et les sorties sont alors annulées. Dans le lagon, près de la passe Onoiau, les plongeurs peuvent approcher une station de nettoyage pour raies mantas (voir l’encadré ci-dessus). Pour les baptêmes et les débutants, deux sites sont proposés, le Jardin de corail, au nord du lagon, et Nemo, au sud.

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