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Tours du monde

De
422 pages
Cette encyclopédie présente tous les récits des tours du monde atypiques sur mer, sur terre, dans les airs, sans oublier les milliers de tours du monde effectués dans l'espace depuis Youri Gagarine jusqu'à Thomas Pesquet.

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Christian NAU Tours du monde En mer, sur terre, dans les airs et dans l ’espace
Couverture : Le monocoqueGroupama IV, long de 70 pieds (21,5 mètres), skippé par le navigateur français Franck Cammas (né le 22 décembre 1972) a remporté la Volvo Ocean Race 2011-2012 autour du monde le samedi 7 juillet 2012 à Galway en Irlande, après la dernière régate In-Port. ©Yvan Zedda/Groupama. © L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr ISBN : 978-2-343-12266-3 3EAN : 978234312266
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Tours du monde
Christian NAUTours du monde En mer, sur terre, dans les airs et dans l’espace
AVANT-PROPOS
« Celui qui aura été le premier, aura surmonté des difficultés inconnues, posé le pied là où personne n’avait marché auparavant et vaincu des obstacles psychologiques ». Edmund HILLARY (20 juillet 1919-11 janvier 2008). Depuis l’Antiquité et bien avant de réaliser le tour du monde à la voile, des navigateurs traversaient déjà la mer Méditerranée. Pendant le Moyen âge, les Vikings découvraient l’Atlantique Nord, les navigateurs arabes et chinois échangeaient des marchandises au Proche-Orient ou en Extrême-Orient, les navigateurs Papous écrémaient l’océan Pacifique occidental, les navigateurs maoris sillonnaient la Polynésie et l’océan Pacifique Sud jusqu’à l’île de Pâques, les navigateurs portugais découvraient les côtes occidentales de l’Afrique, et les navigateurs italiens redécouvraient à leur tour les côtes orientales de l’Amérique du Nord. Des bornes de pierre surmontées d’une croix étaient souvent érigées sur les côtes africaines nouvellement découvertes de 1424 à 1488, pour affirmer les droits du Portugal sur ces terres et y témoigner de la présence chrétienne. Un certain nombre de traités, dont le fameux traité de Tordesillas, dit du partage du monde, signé le samedi 7 juin 1494, favorisa alors la découverte du monde dont les côtes occidentales de l’Amérique par les Espagnols, après les côtes occidentales de l’Afrique par les Portugais. À partir de 1522, après le premier tour du monde organisé par Fernand de Magellan (1480-1521), des navigateurs espagnols découvrirent et pillèrent les côtes occidentales de l’Amérique du Sud ; puis des navigateurs hollandais, anglais, français et russes découvrirent à leur tour certaines îles du Pacifique et de l’océan Indien, ainsi que les îles de l’Arctique, le continent australien, puis l’Antarctique. Toutefois, le premier tour maritime de l’Afrique aurait, peut-être, été réalisé vers 600 ans avant J.-C. par des Phéniciens qui seraient partis de la mer Rouge, pour y revenir via le détroit de Gibraltar avec ses colonnes d’Hercule, et via le détroit de Messine avec son dangereux tourbillon Charybde et son fameux récif Scylla. Tout cela rappelle bien évidemment la légende des fabuleux monstres Charybde et Scylla
e racontée dansL’Odysséesiècle avantd’Ulysse attribuée au poète grec Homère (IX J.-C.). Quatre siècles plus tard, le mathématicien grec Ératosthène (vers 284-192 avant J.-C.) calculait la circonférence de la Terre à l’aide d’un chameau et d’un bâton. C’est ensuite le géographe grec Claude Ptolémée (vers 90-168) qui inventera la latitude et la longitude, car les cartes servaient alors aux guerres. Sa carte originale du monde de l’époque sera imprimée en 1513. La découverte des côtes africaines jusqu’aux Indes et Malacca Voici un résumé de la chronologie la plus probable de la découverte des côtes africaines, surtout par des navigateurs portugais, jusqu’à la découverte en 1488 du cap des Tempêtes qui sera renommé cap de Bonne-Espérance, point de passage obligé pour la conquête des richesses de l’Orient (le café, le camphre, le coton, l’encens, les épices, l’opium, la porcelaine, le riz, le thé, la soie…). 1415: Le prince portugais Henri le Navigateur (1394-1460) prend Ceuta, un village maroquin situé par 36°N, dans le sud du détroit de Gibraltar. De 1424 à 1434, 15 expéditions maritimes sont organisées par ce prince pour tenter, en vain, de doubler le cap Bojador, situé par 26°N sur la côte atlantique du Maroc, au sud des îles Canaries. 1434: Le cap Bojador (situé par26°N) est doublé par Gil Eanes et Joao Diaz. 1436: La baie de Rio de Oro (située près de Dakhla, par24°N) est atteinte par Alonso Baldaya. 1441: Le cap Blanc (situé près de Nouadhibou, par21°N) est doublé par Nuno Tristao et António Gonçalves. 1443: Le Banc d’Arguin (situé par20°N) est découvert par Nuno Tristao. 1445: Le Cap-Vert (situé près de Dakar par15°N) est doublé par Diniz Diaz. 1446: Le fleuve Gambie (situé par13°N) est atteint par Nuno Tristao. 1447: La Guinée (située par10°N) est atteinte par Jean Santarém et Pedro Escobar. 1462: La Sierra Leone (située par8°N) est atteinte à Freetown par les Portugais. 1465: L’île Bioko (située par4°N) est découverte par Fernando Poo. 1469: Le roi du Portugal Alphonse V l’Africain (1432-1481) établit un contrat avec Fernando Gomez : Celui-ci s’engage à découvrir au moins 100 nouvelles lieues de côte africaine chaque année pendant 5 ans ; il recevra en contrepartie le monopole du commerce avec la Guinée. 1471: La ligne del’Équateurfranchie par Fernando Gómez jusqu’au cap est Catherine (par2°S). Les îles Sao Tomé et Principe sont alors découvertes. 1482: Diogo Cão (1450-1486) atteint l’embouchure du Congo (par6°10’S). 1483: Diogo Cão (1450-1486) atteint le cap Santa-Maria en Angola (par13°25’S). 1484: Diogo Cão (1450-1486) atteint le cap Negro en Angola (par15°39’S). 1485: Diogo Cão (1450-1486) atteint le cap Cross en Namibie (par21°49’S). Il y meurt en 1486. 1488: Barthélemy Diaz (v.1450-1500) mouille par29°Sprès de la côte occidentale d’Afrique du Sud, double en janvier 1488 le cap de Bonne-Espérance situé par 34°20’S et 18°25’Esans le voir et mouille le 3 février 1488 près de la côte orientale d’Afrique du Sud, dans la baie Mossel à 400 km à l’est du cap de Bonne-Espérance, puis revient au Portugal via ce cap qu’il baptisera cap des Tempêtes. Ce cap sera rebaptisé cap de Bonne-Espérance par le roi Jean II de Portugal (1455-1495) qui
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obtient pratiquement l’exploitation de la moitié de la Terre, de la longitude de 48° W au Brésil oriental jusqu’à la longitude de 132°E, soit notamment les Indes et l’Asie jusqu’à Vladivostok, selon le traité de Tordesillas signé le samedi 7 juin 1494. L’Espagne récupère alors l’exploitation des richesses du reste de la Terre, soit de la longitude de 132°E jusqu’à 48°W via la longitude de 180° au milieu de l’océan Pacifique ! Barthélemy Diaz périra en mer le dimanche 24 mai 1500 au large du cap de Bonne-Espérance. Le samedi 8 juillet 1497, le navigateur portugais Vasco de Gama (v. 1469-1524), er sur instructions de Manuel I (1469-1521), roi du Portugal de 1495 à 1521, appareille de Lisbonne à la tête d’une flotte de 4 navires, leSao Gabriel, leSao Raphaël, leSao Miguelet leBerrio, avec 170 hommes d’équipage. Il double le cap de Bonne-Espérance le 22 novembre 1497 et longe les côtes orientales de l’Afrique via Durban, Maputo, Zanzibar, Mombasa et Malindi en direction de Calicut aux Indes où il mouille le 20 mai 1498. La flotte de Vasco de Gama était de retour à Lisbonne le 9 septembre 1499 avec seulement 55 survivants sur les 170 hommes au départ. Vasco de Gama repartira vers Cochin aux Indes de 1502 à 1503 à la tête d’une véritable armada pour créer des comptoirs au Mozambique et au Dekkan, en découvrant alors les îles Seychelles. Puis Vasco de Gama effectuera un troisième et dernier voyage vers Cochin aux Indes, au départ de Lisbonne en avril 1524, pour y être nommé vice-roi des Indes Portugaise. À peine arrivé à Cochin, il y mourra le 24 décembre 1524. Le lundi 9 mars 1500, le navigateur portugais Pedro Alvarez Cabral (1467-1526) quitte Lisbonne à la tête d’une flotte de 13 navires et mille hommes. Il effectue le 22 avril 1500 la prise de possession du Brésil à Porto Seguro, et il y reste jusqu’au 2 mai 1500, puis traverse l’Atlantique Sud en direction des Indes via le cap de Bonne-Espérance où, le dimanche 24 mai 1500, un ouragan coulera corps et biens 5 des 13 navires de la flotte de Cabral, dont le navire commandé par Barthélemy Diaz, découvreur de ce cap des Tempêtes en janvier 1488. Cabral continuera son voyage vers Calicut et Cochin, puis il reviendra à Lisbonne en juillet 1501 avec seulement 4 navires sur les 13 au départ… Pour mémoire, le navigateur espagnol Vicente Pinzon découvre l’embouchure de l’Amazone en 1500. Le jeudi 6 avril 1503, le navigateur portugais Alfonso de Albuquerque (1453-1515) quitte Lisbonne pour continuer la conquête de la route des Indes au profit du Portugal via le brésil puis les Indes en 1503, Madagascar en 1505, puis Socotra et Ormuz. Albuquerque est nommé vice-roi des Indes orientales en 1510, ouvre un comptoir à Cochin, puis conquiert le bastion musulman de Goa en novembre 1510, ainsi que les côtes de Ceylan et de Malacca en 1511 avec 18 bateaux. Il rend son dernier soupir le 16 décembre 1515, en mer au large de Goa, après avoir fait de ce comptoir la capitale des Indes portugaises. Le mardi 25 mars 1505, le navigateur portugais Francisco de Almeida (1450-1510) quitte Lisbonne avec une flotte de 11 navires pour prendre la fonction de vice-roi des Indes orientales jusqu’en 1508 et compléter les possessions du Portugal dans l’océan Indien.Magellan fait partie du voyage, puis il revient à Lisbonne en 1507. Francisco de Almeida, quant à lui, sera tué en 1510 par des Cafres dans la région du Cap. Le lundi 6 avril 1506, le navigateur portugais Tristan da Cunha (1460-1540) quitte Lisbonne à la tête de 16 navires et de 1 300 hommes pour consolider la puissance
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