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Le top des restaurants

Le top des hébergements

Pourquoi y aller

Le sud-est de l’Anatolie est à lui seul une autre Turquie. Cette région accueillante constitue en effet, hormis quelques poches arabes et chrétiennes, le bastion de la culture kurde. Côté cités historiques, vous aurez le choix entre Mardin, accrochée à un coteau dominant la Mésopotamie ; la ville sainte de Şanlıurfa (Urfa) et le temple de Göbekli Tepe ; la vieille cité de Diyarbakır, entourée d’imposantes murailles de basalte ; ou encore Hasankeyf, joyau menacé d’être englouti par les eaux. Côté nature, il y a le mont Nemrut (Nemrut Dağı), coiffé de colossales statues antiques, et les eaux miroitantes du lac de Van, qu’entourent des montagnes enneigées. Citons aussi Darende et le village de Savur, perché au sommet d’une colline, deux destinations reculées. Quant à Gaziantep, elle est incontournable pour son musée consacré aux mosaïques de Zeugma et sa gastronomie. Certains endroits sont formellement déconseillés aux étrangers en raison des conflits actuels (voir l’encadré ci-contre).

Quand partir

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Mars Pour visiter Diyarbakır à l’occasion de Nevruz, le Nouvel An kurde.

 

Mai et septembre On évite alors les grosses chaleurs.

 

Juin Pour le Festival international de Kahta Kommagene, près du mont Nemrut.

MISE EN GARDE

À l’heure où nous écrivons, la situation dans le nord de l’Irak et de la Syrie est devenue extrêment dangereuse et le ministère des Affaires étrangères déconseille formellement de s’y rendre, ainsi que, par extension, de voyager dans les départements turcs frontaliers avec ces deux pays : Kilis, Gaziantep, Sanliurfa, Mardin, Sirnak et Hakkari, qui concernent ce chapitre, ainsi que tout le département du Hatay (est de la côte méditerranéenne ; ). Plus globalement, tout le sud-est de l’Anatolie est placée en vigilance renforcée.

Il est également précisé que le risque d’enlèvement aux abords de la frontière est très élevé, et que ce risque ne se limite pas aux actions directes des groupes djihadistes, mais qu’il est également lié à la présence de groupes criminels enclins à transférer leurs otages aux groupes radicaux.

Gaziantep (Antep)

%0342 / 1 540 000 HABITANTS

Il y a un mot turc que vous devez connaître avant d’aller à Gaziantep : fıstık (pistache). En effet, cette ville dynamique et épicurienne compte environ 180 pâtisseries où sont confectionnés les meilleurs baklavas aux pistaches du monde. Mais d’autres délices attendent aussi les voyageurs au palais fin.

Doté du plus grand parc urbain de ce côté-ci de l’Euphrate et de cafés animés, Gaziantep allie dynamisme et charme à l’orientale. Elle recèle en outre le splendide musée des Mosaïques de Zeugma, qui justifie à lui seul le déplacement.

En pleine réhabilitation, la vieille ville a vu sa citadelle, ses bazars, ses caravansérails et ses maisons ottomanes restaurés.

Histoire

Avant la conquête de la ville par les Arabes en 638, les Perses, Alexandre le Grand, les Romains et les Byzantins y laissèrent tous leur empreinte. Aintab – comme on l’appelait alors – et sa région restèrent politiquement instables jusqu’à l’arrivée des Seldjoukides, vers 1070.

Aintab demeura une cité de culture seldjoukide dirigée par une succession de petits seigneurs jusqu’à l’arrivée des Ottomans, menés par Selim Ier le Terrible, en 1516.

Pendant la période ottomane, Aintab comptait une importante population chrétienne, dont une large proportion d’Arméniens. D’ailleurs, églises et demeures arméniennes émaillent le centre historique de la ville.

En 1920, les Alliés victorieux voulurent se partager les territoires ottomans. Aintab fut assiégée par des forces françaises désireuses d’ajouter des terres turques à leurs possessions syriennes et libanaises. Les défenseurs nationalistes retranchés à Aintab résistèrent avec acharnement avant de se rendre, le 8 février 1921. L’épithète de Gazi (héros de la guerre) fut ajoutée au nom d’Antep en 1973, en hommage à leur résistance.

En raison de sa proximité avec la Syrie, Gaziantep est récemment devenue le refuge des Syriens fuyant la guerre qui fait rage dans leur pays, et les environs immédiats de l’extrémité ouest d’Inönü Caddesi se sont transformés en “Petite Alep”. En août 2014, on a estimé qu’environ 10 % de la population totale de Gaziantep étaient des réfugiés syriens. Cet afflux de migrants a eu un impact majeur sur le logement et l’emploi de la ville.

1À voir et à faire

À l’office du tourisme (Cliquez ici), procurez-vous la brochure Gaziantep Tarih ve Kültür Yolu (Histoire de Gaziantep et route de la Culture) qui détaille 40 sites touristiques. Gaziantep se présente comme une “ville de musées”. Un musée de la Guerre et un musée Atatürk ont récemment ouvert. Renseignez-vous à l’office du tourisme.

oMusée des Mosaïques de Zeugma

MUSÉE

(www.gaziantepturizm.gov.tr ; Sehitkamil Caddesi ; 10 Illustration ; h8h30-17h30 mar-dim). Ce musée moderne présente les superbes mosaïques mises au jour sur le site romain de Belkıs-Zeugma avant qu’il soit presque entièrement englouti par les eaux du barrage de Birecik. Du 2e étage, on jouit d’une vue d’ensemble sur les mosaïques de pavement quasi complètes récupérées dans des villas romaines, ce qui offre un aperçu détaillé de la vie dans l’Antiquité. Autres pièces maîtresses parfaitement conservées : la Jeune Tzigane et la Naissance de Vénus. Mention spéciale également à la technologie moderne interactive qui fait revivre le passé de manière tout à fait fascinante.

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À ne pas manquer

1Le coucher (ou le lever) du soleil au sommet du mont Nemrut (Nemrut Dağı ; Cliquez ici).

2Les maisons en pierre couleur miel de la ravissante Mardin (Cliquez ici), au riche patrimoine architectural.

3La sérénité du village reculé de Savur (Cliquez ici), au creux d’une vallée où coule une rivière.

4La gastronomie, les mosaïques et l’animation de GazianteP (Antep ; Cliquez ici).

5La ville de Şanlıurfa (Urfa ; Cliquez ici), haut lieu de pèlerinage.

6La merveilleuse architecture arménienne de l’Akdamar Kilisesi (Cliquez ici), sur l’île d’Akdamar.

7Le site néolithique de Göbekli TePe (Cliquez ici), sanctuaire mystique et spirituel.

8Le dédale de marchés, de ruelles, de maisons arméniennes restaurées et de vieilles églises de la ville de Diyarbakır (Cliquez ici).

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Pour rejoindre le musée, prenez le souterrain à gauche de la gare ferroviaire, qui passe sous la rue principale, tournez à droite et faites 400 m. En taxi depuis le centre, comptez 10Illustration.

oKale

CITADELLE

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(Citadelle ; h8h30-17h30). FPour une belle vue d’ensemble de la ville, grimpez jusqu’à l’incontournable citadelle. Elle aurait été construite par les Romains, restaurée par Justinien au VIe siècle, puis profondément remaniée par les Seldjoukides aux XIIe et XIIIe siècles. À l’intérieur, le musée panoramique de l’Héroïsme et de la Défense de Gaziantep (1 Illustration ; h 8h30-17h30) rend hommage aux combattants qui défendirent la ville contre les Français en 1920.

Musée de Gaziantep

MUSÉE

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(İstasyon Caddesi ; 3 Illustration ; h8h30-12h et 13h-17h mar-dim). Ce musée abritait précédemment la splendide collection de mosaïques romaines de la ville. Depuis leur transfert au musée des Mosaïques de Zeugma, il est désormais dédié aux sceaux antiques, ainsi qu’à des bas-reliefs et sculptures hittites.

oBakircilar Çarşisi

MARCHÉ

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Le labyrinthique bazar de Gaziantep englobe le Zincirli Bedesten (marché des Chaudronniers). Aujourd’hui restauré, ce dernier abrite les ateliers de nombreux forgerons et cordonniers. Côté alimentation, on trouve d’appétissantes montagnes d’épices et des guirlandes de piments séchés. Au sud du Zincirli Bedesten, dans le secteur de l’Elmacı Pazarı, vous attend la boutique de baklavas historique de Güllüoğlu (Cliquez ici).

Non loin, le Tahmis Kahvesi (Buğdaypazarı Sokak ; h10h-22h) est sans doute le kahvehane (café) le plus pittoresque de Gaziantep.

Musée de la Ville de Gaziantep

MUSÉE

(Gaziantep Kent Müzesi ; Atatürk Bulvarı ; 1 Illustration ; h8h-17h). Des expositions interactives et des audioguides en langue étrangère font découvrir l’histoire des baklavas et de la fabrication des chaussures à Gaziantep.

Après la visite, détendez-vous devant un thé ou une bière dans la cour du caravansérail. Il y a également des stands d’artisanat et des concerts à l’occasion.

Musée de la Gastronomie Emine Göğüş

MUSÉE

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(Köprübaşı Sokak ; 1Illustration ; h8h-17h). Cet intéressant musée est une source d’information et d’inspiration bienvenue avant de découvrir les excellents restaurants de Gaziantep : on y trouve des traductions en anglais des spécialités locales.

Musée d’Ethnographie Hasan Süzer

MUSÉE

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(Hanefioğlu Sokak ; 3 Illustration ; h8h-17h). Cette maison restaurée deux fois centenaire comprend une cour centrale (hayat), dont le pavement en pierre présente des motifs contrastés. Le rez-de-chaussée était dévolu aux domestiques ; le premier étage, le selâmlık, aux hommes de la famille et à leurs invités ; et le deuxième étage, le haremlik, aux femmes et à leurs invitées.

Kurtuluş Camii