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Tahiti 6 - Moorea

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MOOREA 16 200 HABITANTS

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Le top des activités

Plongée

Observation des baleines (Cliquez ici)

Randonnée pédestre (Cliquez ici)

Quad


Pourquoi y aller

Moorea, c’est l’île de charme de l’archipel de la Société. Si proche de Tahiti – un chenal de 20 km à peine les sépare –, Moorea se distingue pourtant complètement de sa grande voisine. L’atmosphère y est beaucoup plus reposante. D’ailleurs, les gens de Papeete viennent s’y détendre le week-end, pour échapper aux embouteillages et à l’agitation de la capitale. Son magnifique profil montagneux alterne crêtes, amphithéâtres et pics volcaniques recouverts d’une végétation luxuriante, sur fond de lagon turquoise. Moorea est aussi célèbre pour ses deux baies échancrées, Cook et Opunohu, parmi les plus photogéniques du monde. Les hébergements, du camping aux bungalows sur pilotis, sont suffisamment variés pour contenter tous les budgets. Si les loisirs nautiques – tour de l’île en pirogue, observation des dauphins et des baleines, plongée sous-marine, baignade, snorkeling, surf – tiennent le haut du pavé, les vallées de l’intérieur, qui recèlent un patrimoine archéologique bien mis en valeur, valent également le détour. L’époustouflant relief s’apprécie au cours d’une randonnée pédestre guidée. Envie de farniente ? Moorea compte quelques petites zones balnéaires.

L’île offre un bel équilibre entre développement touristique et authenticité polynésienne.

Quand partir

Le relief vigoureux de Moorea accroche facilement les nuages, notamment pendant la saison des pluies (novembre-avril). La meilleure période va de mai à octobre, lorsque la nébulosité et l’humidité sont moindres et les températures plus clémentes. La saison sèche est également la plus indiquée pour la randonnée pédestre et équestre. Pour observer les baleines, il faut visiter Moorea entre mi-juillet et fin octobre.

Histoire

L’île s’appelait jadis Aimeho ou Eimeo ; Moorea (lézard jaune) pourrait être le nom de l’une des anciennes familles régnantes. Le marae (site cérémoniel) Umarea, à Afareaitu, est le plus ancien de l’île – il daterait de l’an 900. La vallée d’Opunohu, où se trouvent le plus grand nombre de vestiges archéologiques, était la plus peuplée à l’époque pré-européenne,

Samuel Wallis fut le premier Européen à apercevoir l’île en 1767, suivi de Bougainville en 1768 et de Cook en 1769 et en 1777.

Moorea, qui fut évitée par les premiers explorateurs européens, allait pourtant devenir la tête de pont à partir de laquelle la LMS (London Missionary Society) christianisa les autres îles. Les missionnaires débarquèrent en 1808 à Papetoai, à l’ouest de la baie d’Opunohu, et y établirent leur quartier général dans le Pacifique en 1811.

Moorea fut longtemps une terre d’asile pour les Tahitiens vaincus au cours des conflits de pouvoir qui faisaient rage sur Tahiti. Le roi Pomaré Ier conquit Moorea en 1790, laissant à son fils Pomaré II la souveraineté de Tahiti, mais ce dernier dut s’exiler à Moorea en 1808. Il s’installa à Papetoai, se lia d’amitié avec les missionnaires et, quand il reprit le pouvoir à Tahiti en 1815, rapporta le christianisme avec lui, qui allait vite devenir la religion dominante. La dépendance de Moorea à l'égard de Tahiti date de cette époque. Les maladies, les armes et l’alcool apportés par les Européens eurent au milieu du XIXe siècle des effets désastreux sur la population de l’île, qui chuta à moins d’un millier de sujets en 1860. Le protectorat français fut établi en 1843.

Le tourisme est relativement récent : en 1960, Moorea possédait à peine 13 lits d’hôtel !

Orientation

Moorea a la forme d’un triangle posé sur la pointe, et dont la base est creusée par les baies de Cook et d’Opunohu. Une route goudronnée fait le tour de l’île (60 km). Les ferries en provenance de Papeete empruntent tous la passe de Vaiare, sur la côte est.

Comparée à d’autres îles de l’archipel, Moorea possède peu de motu, ces îlots coralliens qui coiffent la barrière de corail. Les deux plus connus, facilement accessibles depuis le littoral, sont au large de la pointe Hauru.

De magnifiques montagnes dominent le littoral de Moorea. Le mont Rotui (899 m) et le Mouaputa (830 m) sont les plus connus, mais c’est le Tohivea (1 207 m) qui constitue le point culminant de l’île.

Le cœur de l’île, inhabité, est accessible en voiture par deux routes qui commencent au fond de chacune des deux baies et montent jusqu’à un point de vue aménagé, le Belvédère.

Les deux pôles touristiques de l’île comprennent le secteur allant de Maharepa à Pao Pao et la pointe Hauru, au nord-ouest de l’île. L’aérodrome est au nord-est de l’île, à Temae.

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À voir

Tout le charme de Moorea réside dans sa douceur de vivre et ses paysages. Le tour de l’île (60 km) vous permettra de vous en imprégner. Louez une voiture, un scooter, voire un vélo si vous êtes sportif. Vous pouvez également passer par l’intermédiaire d’un prestataire spécialisé organisant des tours guidés en 4x4 (Cliquez ici).

Le circuit décrit ci-après, qui débute à l’aérodrome, est effectué dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.

Temae (PK 1)PLAGE

Le secteur de Temae, très résidentiel, comprend de belles villas huppées. Touristes et locaux se retrouvent sur la belle plage publique, dotée de sable blanc. Le bain est excellent et sans danger. Elle est en principe bien entretenue. Ne laissez pas d’objets de valeur dans votre véhicule.

La route longeant la piste d’atterrissage du côté du lagon contourne le lac Temae, mais elle ne permet pas de rejoindre la principale route côtière, car elle s’achève en cul-de-sac dans un îlot marécageux.

Maharepa (PK 4 à 5)VILLAGE

Des paréos en technicolor flottant dans la brise annoncent le début du village de Maharepa, l’une des principales localités de l’île, qui rassemble plusieurs services utiles (banques, poste, centre commercial, restaurants).

Au PK 5, admirez la Maison blanche. Bâtie au tournant du siècle, elle constitue un bel exemple de fare vanira, une demeure de plantation de vanille de style colonial construite durant l’âge d’or de ce type de culture à Moorea, de 1860 à 1960, avant qu’une maladie ne dévaste les cultures et que la croissance du tourisme ne mette un terme quasi définitif à ces plantations. La Maison blanche est aujourd’hui occupée par un magasin de souvenirs (Cliquez ici).

Baie de Cook (PK 6 à 11)SITE NATUREL

Un vrai décor de carte postale : la majestueuse baie de Cook forme une profonde échancrure dans le littoral, dominée par le mont Rotui. C’est également l’un des deux pôles touristiques de Moorea. La zone hôtelière débute au PK 5, à Maharepa, et se prolonge jusqu’au PK 9 et à la bifurcation sur l’intérieur de l’île et le Belvédère, à Pao Pao. Les magasins, restaurants et hôtels de la baie de Cook ponctuent la route longeant le lagon. En réalité, le nom de “baie de Cook” est plutôt mal approprié, car le capitaine Cook mouilla dans la baie d’Opunohu.

À l’entrée de la baie de Cook, vous passerez devant la galerie Van der Heyde, qui présente une riche collection d’art océanien.

Le village de Pao Pao est niché au fond de la baie de Cook. Dans l’ancien marché municipal, vous distinguerez une belle fresque murale de Ravello, un peintre polynésien bien connu. Sur la rive ouest de la baie, au PK 10,3, vous passerez à hauteur de la chapelle Saint-Joseph, dont le chœur est égayé d’une fresque murale représentant la Nativité, réalisée en 1946 par un peintre suédois.

Au fond de la baie, une route bifurque vers l’intérieur des terres et permet de rejoindre les sites archéologiques de la vallée d’Opunohu, le point de vue du Belvédère, le lycée agricole et le sentier pédestre pour le col des Trois Cocotiers.

Distillerie et usine de jus de fruits de Moorea (PK 11)ENTREPRISE LOCALE

(55 20 00 ; www.manuteatahiti.com ; entrée libre ; 8h30-16h lun-jeu, 8h30-15h ven, 9h-16h sam). Envie d’un petit rafraîchissement tropical ? En longeant la rive ouest de la baie de Cook, faites halte dans cette usine de jus de fruits, à environ 300 m de la route côtière. Elle fabrique des jus de fruits et des alcools à partir de productions locales, dont le célèbre jus d’ananas de Moorea. Allez-y de préférence en début de matinée, du lundi au jeudi, lorsque l’activité bat son plein (l’usine ne fonctionne pas le vendredi). Des visites guidées (40 min environ) ont lieu à 9h et à 14h du lundi au jeudi. La boutique, bien approvisionnée, ouvre du lundi au samedi (voir Achats(Cliquez ici)).

Plage de Ta’ahiamanu (Mareto)BAIGNADE, SNORKELING

Une plage, enfin ! La plage publique de Mareto est agrémentée de tables pour pique-niquer, à l’ombre des cocotiers. La bande de sable blanc est étroite, mais suffisante pour étaler sa serviette et contempler les dégradés de bleu du lagon, avec les voiliers au mouillage. La zone de baignade est sécurisante et le snorkeling possible autour de belles patates de corail, à quelques dizaines de mètres du bord.

Baie d’Opunohu (PK 14 à 18)SITE NATUREL

Le décor grandiose se prolonge : la route côtière contourne le mont Rotui avant de bifurquer à nouveau, au PK 14, vers l’intérieur des terres en suivant le tracé de la baie d’Opunohu. Celle-ci est moins urbanisée que la baie de Cook et peut-être plus majestueuse encore.

Au PK 18, au fond de la baie, une route part vers l’intérieur des terres pour longer la vallée d’Opunohu jusqu’aux sites archéologiques du centre de l’île, au point de vue du Belvédère, au lycée agricole et au sentier pédestre menant au col des Trois Cocotiers.

Montagne magique (PK 21)POINT DE VUE